Langue française

  • 27 septembre 1995 : début d´un coup d´État aux Comores. Son instigateur : Bob Denard. Jean-Claude Sanchez fut l´un des principaux organisateurs du putsch. Pour la première fois, il en raconte le déroulement, de sa genèse à son apocalypse. Au fil des pages, le lecteur plonge dans l´atmosphère des préparatifs ; il accompagne les équipes chargées de préparer le débarquement des mercenaires dans cette île paradisiaque de l´océan Indien ; il assiste à l´arrivée des hommes d´assaut ; il participe enfin aux « journées folles » qui précèdent le second débarquement, celui des troupes françaises.
    Sur cette affaire d´État qui a fait couler beaucoup d´encre, voici donc un témoignage de premier plan et un éclairage nouveau. Il pourrait faire l´objet d´un roman ou d´un film d´aventures tant la réalité dépasse parfois la fiction.

  • L'irruption de la Chine sur la scène internationale ébranle les équilibres mondiaux qui seront de plus en plus instables, même et surtout si le monde occidental renoue avec la croissance. Examiner l'action de la Chine en Afrique peut aider à voir l'avenir du monde, un avenir où les États-Unis resteront une grande puissance, mais qui ne pourra plus (et ne peut déjà plus) agir à sa guise comme elle le faisait depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et, notamment, depuis l'éclatement de l'URSS. La Chine est en pleine expansion et l'Afrique en plein bouleversement après plusieurs décennies d'instabilité. Trop peu d'Européens en ont encore conscience. Jean Jolly se penche sur le passé des relations sino-africaines, sur les raisons de l'offensive chinoise en Afrique, sur les causes de son succès, les méthodes employées, et les conséquences que l'essor chinois entraîne pour les Européens, les Américains et les Africains. Faisant le tri entre les fantasmes et les réalités, il analyse les réactions des Africains et des Occidentaux dont celles des Européens, en particulier des Français, et suggère des solutions possibles pour tenter d'éviter de nouveaux drames et de nouveaux conflits.

  • A l'origine, apparaît un brillant commissaire du contre-espionnage français aux méthodes expéditives dans sa guerre contre les agents allemands et leurs auxiliaires français.
    Blémant est aussi un policier courageux et habile qui n'hésite pas à utiliser de dangereux voyous lorsque la situation l'exige. Révoqué en 1942 par René Bousquet, secrétaire général de la police de Vichy, et condamné à mort par la Gestapo, il doit fuir en Afrique du Nord lorsque les Allemands occupent la zone libre. Il revient en France avec les troupes du débarquement de Provence en août 1944 et reprend ses fonctions à la Direction de la Surveillance du Territoire.
    Mais ses manières, ses fréquentations douteuses, son franc-parler agacent. Alors, il donne sa démission et bascule dans le monde de la nuit, prenant des parts dans des cabarets, des maisons closes, des cercles de jeux. Tout en continuant à travailler épisodiquement pour le SDECE et la Sécurité militaire. Il est abattu un soir de mai 1965, sur une route de Provence, victime d'un "contrat" lancé par Antoine Guérini, le parrain marseillais auquel il commençait à faire de l'ombre.
    La mort de Blémant provoquera la chute de cette grande famille de la pègre. C'est dans un univers de série noire, de Paris à Marseille, que nous entraîne ce livre. De la guerre des espions à la guerre du milieu. Occupation, libération, épuration, banditisme... Des informations provenant d'archives inédites et de témoignages précieux. Mieux qu'un roman, une histoire vraie.

  • Récit évoquant les derniers mois du conflit algérien, les violences opposant barbouzes, gardes mobiles et police aux commandos de l'OAS. Lève le voile sur un chapitre méconnu de la fin de la guerre d'Algérie, qui précède l'exode d'un million de personnes.

  • « On ne connaissait pas ça, nous, le verglas. Ni la neige, d'ailleurs. En fait, on ne connaissait pas le froid. Le vrai froid. Celui qui te gèle les os, t'engourdit les mains, te brûle les oreilles, te fait claquer les dents. À Alger, en dessous de dix degrés, on mettait un manteau. Ici, à Rouen, en ce mois de décembre 1962, il fait moins quinze ! » Dans une France peu concernée par le dramatique exode d'un million de Français d'Algérie, un adolescent pied-noir, aguerri par des années de violence, se fraye un chemin dans un univers souvent hostile. Il vient d'avoir dix-huit ans. Il sort de prison politique et porte sa douleur en bandoulière. C'est le temps du rejet, des centres d'accueil improvisés, des repas de la soupe populaire, des poches vides, des fripes trop grandes et des regards blessants. Jean-Pax Méfret relate son itinéraire, balisé d'humiliations, de rancoeurs et d'illusions perdues, qui constituaient, à l'époque, le quotidien du monde parallèle de ces immigrés malgré eux.
    Un récit sans concession sur les années brutales vécues par les déracinés de l'Algérie française qui avaient cru aux grandes promesses du général de Gaulle.

    Réfugiés en provenance de Mers-El-Kebir à Toulon le 19 juillet 1962 © AFP Photos

  • Le 3 août 1949 se déroula le plus spectaculaire hold-up de l'après-guerre : l'équivalent de six millions d'euros en bijoux raflés en deux minutes chrono, dans l'attaque, à Cannes, d'une Cadillac qui transportait la Bégum et son époux, le prince sultan Mahomed Shah Aga Khan III, honoré chaque année par ses fidèles de son poids en diamants.
    La personnalité des victimes et l'audace des voleurs donna à l'affaire un retentissement international. Les Lloyd's, assureurs des joyaux, proposèrent une énorme récompense pour récupérer le butin ; la police fit pression sur des truands confirmés pour obtenir les noms des braqueurs, certains avocats jouèrent les intermédiaires dans la restitution des bijoux volés dont une partie fut mystérieusement rendue, six mois plus tard.
    /> Stupéfiante affaire au cours de laquelle le patron de la PJ accusa son supérieur, le directeur général de la police, d'être, entre autres, le cerveau du braquage. Ce livre, qui se lit comme un polar, retrace avec précision cette ténébreuse histoire, fournit des détails inédits et décrit les méthodes de la police, aujourd'hui dite " à l'ancienne", entre le compromis et le marchandage. Une époque où les plaies de la guerre ne s'étaient pas encore refermées, où les liens d'amitié tissés pendant l'Occupation ou la Résistance entre les voyous et les flics pesaient lourd sur le comportement des uns et des autres.

  • Elizabeth II est la femme la plus célèbre du monde et pourtant sa véritable personnalité reste en partie un mystère !
    La Grande-Bretagne fête, en 2012, ses soixante ans de règne. Car, depuis 1952, Sa Majesté, chef suprême de l'Église anglicane, généralissime des forces armées, tient bon ! Avec courage et dignité. Contre vents et marées. Le devoir chevillé au corps, elle assume, sans lassitude aucune, les charges de la fonction royale, même si ses proches ne lui ont pourtant rien épargné : séparations, divorces et crises familiales. Sans compter l'annus horribilis marquée par le divorce de la princesse Anne, la séparation des ducs d'York puis des princes de Galles et, point d'orgue symbolique, par l'incendie du château de Windsor. Mais la somptueuse cérémonie de mariage entre le prince William et Catherine Middleton, extraordinaire manifestation de relations publiques, semble avoir tout effacé.
    Dans ce livre très documenté, Bertrand Meyer-Stabley nous raconte 60 ans de règne, les grands événements d'une vie, côté cour comme côté jardin. Il nous dévoile la femme dans l'ombre de la reine, nous invite à découvrir une héroïne à la fois humaine et dure comme le diamant, inébranlable et désemparée, volontaire et fataliste, drôle et amidonnée, casanière et globe-trotteuse. Il nous explique enfin pourquoi la couronne britannique reste envers et contre tout la Rolls-Royce des monarchies et la dernière à pouvoir jouir d'un tel apparat.

    La reine Elizabeth en 2008 © Alan Crowhurst / epa / Corbis

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