Littérature traduite

  • " Enfin la biographie que ce géant méritait "
    Robert Paxton
    S'appuyant sur une très large masse d'archives et de mémoires, Julian Jackson explore toutes les dimensions du mystère de Gaulle, sans chercher à lui donner une excessive cohérence. Personne n'avait décrit ses paradoxes et ses ambiguïtés, son talent politique et sa passion pour la tactique, son pragmatisme et son sens du possible, avec autant d'acuité et d'esprit. Des citations abondantes, éblouissantes d'intelligence, de drôlerie, de méchanceté parfois, restituent la parole de De Gaulle mais aussi les commentaires de Churchill et de tous ceux qui ont appris à le connaître, à se méfier de lui ou à s'exaspérer de son caractère vindicatif, de son ingratitude ou de ses provocations...
    Aucun détail inutile ici et aucun des défauts de ces biographies-fleuves où l'on se perd, mais une narration toujours tendue, attachée aux situations politiques, intellectuelles, sociales et aux configurations géopolitiques qui éclairent une action et son moment.
    Julian Jackson relit cette existence politique hors norme et son rapport à la France à la lumière des questions du passé, qu'il restitue de manière extraordinairement vivace, et de celles qui nous occupent aujourd'hui – et notamment l'histoire coloniale et l'Europe, la place de la France dans le monde, mais aussi évidemment les institutions de la Ve République. En ce sens, c'est une biographie pour notre temps.
    C'est aussi une biographie à distance, par un observateur décalé qui mieux qu'aucun autre fait ressortir le caractère extravagant d'un personnage singulier à tout point de vue, extraordinairement romanesque dans ses audaces comme dans ses parts d'ombre, et dont l'héritage ne cesse de hanter la mémoire des Français.
    Spécialiste de l'histoire de la France au XXe siècle, Julian Jackson est professeur d'Histoire à Queen Mary, University of London. Sur toutes les listes des meilleurs livres de l'année en Grande-Bretagne, sa biographie de De Gaulle a été couronnée du très prestigieux Duff Cooper Prize.

  • Voici une fresque narrative qui, à travers l'histoire des sacs de Rome, raconte la fin chaotique et riche en rebondissements de l'Empire romain d'Occident.À partir du Ve siècle, Rome fut à plusieurs reprises saccagée par les Barbares. Le plus célèbre de ces sacs reste celui de 410 par les Goths d'Alaric mais il y en eut d'autres : par des Vandales venus de Carthage, par les Barbares du général Ricimer et du chef ostrogoth Totila qui faillit bien raser la Ville.Fondé sur une relecture serrée des sources et sur les dernières trouvailles de l'archéologie, ce livre retrace cette succession d'assauts et les moyens mis en oeuvre par les Romains pour y faire face et en réparer les blessures. Il brosse un vivant tableau des dernières décennies de la Rome impériale, des batailles, trahisons et retournements d'alliance, tandis que grandit l'influence de l'Église chrétienne et qu'à l'arrière-plan s'effondrent les provinces de l'Empire partagées entre les royaumes barbares.De ces assauts, la Ville conserva longtemps la mémoire traumatique, qui se réveilla encore quand les armées impériales de Charles Quint l'assiégèrent une nouvelle fois en 1527.Professeur associé d'histoire romaine à l'Université européenne de Rome, Umberto Roberto a été, avec Yann Rivière, responsable du comité scientifique de l'exposition « Rome et les Barbares » (Palozzo Grassi, Venise, 2008) et directeur du catalogue de l'exposition.Traduit de l'italien par Yann Rivière

  • Rosetta Loy écrit ce livre pour laisser un témoignage aux jeunes générations sur les événements sanglants qui ont déchiré l'Italie dans les années 1970, 1980 et 1990 et la marquent encore. De l'attentat de la Banca Nazionale dell'Agricoltura de Milan, le 12 décembre 1969, à l'installation du parti néofasciste d'un entrepreneur triomphant, possesseur des médias, la romancière raconte à sa manière, rigoureuse, limpide, documentée, émouvante et scandalisée, l'enchaînement des tragédies et le désarroi des observateurs. C'est un tableau noir que Rosetta Loy dresse ici. Un document essentiel pour comprendre l'Italie d'aujourd'hui et le monde dans lequel nous vivons. Depuis Sciascia et Pasolini, aucune voix d'écrivain italien ne s'était élevée avec cette force et cette précision. Traduit de l'italien par Françoise Brun et René de Ceccatty

  • « Laissez-vous transporter par les textes d'autrefois. Chroniques, contes, vies de saints et d'empereurs, romans de chevalerie, pièces d'archives ou livres de cuisine... ils racontent des histoires amusantes, dramatiques, édifiantes ou simplement étonnantes à propos de ce sujet central de la vie des hommes de tous les temps : la nourriture et son partage, à table et ailleurs. Vous y croiserez Charlemagne, saint François d'Assise et Dante, des inconnus, et des personnages de roman, comme Yvain, le chevalier au lion, et bien d'autres encore. » M. M. Cette succession d'histoires qui se lisent comme autant de contes savants nous font voyager à travers les saveurs du passé. Illustré par Harriet Taylor Seed Traduit de l'italien par Jérôme Nicolas Né en 1949, Massimo Montanari est un historien de l'alimentation internationalement reconnu. Son histoire de l'alimentation en Europe, La Faim et l'Abondance, été publiée par Jacques Le Goff au Seuil, en 1995. Il enseigne à l'université de Bologne.

  • Véritable illustration d'une théorie de l'histoire et des devoirs d'objectivité de l'historien, ce Livre Premier raconte, en les commentant, les trois premiers voyages aux Indes de Christophe Colomb, ainsi que quelques autres expéditions de découverte et de conquête.Si la personne du Découvreur est magnifiée, elle n'en est pas moins l'objet de critiques raisonnées sur sa responsabilité dans la future destruction des Indes : on a là, d'emblée, ce qui caractérise l'ensemble de l'oeuvre d'un acteur et d'un témoin qui est à la fois, et sans faille, un chrétien et un humaniste, et qui mènera jusqu'à sa mort un combat pour la justice et la défense des Indiens. Et l'on ne sait ce qu'il faut le plus admirer, de la rigueur de l'historien ou de l'acuité du visionnaire.

  • Avec ce livre troisième, le dernier, celui qui portera bientôt le beau titre de Défenseur des Indiens entre véritablement en scène. Si ce volume constitue, comme les deux premiers, la chronique de la conquête et des débuts de la colonisation, il est aussi, et peut-être surtout, le récit d'une révélation et de la «conversion» d'un homme venu aux Indes en conquérant, bénéficiaire d'une encomienda, et que les exactions dont il est témoin et les ravages causés aux Indes et aux Indiens transforme en champion passionné du droit des gens contre tous ceux qui, à la cour comme sur le terrain, justifient tous leurs méfaits par le droit de conquête : c'est bien là l'enjeu d'une lutte sans faille et la préoccupation incessante, jusqu'à son dernier souffle, de quelqu'un qui a voué sa vie à la défense des opprimés, et qui peut être considéré comme l'un des pères fondateurs des droits de l'homme.

  • Ce Livre Deuxième, en même temps que la chronique des expéditions de la première décennie du XVIe siècle aux Indes, et des débuts de l'administration espagnole dans les îles, présente une constante réflexion sur les problèmes philosophiques, religieux, et tout simplement humains, engendrés par la conquête de ce monde nouvellement découvert. Y est dénoncé, en particulier, le système de répartition des Indiens entre les conquérants, qui est, comme on le sait, l'une des causes principales de la rapide extermination des hommes qui peuplaient les îles avant l'arrivée des Espagnols.

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