Littérature générale

  • « Coquelicot. C'est un cri, c'est un appel, c'est un mot de joues rouges et de course folle dans les blés, de mollets piqués par les chardons, de roulades et de cul par-dessus tête dans le fossé.C'est un mot claquant, insolent, cueille-moi si tu l'oses, je me fanerai aussitôt mais regarde : je suis légion. Je pousse et je re-pousse, et dans cette flaque rouge tu ne sais plus où poser les yeux. Coquelicots, cavalcade, concours à qui sera le plus rouge, tes joues ou moi. »Tout en subtilité et profondeur, Anne Sylvestre invoque les mots qui la touchent et l'émeuvent, dévoilant à travers eux la matière même de sa vie. Entre les souvenirs ressurgis et les petits bonheurs du quotidien, entre les coulisses de la scène et les champs de son enfance, ses textes nous plongent avec émotion dans son intimité.Artiste emblématique de la chanson française, Anne Sylvestre est auteur-compositrice-interprète. Coquelicot est son premier livre.

  • « Comme tous les gamins, j'adorais percevoir par bribes un sentiment d'infinitude, que je n'ai jamais retrouvé depuis. Vers trois-quatre ans, je me laissais aller à imaginer ce que les mots toujours et partout pouvaient représenter, et parfois je sentais quelque chose... Puis j'ai perdu l'habitude, et à cinq ans, je suis devenue terre à terre. »

    D'ouvrier à sorcière en passant par sexy ou bon bien, Jeanne Cherhal célèbre les mots qui traversent sa vie dans un glossaire très personnel et plein d'humour. Comme autant d'autoportraits, ses quarante mots convoquent le sel de l'enfance et révèlent l'audace, la tendresse et le féminisme profond d'une artiste en liberté.

  • Les mots sont truculents. Les mots sont savoureux.Les mots sont mélancoliques, surprenants, drôles ou érotiques.Philippe Delerm dresse la liste de ses préférés et raconte leur histoire. Il y a ceux qu'on susurre, et ceux qu'on garde en bouche pour le plaisir. Il y a les timides à qui on fait la courte échelle parce qu'ils sont trop discrets. Et les fanfarons qui roulent des mécaniques.Tous ces mots sont notre famille, notre patrimoine. Ils racontent comme personne notre vie, nos mille instants vécus.Entre humour et poésie, Philippe Delerm évolue ici dans un registre où il excelle.

  • « Envers l'accord du participe passé, notre société mêle révérence résignée, enseignement par routine, usage incompris, désinvolture mal assumée. Croyants, mais peu pratiquants, nous célébrons une énigme. Comment en est-on arrivé là ? C'est ce que nous allons voir. »

    Le linguiste Bernard Cerquiglini nous plonge dans l'histoire de l'accord du participe passé ; elle tient du roman. Il montre que ce fragment de syntaxe est, depuis des siècles, une question primordiale de la grammaire française, une source de controverses, l'emblème de la norme.

    Une lecture passionnante qui, déconstruisant le mythe d'une prétendue difficulté insurmontable, donne les clés de cet accord et du plaisir qu'on peut y prendre.

    Universitaire, linguiste, membre de l'Oulipo, Bernard Cerquiglini a exercé diverses fonctions au ministère de l'Éducation nationale, au ministère de la Culture et en Francophonie. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur la langue, dont Le Ministre est enceinte ou La grande querelle de la féminisation des noms, disponible en Points « Le Goût des mots ».

  • Après le succès des Brèves de comptoir, Jean-Marie Gourio a repris son tour de France des bistrots, rouvrant quelques dizaines de bars dans sa mémoire et nous présentant ces clients qui l'ont marqué et qu'il a aimés. Quarante textes courts, quarante cafés comme autant de petits théâtres d'atmosphère différente, dont l'auteur pénètre l'humanité universelle. Une belle invitation à venir s'accouder au comptoir et à observer les personnages qui s'y croisent. Au détour des conversations, les petites phrases surgissent, attrapées au vol avant qu'elles ne s'effilochent dans l'air du bar.
    Jean-Marie Gourio est l'auteur de nombreux romans, ainsi que des fameuses Brèves de comptoir. Il a travaillé pour le magazine Hara-Kiri, puis pour Charlie Hebdo, et a participé à l'écriture de films et d'émissions de télévision, notamment Palace.

  • " Il n'y a rien de plus sauvage, de plus libre, de plus irresponsable, de plus indomptable, que les mots, disait Virginia Woolf. Elle attribuait à cette sauvagerie leur pouvoir le plus essentiel et le plus mystérieux : le pouvoir de suggestion. C'est ce dont il est question ici : ce mystère. "
    Geneviève Brisac nous offre ainsi les mots de son choix, ses " mots sauvages " : de hop à vertu, en passant par barbarie, espoir, secrétaire ou bien – " qui ressemble à un petit fauteuil " –, ils sont tour à tour pleins d'esprit et d'érudition, singuliers, malicieux et drôles, intimes et personnels, empreints de culture juive et de références littéraires, et sont l'expression de son féminisme, de ses révoltes et de ses engagements.
    Écrivain, Geneviève Brisac est notamment l'auteur de Week-end de chasse à la mère (prix Femina 1996), de Petite et de Vie de ma voisine, disponibles en Points. Elle écrit également pour le cinéma, le théâtre et la radio.

  • Le Baraki, cékoidon ? Le " beauf " version belge et tout son art de vivre : boire beaucoup de bière, fumer sans arrêt, regarder les matches de foot en jogging fluo, manger des frites, passer ses vacances au camping, se passionner de tuning... Son plus grand dieu sur terre est, sans conteste, le personnage de " The Dude " dans The Big Lebowski.
    Grâce à cette encyclopédie d'un drôle de genre, vous saurez tout sur le Baraki !
    Philippe Genion est né il y a 0,21 tonne à Charleroi. Gros et fier de l'être, il est épicutout. Belge, Européen, il a été, dans le désordre : rocker industriel, artificier, critique gastronomique, acteur, animateur, organisateur, sommelier, winebarman, etc. Il est également l'auteur de Comment parler le belge et de l'Inventaire des petits plaisirs belges (disponibles en Points " Le Goût des mots ").

  • Déguster les premières moules de la saison, vénérer les chapeaux d'Amélie Nothomb, se moquer du Luxembourg, mâchonner goulûment des Chokotoff ou des Speculoos, se faire réveiller par le premier tambour du carnaval : quel bonheur d'être Belge et de pouvoir savourer tous ces petits plaisirs ! Et pour ceux qui n'ont pas cette chance bénie, il suffit de se laisser gagner par la belgitude. Ce livre vous fera mourir de rire, ou de plaisir, c'est selon. Et si ce n'est déjà le cas, vous demanderez vite la nationalité belge !Philippe Genion est né en 1962 (cette année-là, oui). Gros et fier de l'être, il n'est pas épicurien mais épicu-tout et aime qu'on le définisse comme un « passeur de plaisirs ». Belge, Européen, il a été, en vrac : oenophile, naturaliste, journaliste, animateur radio, star du rock industriel, artificier, critique gastronomique, éditeur de magazines, réalisateur de vidéos, organisateur de concerts et de conventions, homoriste, acteur, a fait un peu de scène et de télé, et maintenant, en plus, il écrit. Pff, cet homme est fatigant...Comment parler le belge ? est disponible en Points.

  • Qu'ils soient délicieux comme « archimandrite », moelleux comme « anthropophage », ou encore bruyants comme « chihuahua », les mots ne laissent pas Jean-Michel Ribes indifférent. Dans ce recueil pétri de malice, d'humour ? souvent noir ?, de tendresse et de poésie, l'auteur nous conte la relation qu'il entretient avec la langue française et toutes ses contradictions.Jean-Michel Ribes est auteur de pièces de théâtre (Musée haut, musée bas, Théâtre sans animaux, entre autres), metteur en scène, cinéaste et créateur avec Roland Topor des séries télévisées Merci Bernard et Palace. Il dirige, depuis janvier 2002, le Théâtre du Rond-Point à Paris, dédié aux auteurs vivants.

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