Presses de la Cité (réédition numérique FeniXX)

  • Un roman de foi, de courage et de fraternité. Un hommage rendu à un sous-officier cambodgien qui, pour être resté fidèle, est mort sous la pioche des Khmers rouges, ses frères.

  • CONVOI 42 » est l'histoire d'un groupe de soldats de Diên Biên Phu, capturés le 7 mai 1954, rassemblés en brousse avant d'entreprendre la longue marche qui les mènera, 700 kilomètres au nord, dans le camp « de rééducation par le travail et le repentir ». Il y a « Jo » Allenic, le saint ; Mallier, fragile et dévoué ; Phongue, l'Eurasien fidèle ; Margoz, le légionnaire vaguement anarchiste ; Azam, le gendarme solide ; Norris, l'irréductible. Et les autres, uniquement préoccupés de survivre, lâches ou courageux, la plupart terrorisés à l'idée de la mort. Mais la mort est à la fête. Sur les 400 prisonniers que comporte à son départ le « Convoi 42 », 83 vont disparaître au cours de la longue marche. 250 reposent, à jamais, dans les fondrières de l'effroyable camp « 42 ». Moins de 70 recouvreront la liberté. Quelques témoignages ont été déjà publiés sur les « Camps de l'enfer vert ». Peu d'entre eux ont rendu compte de l'essentiel : la lente dégradation des corps, mais surtout cette transformation morale où la haine des autres, le mépris de soi-même sont autant d'étapes vers le désespoir absolu. Un point de non-retour dont on ne guérit jamais tout à fait. « Jusqu'où peut-on accepter la déchéance pour survivre ? » demandait « Jo ». Lui seul connaît la réponse. On n'invente pas l'horreur ; dans « CONVOI 42 », tout est vrai. Sauf les noms ; les survivants les reconnaîtront. C'est à eux qu'Erwan Bergot a voulu dédier ce récit.

  • La 8e compagnie du capitaine Ralph Dewey, appartenant à la 1re armée américaine, est stationnée dans l'épaisse forêt ardennaise. Le premier lieutenant Wildbaker, aux allures aristocrates, le sergent tankiste Blumfeld, le polono-américain Radomsko, le noir Lafleur et le caporal O'Connor, géant irlandais au goût prononcé pour le whisky, s'ennuient. Chacun rêve d'aller fêter Noël aux U.S.A. Leur secteur est calme. Trop calme. Thierry Liotard, correspondant de guerre, envoyé couvrir le front américain des Ardennes, pense, lui aussi, qu'il perd son temps. Il regrette son amie Vic, rencontrée à la Libération de Paris, et le climat des bars parisiens à la mode. Dans le bureau d'Otto Skorzeny, l'Oberleutnant Metzler écoute attentivement les dernières instructions concernant sa mission : saboter les arrières des lignes ennemies en s'infiltrant, accompagné d'un petit groupe de commandos revêtus de l'uniforme américain. Brusquement, dans la nuit du 15 au 16 décembre 1944, à 5 h 30 du matin, un grondement formidable ébranle le sol : des Panzers, suivis de fantassins, surgissent de la forêt. La bataille des Ardennes vient de commencer. Sans relâche, durant des jours, au-delà des limites humaines, la 8e compagnie du capitaine Dewey va se battre. Pour la première fois de sa carrière, au coude à coude avec ces hommes pittoresques et braves, Thierry est contraint de participer au combat. Il est confronté avec la mort. Il découvre la peur, le danger de chaque seconde, le courage du soldat, l'exaltation de la bataille. Le rendez-vous à Bastogne fait de lui un homme conscient du prix de la vie, de ses responsabilités et de son amour profond pour Vic. Une grande fresque d'une époque terrible et passionnée.

  • Si les Viets rassemblent six compagnies pour nous tomber dessus, nous courons à la catastrophe et au massacre, constata M. Schüterli. Le directeur de la plantation de Ben-Tui, la plus grande d'Indochine, deux millions d'hévéas encerclés par la forêt, dans une boucle de la rivière de Saigon, se demande, avec une angoisse justifiée par les renseignements, si les troupes françaises stationnées sur son domaine seraient assez fortes pour soutenir l'assaut ennemi. Pourtant, l'escadron de Spahis du capitaine Meneur, et la compagnie de coloniale implantée dans le quartier, donnent tous les jours des preuves de leur courage. Raids en forêt, patrouilles, opérations, affirment, malgré les fatigues et les pertes, que l'armée ne laissera pas détruire la plantation de Ben-Tui, où les civils français et vietnamiens ont retrouvé le goût de vivre et de travailler. Dans cet univers isolé, à cent kilomètres de Saigon, la tragédie va se cristalliser sur la route noyée, dans la forêt hostile. Deux bataillons viet-minhs attaquent le maigre convoi qui dessert Ben-Tui. Les Spahis de Meneur, et les Cambodgiens de Varidon et de Simoni, vont tenter désespérément, au cours de combats meurtriers à un contre six, d'anéantir l'ennemi. Les blindés, aux noms de dieux et de déesses, agonisent sous les assauts et meurent dans les explosions de mines. Les passagers civils de l'autocar chinois brûlent en même temps que les camions chargés de caoutchouc. Quelques hommes et femmes se battent avec la même fureur que les soldats. Du capitaine Meneur, insensible et pourtant passionné, de ses lieutenants, Gallien le fonceur, Bélardent, aristocrate et généreux, Lesire le néophyte au caractère affirmé, qui reviendra vivant de cet enfer pour enterrer les morts dans le cimetière de la plantation, sous la garde des hévéas ? Mais la survie de la plus belle réalisation forestière des Français d'Indochine ne justifie-t-elle pas, aux yeux des combattants, les plus douloureux sacrifices ?

  • Le petit avion passa, au ras de la cime des grands arbres, au coeur de l'orage. Il y eut ensuite le fracas d'une explosion. Et plus rien. Perdu, au coeur de la forêt amazonienne, avec les rescapés de sa section, quinze soldats à bout de force et de fatigue, le lieutenant Storm hésita. Devait-il abandonner sa mission initiale pour se porter au secours des naufragés ? Et s'il se décidait, avait-il le droit d'exposer davantage la vie de ses hommes ? Mais comment assumer l'héritage de ses grands anciens, si l'on n'ose pas ? Oser, c'est vaincre. Le lieutenant Storm et ses hommes vaincront. Ils triompheront des mille pièges de la jungle guyanaise, d'adversaires invisibles déterminés à les empêcher d'atteindre leur but. L'héritage est une aventure d'aujourd'hui. Pour la raconter, Erwan Bergot est allé lui-même vivre et marcher avec une section de volontaires. Il les a découverts, rudes et chaleureux, solidaires et fraternels. La question qui se posait à eux était : Sommes-nous dignes de nos ainés ? Ils le sont. L'héritage est un grand roman d'amitié et de fierté. L'aventure existe encore aujourd'hui, elle est dans la tête et dans le coeur de ceux qui y croient.

  • Le livre, tout en constituant un hommage romanesque à notre épopée coloniale, a été conçu comme un western à la française, s'efforçant d'en respecter, notamment par la cadence de l'action, toutes les règles du jeu.

  • Accoudé à la passerelle de l'Enterprise, le navire amiral de la flotte du Pacifique, le lieutenant de vaisseau John Longfellow Craig, de l'aéronavale des États-Unis, regardait couler à l'horizon le disque rouge du soleil couchant. Un symbole, et un présage. Six mois après la traîtrise de Pearl Harbour, ses plaies à peine pansées, la flotte américaine marchait au combat : objectif Midway. En écrivant le roman d'une bataille célèbre, véritable tournant de la guerre, Michel Hérubel nous restitue dans sa grandeur, parfois tragique, l'existence à bord des porte-avions américains, le dangereux métier des pilotes embarqués, mais aussi la vie quotidienne aux États-Unis, de Pearl Harbour à Philadelphie, alors que la puissance japonaise, au faîte de sa domination, menaçait le monde. Aux côtés des commandants Waldron et Massey, qui vont se sacrifier pour attirer sur eux la chasse ennemie, et permettre aux bombardiers d'attaquer, Michel Hérubel nous fait découvrir le lieutenant de vaisseau Larry Howard et son inséparable compagnon Michaël Lyons, Tep, l'Italien à la faconde intarissable, Hercule, le géant noir, O'Bannon, qui s'est illustré au-dessus de l'Australie dans les combats de la mer de Corail. Et, bien sûr, John Longfellow Craig, l'as de l'aéronavale, et son impétueuse compagne, la ravissante Barbara. Toute une galerie de portraits attachants. Avec Les aigles de Midway, Michel Hérubel signe l'un de ses meilleurs romans. Rarement, la guerre sur les mers avait été décrite avec autant de vigueur, mais aussi d'humour et, finalement, d'humanité.

  • Eté 1957. La guerre d'Algérie dure depuis près de trois ans. Deux camps s'affrontent : François Tozani, côté français et Omar Sadok, côté algérien. Un jour, une étudiante, fille d'un député de Batna, partisan résolu de la France, rejoint la katiba d'Omar Sadok...

  • Une fois encore, le commandant Alex Antoine sortait vivant de la dernière tuerie, celle de Mers el-Kébir... Mais une même question revenait toujours à son esprit : Pourquoi nos bateaux n'ont-ils pas rallié les Anglais ? Pourtant, depuis quelques heures, le commandant Antoine avait choisi : l'ennemi n'était pas l'Angleterre, mais l'Allemagne. Certes, entre les Anglais et les Français, il y avait mille tombes de marins, mais cela devait-il ruiner leur alliance contre ceux qui avaient envahi la France ? L'armée à vaincre c'était l'armée allemande. Le commandant Antoine accepte la mission confiée par l'amirauté britannique : s'emparer du code de la marine italienne. Il quitte clandestinement la France à bord d'un petit chalutier. Avec beaucoup de difficultés, il s'embarque sur un torpilleur à destination de l'Angleterre, échappe à l'attaque d'un sous-marin allemand. Après mille péripéties dramatiques, il revient en France où, avec l'aide d'une poignée d'officiers de marine, il réussit à s'emparer du fameux code. Lorsque les Anglais entrent en possession de ce code, ils coulent la flotte italienne au cap Matapan au sud du Péloponnèse. L'Angleterre est à nouveau maîtresse de la Méditerranée orientale. Un choix difficile. Une leçon de courage. Un grand roman d'aventure.

  • Inspiré d'un épisode authentique de l'histoire de la Légion étrangère, l'affrontement de deux hommes que leur passé inexpiable obsède et oppose.

  • 1940-1945 : combats sur terre, en mer et dans les airs, le premier roman de guerre inter-armées. Le destin de quatre amis d'enfance plongés dans la tourmente à 20 ans. Après la débâcle, Serge Lacour, enseigne de vaisseau, Jérôme Martini, pilote dans une escadrille sacrifiée, Pierre Le Gall, candidat malheureux à l'École navale, choisissent la France Libre. Jacques Rollin, héroïque combattant de juin 40, choisit le rapprochement avec le Reich. Quatre années durant, leurs routes vont diverger et se croiser aux quatre coins du monde. Résistance épique d'une poignée de légionnaires. Convois dans l'Atlantique Nord, en butte aux meutes de sous-marins. Combats dans la touffeur des tropiques. Batailles de chasseurs dans le ciel d'Angleterre ou de Lituanie. Raids de commandos sur les côtes de Provence. Charges victorieuses des blindés du général Leclerc. Une formidable épopée contemporaine. Un grand roman de guerre.

  • Roman autobiographique. Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • 1895 : les combats de la campagne de Madagascar ont lié, pour la vie, Eugène Bernard, le cavalier, et Paul Salon, le légionnaire. Le premier est rapatrié en France. Paul Salon, encouragé par le général Gallieni, choisit de fonder une famille et de se tailler un domaine à sa mesure, Grenadière, dans ce nouveau bastion de l'Empire. Leurs descendants se retrouveront sur la terre malgache. Trois générations de Bernard et de Salon vont se succéder pour travailler, et parfois donner leur vie, afin de faire de leur domaine de la Sambirana un exemple de réussite. Colons français du bout du monde, ils n'hésiteront pas à venir défendre la mère patrie, dans les tranchées de Champagne en 1917-1918, sur la Somme en 1940, en Italie et en Provence en 1944, en Indochine en 1947. Épaulés par des femmes courageuses et passionnées, ils verseront leur sang pour défendre leur plantation-patrimoine à Madagascar, contre les Britanniques et leurs Zoulous en 1941, ou contre les rebelles en 1947. Seule à maintenir l'héritage, veuve du dernier des Bernard, abandonnée par ses enfants, Jeanne acceptera, en 1975, tous les sacrifices pour maintenir à Grenadière le souvenir du sang des colons. Alain Gandy, qui a vécu sur la Grande Île, a voulu retracer, à travers cette saga de deux familles, le souvenir de ces hommes et de ces femmes qui ont tout sacrifié à l'Empire, et qui ne se sont jamais résignés à oublier sa grandeur.

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