Temps Présent éditions

  • D'une part un député de gauche, non croyant, évoquant la place grandissante de la spiritualité dans ses combats. D'autre part, un évêque catholique refusant les étiquettes politiques, clame son opposition radicale au culte de l'argent-roi et invoque le devoir d'accueil des étrangers.
    Dialogue entre François Ruffin, député de la Somme, et Mgr Olivier Leborgne, évêque d'Amiens, sur les rapports entre la spiritualité et la politique, et plus particulièrement sur les liens entre la quête de paix intérieure et la recherche de paix sociale.
    Un échange franc où se mêlent spiritualité et politique qui permettra au lecteur de découvrir deux fortes personnalités aux convictions affirmées révèlant de nombreux points de convergence et dévoilant des parties étonnantes de leur parcours !
    À PROPOS DES AUTEURS
    François Ruffin - Né en 1975. Fondateur et rédacteur en chef du journal Fakir. César du meilleur film documentaire en 2017 pour son premier film, Merci Patron !. En 2017, élu député. Siège au sein du groupe La France insoumise.
    Olivier Leborgne - Né en 1963. Prêtre puis vicaire général du diocèse de Versailles. Nommé évêque d'Amiens en 2014. Conseiller ecclésiastique de la Confédération nationale des associations familiales catholiques. Nommé évêque d'Arras en 2020.
    Propos recueillis par Hugues Pinel et Adrien Louandre.

  • Jo Spiegel revient sur son parcours et propose un renouveau démocratique. Maire de Kingersheim (Haut-Rhin), Jo Spiegel refusa en 2014 la Légion d'honneur, pour dénoncer « une démocratie en panne ». En 2015, il a rendu sa carte du PS, devenu selon lui une « officine de conquête du pouvoir ». Comme beaucoup de Français, Jo Spiegel est un citoyen en colère, déçu par le manque de courage de la classe politique. D'autant qu'à son échelle, celle d'une ville située dans la banlieue de Mulhouse, il a prouvé depuis longtemps que l'on pouvait agir. Ancien athlète de haut niveau, c'est à force d'endurance et de volonté qu'il s'est fait le champion de la démocratie participative. Dans sa commune, il a soumis tous les projets à la concertation et au vote d'un panel d'habitants, instauré le tirage au sort, délocalisé le conseil municipal dans une Maison de la citoyenneté, rencontré tous les foyers en porte-à-porte, etc. En 2014, il a été réélu au premier tour avec près de 60 % des voix. Dans ce livre d'entretien, il raconte son parcours d'élu atypique, et fait sa part d'autocritique : il confie avoir connu le goût du pouvoir et reconnaît des défaites, comme le taux d'abstention ou le score du FN qu'il n'a pas su faire baisser. Enfin, Jo Spiegel confie dans ces pages étonnantes qu'il nourrit sa politique de lectures philosophiques (Hannah Arendt, Paul Ricoeur) et d'une quête de spiritualité. Lui qui fait chaque année des retraites en monastère pour se ressourcer est un combattant acharné des dérives obscurantistes. Il appelle à redonner tout son sens à la belle expression, souvent galvaudée, de « vivre-ensemble ». Le coup de gueule d'un défenseur de la démocratie participative. À lire absolument ! EXTRAIT Les électeurs attendent l'alternative, ils ne récoltent que l'alternance. Les changements sont essentiellement sémantiques. D'où le désenchantement, le rejet et la défiance à l'égard de ceux qui ont des responsabilités ! Comment peut-il en être autrement quand, pour gagner les élections, on applique les mêmes ingrédients que pour le marketing commercial : - La séduction, alors qu'il serait urgent de parler vrai. Mais les électeurs sont-ils en capacité, dans un pays passé maître dans l'addition des corporatismes, d'entendre la vérité ? - La caricature, alors que notre société est marquée par la complexité. Mais se donne-t-on le temps et les moyens d'aller au fond des sujets ? - La posture, qui fait que l'on s'oppose quand on est dans l'opposition, et que l'on est persuadé d'avoir toujours raison quand on est dans la majorité. Quel spectacle indigne que le débat politique dans notre pays ! À PROPOS DE L'AUTEUR Ancien professeur de sport et champion d'Alsace de 800 mètres, Jo Spiegel est maire de Kingersheim (Haut-Rhin) depuis 1989. Il a été conseiller régional (1986 - 1998) et conseiller général (1988 - 2008). Sa commune est devenue un laboratoire réputé de démocratie participative.

  • Parce que spiritualité et humour ne sont pas forcément incompatibles. Dans une période où religion et humour ne font pas toujours bon ménage, Élise Cairus propose une lecture apaisée du Nouveau Testament, à travers ses traces d'humour. Un humour qui est avant tout source de joie. Sa profondeur et sa subtilité aident à aller vers l'Autre et à se retrouver. Cette recherche s'est faite dans le cadre plus général de son travail sur l'accompagnement spirituel de la naissance. Une analyse de 15 passages humoristiques du Nouveau Testament ! EXTRAIT Pour beaucoup de personnes, la religion apparaît comme une somme de contraintes et un catalogue de morale qui enferme, ne donnant matière ni à sourire ni à se réjouir. Sans parler des célébrations, jugées souvent tristes et ennuyeuses. Quant aux catastrophes que nous rapportent quotidiennement les médias, elles contiennent de plus en plus souvent leur lot d'attentats revendiqués par des fondamentalistes, ou de crimes pédophiles perpétrés par tel ou tel religieux. Églises et croyants semblent bien plus participer à la tristesse de l'époque qu'à ses bonheurs et à ses rires. Et pourtant, à y regarder de près, le christianisme - pour ne parler ici que de lui - est depuis son origine une religion de la joie. Et cela jusque dans les situations les plus désespérées. À PROPOS DE L'AUTEUR Élise Cairus est doctorante en théologie à l'Université de Genève. Son travail de recherche, sous la direction de Lytta Basset, porte sur l'accompagnement spirituel de la naissance. L'humour des Évangiles est son premier livre.

  • Plongez dans cette enquête fouillée au coeur du marché bio !
    En quelques décennies, la consommation bio et la santé naturelle sont passées de pratiques minoritaires à une reconnaissance quasi-unanime.
    Comment une telle évolution s'est-elle opérée ?
    Que reste-t-il des racines contestataires de cette culture ?
    L'univers du « bio » est-il traversé par des contradictions ?
    En s'appuyant sur un travail de terrain auprès de centaines de personnes, Anahita Grisoni dresse un panorama historique et sociologique de l'écologie et met à jour les tensions qui l'animent : progrès/tradition, laïcité/religion, individu/collectif, contestation/consensus...
    Une étude édifiante pour mieux comprendre la marchandisation de la révolution bio.
    EXTRAIT
    Ce livre, pensé sous forme d'une enquête à plusieurs entrées, veut aborder dans la complexité les mécanismes qui composent le marché du bio : opportunisme des grandes chaînes, travail des services de communication et de marketing, résistance des acteurs et des collectifs militants, idéologie de l'action par contagion. Davantage que d'aborder la question de la « récupération » de l'écologie, l'objectif de cet ouvrage est d'identifier la notion de « réforme de soi », comme choix d'une éthique personnelle fondée sur l'illusion de l'autonomie, et qui génère, pourtant, des valeurs collectives et des pratiques de groupe.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Anahita Grisoni est sociologue et urbaniste, diplômée de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), spécialiste de l'écologie politique. Elle a effectué des travaux de recherche au sein de différentes institutions (EHESS, INSERM, CNRS).

  • Comment faire le deuil de l'avenir pour vivre et agir dans le présent ? Riche de ses quarante années de consultations comme psychologue, particulièrement en milieu rural, Cécile Entremont mesure l'impact des crises sur les comportements individuels et collectifs, familiaux notamment. Elle constate du désespoir, du fatalisme et un déni de réalité, qui consiste à ne pas voir la gravité du contexte économique, social et écologique. Face à cette situation, elle propose de faire un certain « deuil de l'avenir » pour s'ancrer dans la réalité et se mettre en mouvement. Un ouvrage qui propose des pistes très concrètes qui passent par l'éducation, l'attention aux autres et à la nature, l'ancrage local, la vie associative et le développement personnel ! EXTRAIT Les gens sont devenus tendus, perdus, malades, stressés, angoissés ; les enfants, désabusés, dispersés ; les inégalités entre les riches et les pauvres se sont creusées, et les guerres éclatent partout du Moyen-Orient à l'Afrique Centrale, au Pakistan, et s'éclaboussent même en Europe par l'intermédiaire de groupes terroristes armés. Tout cela aurait-il un lien avec la question précédente, celle de la crise globalisée de notre monde ? Je partirai de ma position de psychologue clinicienne, psychothérapeute et formatrice pour faire état de mes observations. Quels changements majeurs concernant les interrogations et les comportements humains durant les quarante dernières années seraient à souligner ? Et quels constats frappants souvent partagés m'est-il possible de faire aujourd'hui ? Quelles questions soulever alors, pour aborder l'avenir en matière d'éducation, de vie sociale et de développement personnel ? L'enjeu est de taille pour les temps qui viennent : c'est urgent. À PROPOS DE L'AUTEUR Psychologue clinicienne, psychothérapeute et docteure en théologie, Cécile Entremont pratique également l'accompagnement spirituel, individuel et en groupe. Elle vit et travaille en Bourgogne.

  • Jamais on n'aura autant parlé d'écologie en France, en 2015... et jamais le parti politique censé porter ce combat, Europe Écologie - Les verts, n'aura été aussi inaudible ! C'est le constat sans concessions que font trois cadres d'EE-LV. Mais leur Manifeste va beaucoup plus loin. Il analyse les raisons du désamour entre la France et l'écologie politique, et esquisse des pistes pour y remédier. Sans trop s'attarder sur les péripéties d'appareil et d'ambitions personnelles - mais sans les sous-estimer non plus -, les auteurs expliquent comment l'écologie politique, loin de se limiter aux problèmes du climat et de la pollution, peut devenir la solution au profond malaise démocratique actuel. Dans un style enlevé, ils en appellent à une écologie qui soit à la fois radicale et consensuelle, utopique et pragmatique, ambitieuse et modeste. Ils encouragent les écologistes à un peu plus d'imagination, d'ouverture... et de lâcher-prise. Une critique lucide et constructive des mouvements écologistes, pourn envisager une véritable économie politique ! EXTRAIT Dans ce monde sous tension, le projet et les idées politiques sur lesquels les écologistes ont bâti leur engagement n'ont jamais été aussi pertinents. Il devient vital de mettre fin à la surexploitation des ressources naturelles et humaines, à un modèle économique basé sur la consommation et la compétition permanentes, et à des représentations étriquées et matérialistes de la vie, du succès et du monde. L'avenir est aux intégrations politiques régionales, dont l'Union européenne est le modèle malgré tous ses défauts, à la coopération internationale, dont l'ONU reste le prototype, et à la solidarité globale entre pays riches - souvent d'anciens empires coloniaux - et pays pauvres - souvent d'anciennes colonies. Pourtant, après trois à quatre décennies d'existence, jamais les partis verts n'ont semblé aussi faibles, incapables d'imposer leurs priorités aux acteurs politiques d'un système fatigué. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE [Un] ouvrage indispensable dans la bibliothèque de tout bon écologiste ! - Collectif Roosevelt À PROPOS DES AUTEURS Lucile Schmid, 53 ans, est énarque, membre du bureau exécutif d'EE-LV, co-fondatrice et vice-présidente de la Fondation pour l'écologie politique, ancienne conseillère régionale (PS) d'Île-de-France. Elle est membre du comité de rédaction de la revue Esprit. Edouard Gaudot, 41 ans, historien, a été un proche collaborateur de Bronislaw Geremek et de Daniel Cohn-Bendit. Il est conseiller politique du groupe Verts / Ale au Parlement européen. Benjamin Joyeux, 35 ans, juriste spécialisé en droit de l'environnement, a participé à des mouvements de sans-terres en Inde et aux collectifs Jeudi Noir et Sauvons les riches. Il est collaborateur du groupe EE-LV au Parlement européen.

  • Édition revue et corrigée ! Au XIe siècle, sur fond de lutte acharnée entre le Pape et l'Empereur, l'Occident connaît une révolution qui bouleversera à jamais son visage : c'est la réforme grégorienne, inspirée du nom du pape Grégoire VII, avec des effets qui durent encore aujourd'hui. Les réformateurs du XIe siècle veulent corriger les moeurs, restaurer la discipline monastique et, de manière générale, séparer nettement dans la société les clercs et les laïcs, au profit des premiers. Ils conduisent à la querelle des investitures, marquée par des affrontements violents. En voulant trancher la question de l'équilibre des pouvoirs entre deux puissances à vocation universelle - l'Empire et la Papauté -, la réforme grégorienne désacralise le pouvoir politique et conduit à un profond renouvellement des élites d'Eglise. Paradoxalement, en séparant le temporel du spirituel, elle participe à son corps défendant à l'émergence d'un pouvoir laïc à la tête des sociétés médiévales. Marquant à jamais la chrétienté latine, l'oeuvre des papes Léon IX, Grégoire VII et Urbain II constitue l'une des matrices du développement politique, religieux et culturel européen. La réforme grégorienne a fait l'objet de nombreux travaux depuis un siècle, mais jamais aucun n'aura été aussi accessible et aussi lumineux sur la façon dont ce lointain passé a façonné notre présent. EXTRAIT L'histoire de la réforme grégorienne - et l'affrontement entre la Papauté et l'Empire qui s'en est suivi - fait partie des épisodes les plus célèbres et les plus importants de l'histoire du Moyen Âge européen. Ce qui s'est déroulé au cours du XIe et au début du XIIe siècle a profondément marqué le paysage politique et religieux de l'Europe médiévale, et certaines de nos idées ou représentations contemporaines du pouvoir y ont leurs racines. À PROPOS DE L'AUTEUR Sylvain Gouguenheim est un historien médiéviste français. Après avoir rédigé une thèse de doctorat à l'Université de Paris X-Nanterre consacrée, sous la direction d'André Vauchez, à la mystique rhénane Hildegarde de Bingen, il a été maître de conférence à l'Université de Paris I-La Sorbonne et membre du LAMOP (Laboratoire de médiévistique occidentale de Paris) avant de devenir professeur des universités à l'ENS Fontenay-Saint-Cloud (ENS LSH de Lyon) de Lyon. En 2008, il publie Aristote au Mont-Saint-Michel, un livre dans lequel il prend le contrepied de certains cercles d'historiens qui considèrent que le monde musulman a joué un rôle important dans la transmission à l'Occident médiéval de l'héritage culturel antique.

  • Une vaste enquête à la rencontre des opposants aux fondamentalistes islamistes.
    Karima Bennoune est allée dans une vingtaine de pays de culture musulmane (Pakistan, Afghanistan, Algérie, Égypte, Iran...) pour rencontrer des opposants aux islamistes fondamentalistes. Elle dresse leur portrait dans ce livre-enquête exceptionnel. Et rapporte des reportages de ces régions du monde parmi les plus dangereuses (Pakistan, Afghanistan...). On découvre, au fil de ces pages saisissantes, des personnalités incroyables et attachantes, véritables héros du quotidien qui risquent leur vie pour un idéal : la liberté.
    Karima Bennoune, professeur de Droit à l'Université de Californie - Davis, est Rapporteur spécial de l'ONU pour les droits culturels. Elle est née en Algérie, où son père, Mahfoud Bennoune, était un anthropologue réputé, menacé de mort à plusieurs reprises par les islamistes. Son livre a d'abord été publié aux Etats-Unis chez Norton (Your Fatwa Does Not Apply Here).
    Karima Bennoune signe ici un ouvrage profond qui permet de comprendre qui sont ceux qui, au péril de leur vie, luttent contre les fondamentalistes islamistes.
    EXTRAIT
    Le 18 avril 1991, ce que j'avais craint pour mon père pendant des années, Roya Boroumand a dû le vivre avec le sien. « Mon père a été tué dans notre appartement, me raconte-t-elle. Il a été poignardé à de multiples reprises, et mon jeune frère l'a trouvé dans l'entrée. » La victime du meurtre, Abdorrahman Boroumand, avait été l'un des fondateurs de l'opposition démocratique au gouvernement théocratique iranien. Il avait aussi connu la prison sous le règne autoritaire du Shah.
    « Ensuite, Bakhtiar a été assassiné », poursuit Roya. Chapour Bakhtiar, dissident pendant longtemps, puis Premier ministre de transition, a dissous la célèbre police secrète connue sous le nom de SAVAK. Il a ensuite pris la tête du Front National, un groupe d'opposition en exil.
    Ami proche et associé du père de Roya, qui vivait aussi dans la banlieue parisienne, Bakhtiar fut attaqué chez lui le 6 août 1991. On l'a égorgé. « Plus d'une centaine de personnes ont été assassinées à travers le monde. » Roya situe son propre deuil dans la litanie des victimes de ce que le Washington Post a appelé « l'extermination systématique des adversaires politiques de l'Iran ».
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    C'est le résultat de cette vaste enquête d'abord publiée aux États-Unis qu'elle livre dans « Votre fatwa ne s'applique pas ici. Histoires inédites de la lutte contre le fondamentalisme musulman », au travers de longs témoignages de luttes poignantes et héroïques menées au quotidien par des femmes et des hommes qui tout simplement veulent vivre libres. Et dont nombre d'entre eux ont payé de leur vie. - Marie Verdier, La Croix
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Karima Bennoune, professeur de Droit à l'Université de Californie - Davis, est Rapporteur spécial de l'ONU pour les droits culturels. Elle est née en Algérie, où son père, Mahfoud Bennoune, était un anthropologue réputé, menacé de mort à plusieurs reprises par les islamistes. Son livre a d'abord été publié aux Etats-Unis chez Norton (Your Fatwa Does Not Apply Here).

  • Un texte religieux qui a fait du bruit... Onze personnalités de tous horizons livrent leurs analyses de l'encyclique du pape François sur l'écologie, Laudato Si'. Cet ouvrage constitue à ce titre la première étude de fond qui porte sur ce texte majeur. Ces auteurs expliquent pourquoi le pape a suscité, avec cette encyclique, une petite révolution dans l'Église catholique comme en dehors. Si certains soulignent des contradictions ou des manques, tous constatent la puissance novatrice et la clarté du propos. Une analyse intéressante du plaidoyer vert du pape François Ier ! EXTRAIT Au-delà de la très forte visibilité de ce texte et des réactions d'enthousiasme qu'il a suscitées, auprès des catholiques comme des non croyants, des militants écologistes les plus aguerris comme d'un grand public moins initié, il marque, par certains aspects, un tournant dans le discours catholique. Ce constat est établi de façon unanime par les contributeurs de cet ouvrage. Le premier point qui l'atteste est que jamais aucune publication officielle du Vatican - a fortiori aucune encyclique - n'avait été intégralement consacrée à l'écologie. Le sujet a été abordé dans d'importants textes, dont quelques encycliques (notamment Caritas in Veritate, de Benoît XVI, en 2009) mais il n'en était pas le thème majeur. Un deuxième révélateur concerne la radicalité du constat, et la très grande clarté d'expression du pape dans la façon dont il l'expose. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE Un guide de lecture passionnant - René Poujol LES AUTEURS - Guy Aurenche, avocat, président du CCFD-Terre solidaire - Leonardo Boff, théologien brésilien - Pierre Cannet, responsable du programme « climat et énergie » à WWF-France - Gaël Giraud, jésuite, économiste - Nicolas Hulot, envoyé spécial du président de la République pour la protection de la planète - Jean Jouzel, climatologue, membre du GIEC et du Conseil économique, social et environnemental - Elena Lasida, économiste franco-uruguayenne, professeur à l'Institut catholique de Paris, chargée de mission « écologie et société » à la Conférence des évêques de France - Corine Pelluchon, philosophe - Jean-Marie Pelt, botaniste, essayiste, président de l'Institut européen de l'écologie - Mgr Marc Stenger, évêque de Troyes, président de Pax Christi - France - Odon Vallet, historien des religions, essayiste

  • Les dérives de la Modernité démocratique. Le blog politique d'Alain Soral est l'un des plus visités de France : ce constat dérange et interroge. D'une part, Soral exècre le système démocratique, fustige la « république maçonnique », fait commerce de l'antisémitisme et entretient l'imaginaire conspirationniste. Mais d'autre part, les principes qu'il invoque sont ceux de notre Modernité démocratique : liberté d'expression contre « censure » ; discours antiraciste (au service de la haine des Juifs) ; esprit critique face aux « vérités officielles »... Le tout diffusé de façon très efficace sur Internet et les réseaux sociaux. Un paradoxe terrible s'impose à nous : les principes de la Modernité démocratique se retournent désormais contre eux-mêmes. A partir du travail d'enquête qu'il a mené sur Alain Soral et son entourage, c'est le symptôme d'un danger plus global que Bruno Di Mascio analyse. Celui d'une société moderne arrivée au bout de ses contradictions, où le débat public valorise l'extrémisme pulsionnel plutôt que la critique raisonnée, et où les conflits identitaires sont attisés par l'ouverture à la globalisation. Le conspirationnisme et la défiance communautaire se banalisent pour mener au séparatisme politique, intellectuel et symbolique, dans un pays fracturé. La France de Soral serait-elle la France qui vient ? Une étude très intéressante qui souligne la pente glissante qu'est en train d'emprunter le débat public, où antisémitisme et conspirationnisme occupent malheureusement toujours plus d'espace ! EXTRAIT Que ce soit à l'occasion d'un attentat, d'une élection ou d'une crise économique, les thèses conspirationnistes s'immiscent dans le débat public. Sur les réseaux sociaux et les blogs spécialisés, elles prétendent démasquer l'action malfaisante des services secrets français, américains ou israéliens. En France, les figures de proue du mouvement conspirationniste sont incontestablement l'humoriste Dieudonné et surtout Alain Soral, essayiste et président du mouvement Égalité & Réconciliation (E&R). À chaque événement d'actualité d'ampleur, l'un et l'autre élaborent et relaient massivement les théories du complot sur fond d'antisémitisme ; une vision du monde qui se retrouve jusque dans les spectacles de Dieudonné. Le succès de ce phénomène ne doit pas être sous-estimé : si la « Liste Antisioniste » qu'ils ont conduite aux élections européennes de 2009 en Île-de-France n'avait alors obtenu « que » 1,30 % des voix (mais plus de 5 % dans certaines communes de Seine-Saint-Denis), sur le plan médiatique, en revanche, dieudosphere.com (le site de Dieudonné) et egaliteetreconciliation.fr (celui de Soral) font partie des sites les plus visités en France, avec 4 à 12 millions de visiteurs par mois. Ils sont ainsi plus consultés que des sites d'informations comme Atlantico ou Médiapart. C'est à tel point que dans deux discours prononcés en 2013, Manuel Valls, alors ministre de l'Intérieur, a nommément dénoncé l'emprise idéologique d'Alain Soral. À PROPOS DE L'AUTEUR Bruno Di Mascio, né à Rouen en 1994, est diplômé de l'Institut d'Études Politiques de Paris et de l'École des Hautes Études en Sciences Sociales. Les souterrains de la démocratie est son premier livre.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Retour sur un courant politique qui est omniprésent dans la société. Le néolibéralisme est-il une idéologie ? Comment s'est-il imposé dans le monde depuis quarante ans ? Quel est son bilan ? Pourquoi faut-il distinguer libéralisme et néolibéralisme ? Toutes ces questions, et beaucoup d'autres, Claude Simon les aborde de front dans cet ouvrage très clair et documenté. Il explique comment le néolibéralisme, sous couvert de liberté et d'efficacité économique, s'est imposé dans tous les domaines de notre vie. Et comment il a été pensé et imposé par des théoriciens, comme Friedrich Hayek ou Milton Friedman, et par des politiques, comme Margaret Thatcher ou Ronald Reagan. Claude Simon est aussi retourné aux sources : si le libéralisme est né au siècle des Lumières pour libérer l'homme du pouvoir absolu et mettre l'économie à son service, le néolibéralisme, lui, a inversé cette logique en plaçant les individus et les États au service de l'économie et des marchés. Un ouvrage très intéressant qui éclaire sur l'origine et les conséquences de l'idéologie néolibérale. EXTRAIT De nombreux observateurs constatent une mutation, opérée à la fin de la décennie soixante-dix ou au cours des années quatre-vingt. En fonction de leur spécialité - politique, économique, financière -, ces auteurs lui donnent différentes causes : les gouvernements Reagan et Thatcher pour les premiers, les théories de Friedman et Hayek pour les deuxièmes, la libéralisation des marchés pour les troisièmes. Sont évoqués, pour traduire ce phénomène, les termes d'ultralibéralisme ou de néolibéralisme. Ce dernier étant le plus fréquemment utilisé, nous le choisirons pour cet ouvrage. Pour autant, nous n'avons pas trouvé d'analyse de cette profonde mutation qui l'aborde sous ses multiples composantes - philosophique, économique, politique - et qui soit accessible à un grand public. Nous nous sommes alors posé plusieurs questions : le néolibéralisme constitue-t-il le système de pensée qui sera dominant au XXIe siècle ? Si oui, quelles sont ses origines et ses conséquences ? En quoi diffère-t-il du libéralisme ? Où va le monde s'il persiste dans sa domination ? CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE Ce petit bouquin est donc une lecture indispensable : il met en perspective l'enchaînement des fausses évidences qui conduit à la destruction de nos démocraties, lesquelles se voulaient civilisées. - Collectif Roosevelt À PROPOS DE L'AUTEUR Claude Simon est professeur émérite d'économie à l'ESCP-Europe. Il a récemment publié : Stop à la dérive des banques et de la finance puis co-rédigé Stop au mirage de la croissance (l'Atelier/ Collectif Roosevelt).

  • Découvrez le quotidien d'un chauffeur de taxi parisien, entre rire et larmes. Dix-huit mille taxis circulent à Paris. Un chauffeur raconte ici ce qu'il a vécu au milieu d'eux durant près de dix mois, en 2015. Les anecdotes foisonnent, les clients qu'ils a transportés surprennent ou interrogent, qu'il s'agisse d'une caissière de la tour Eiffel, de Jean d'Ormesson, de la dame qui fait pipi dans le taxi, du légionnaire qui a failli lui envoyer un coup de poing dans la figure, ou bien de l'homme d'affaires en route pour le bois de Boulogne... Sans oublier un certain vendredi 13 novembre, soir d'attentats où il était de service. Ce chauffeur, qui a connu mille vies (religieux, cadre, journaliste...) avant de se reconvertir en taxi, s'est immergé dans une profession parfois montrée du doigt, souvent mal connue, en pleine mutation et pourtant combien utile aux Franciliens ! Mais qui sont les taxis ? Que vivent-ils durant leurs onze heures de service quotidien ? Comment souffrent-ils de la concurrence des véhicules de transport avec chauffeur, comme Über ? L'auteur emmène le lecteur à l'intérieur de cette profession où se côtoient des chauffeurs filous et des hommes intègres, des malotrus et des râleurs, mais aussi, en majorité, des chauffeurs courtois et sereins. Les cocasseries percutent souvent le pathétique, et les tracasseries pimentent le quotidien. Et puis il y a Paris ! Amoureux de la capitale, l'auteur nous fait découvrir des lieux insolites, de la Porte de la Muette, d'où décolla la première Montgolfière, avec coq, canard et mouton, à la statue de la place de Clichy avec son polytechnicien méconnu, des dessous du Louvre jusqu'au bar de la rue Mouffetard que fréquentait Mouna l'amuseur public... Après avoir lu ce livre, vous ne regarderez plus les taxis et Paris comme avant ! EXTRAIT Il fait froid, c'est encore l'hiver. Une quinzaine de taxis sont devant le mien à la gare d'Austerlitz. La file ne bouge pas. Je vois que le chauffeur devant moi cherche à discuter avec un collègue pour tuer le temps. Cela tombe bien, moi aussi j'ai envie de parler. Je descends de voiture. La conversation s'engage : « Bonjour, collègue, dis-je, je termine ma première semaine... - (Il éclate de rire.) Eh bien moi, je commence mon dernier mois. (Nous rions aux éclats.) - J'ai besoin de tes conseils. Qu'est-ce que tu pourrais me dire ? - (Il ramasse ses cheveux en arrière.) Je peux te dire qu'en quinze ans de métier je n'ai jamais eu de gros problèmes en allant dans les banlieues les plus délabrées. Des petits problèmes, si, parfois. Par exemple, il m'est arrivé environ une fois par an d'embarquer des jeunes qui, arrivés à destination, ouvrent leur porte et fuient en courant pour ne pas payer leur course. Tu ressembles alors à un pauvre con. Inutile de leur courir après, à moins que tu aies envie d'avoir d'autres pépins. C'est comme ça, il faut que tu t'y prépares. Tiens, un truc, les Blacks, eux, ils payent toujours leur course, ne crains jamais d'en embarquer même en pleine nuit. - Perdre une course par an, ce n'est pas dramatique. Mais pourquoi quittes-tu le métier après quinze ans d'activité ? CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE Un récit truffé d'anecdotes, de rencontres et de réflexions, en forme d'hommage à un métier parfois mal aimé. - Jean-Gabriel Bontinck, Le Parisien À PROPOS DE L'AUTEUR François Vaillant est titulaire d'un DEA de philosophie et ancien religieux Dominicain. Lorsqu'il est licencié à 62 ans de son poste de cadre dans un organisme de formation, il décide de devenir à nouveau chauffeur de taxi pour l'entreprise G7, près de 25 ans après sa première expérience de taxi, quelques semaines en 1991.

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