Langue française

  • 1357. Agnès est de retour au pays après dix ans de captivité en Orient pendant lesquels elle a appris l'art de guérir. Mais le prêtre du village, jaloux de sa notoriété croissante, la dénonce à l'Inquisition. Heureusement, un gentilhomme veille sur elle...

  • L'auteur, sociétaire honoraire de la Comédie française, évoque la vie et les oeuvres de l'homme aux rubans verts, égrène ses souvenirs, des anecdotes drôles ou émouvantes sur le monde du théâtre contemporain qu'il connaît bien.

  • Pendant la guerre d'Algérie, le cheminement très personnel de trois hommes et d'une femme : trois officiers parachutistes, une étudiante arabe. Quatre destinées à la recherche de l'absolu.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Les exploits et les sacrifices des médecins militaires depuis Dunkerque en 1940 jusqu'à l'expédition du Tchad en 1980.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Dans un esprit de totale impartialité, « Tribune Libre » n'a d'autre ambition que de contribuer à l'expression et à la diffusion d'idées et d'opinions les plus diverses sur des sujets contemporains d'intérêt majeur. « Tribune Libre » ne prétend donc nullement adhérer obligatoirement à tous les points de vue confrontés. Son objectif est de permettre à ses auteurs d'exposer intégralement leurs positions, de présenter la défense et la pluralité de sensibilités susceptibles de soulever opposition ou contradiction, mais surtout d'ouvrir et d'élargir des débats, d'inciter à la réflexion et de combler parfois un manque d'informations préjudiciable à la juste analyse des grands problèmes de société. Selon Alberto Mariantoni, la guerre du Golfe n'a été que la conséquence implacable d'une série de séismes provoqués à l'origine par la fondation de l'État d'Israël en 1948. Depuis cette date, les tragédies se sont enchaînées, ensanglantant le Proche-Orient, le Moyen-Orient et le Maghreb. Première tentative d'approche globale et analytique d'une situation inévitablement explosive, ce livre, rédigé de manière directe et accessible, a pour mérite essentiel de démêler un écheveau de faits trop souvent méconnus ou occultés. Ne ménageant personne, ni l'Occident et en particulier les États-Unis, ni Israël, ni l'O.N.U, ni les Nations arabes et musulmanes dans leur diversité, Mariantoni ne se contente pas de raconter une histoire qui vient de loin, mais il l'éclaire et l'explique sans complaisance. Un parcours qui permet de mieux cerner la réalité et l'effrayante complexité du problème, depuis les premiers affrontements israélo-arabes jusqu'à l'après-guerre du Golfe que nous vivons actuellement, en passant par l'arrivée au pouvoir de Nasser et de Kadhafi, la révolution islamique en Iran, la guerre civile libanaise, la question palestinienne et l'Intifada. Selon l'auteur, révolté de voir la justice inégalement appliquée selon les intérêts en cause, la crise qui perdure n'est souvent que le fruit de combinaisons et de mystifications hautement condamnables. Sans craindre de déplaire aux uns et aux autres, démontant les rouages masqués d'une guerre programmée, il ose énoncer sans détour les réponses dérangeantes. Autopsie décapante en faveur d'un objectif unique : contribuer, autant que faire se peut, à l'évolution nécessaire des esprits dans l'espoir d'un dénouement le plus équitable possible pour toutes les populations concernées.

  • Occasionnel, volontaire, guerrier ou rituel, le cannibalisme est encore capable de revêtir d'autres aspects qui universalisent ce précepte tiré des oeuvres de Sade : « De tout temps l'homme a trouvé du plaisir à verser le sang de ses semblables, et pour se contenter, tantôt il a déguisé cette passion sous le voile de la justice, tantôt sous celui de la religion. Mais le fond, mais le but était, il n'en faut pas douter, l'étonnant plaisir qu'il y rencontrait. » (Juliette). Plaisir bizarre et dépravé, susceptible de servir d'attrait et de piment aux passions de la chair et aux aberrations des sens. Rien ne les arrête et tout les justifie : puissance et durée sont leur force, qu'alimente le fluide vital.

  • La mémoire collective a retenu les noms des grands premiers rôles du théâtre révolutionnaire, ceux de Marat, Danton, Robespierre, et de quelques autres. Elle ignore Hérault de Séchelles, et c'est dommage, car sa destinée fut des plus singulières. Dernier du nom d'une longue et aristocratique lignée de fidèles serviteurs de la couronne, il est, à dix-huit ans, avocat du roi au Châtelet, à vingt-cinq ans, par la grâce de Marie-Antoinette, avocat général du Parlement de Paris. Il est riche, il est beau, les femmes n'ont rien à lui refuser. Son charme, son intelligence lui ouvrent les portes des salons parisiens, il fréquente les sommités de son temps et voue un culte à Rousseau. Dans les dernières années de l'ancien régime, il est l'un des princes de la vie parisienne. Puis soudain, contre toute attente, ayant pris fait et cause pour les idées nouvelles, avec une fougue d'autant plus virulente qu'il veut absolument gommer ses origines encombrantes, on le retrouve président de la Convention nationale, membre du redoutable Comité de salut public aux côtés de Robespierre, Saint-Just, Couthon, bref l'un des hommes les plus puissants de France. Il rédige la constitution de l'an II, prend en charge la diplomatie, est envoyé en mission dans les départements. Il est un des « grands » du régime et l'on sait par son abondante correspondance que sa popularité à Paris est extrême. Mais à trop vouloir mettre en pratique la « Théorie de l'Ambition » dont il est l'auteur, Hérault de Séchelles succombe à son tour victime de la Terreur, suspecté de complot contre la République par les hommes au pouvoir, ses collègues de la Convention et du Comité de salut public, Robespierre et Saint-Just en particulier, qui n'acceptèrent jamais à leur côté ce grand seigneur renégat, aux moeurs dissolues, qui prétendait les dépasser en patriotisme et en zèle révolutionnaire. Un ambitieux cynique ? Un exalté ? Un traître ? Une victime ? Qu'on en juge à la lecture de cette troublante histoire écrite à la mémoire de l'une des figures les plus étranges et les plus ambiguës de l'époque.

  • Pétain a-t-il ou non trahi ? Telle est la question qui vient d'être réactualisée par la télévision et par les divers discours prononcés à l'occasion des commémorations, à Verdun ou à l'île d'Yeu... L'ouvrage posthume du général de corps aérien, Jean-Henri Jauneaud, apporte à la question de la trahison du maréchal Pétain, des éléments essentiels et souvent inédits. En effet, il s'agit d'un témoignage de tout premier ordre, dans la mesure où l'auteur commence sa carrière d'aviateur en 1916 et ne cesse, entre les deux Guerres, d'être associé à l'histoire de l'armée de l'Air française, dont il est, avec Pierre Cot, l'un des créateurs. Ce récit, qui appartient au « vécu historique » et qui est étayé par trente années de recherches passionnées, donne sur le processus de « la prise du pouvoir par Philippe Pétain » un éclairage à la fois original et objectif. Dans sa quête de la vérité, Jauneaud bouscule les idées reçues et n'épargne personne. Il n'hésite jamais à dire, même si parfois les hypothèses qu'il est amené à formuler peuvent paraître surprenantes... En tout cas, voici enfin une matière riche, neuve et vivante à verser au dossier de « l'étrange défaite ».

  • Huit pays de l'Europe des Neuf ont renoncé à la peine de mort. o La France doit-elle les imiter ? o Les crimes y sont-ils plus nombreux ? o La peine capitale est-elle dissuasive ? o Que sont devenus les anciens condamnés à mort ? o La prison perpétuelle est-elle concevable ? Jean Toulat répond à ces questions. Avec lui le lecteur entend des partisans (Michel Droit, le général Massu, Jean Foyer...) et des adversaires de la peine de mort (de Georges Marchais à Michel de Saint Pierre). Il écoute le grand Rabbin de France et le cardinal Marty. Il visite Patrick Henry en prison. Il vit les derniers moments de Buffet et Bontems. Au-delà de la sanction suprême, Jean Toulat met à nu les racines de la criminalité : une « société criminogène », la « prison pourrissoir ». De profondes réformes s'imposent. Peuvent-elles permettre de mettre la guillotine au musée ?

  • A Dusseldorf, à la fin des années 1920, la terreur publique est à son comble. Possédé par une effroyable frénésie érotique, un ignoble meurtrier s'attaque, la nuit, à des jeunes femmes et même à des fillettes... La vue du sang provoque en lui une exaltation qu'il ne peut maîtriser. Seule la mort atroce et sauvage de ses victimes parvient à assouvir sa soif inextinguible des plaisirs les plus pervers. Toutes les polices sont sur les dents. Berlin envoie des renforts. Des experts en criminologie, des journalistes, des reporters accourent du monde entier. Une gigantesque chasse à l'homme s'organise. On le traque sans relâche. En vain. Il reste insaisissable. Pire, il nargue les enquêteurs, se mêle effrontément à la foule, commet de folles imprudences. Il est là, nulle part et partout, présent et invisible. Il rôde, il attend la nuit pour fondre sur sa prochaine victime...

  • Manifestation raffinée d'un enfer primitif ou merveilleuse solution, avortée, d'une conception logique et paradisiaque de l'existence, les harems qui n'ont pas tous disparu au seuil de l'an 2 000, semblent avoir existé depuis que le monde est monde. Sanctuaires inviolés - mi-prison, mi-lupanar - jardins d'Eden, domaines interdits où l'érotisme ne connait aucun frein, ou monstrueux agglomérat de captives soumises à tous les plaisirs, dire qu'ils furent et demeurent un univers carcéral totalement inhumain, ou au contraire un concept social presque parfait, relève d'un jugement bien hâtif. Il suffit pour s'en convaincre d'écouter, parmi beaucoup d'autres histoires, le récit des amours compliquées de Soliman-le-Magnifique, le maître aux six cents concubines, celles d'Ibrahim-le-Fou, de Murat III ou de Ahmet-le-Grand, qui recevait chaque année de ses princes le somptueux présent de soixante vierges !...

  • Jusqu'à l'envol, jusqu'à la mort, l'histoire d'une déchirante passion, au temps où la Bretagne n'était pas encore la France. Dans l'été flamboyant, sur les coteaux surplombant la rade, bourgeois et paysans, gens de noblesse, tous les grands noms de Bretagne, ces fortes têtes au coeur de plomb et d'or, tout le peuple d'Armor attendaient dans la joie le duc Jean de Montfort, rappelé d'Angleterre pour les défendre contre les ambitions du roi Charles V de France. Toute la fleur de la chevalerie était là à piétiner le sable et Isaine de Kerrud, sous le dais immense de l'azur et des bannières claquantes, ne quittait pas des yeux son époux rayonnant au milieu de la foule, homme de fer et de chair, de glace et de feu, de roc et de miel. Subjuguée, les yeux luisant d'émotion, elle puisait en lui son énergie, s'abreuvait à cette source vive, priait de toute son âme pour que la vie ne puisse plus jamais les séparer. Emportés trop longtemps l'un et l'autre par le tumulte de la guerre et la violence dévastatrice de leur amour, allaient-ils enfin pouvoir liguer leurs forces pour se rejoindre, se retrouver liés tout comme au premier jour ? Mais, depuis que le monde est monde, les prières et les larmes, les sentiments sincères et véritables peuvent-ils triompher de la haine et de la perfidie, face à la cruauté implacable de la fatalité et des hommes ?

  • Dans le sillage de la troublante et énigmatique princesse Charlotte, devenue par la volonté éphémère de la France, impératrice du Mexique en 1864... Par la volonté de Napoléon III et grâce à l'intervention de l'armée française l'archiduc Maximilien d'Autriche et son épouse, la princesse Charlotte, fille du roi des Belges, montent sur le trône du Mexique en 1864. A leurs côtés le Colonel Hubert de Moy de Chevalier, chargé par Paris de les protéger et d'exercer sur eux une surveillance de tous les instants, tombe sous le charme du jeune couple. Déchiré entre ses fidélités contradictoires, empêtré dans le guêpier de la conquête où la mort guette à chaque pas, Hubert, prisonnier peu à peu de son propre jeu, prend lentement conscience du véritable rôle que le Destin lui assigne. Deux femmes ensorceleuses éclairent et ravivent ses passions tumultueuses : celle qu'il aime restée en France et celle qu'il désire maintenant, devenue sa maîtresse, dans tous les sens du terme. Ces confessions dramatiques, alertes, impitoyables, impudiques parfois, de Hubert de Moÿ de Chevalier, un faiseur d'Empire, révèlent un homme, un vrai, de chair et de sang, confronté malgré lui à de vertigineuses et envoûtantes responsabilités. Pourra-t-il les assumer, dans la nudité de son âme et de son coeur écartelés ? Deviendra-t-il un traître ou un héros ? Charlotte trop séduisante et trop fragile l'entraînera-t-elle dans son ultime folie ? Autant de questions qui tiennent en haleine jusqu'à la dernière page, au fil d'une brûlante et chatoyante reconstitution de l'expédition française au Mexique.

  • Des enfants jetés vivants dans des feux sacrés pour plaire au Dieu Baal des Cananéens. Aux Indes sacrifices des veuves obligées d'aller rejoindre sur le bûcher leurs maris défunts. Anéantissement par le feu des Cathares et des Templiers. Sorcières, hérétiques, coupables et innocents, sur les sinistres brasiers de l'Inquisition. Supplices des grands brûlés : Gilles de Rais, Jeanne d'Arc, Urbain Grandier, Damiens, etc. Victimes du feu et atrocités des temps modernes.

  • Peut-on donner la mort à un incurable qui la demande ? Jusqu'où prolonger un coma ? Jusqu'où réanimer un nouveau-né qui risque d'être handicapé ? La « délivrance » des aliénés par Hitler serait-elle possible en France ? Doit-on la vérité aux malades ? Peut-on légaliser l'euthanasie ? Telles sont, entre autres, les graves questions abordées par Jean Toulat dans sa nouvelle enquête, riche de témoignages vécus, de récits poignants. Il interroge les grands professeurs : Monod, Debré, Minkowski, Milliez, Lejeune... Il précise la position des diverses religions, de la Mosquée, à la Synagogue, du Protestantisme et de l'Orthodoxie à l'Église romaine. Il fait parler des médecins, des infirmières, des malades... Existe-t-il, en fait, une solution vraiment satisfaisante pour un problème qui posera toujours un terrible cas de conscience ? Et pourtant, entre l'acharnement thérapeutique et l'introduction, dans le Code civil, du « meurtre par pitié », n'y a-t-il pas une juste voie ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Complètement isolée dans la lande des Cévennes, une longue bâtisse grise, tassée sur ses secrets : le fameux coupe-gorge de Peyrebeille, l'Auberge rouge. « Dans cette auberge, rappelle un témoin de l'affaire, chaque pas conduit au lieu d'un assassinat : ici, c'est la chambre où le voyageur abandonné au sommeil ne peut plus se réveiller ; ailleurs, c'est le puits profond et secret où plus d'un malheureux est venu se précipiter ; plus loin, c'est le caveau où Anjolras a, pendant quarante-huit heures, lutté contre les angoisses d'une mort cruelle et inévitable. Tout, enfin, dans ce repaire, respire le crime, l'horreur et l'effroi. » 2 octobre 1833 : trois têtes tombent sous le couperet de la guillotine. Justice est faite. Les assassins viennent de payer enfin leurs horribles forfaits, une cinquantaine de meurtres, plus sanguinaires les uns que les autres. Et pourtant... En refermant ce livre qui relate les plus sombres épisodes du drame, on ne peut s'empêcher de se demander si cette triple exécution, il y a près d'un siècle et demi, n'a pas été finalement la plus grande erreur judiciaire du XIXe siècle.

  • Lorsque l'on parle des momies, on évoque immédiatement les pyramides d'Égypte, les métropoles de la vallée des Rois et des Reines, la magnificence des sarcophages ou les monuments funéraires péruviens et précolombiens. Le monde des momies, universel et extraordinaire, est bien autre chose. Sur toute la surface du globe, partout et en tous temps, l'Homme a laissé les vestiges de ce qu'il a imaginé pour tenter de s'expliquer le problème éternellement irrésolu que pose la mort. Trophées barbares, têtes réduites, crânes surmodelés ou momification complète du cadavre expriment en fait les mêmes préoccupations : vaincre la mort, en empêchant l'esprit de fuir le corps, assurer la pérennité du cerveau, centre de vie, aider l'âme immortelle dans sa route vers un au-delà inconnu, en conservant à la fragile enveloppe matérielle du défunt l'apparence de la vie, figée dans une attente angoissée ou paisible. Proposant un périple insolite dans une des plus curieuses galeries de la nécropole humaine, ce livre invite aussi, à travers les espaces et les siècles lointains, à un fascinant voyage au fond de soi qui entraîne à de singulières méditations.

  • o Les femmes, les clients, le recrutement, à la campagne, à la ville, la traite des blanches. o Les maisons célèbres : du salon de Madame Gourdan au « One Two Two » de Marcel Jamet. o Les beaux-arts et la littérature : de Catulle à Henry Miller et à Céline. o Magie et érotisme de la maison close. o Déclin et renaissance des maisons de rendez-vous. Hôtels de passes, instituts divers, réseaux de call-girls à l'extérieur ou à domicile, etc.

  • "Sans peur pour être sans reproche", devise quasi militaire, convient à Roger Couvelaire, chirurgien. Elle lui ressemble et le résume. Sans peur puisque la décision d'un acte parfois redoutable il l'a, malgré ses risques, portée bien souvent au plus profond de lui-même. Sans reproche parce qu'il n'a jamais accepté un compromis dans l'exercice du métier, parce qu'il a soigné l'humble avec la même attention et la même passion que les Grands de ce monde dont beaucoup, de tous pays, se confièrent à l'homme autant qu'au professeur ès chirurgie. Ainsi s'explique qu'une intransigeance sans indulgence ait fait de lui un Maître à la fois terrible et modeste, arrogant et tendre, souvent redouté et souvent admiré. Sa place dans l'urologie française fut assez originale pour lui conférer la dimension internationale depuis plus d'un quart de siècle. Bien qu'il participe, même avec ivresse, à l'événement scientifique, rien ne peut le détourner du malade, seule finalité de la médecine. Il souhaite engager ainsi, selon son coeur et son tempérament, tout le corps médical et singulièrement une vieille « corporation », celle des chirurgiens. Ce livre "contre le vent" vient à son heure. Il ne réfute pas catégoriquement les méthodes de la nouvelle médecine, mais cherche sans répit les excès et les détournements qu'aucun médecin, fut-il "mandarin", n'ose formuler de façon aussi abrupte. L'élégance de l'écriture et la saveur des anecdotes font de cet ouvrage un texte à la portée de tous. Il est aussi une riposte à cette littérature médicale prétentieuse ou ésotérique qui se croit de « pointe », et tourne en fait le dos à l'humanisme fondamental.

  • Tout à commencé un matin de mai : deux claquements de 22 long rifle, entre les quatre murs d'un studio de banlieue... Un homme s'écroule. Justice est faite, à l'issue d'un sacrifice expiatoire et d'une cérémonie barbare, après un verdict prononcé par un « tribunal sauvage », présidé par une femme, devenue tour à tour procureur, juge et bourreau. Le cadavre de la victime sera retrouvé le lendemain, émergeant de l'eau noire de la Marne. A l'origine de ce drame véridique et de cette exécution sommaire, dont les auteurs ont été jugés à Paris il y a quelques mois, se dessine l'ombre d'un jeune drogué aux yeux cernés de noir, sosie de James Dean, mort à la suite d'une absorption massive d'alcool à brûler et de barbituriques. DIEU AU BOUT DES DOIGTS n'est donc pas une histoire romanesque. C'est pourtant un roman d'action et d'amour, rapide, brutal, poignant. C'est aussi un document terrible et authentique, indispensable à qui veut enfin connaître objectivement les méfaits de cette drogue meurtrière, fléau de notre société, et découvrir la faune de ses laudateurs : truands, pourvoyeurs et épaves qui errent dans Paris au petit matin pour y rencontrer, parfois, la Mort au fond d'une seringue après avoir vainement chercher Dieu à travers les volutes bleues d'un « joint » bourré de « H » qu'on tient en tremblant au bout des doigts.

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