Seghers (réédition numérique FeniXX)

  • Vous irez loin, Fournier. Vous vous rappellerez que c'est moi qui vous l'ai dit, lui écrivait Charles Péguy, le 16 septembre 1911. Ils devaient mourir tous deux, à quinze jours d'intervalle, trois ans plus tard, au Front. Sa brève existence n'empêcha pas Alain-Fournier d'être au centre d'une époque d'intense richesse littéraire et artistique, celle de la première décennie du XXe siècle. Pierre Suire en retrace toute la diversité. Alain-Fournier fut toujours, sous des angles croisés, à la recherche de l'être aimé. Dans une perpétuelle oscillation du rêve à la réalité, avec une expression réservée et une poésie discrète, toute son oeuvre se situe dans le jeu subtil des reflets du miroir en des temps privilégiés, l'automne et l'hiver, le soir et la nuit. De la vie ayant déjà tout saisi, Alain-Fournier prête à ses personnages des propos qui ne sont déjà plus de l'adolescence. C'est alors que chacun d'entre nous, en ce langage universel, face à ce miroir, se reconnaît aux côtés du Grand Meaulnes.

  • Un très grand nombre de rues, en France et dans le monde, portent le nom de l'abbé de L'Épée : né au tout début du XVIIIe siècle, dans les dernières années du règne de Louis XIV, ce prêtre janséniste est un personnage fondamental de l'histoire internationale des "Sourds et Muets". Lié au mouvement des Lumières par Condillac et par le projet d'une langue universelle, l'abbé de L'Épée fut également un polémiste et un pédagogue d'exception. L'intelligence qu'il déploya pour comprendre le problème de la surdi-mutité - grâce à la rencontre extraordinaire de deux jumelles "sourdes et muettes" qui communiquaient entre elles par signes -, la persévérance dont il fit montre pour délivrer les sourds-muets de leur enfermement psychologique et social restent remarquables. C'est aussi lui qui fonda la première école gratuite pour sourds, où il appliqua une conception nouvelle de la « langue des signes », tout en humanisant en profondeur le rapport de la société à ces personnes exclues, mises à l'écart ou internées. Au terme d'une longue existence rudement éprouvée sur le terrain, entièrement attachée à soulager l'infortune de ses contemporains, l'abbé de L'Épée meurt à la fin de 1789, dans les premiers mois de la Révolution.

  • Un très grand nombre de rues, en France et dans le monde, portent le nom de l'abbé de L'Épée : né au tout début du XVIIIe siècle, dans les dernières années du règne de Louis XIV, ce prêtre janséniste est un personnage fondamental de l'histoire internationale des "Sourds et Muets". Lié au mouvement des Lumières par Condillac et par le projet d'une langue universelle, l'abbé de L'Épée fut également un polémiste et un pédagogue d'exception. L'intelligence qu'il déploya pour comprendre le problème de la surdi-mutité - grâce à la rencontre extraordinaire de deux jumelles "sourdes et muettes" qui communiquaient entre elles par signes -, la persévérance dont il fit montre pour délivrer les sourds-muets de leur enfermement psychologique et social restent remarquables. C'est aussi lui qui fonda la première école gratuite pour sourds, où il appliqua une conception nouvelle de la « langue des signes », tout en humanisant en profondeur le rapport de la société à ces personnes exclues, mises à l'écart ou internées. Au terme d'une longue existence rudement éprouvée sur le terrain, entièrement attachée à soulager l'infortune de ses contemporains, l'abbé de L'Épée meurt à la fin de 1789, dans les premiers mois de la Révolution.

  • Une démarche biographique originale qui propose une thèse neuve sur Racine : celle de sa très grande conformité, de son adhérence, au pouvoir de son siècle. L'auteur nous montre un écrivain ambitieux qui sut capter et transcrire les attentes du pouvoir politique, social et littéraire et faire ainsi carrière.

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