Sciences & Techniques

  • Sommes-nous condamnés à subir les crises économiques, sociales et écologiques en cours ? À croire à l'hypothétique reprise de la croissance ? À sombrer dans l'apathie politique de nos dirigeants ?Ce livre est un appel à l'action de la part du fondateur du mouvement de la Transition. Dans la lignée de son Manuel de transition (2010), Rob Hopkins explique pourquoi il faut réagir face à l'essoufflement de la croissance et aux dérèglements climatiques et écologiques. Et surtout, il nous montre comment on peut le faire, en rapportant nombre d'histoires d'actions locales réussies : le retour des vergers à Saint-Quentin, un supermarché coopératif de produits locaux en Espagne, un plan de descente énergétique à Totnes en Angleterre, une monnaie locale à Bristol, le retour de la bicyclette en Italie, un « Répar' Café » à Paris, des jardins partagés qui se multiplient dans le monde, un moulin en Argentine, une coopérative d'énergies renouvelables au Japon après Fukushima... et bien d'autres success stories réjouissantes.Rob Hopkins est l'initiateur du mouvement de la Transition qui, parti de Grande-Bretagne, compte plus de 1 300 groupes et initiatives de transition dans 43 pays.Ouvrage traduit par Pierre Bertrand, Clara Breteau, Corinne Coughanowr, Robin Delobel, François-Olivier Devaux, Marie-Hélène Elleboudt, Étienne Lecomte, Alice Mangin, Julie Mervaille, Isabelle Patoux, Simon Vermeulen, sous la coordination de Josué Dusoulier.Préface d'Olivier De Schutter

  • Aujourd'hui, 2 décès sur 3 dans le monde sont le fait des maladies chroniques (maladies cardio-vasculaires ou respiratoires, cancers, diabète...). En France, ces maladies progressent 4 à 5 fois plus vite que le changement démographique. Le cancer touche 1 homme sur 2 et 2 femmes sur 5. Les coûts générés font imploser les systèmes de santé.Face à cette catastrophe sanitaire, il est temps de réagir. Les maladies chroniques ne sont ni un simple effet du vieillissement ni une fatalité : notre environnement moderne est en cause. Des milliers de molécules chimiques l'ont contaminé mais aussi la malbouffe, la sédentarité, la pollution urbaine, le travail précaire et stressant et les inégalités au Nord comme au Sud.La découverte des « perturbateurs endocriniens », la mise en évidence d'une transmission de cet héritage toxique aux générations futures révolutionnent la pensée scientifique et réclament de nouvelles politiques de santé à l'échelle mondiale. Au-delà d'un constat fondé sur les références scientifiques les plus solides, André Cicolella livre des clés pour l'avenir : oui, les maladies chroniques peuvent reculer, à condition de repenser notre façon de vivre, de consommer et de travailler !André Cicolella est chimiste, toxicologue, conseiller scientifique à l'Ineris et enseignant à Sciences Po. Il est président du Réseau Environnement Santé à l'origine de l'interdiction du bisphénol A dans les biberons, de l'interdiction du perchloréthylène dans les pressings, etc. Il est l'auteur notamment d' Alertes Santé, Fayard, 2005.

  • Notre planète traverse une crise écologique majeure.Le développement effréné des activités humaines se solde par la dégradation des espaces naturels et l'érosion de la diversité du vivant à un rythme stupéfiant. Cette crise de la biodiversité est devenue une épreuve clé de nos sociétés. Elle interroge ouvertement les valeurs susceptibles de guider notre rapport à la nature.En l'espace de trente ans, les savoirs écologiques et les enjeux liés à la biodiversité ont beaucoup progressé. Il était temps d'en faire une synthèse à la pointe des savoirs et accessible à tous. Vincent Devictor offre un éclairage passionnant et interdisciplinaire sur l'état de notre planète vivante, à la croisée de la dynamique du vivant et de celle des sociétés.Vincent Devictor est chargé de recherche au CNRS à l'Institut des sciences de l'évolution de Montpellier (ISEM). Ses travaux sur la dynamique de la biodiversité en milieux perturbés et sur le changement climatique ont été primés. Ses recherches ont trouvé une renommée internationale et sont régulièrement publiées dans les meilleurs journaux scientifiques.

  • L'échec répété des négociations internationales sur le climat signifie que nous nous dirigeons vers une hausse globale des températures de 3 à 6 °C d'ici 2100. Celle-ci entraînera des événements météorologiques extrêmes et de nombreuses souffrances humaines.Les espoirs se tournent aujourd'hui vers des technologies qui proposent de refroidir la Terre sans changer notre modèle de développement ni de consommation. Telle est la promesse de la géo-ingénierie et de ses promoteurs, soutenus par Bill Gates lui-même. Pulvériser du soufre dans la haute atmosphère, modifier la chimie des océans, stocker le carbone dans les profondeurs de la Terre : tels sont les projets et les expériences à hauts risques de ces « géocrates » - ingénieurs, scientifiques et hommes d'affaires - qui entendent régler le thermostat de la planète.Clive Hamilton, spécialiste des enjeux environnementaux, pose la question de fond : ces hommes ont-ils le droit de jouer aux apprentis sorciers avec la Terre ?Clive Hamilton est un essayiste, politique, économiste et philosophe australien. Il a déjà publié une dizaine d'ouvrages, dont Growth Fetish (2003), Affluenza (2005), Silencing Dissent (2007), Scorcher : The dirty politics of climate change (2007), The Freedom Paradox (2008) et Requiem for a Species ( Requiem pour l'espèce humaine, Presses de Sciences Po, 2013).

  • Des images d'Apollo à celles du réchauffement climatique en passant par les photographies de Yann Arthus-Bertrand, la Terre est devenue objet de surveillance et de savoir global, de contemplation esthétique autant qu'une icône pop de l'écologie.Héritière d'une technologie et d'un regard militaire, cette vision de la Terre vue du ciel est ambivalente : finitude et fragilité, mais aussi hybris de contrôle. Ainsi la reconnaissance du caractère fini de la planète, élément clé de la prise de conscience écologique mondiale, s'est-elle accompagnée d'une vision de la Terre comme un « vaisseau spatial » et de rêves - douteux - de domination technoscientifique de l'ensemble de la planète.Le livre raconte cette invention occidentale de l'environnement global depuis le XIXe siècle. À l'heure de dérèglements écologiques majeurs, nous avons beaucoup à apprendre de cette tension récurrente entre finitude et domination.Sebastian Vincent Grevsmühl est spécialiste en histoire de l'environnement et en « visual studies ». Chercheur à l'université Pierre et Marie Curie, Paris 6, au sein du groupe de recherche TEUS (The Earth Under Surveillance : Geophysics Climate Change and the Cold War Legacy), il est l'auteur de nombreux articles sur l'histoire des sciences géophysiques, l'histoire environnementale, l'histoire des explorations, ainsi que sur la culture visuelle et le rôle des images en sciences.

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