Presses universitaires de France (réédition numérique FeniXX)

  • Que savons-nous de tous ceux qui, sans être sur le devant de la scène médiatique, ont fait de la comédie leur métier ? De tous les aspirants qui affluent aux portes d'une gloire qui s'offrira a peu d'élus ? Qu'est-ce que ce métier ou l'on passe souvent plus de temps à attendre l'engagement qu'à se produire sur un plateau ? Quelles activités les comédiens pratiquent-ils, des plus visibles comme le cinéma aux plus obscures comme la post-synchronisation et le doublage ? Quelles compétences spécifiques peut-on faire valoir sur ce marché du travail ouvert à tous les vents ?Comment sont-elles formées, reconnues et rémunérées ?
    Cet ouvrage cherche à comprendre les parcours professionnels des comédiens entrés en activité depuis la deuxième guerre mondiale, dans une situation de forte diversification liée à des transformations économiques et techniques majeures dans le secteur du spectacle.
    En montrant de quoi est faite la qualification traditionnelle du comédien de théâtre, comment elle fait système avec un mode d'organisation de la production et de la réception des oeuvres, il permet de comprendre la déstabilisation du milieu face à l'expansion du monde du spectacle enregistré. Il analyse enfin les conséquences de ces changements sur le devenir des intermittents du spectacle, de leur système de relations professionnelles et de leur dispositif d'indemnisation du non-travail.

  • Peut-il exister une science à l'état pur, une science à la fois pure de toute scorie étrangère et de toute origine métisse ? La science impure raconte cette histoire de la quête impossible de cette pureté mythique, à propos des rapports entre la médecine et l'anthropologie dans quatre pays européens (France, Grande-Bretagne, Italie et Pays-Bas) depuis bientôt deux siècles. L'anthropologie médicale est née d'une série de rencontres tumultueuses entre des médecins, des ethnographes, des voyageurs, des administrateurs, des missionnaires et des amateurs de curiosités que ce soit en Italie avec la criminologie de Lombroso, aux Pays-Bas avec la médecine tropicale, en Grande-Bretagne avec les administrateurs coloniaux et la figure de Rivers ou en France avec l'anthropologie morbide de Morel. D'un côté, cette origine « impure » rappelle à l'anthropologie ses liens avec les sciences de la nature et de l'autre elle renvoie la médecine à la dimension sociale de toute relation de soi. En ce sens il n'existe pas de science pure, et toute purification est illusoire. C'est pourquoi l'histoire de l'anthropologie médicale fourmille de personnages inclassables de façon simple entre les deux catégories du normal et du pathologique : épileptiques, criminels, primitifs, ouvriers, suffragettes, paysans du Mezzogiorno, mais aussi goutteux, diabétiques ou scrofuleux, liste qui montre à elle seule la relativité des catégorisations en fonction de l'histoire et de la culture. Nicoletta Diasio, dans un français souvent flamboyant, nous invite à un voyage épistémologique à travers l'Europe. Partant au XIXe siècle elle aboutit, grâce à des entretiens menés en français, italiens et anglais à l'anthropologie telle qu'elle se fait aujourd'hui à Londres, Paris, Rome ou Amsterdam. Inventaire d'une richesse faite de différences, La science impure met en scène le rapport entre savoirs et sociétés, application et implication, purisme et métissage, universalisme scientifique et repli identitaire.

  • Peut-il exister une science à l'état pur, une science à la fois pure de toute scorie étrangère et de toute origine métisse ? La science impure raconte cette histoire de la quête impossible de cette pureté mythique, à propos des rapports entre la médecine et l'anthropologie dans quatre pays européens (France, Grande-Bretagne, Italie et Pays-Bas) depuis bientôt deux siècles. L'anthropologie médicale est née d'une série de rencontres tumultueuses entre des médecins, des ethnographes, des voyageurs, des administrateurs, des missionnaires et des amateurs de curiosités que ce soit en Italie avec la criminologie de Lombroso, aux Pays-Bas avec la médecine tropicale, en Grande-Bretagne avec les administrateurs coloniaux et la figure de Rivers ou en France avec l'anthropologie morbide de Morel. D'un côté, cette origine « impure » rappelle à l'anthropologie ses liens avec les sciences de la nature et de l'autre elle renvoie la médecine à la dimension sociale de toute relation de soi. En ce sens il n'existe pas de science pure, et toute purification est illusoire. C'est pourquoi l'histoire de l'anthropologie médicale fourmille de personnages inclassables de façon simple entre les deux catégories du normal et du pathologique : épileptiques, criminels, primitifs, ouvriers, suffragettes, paysans du Mezzogiorno, mais aussi goutteux, diabétiques ou scrofuleux, liste qui montre à elle seule la relativité des catégorisations en fonction de l'histoire et de la culture. Nicoletta Diasio, dans un français souvent flamboyant, nous invite à un voyage épistémologique à travers l'Europe. Partant au XIXe siècle elle aboutit, grâce à des entretiens menés en français, italiens et anglais à l'anthropologie telle qu'elle se fait aujourd'hui à Londres, Paris, Rome ou Amsterdam. Inventaire d'une richesse faite de différences, La science impure met en scène le rapport entre savoirs et sociétés, application et implication, purisme et métissage, universalisme scientifique et repli identitaire.

  • Le ménage, le repassage, la garde des enfants, le nettoyage des cages d'escalier, l'entretien et la réparation des bâtiments, l'usage de la domotique pour réguler le chauffage, le portage des repas à domicile, sont des activités banales de la vie quotidienne en habitat urbain, individuel ou collectif. Ils constituent une partie de ce que l'on appelle, aujourd'hui, les services de proximité. Ils organisent la vie du quartier, à la fois sur une base sociale, familiale, amicale ou de voisinage, et technique avec, notamment, les nouvelles technologies de l'information, comme celles liées à l'informatique ou au minitel. Les services de proximité sont donc des analyseurs des nouvelles sociabilités, et des nouveaux modes d'habitat, en cours d'émergence aujourd'hui en France. Les enquêtes, menées par des sociologues et des anthropologues, font ressortir que déléguer un travail domestique ne va pas de soi, [...] montrent comment sont réinterprétées les nouvelles technologies domestiques, comme la domotique, soit dans le sens d'une demande sécuritaire, soit dans celui d'une valorisation statutaire de l'habitat. Elles font ressortir comment les services de proximité, et notamment ceux qui dépendent de l'action sociale, peuvent être la source de nouveaux liens sociaux, tout particulièrement pour les exclus. Ces recherches concrètes de sociologie du quotidien en ville, réactualisent la question du fonctionnement et de la diversité des services ; qu'ils soient marchands et pris en charge par des entreprises privées ou parapubliques, qu'ils soient fondés sur le don et le contre-don au sein de la famille ou entre amis, ou sur la gratuité comme les services publics, ou encore qu'ils soient la base d'une nouvelle utopie sociale. Les sciences sociales montrent dans ce livre que le lien social et la sociabilité n'ont pas disparu, mais qu'ils prennent de nouvelles formes. La multiplication des services de proximité en est l'indicateur le plus significatif.

  • La connaissance du social ne va pas de soi. Historiquement, la plupart des fondateurs de la sociologie ont réexaminé l'ensemble du système des sciences : en suivant, ou en rejetant, les modèles issus de la physique ou de la biologie, ils cherchent à constituer une autonomie de cette connaissance qui reste fidèle à l'idée qu'ils se font d'une science. C'est toute la question d'une sociologie bâtie et défendue à l'aune de modèle des sciences de la nature que ce volume cherche à explorer, à la fois sous l'angle historique de sa constitution, et sous l'angle épistémologique de sa relation avec son objet. En effet, l'épistémologie classique, fondée dans une très large mesure sur l'étude des sciences de la nature, n'a pas vraiment été à même de rendre compte de la spécificité des sciences sociales, souvent accusées de ne pas satisfaire de critères suffisants de justification. Or, la sociologie établit un lien propre avec son objet, car elle s'adresse à lui et s'occupe des problèmes qui sont l'actualité même du monde social. À cause de ce lien, la sociologie n'est donc ni un strict équivalent d'une physique du social, ni un simple discipline historique qui se centrerait sur le monde contemporain : elle est engagée, d'une certaine manière, dans un dialogue avec la société, et l'analyse historique du développement de la sociologie permet de montrer comment elle a construit cette relation, à travers les métamorphoses de la question sociale. Dès lors, à la logique de la découverte et à celle de la justification, traditionnelles dans la philosophie des sciences, il faut adjoindre ce que l'on pourrait appeler une logique de la réception. C'est ce qui est proposé ici, à travers une approche phénoménologique et dans la lignée des travaux entre autres, de Gadamer, Habermas et Jauss, sous le terme plus générique d'épistémologie de la réception.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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