Seghers (réédition numérique FeniXX)

  • Un poète lyrique, baroque, très attentif à la forme poétique, qui s'oppose résolument à l'abstraction et nourrit son inspiration de toute une richesse culturelle où, notamment, l'Antiquité rejoint la Renaissance italienne.

  • Ces trois vers de Gottfried Benn font naître du sordide et de la chair brisée la poésie la plus volatile, comme est l'alcali : celle du point rouge d'une cigarette dans la nuit, celle des veilleuses bleues des trains de luxe, celle de l'âme à l'instant qu'elle se sépare. La poésie, le bruit en court, peut être mortelle. Ainsi de l'expérience vécue, faits divers ou cartes postales, hideux feuillets d'un carnet de damné. Il est un point où, de désir, elle devient audace. Riche et forte de sa nuit, elle prend des risques et se fait connaissance. Elle révèle le poète, comme le sel d'argent l'image. Elle est "la langue naturelle de ce que nous sommes sans le savoir", écrit Joë Bousquet.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Laisse de plus de cent pages, au plus près d'une scansion d'intimité, Lumière qui siffle se lit comme un éventail vertical. Le "comme" qu'affectionne Bernard Vargaftig, qui, immédiatement posé, opère la rentrée de la mémoire, de l'enfance, du désir ; et "un rosier" : écho proche et lointain, interminé, qui psalmodie enté à la mort. Scène poétique travaillée, au plus simple, jusqu'au cisèlement artistique d'une fatale évidence : "Et moi criant/Qui suis-je qui suis-je". Une lyrique du détail de chaque instant, et de chaque lettre dans le mot. Le mot est chant. M.B.

  • Le travail sur des formes "simples", sur des formes imposées, les "données" du langage en quelque sorte, est-il une chose simple ? C'est à voir. Et peut-être à entendre. Le contexte une fois effacé, les circonstances omises, qu'est-ce qui reste, sinon cette lyrique objective, attentive à l'écart de langage, ces immeubles presque immobiles, ces boulevards où il y a le monde en marche et en voyage, ces chambres habitées en creux par le geste invisible, ces objets présents jusqu'à disparaître, le mouvement même du temps ? Encore peut-on reprendre, autrement et ensuite, les éléments du puzzle et renier le livre unique, insuffisant mais nécessaire, comme une halte dans l'histoire où l'on verrait se profiler, désormais invoqué, implicite, les contours impersonnels d'un sujet. D.G.

  • De Montréal, nous vient la voix de Lucien Francoeur, poète, motard et rocker. Avec lui, les autoroutes géantes, les stations de gazoline, les drive-in, les sandwiches recouverts de Ketchup et d'oignons frits, les T-shirts aux marques de bière, les filles en bottes de vinyle, le heavy metal rock font leur entrée en poésie. Mais il nous apporte aussi les voix mêlées de Jim Morrison et de Denis Vanier, d'Alice Cooper et de Patrick Straram, de Nicole Brossard et de Léonard Cohen. Lucien Francoeur, Billy the Kid de l'écriture québécoise, est né en 1948. Il a publié six livres de poèmes et de proses et deux disques avec le groupe de rock Aut'Chose.

  • La plus populaire chanteuse française fut aussi auteur de chansons. Personne n'a oublié ce "monstre sacré" qui défraya la chronique, fit reculer les limites du courage et changea le visage du music-hall. Jean Cocteau disait d'elle : "Madame Édith Piaf a du génie. Elle est inimitable. Il n'y a jamais eu d'Édith Piaf, il n'y en aura plus jamais."

  • Joseph Gallois, né en 1923 à Sardy-les-Epiry, canton de Corbigny (Nièvre). Fils d'ouvrier, orphelin de père à l'âge de 5 ans. Études primaires. - Travailleur manuel de 14 à 19 ans. - Engagé volontaire 4 ans dans les Troupes Coloniales. - Croix de Guerre 1939-1945 - Mutilé de Guerre. - Marié en mai 1952, père adoptif de 7 enfants. Exerce actuellement la profession d'employé de bureau. Venu à la Poésie à l'âge de 24 ans par la découverte de nos grands poètes, et, surtout, à la suite d'un jeu de circonstances d'ordre intérieur favorables. Auteur d'un premier recueil de poèmes intitulé : Pensées Éparses, paru en 1950 aux Éditions Renée Lacoste. Collaborateur des Cahiers du Nouvel Humanisme, Le Prey (Hte-Loire).

  • Pierre Luisat. Né à Épinal (Vosges) le 29 Mai 1908. Il a vécu à Remiremont toute la première guerre et n'a quitté ses sapins qu'après l'Armistice pour venir à Paris. Il s'y est trouvé dépaysé, provincial, hérissé contre la gouailleuse jeunesse de son temps à laquelle il s'est fort peu mêlé. Après ses études secondaires, il a connu le long apprentissage qui, de technicien devait lui faire passer le premier cap de l'affranchissement et de l'indépendance. Toutefois, il sait qu'être libre suggère une audace, une hardiesse non sans danger dans une Société plus préoccupée à se défendre pour subsister qu'à se forger une conduite digne de sa devise. Entre temps il a subi la guerre. En outre de quelques essais politiques, Pierre Luisat a écrit une pièce de théâtre, des nouvelles, des poèmes tous inédits.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Elisabeth Falaise est née le 27 Novembre 1940 au Mans où elle habite entre sa soeur et ses parents. Après un séjour dans un hôpital parisien elle vient de retourner, en quatrième, sur les bancs de l'école. A peine sortie d'une petite enfance passée au chevet de sa mère à laquelle elle voue toute son admiration et sa tendresse, Elisabeth tombe elle-même malade en 1950. Sa vie se concentre alors dans la solitude, autour de ses poupées et de ses plantes qu'elle chérit et devine comme des êtres vivants. Dans sa chambre, elle coud, s'exprimant avec des mains habiles et créant de petits chefs-d'oeuvre ouvragés comme on crée des poèmes. Elisabeth n'aime pas lire. Les livres ne lui offrent qu'un monde tout fait. Une seule exception : Le Petit Prince de Saint-Exupéry. A la suite d'une crise plus aiguë, dans sa quinzième année, Elisabeth se met soudain à écrire, et c'est une source qui jaillit. Elisabeth y puise désormais tout son espoir et sa joie.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Pierre Darmangeat. Né le 14 Octobre 1909. L'école primaire à la campagne, le lycée, la Faculté et une agrégation. Enfance comme toutes les enfances, ronces et blés, places aux fabuleuses fontaines et ruisseaux propices aux combats navals. Jeunesse comme toutes les jeunesses, peut-être un peu plus de tristesse que la norme. Age mûr plus riche d'espoirs que de désillusions. Professeur. Aime son métier, le plus beau du monde avec celui de musicien et de poète, dont participe ce métier-là. A cru un temps à quelque chose comme l'art plus ou moins pur. Mois la vie est un bon professeur. Merci à la vie, merci aux hommes clairs qui en savent déchiffrer la passionnante énigme : parce que tout s'achemine vers l'accomplissement, douloureux mais inéluctable, de l'homme.

  • C'est d'abord par une vocation musicale que s'éveilla le destin poétique de Louis Emié, né à Bordeaux avec le siècle. Toute la musique qui habite dès sa sensible enfance le très jeune compositeur qu'il fut, obéit à un transfert et ne va plus cesser de lui inspirer des poèmes où l'unité de la forme et du fond se réalise magistralement. Sa vie, hormis les voyages, se déroule toute entière à Bordeaux où le retient sa profession de journaliste ; mais il est mêlé, dès ses vingt ans, à tous les mouvements littéraires avec, en sorte de prologue, la grande amitié de Max Jacob. Dire qu'il vit pour la poésie serait peu : il est le poète même, avec une passion charnelle, secrète et acharnée dont une des sources est son origine maternelle espagnole. Dans son essai : « Espagnes », il a révélé beaucoup de cette nature ardente et cabrée, tendre et jalouse. Poète fertile, comme tous les grands lyriques, mais toujours tendu vers une vitale nécessité de perfection formelle, il révèle son inviolable personnalité dans tous ses recueils : « Le Nom du Feu », « l'État de Grâce », « Les Dormeuses ».

  • Yves Mazagre, d'origine bretonne, fils de marin, est né à Toulon. Il appartient à la génération dont l'adolescence se déroula entre 39 et 45. La guerre lui ouvre les yeux et fait tomber pas mal de ses préjugés. Sa vie littéraire débute avec la création par Elsa Triolet du cercle des jeunes poètes du C.N.E. Cette plaquette est sa première oeuvre.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Suisse, né à Lausanne le 13 novembre 1911 dans un milieu très pauvre, Jean Rickli, l'auteur de Je sais si peu, fréquenta l'école primaire comme tout le monde. Tout gosse, il fut obligé de travailler pour apporter sa part de gain à ses parents. Il faisait cependant l'écolier, le soir, de 8 à 10 heures. Il entra très tard en apprentissage, juste avant son École de Recrues (service militaire). Puis une série noire, le chômage lui laissa beaucoup de temps pour lire, méditer et aussi rêver. Les sages, les maîtres, la grande leçon de la nature l'ont façonné. Vint la guerre immense gaspillage de temps, de forces, de tendresse et au milieu une expérience acide, dix ans où les « devoirs », comme on dit, l'ont forcé à se taire. Aujourd'hui, délivré, dans la tranquillité, il déborde. Voyant et poète, poète parce que Voyant - sa qualité de Voyant est une des clés de sa poésie - il s'occupe d'enfants difficiles et de la vie obscure des grands enfants que restent les adultes. Il travaille aussi dans son petit atelier, en artisan très attentif et très pratique, avec un certain vide autour de lui, créé par l'expérience acide. Cependant, depuis une année déjà, « protégé », selon son expression, il est merveilleusement disposé.

  • Les seuls événements sont intérieurs. Ils s'appellent : la rencontre des êtres, la rencontre de Dieu et la longue traversée de soi-même. Que je sois mariée, mère d'un fils de onze ans, que j'aie enseigné longtemps aux petits enfants et sois aujourd'hui malade et inactive... chemins, prétextes à vivre plus intensément. Je n'ai pas toujours eu le temps de m'occuper de mes vers. Je n'ai pas toujours eu la force d'écrire. Je crois cependant que la poésie, l'amour et l'amitié sont des forces de vie.

  • Claude Bénady, né à Tunis, le 10 Septembre 1922, y vit avec sa femme et ses deux enfants. Après de laborieuses études secondaires, il se voue à la carrière administrative davantage par nécessité que par ambition. Il fait la Campagne de Tunisie, ensuite, dans un « Groupe Chirurgical Mobile », le débarquement de Saint-Tropez qui le mène jusqu'en Forêt Noire. Il faut croire que sa « place de faveur au bout de l'aventure », la pleine détresse de l'individu dans la souffrance oriente définitivement ses écrits vers l'essence même de « l'humain » et le fait passer à travers la littérature dite de « bons sentiments ». Claude Bénady n'est pas loin de croire que la symbiose dont on fait généralement la philosophie de l'être, tirant de l'absurde et du néant, peut recéler, au passage dans la vie, une matière première qu'il convient de traiter avec plus de raison que d'émotion. Claude Bénady a fondé, en 1947, la Revue Périples. Il a publié un essai, Hors de Jeu, les Morts (Périples). Un roman, Le Chiendent, doit paraître. Un second roman, Les Passagères, attend sa mise au net.

  • Joseph Gallois, né en 1923 à Sardy-les-Epiry, canton de Corbigny (Nièvre). Fils d'ouvrier, orphelin de père à l'âge de 5 ans. Études primaires. - Travailleur manuel de 14 à 19 ans. - Engagé volontaire 4 ans dans les Troupes Coloniales. - Croix de Guerre 1939-1945 - Mutilé de Guerre. - Marié en mai 1952, père adoptif de 7 enfants. Exerce actuellement la profession d'employé de bureau. Venu à la Poésie à l'âge de 24 ans par la découverte de nos grands poètes, et, surtout, à la suite d'un jeu de circonstances d'ordre intérieur favorables. Auteur d'un premier recueil de poèmes intitulé : Pensées Éparses, paru en 1950 aux Éditions Renée Lacoste. Collaborateur des Cahiers du Nouvel Humanisme, Le Prey (Hte-Loire).

  • Pierre Luisat. Né à Épinal (Vosges) le 29 Mai 1908. Il a vécu à Remiremont toute la première guerre et n'a quitté ses sapins qu'après l'Armistice pour venir à Paris. Il s'y est trouvé dépaysé, provincial, hérissé contre la gouailleuse jeunesse de son temps à laquelle il s'est fort peu mêlé. Après ses études secondaires, il a connu le long apprentissage qui, de technicien devait lui faire passer le premier cap de l'affranchissement et de l'indépendance. Toutefois, il sait qu'être libre suggère une audace, une hardiesse non sans danger dans une Société plus préoccupée à se défendre pour subsister qu'à se forger une conduite digne de sa devise. Entre temps il a subi la guerre. En outre de quelques essais politiques, Pierre Luisat a écrit une pièce de théâtre, des nouvelles, des poèmes tous inédits.

empty