Seuil (réédition numérique FeniXX)

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Qu'attendre de l'Afrique noire ? René Dumont a dit qu'elle était mal partie. Albert Meister se demande si elle peut partir, du moins avant longtemps. Trois pays de l'Afrique orientale colonisés par la Grande-Bretagne : Kenya, Ouganda, Tanganyika, lui ont fourni la matière d'une étude approfondie et de conclusions sévères qui s'étendent souvent à l'ensemble de l'Afrique noire. L'avènement de l'indépendance n'a pas vraiment transformé les structures, et les moeurs des pays développés, propagées par une nouvelle culture internationale, se combinent avec les résistances de la société traditionnelle pour paralyser les tentatives de développement. On parle de « socialisme africain », mais est-ce autre chose qu'un alibi pour éluder les nécessités de l'évolution ? Et les « nouveaux missionnaires » de la coopération, n'arrivent-ils pas trop tard, - ou trop tôt ? En lisant cette enquête impitoyable, on se demande parfois si l'Afrique n'est pas un continent perdu. Son salut n'est concevable que dans la voie d'un socialisme dur et pur, au-delà d'une modernisation inéluctable. Il faudra encore des années de pauvreté et de secousses politiques avant que l'Afrique arrive au stade où se trouve actuellement l'Amérique latine : au seuil de sa révolution. L'auteur a pensé que si l'on pouvait faire peu de choses aujourd'hui pour l'Afrique, on lui devait en tout cas la franchise. Son analyse, si rude soit-elle, est axée sur ce « lointain demain où l'Afrique noire pourra réellement partir ».

  • On commence à dresser la carte de la lune ; mais que savons-nous de notre terre ? La révolution technique a fait de l'homme un migrant ou un touriste, qui perd le contact et la connaissance de l'environnement naturel. L'"homme habitant" disparaît, et avec lui s'affaiblit l'homme citoyen, car la ville, coupée de la campagne, se déséquilibre. C'est ainsi qu'au moment où l'on parle d'aménager les régions, "se referme progressivement le grand livre instructif de la terre". M. Le Lannou, en rassemblant ses chroniques du Monde et diverses études parues en revue, a voulu nous réapprendre à lire le paysage : ce que fut, ce qu'est, ce que pourrait être la vie des hommes s'ils comprenaient le rapport qu'ils entretiennent avec leur terre. "Géographie humaine", au plein sens du mot, où convergent l'histoire, la sociologie, l'économie, la politique, et souvent aussi la littérature. A travers la description pittoresque apparaissent des tendances, des genèses, une civilisation. Le Midi méditerranéen échappera-t-il à la colonisation touristique ? La Bretagne, à la fossilisation ? Le Massif central, au désert ? En suivant M. Le Lannou dans sa promenade, nous découvrons la France profonde, et nous voyons se dessiner les tenants et les aboutissants de ce plus grand pays, l'Europe, qui ne vivra que si elle reste fidèle à ses enracinements et aux équilibres complexes de ses sols et de ses mers.

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