Sciences humaines & sociales

  • Enseigner à l'université dans une approche-programme - Guide à l'intention des nouveaux professeurs et chargés de cours aborde le sujet de manière pratique et méthodique. Après avoir mis en lumière tous les avantages qu'offre l'approche-programme, tant pour le professeur que pour les étudiants, l'ouvrage propose une démarche pour développer et évaluer les compétences disciplinaires et professionnelles. Il comporte un grand nombre d'exemples réels tirés de plusieurs disciplines, des conseils pratiques, des démarches opérationnelles et des modèles structurants. De nombreux outils sont fournis sous la forme de tableaux et de figures : tableaux synthèse, aide-mémoire, modèles d'évaluation, etc. Un site Web d'accompagnement vient enrichir le texte.
    Tous les chapitres sont également vendus séparément.

  • Chapitre extrait du livre Développement durable et responsabilité sociale. Michel Capron offre une vision claire et concise de la double dynamique de dialogue et de confrontation entre les NMSE et les puissances économiques. D'un côté, les firmes transnationales et les entités économiques mondiales auraient subi un processus de délégitimation de leurs activités simultanément à l'élargissement de leur domination sur les activités productives et marchandes partout sur la planète. De l'autre côté, grâce à leur maîtrise et à leur maniement de l'information, les organisations de la société civile réussissent à la fois à alimenter cette crise de légitimité des puissances économiques et à représenter un horizon moral légitime auquel ces puissances ne peuvent qu'aspirer. C'est là qu'intervient l'essor des normes portant sur le développement durable et la responsabilité sociale des entreprises, au milieu du conflit entre les puissances économiques et une société civile qui attire de plus en plus les forces revendicatrices conventionnelles comme les syndicats, et les nouvelles comme les NMSE.

  • Chapitre extrait du livre Développement durable et responsabilité sociale. Thibault Daudigeos met en lumière, à travers une analyse comparative des institutions officielles de normalisation anglaise (le BSI) et française (l'AFNOR), la diversité des pratiques et des résultats que l'on trouve dans le champ du développement durable. À la base même de ces deux initiatives s'expriment des schèmes de pensée différents, ainsi que des notions divergentes de la légitimité des normes, ce qui donne à penser que si les nouveaux mouvements sociaux économiques (NMSE) sont importants pour mettre le développement durable et la responsabilité sociale de l'entreprise au programme de la régulation mondiale de l'économie, il faut aussi compter avec de nombreux autres acteurs et paramètres dans le processus de normalisation.
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  • Chapitre extrait du livre Développement durable et responsabilité sociale. Patrick Gabriel explore les formes et la structure du « système de légitimité » du développement durable et il y découvre deux axes de tensions qui semblent déterminer la mise en oeuvre et l'acceptabilité de ce concept. Tension, d'abord, entre les échelles mondiales et locales, qui se partagent les rôles de la définition du concept et de sa mise en oeuvre. De la distance entre ces deux pôles émerge une autre source de tension entre la prétention à l'universalité et la diversité des pratiques sur lesquelles s'appuie le développement durable. Ces tensions au sein du système de légitimité du développement durable peuvent, d'une part, expliquer son succès en mettant en lumière la flexibilité qu'il offre aux acteurs qui s'en réclament et, d'autre part, permettre de rendre compte de l'incertitude et de la confusion qui règnent autour des interprétations fragmentées de cette notion.

  • Chapitre extrait du livre Développement durable et responsabilité sociale. Marie-Andrée Caron et Marie-France Turcotte s'intéressent aux pratiques novatrices de reddition de comptes et de divulgation des activités des entreprises comme suite aux pressions exercées par les nouveaux mouvements sociaux économiques. Ces innovations, qui se traduisent souvent par des rapports de développement durable, sont toutefois marquées par autant d'inertie que de transformation par rapport au modèle traditionnel de divulgation. D'un côté les rapports de développement durable présentent des informations non systématiquement rapportées et souvent trop superficielles pour véritablement aider les parties prenantes qui désirent évaluer la performance des entreprises en cette matière. Mais d'un autre côté, on peut concevoir les efforts investis par les firmes comme le gage d'un processus d'apprentissage et d'amélioration dans le contexte du dialogue avec les parties prenantes. En somme, les auteures considèrent que l'émergence de ce « nouveau marché de l'information sur la performance de développement durable » continuera d'évoluer et de se systématiser, d'où l'importance d'étudier de près ses variations et sa diffusion.

  • Chapitre tiré du livre Développement durable et responsabilité sociale. Mais existe-t-il, pour les mouvements sociaux, des réalités telles que des sphères politiques ou économiques, exclusives les unes aux autres et identifiables selon leur logique propre? Dans leur processus de développement, et parfois d'institutionnalisation, les mouvements sociaux chevauchent très souvent ces « mondes antagonistes » faussement présentés comme distincts. C'est dans cet esprit que l'étude de Sylvain Lefèvre sur la stratégie de la collecte de fonds de l'organisation non gouvernementale Greenpeace explore « la complexité d'une configuration fluctuante où s'enchaînent importation, réappropriation, contestation ou reconduction de logiques a priori contradictoires ». En conséquence de cette complexité croissante à l'échelle de l'organisation s'entremêlent des questions à saveur de dilemme que l'auteur ne manque pas de relever : la stratégie marketing de Greenpeace représente-elle l'incursion du marché dans la logique du mouvement, ou bien porte-t-elle les germes d'un verdissement de l'entreprise? Peut-on douter que cette complexité soit également le fait des logiques de justification ou de légitimation des NMSE?

  • Chapitre tiré du livre Développement durable et responsabilité sociale. Dans plusieurs pays en développement, des mouvements citoyens se réapproprient les enjeux économiques et environnementaux qui les concernent directement et dont la responsabilité échoit normalement aux mains démunies de gouvernements qui n'arrivent pas à contrôler les activités des firmes transnationales qui font affaire sur leur territoire - ou qui n'ont pas l'intention de le faire. C'est ce que relate le chapitre de Myriam Laforce sur les mobilisations communautaires contre les activités des sociétés minières étrangères au Pérou, qui se traduisent par l'émergence de mouvements sociaux organisés qui réussissent à s'imposer comme interlocuteurs incontournables dans un secteur économique de première importance. S'il faut bien sûr comprendre le contexte dans ses aspects historiques et politiques, notamment en tenant compte de l'impact des politiques d'ajustement structurel qui ont été appliquées dans plusieurs pays du Sud, il faut aussi considérer ces mouvements comme des manifestations originales de revendications faisant appel à la notion de développement durable et jouant stratégiquement sur les intérêts des États et des entreprises multinationales, selon un objectif commun à ces derniers et aux NMSE : repolitiser la sphère économique.

  • Chapitre tiré du livre Développement durable et responsabilité sociale. Si la récupération des idéaux des mouvements sociaux semble si facile, c´est peut-être parce que leurs fondements sont compatibles avec « l´esprit » de la société libérale. La question est traitée ici par Fabrice Flipo sous l´angle du rapport entre altermondialisme et libéralisme. Le mouvement altermondialiste est-il une forme de libéralisme?
    La question est pertinente parce que c´est dans un contexte de libéralisme économique - ou encore de néolibéralisme - qu´émergent les NMSE.
    Quant au mouvement altermondialiste, il semble nettement apparenté à un libéralisme politique de conception lockéenne, mais aussi fortement opposé au néolibéralisme. La réflexion de l´auteur sur les défis que cette position implique alimente généreusement les interrogations de l´ouvrage concernant les différentes directions empruntées par les NMSE ainsi que leur cohésion. Plus largement, la pertinence des considérations sur le mouvement altermondialiste pour l´étude des NMSE est évidente dans un contexte où les mouvements sociaux semblent prendre de plus en plus d´espace à l´échelle planétaire : tous tentent de combler le déficit qu´accusent les États en matière de régulation et de contrôle des firmes transnationales.

  • Chapitre tiré du livre Développement durable et responsabilité sociale. Par l´analyse de l´émergence des mouvements alternatifs en Allemagne au cours des décennies 1970 et 1980, notamment des « nouvelles » mobilisations écologistes, Florence Rudolf aborde de front une question à la fois préalable et centrale à l´objet de l´ouvrage : jusqu´où les mobilisations peuvent-elles être efficaces à l´égard de leur mission de transformation sociale? L´auteure révèle clairement que les écueils auxquels se heurtent les NMSE pourraient ne pas être étrangers aux expériences des nouveaux mouvements sociaux qui les ont précédés : difficultés d´autoaffirmation, problèmes d´institutionnalisations, inévitabilité de la récupération par des acteurs plus puissants de l´industrie, etc. Si en Allemagne - malgré l´énorme défi qu´a représenté la réunification - les nouveaux mouvements sociaux, et particulièrement ceux d´inspiration écologiste, ont réussi à contribuer à l´inflexion de la modernité, il demeure pertinent de s´inquiéter de l´absorption et de la mutation de l´idéal militant par la société de consommation.

  • Chapitre tiré du livre Développement durable et responsabilité sociale.
    La sociologie de l´environnement a largement contribué à l´analyse des mouvements écologistes depuis leur émergence, dans les années 1960, jusqu´à aujourd´hui, et à la compréhension de leur rôle dans l´apparition du concept de développement durable. Dans le cas du Québec, Jean-Guy Vaillancourt est sans doute celui qui a le plus développé cette « écosociologie » du mouvement vert. Dans un texte faisant le point sur l´évolution du mouvement vert québécois, il montre que la diversité idéologique reste de mise au sein de la pensée écologiste actuelle, mais que cela n´empêche pas la construction d´alliances et de coalitions ponctuelles touchant à toutes les thématiques liées aux luttes pour la protection de l´environnement. C´est d´ailleurs la question du passage de la mobilisation à l´institutionnalisation qui se profile en trame de fond, d´où l´importance d´une telle analyse des mouvements écologistes dans le contexte du présent ouvrage.

  • Certaines décisions publiques, grands projets ou enjeux de société au Québec peuvent susciter des inquiétudes ou des craintes. Que l'on parle d'entreprendre la réfection de la centrale nucléaire de Gentilly-2, de développer l'industrie du gaz de schiste, de construire un nouveau pont, des revenus de retraite, de l'obésité, de l'accès aux services de santé, certains de ces projets ou enjeux préoccupent la population du Québec.
    Cet ouvrage présente les résultats d'une enquête inédite, réalisée auprès d'un échantillon représentatif de la population du Québec. Le Baromètre CIRANO 2012 permet de répondre aux questions que se posent tous les gestionnaires de grands projets :
    - Qu'est-ce qui préoccupe la population québécoise aujourd'hui ?
    - Quels sont les projets et enjeux perçus comme les plus risqués ?
    - Quel est le niveau de confiance accordée par la population au gouvernement pour sa gestion de 30 projets et enjeux spécifiques ?
    - Quelles sont les sources d'information les plus utilisées par la population ?
    - Comment réagirait la population à l'annonce, par exemple, de la construction d'une nouvelle centrale nucléaire ?

  • Les stratégies logistiques des entreprises incluent les choix d'approvisionnement et de distribution et les choix des politiques de stockage des matières, choix effectués dans un contexte réglementaire souvent complexe, avec plusieurs paliers de gouvernement et, la plupart du temps, un grand nombre d'intervenants.
    Pour améliorer leur rentabilité, les entreprises cherchent sans cesse à maximiser l'efficacité de leurs chaînes logistiques. Celles qui oeuvrent avec des matières dangereuses ont un défi supplémentaire : elles doivent prendre en compte les risques potentiels de ces substances pour les travailleurs, la population et l'environnement, et ce, à chacun des maillons de leur chaîne. Elles doivent donc intégrer la gestion des risques à leur processus de décisions logistiques et d'opération. Comme nous le rappelle douloureusement la tragédie de Lac- Mégantic au Québec, survenue le 6 juillet 2013, en matière de gestion des risques liés aux matières dangereuses, même les scénarios catastrophiques les plus improbables peuvent se produire.

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