Soulières éditeur

  • « - Quel est le titre du meilleur livre que t'as lu de ta vie ? m'a demandé le clochard. - J'aime pas ça lire. - C'est faux, a-t-il eu le culot de rétorquer. Selon lui, j'aimais la lecture. Je l'aimais même à la folie. Le problème, c'est que je ne le savais pas encore. L'étrange bibliothécaire s'est mis à fouiller dans son chariot de livres et m'en a remis un entre les mains : Le livre maudit. - Méfie-toi. Ce bouquin est malin. Il a plus d'un tour dans son sac ! » « En théorie, les livres sont faits pour être lus. Pas celui-ci. Sois sage, repose-le où tu l'as pris et sauve-toi. »

  • « depuis je suis cet ange du langage qui roule au sol les bras en hélices je dévale cette petite pente de gazon qui s'échappe tranquillement de l'hiver l'âme devant le corps et les mains qui s'absentent un moment pour retenir le visage le temps que tout se calme tu sais je continue de marcher derrière la maison jusqu'au ruisseau comme nous le faisions aussitôt que la neige commençait à fondre » « le chagrin est mort en bas de la porte juste devant notre entrée devant la maison avec tout ce qui est bien et mal en même temps »

  • « - Je suppose donc que tu ne crois pas aux fantômes ? insiste Voyer.
    - Pas une miette.
    - Alors, je te défie de dormir une nuit entière dans la maison des Turgeon- Hébert.
    - C'est quoi, cette gageure pour débiles ?
    - Tu te défiles ? Tu as peur d'avoir peur ?
    - Contrairement à toi et à ta bande d'arriérés, Voyer, j'ai passé l'âge des enfantillages.
    - Tu te penses supérieur à tout le monde avec ton cerveau d'Einstein mal cloné alors, on t'offre la possibibilité de prouver que les profs de sciences ont raison de te considérer comme un génie.
    - Je n'ai rien à te justifier, Voyer. » « - Anoushka ! lance tout à coup l'une des copines de Sarah. Les gars parlent d'aller à la chasse aux revenants dans la maison que tes parents veulent acheter ! »

  • « - Je t'aime, Jeanne Blanchet. La déclaration, bien qu'un peu concise pour ceux qui préfèrent les grandes envolées romantiques, avait le mérite d'être limpide.
    La belle, toujours dans l'embrasure de la porte, étonnée par la visite impromptue de François Métivier, avait d'abord plongé ses yeux dans les siens. Puis, sans prononcer un mot, elle avait reculé de trois pas et lui avait claqué la porte au nez.
    Ce qui était plutôt limpide aussi. Métivier n'a pas bronché. Et quand Jeanne a rouvert deux heures plus tard, il était toujours là, sur le balcon, à l'attendre. » « - Je t'aime mille fois plus que Bobby ! avait affirmé Métivier dans un dernier baroud d'honneur.
    - Comment peux-tu en être si certain ? »

  • « Sur le siège arrière du taxi, Annie entend Jay pousser plusieurs jurons en effectuant un virage sur les chapeaux de roues. Sorti en trombe du stationnement de l'école, il fonce à plus de cent à l'heure sur la rue Santerre, oubliant les arrêts. Lancée à sa poursuite, la Buick roule à la même vitesse.
    - Cette fois Randy, dit en anglais le conducteur à l'autre homme, il ne nous échappera pas ! »
    - Ce matin-là, quand Jay est pris en chasse par deux individus, Annie, encore à bord, n'a pas d'autre choix que de suivre.
    Qui sont-ils ? Des policiers ou des bandits ?
    « - Mais ne peut-on pas retourner à la maison ? Ou à mon école ?
    - J'ai peur que non, Annie, répond Jay. Trop dangereux. »

  • « J'aimerais ça lire quelque chose d'exactement pareil à ça genre style comme. C'était tellement bon ! » Combien de fois ai-je entendu cette phrase lorsque je signais des milliers de livres dans les Salons du livre de Paris, Moscou, New York, Singapour, Sorel ? Combien de fois ? Ah ! Que ne ferait pas un écrivain pour plaire à ses lecteurs ! Alors, voici enfin votre chance ! Elle est entre vos mains, saisissez-la (ainsi que le livre en même temps !). Grâce à ce bouquin, vous avez l'occasion inouïe et extraordinaire de lire la même histoire et ce, 97 fois plutôt qu'une ! Une chance qui ne se répétera pas de sitôt. Quel festin ! Ça sent déjà le chocolat ! Réédition 2013 - Nouveau format dont 20 textes inédits 1ère parution en 2005 - ISBN 2-89607-020-6 / EAN 9782896070206

  • « -Tu... tu t'es inscrite ? Comment as-tu fait ?
    Je lui résume l'histoire de la veille.
    - Ab Hoffman ? répète Susie, incrédule. C'est un prénom de garçon ?
    - En tout cas, ça l'est davantage qu'Abby ou Abigail.
    Mon amie regarde autour d'elle pour être

  • Gardien de buts talentueux, Charles Sabourin ne reve que dune chose : rencontrer Patrick Roy, son idole. Lors dun tournoi, loccasion se présente, mais Charles est cloué au lit avec une ficvre de cheval et le gardien de but est échangé au Colorado. Son reve sévanouira-t-il ?
    Sachant que son héros visitera des enfants malades de lhôpital Sainte-Justine, dans le temps des fetes, Maxime et Eunice, ses amis, lui proposent un plan infaillible pour quil rencontre son idole : feindre la maladie pour quon lhospitalise.
    Sils avaient pu prévoir la suite des événements, peut-etre que les trois amis nauraient pas provoqué le destin. Une fois hospitalisé, ´r la suite de tests quon lui administre, on découvre quil est atteint dun cancer.
    Bruni Surin, le vieux forum de Montréal et lhôpital Sainte-Justine sont aussi au coeur de cette histoire troublante. Charles mcnera une lutte acharnée contre la maladie, il croisera lamour et la mort. Un duel cruel entre les reves et la réalité.

  • « DIMANCHE 25 JANVIER Je n'en peux plus de passer mes nuits à guetter les loups. Je ne veux plus subir mais agir. J'ai vu des traces de raquettes ce matin. Des traces récentes. Dans un sac à dos, j'ai mis la hachette, mon journal et deux jours de vivres.

  • « - C'est pourquoi j'ai couru le risque de venir jusqu'ici. Ma décision est prise.
    Si tu le veux, ma mie, nous partirons demain... Nous partirons pour n'importe où, pour un lieu où nos pères ne mettront pas d'entraves à notre amour. » Voici l'histoire d'un amour secret et interdit entre Anne et Godefroy, deux jeunes de quinze ans appartenant à des familles ennemies.
    Cette histoire transportera le jeune lecteur au Xlle siècle, au temps des chevaliers et des seigneurs, mais aussi au temps où l'honneur et la bravoure étaient de durs conseillers.

    Édition 2011 (1ère parution en 2000) - Nouveau format

  • « [20 h 20] Je dis peut-être « mon amour » pour la dernière fois en parlant de toi. Je le dis et j'ai toutes ces images en tête. Notre bonheur à deux. Les moments beaux. Ceux que personne ne peut renier. Il n'y a pas que nos yeux qui en furent témoins. Il serait facile de penser que le vent tout autour est venu à bout de notre amour, mais c'est nous deux qui en sommes venus à bout cette fois. Ce que tu es. Ce que je suis. Nous deux séparément. Nous avons mis un terme à l'artifice parce qu'en dernier ce n'était presque seulement que ça, un combat maquillé en beauté. » o « Dans les entrailles des derniers jours avec elle, j'avais entrepris l'écriture d'un journal. Un journal de bord, pour tenter de me recentrer (...) Tenter de mieux me comprendre. Je l'ai tenu tout le mois de septembre. Même après elle. »

  • « - Maman, il est où le bonheur ?
    - Écoute... tu entends ?
    - Quoi ?
    - Est-ce que tu entends un bruit ? Mais un très très grand bruit ?
    - Non.
    - Alors, c'est que le bonheur est ici. Je ne comprends rien à ce que ma mère raconte. J'accepte son bisou sur ma joue. Je note qu'elle se lève sur le bout des pieds. Je suis plus grand qu'elle. Normal. Je suis un homme. J'ai quinze ans.
    Le docteur dit que, dans ma tête, j'ai six ans.
    En ce cas, comment se fait-il que je sois en première secondaire, hein ? » o « - Pourquoi on t'appelle " pacom" ? demande Chloé.
    (...) C'est Romain qui réplique à ma place.
    - Parce qu'on dit de lui qu'il n'est " pas comme" les autres. C'est aussi niaiseux que ça. »

  • « Devant mon refus d'obtempérer, le policier décide de sévir.
    - Vos papiers d'identité, s'il vous plaît.
    - Euh... Je ne les ai pas.
    - Où sont-ils ?
    - Dans mon portefeuille... qui se trouve dans mon pantalon.
    - Quel pantalon ?
    - Celui que je porte.

  • « J'ai ramassé la fleur, que j'ai remise à son propriétaire. C'est à ce moment qu'une chose étrange s'est produite. Le vent s'est levé encore une fois et j'ai eu l'impression qu'il se concentrait sur mon poignet, qu'il l'enserrait fortement.
    Surpris, j'ai examiné mon bras. Je n'ai rien vu, mais j'aurais juré que la bourrasque froide me tenait le poignet, encerclait ma chair. Je me suis frotté le bras et la sensation a disparu. Puis, il s'est mis à pleuvoir plus fort.
    J'ai fait demi-tour pour quitter le cimetière, mais la sensation connue d'une paire d'yeux qui me scrutaient la nuque a été si forte que j'ai fait volte-face pour regarder derrière moi. » o « Ce maniaque dégénéré avait réuni toute la violence de ses émotions, sa haine, sa frustration, sa révolte pour l'utiliser contre moi et voler mon corps.
    Étais-je mort ? »

  • «Cet hiver-là, j'ai découvert le deuxième cadavre de mon existence. Je m'en souviens comme si c'était hier. Il m'arrive d'ailleurs encore de voir la scène, quand une mauvaise digestion provoque des cauchemars, quand mon esprit agité par quelques doutes passe en revue la suite des événements à la recherche d'un détail qui m'aurait échappé.
    J'avançais dans une ruelle silencieuse, et la neige crissait sous mes bottes. Ce n'était pas le jour. Ce n'était pas la nuit non plus. Entre chien et loup, auraient dit les anciens. Plus près du loup que du chien, aurais-je précisé si on m'avait demandé mon avis. » « (...) un croassement terrible a brisé le silence. J'ai levé la tête en cherchant d'où pouvait provenir un cri aussi puissant. Sur un poteau de téléphone, à quelques mètres de la maison, un énorme corbeau me regardait. »

  • « Le regard d'Alphonse a changé. Des lumières s'y sont allumées et ont ravivé le bleu extraordinaire de ses yeux. Jean-Sébastien est fasciné par la transformation. Tout à coup, une main glacée se pose sur sa propre main et la retient avec fermeté. Les secondes s'écoulent, interminables. Le regard se fait dur, la bouche du vieillard se crispe et les paroles sortent comme des couteaux :
    - Tu n'as pas honte de détruire ce qui ne t'appartient pas ? Qui que tu sois, sors de ce corps et laisse mon petit-fils en paix ! »

  • « Aux Îles-de-la-Madeleine, la mer est partout. En me baladant sur la plage, j'ai eu envie de me marrer. Alors que je contemplais l'horizon, le ciel a fait tomber sur ma tête six idées m'ont fait sourire. » « Ces idées, je les ai nourries en trois coups

  • « Arrivée à la fontaine, elle trouva là tout un attroupement. Mathurine, ayant aperçu Babette,joua des coudes pour la retrouver. - Qu'est-ce qui se passe ? lui demanda-t-elle. - Le diable est dans la fontaine, répondit l'autre. Regarde : l'eau est toute verte. Le vert, c'est la couleur du diable, dit-on. - Mais non ! la couleur du diable c'est le rouge. Rouge comme l'enfer. Mathurine eut une pensée pour sa tante. - C'est Dame Flavie qu'il faut aller quérir ! C'est la plus savante dans les secrets de la nature. » « ... - J'ai versé le contenu de la marmite sur les rochers, derrière la maison, là où c'est toujours humide... - Malheureuse! Le ruisseau qui coule de la montagne passe ici avant d'aller alimenter la fontaine du village. Qu'est-ce que tu avais donc concocté dans cette marmite ? »

  • « - Tes histoires de trésor et d'épave, c'est bon pour les films de série B. Franchement ne nous prends pas pour des poires. Tu essaies de te rendre intéressante, un point c'est tout.
    - Mais puisque je vous le dis. Pourquoi je vous conterais des histoires? Et puis, je n'ai pas parlé de trésor. J'ai parlé d'épave seulement.
    - Ouais...
    - Puisque vous n'avez pas du tout l'air ni l'envie de me croire, Salut ! conclut sèchement Nathalie.
    Laurent et Benoît restent là décontenancés.
    Laurent regarde son ami, hésite, puis crie de toutes ses forces.
    - NATHALIE ! NATHALIE ! ATTENDS-NOUS, ON ARRIVE! » « Je pense que la cabane est le lieu le plus sûr (...) Derrière eux, un bruissement de feuilles, et ce n'est pas le vent qui joue dans les arbres. Des bruits de pas feutrés. De l'ombre sur les bosquets. »

  • « - Et que comptes-tu faire avec l'enquête ? Poursuivre ou abandonner ? - Je dois t'avouer que le mystère entourant cette affaire me fascine. Le cas Beaulieu est un dossier irrésistible , mais décourageant par bout. J'ai vérifié auprès des compagnies aériennes, des hôpitaux. Rien. J'ai interrogé les voisins. Rien d'intéressant non plus. Les pistes se dérobent comme des veines fuyantes. - Alors ? - Alors je pense poursuivre l'enquête tout de même, par défi, par curiosité, par conscience professionnelle aussi. Cécile détourne le regard pour ne pas rire au mot "conscience professionnelle". » « - Si je savais au moins pourquoi cet individu bizarre a disparu comme ça du jour au lendemain. Qui aurait intérêt à faire disparaître Michel Desmarais ? » 1ère parution en 1985

  • « Le crépuscule a cédé la place à la nuit.
    - Il n'y a pas un seul nuage, remarque-t-elle.
    - Ils sont tous dans ton coeur, dit-il.
    Ils entendent le grincement d'une porte. La jeune fille ne bouge pas et empêche Tristan de faire un geste qui les trahirait. Dans la pénombre, sa mère ne peut les voir.
    - Raphaëlle ! crie à nouveau madame Langevin.
    - Je dois rentrer, soupire Raphaëlle.
    ... Il s'approche d'elle et, sans hésitation,il lui tend les lèvres, mais elle a peur d'être prise en flagrant délit amoureux par sa mère. Elle se sauve. » Il est membre de l'équipe de hockey midget AAA, elle fait partie de l'élite du Québec en patinage artistique.
    Deux jeunes. Deux univers. Et un seul destin.

  • « Je m'appelais Serge Féneau et la chasse était ouverte. Où aller quand on ne peut rentrer chez soi ? » « Ce n'était pas la première fois que je voyais quelqu'un mourir. Cette fois, c'était très spécial, parce que je connaissais bien Daniel Fauteux. ... À certains moments, c'était le grand ménage et on menait de grandes opérations d'assainissement. Les coupables n'étaient jamais punis. Jamais. Alors, soudain, j'ai compris. Mes mains tremblaient. Je fis un effort pour me calmer, car ma nervosité pouvait me rendre suspect. C'était vraiment le moment où il fallait passer inaperçu. J'ai réussi à me contrôler et je me suis enfui. »

  • « La nuit de Noël, alors que j'étais de garde, un clochard en pleine crise de delirium se présenta aux urgences. Le malade crachait, mordait et répétait sur un ton obsessif : Un demi-sou, je vous la vends un demi-sou...

    [...] Nous avons fouillé ses poches et nous avons découvert une fiole ancienne avec, à l'intérieur, des algues flottant dans un liquide brunâtre.

    [...] Comme Sylvain Ravine me suppliait de l'écouter, j'ai décidé d'en faire mon patient et de le traiter. Ce qu'il m'a dit était tellement étrange, tellement différent des autres confessions de malades psychiatriques que j'ai décidé d'enregistrer son témoignage à son insu. »

    « Sylvain raconta donc la vérité : comment il avait acquis la mandragore, comment il était devenu riche et célèbre grâce à Cordélia, comment, par la suite, il avait rajeuni puis vieilli.
    - Tu penses que je te raconte des salades, hein ?
    - Non. Je te crois. »

  • « - Inspecteur, on a besoin de vous dans les cuisines.
    - Non pas maintenant, je mange en délicieuse compagnie.
    - Mais c'est important, relance Armstrong qui pédale dans la choucroute. J'insiste. » « - Alors ces m'sieur-dame ont fait leur choix ? Madam

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