Editions de la Reine Blanche

  • Ce recueil présente huit nouvelles inédites de l'écrivain allemand Klaus Mann, publiées entre 1924 et 1932. Il s'agit d'oeuvres de jeunesse, inscrites dans le chaos provoqué par la défaite de 1918 et l'instauration de la République de Weimar.
    L'auteur, qui a entre 18 et 26 ans, décrit une jeunesse confrontée à une profonde crise sociale et politique. Le jeune écrivain présente la réaction de sa génération comme une recherche désespérée d'une nouvelle voie, d'un nouveau sens à la vie.

  • Dans la philosophie antique, la vertu est un ensemble de quatre valeurs principales : le courage, la justice, la tempérance et la sagesse. En mettant face à face deux personnages, l'un chrétien, l'autre musulman, Antonio de Villegas démontre que tous deux possèdent ces qualités. (...) Puisant dans la pensée antique, Villegas tente d'établir un nouvel ordre, en dehors du champ religieux. (...) Dans cette optique, L'Abencérage (1565) est un texte subversif cas les valeurs qu'il promeut s'opposent de façon radicale au processus d'unification religieuse qui élimine la liberté de conscience. (isabelle Taillandier)
    Ce délicieux récit, érigé en parangon du meilleur humanisme propose, au travers de la fiction, un exemple de relation entre individus professant des fois différentes mais qui, grâce au dialogue, posent sur l'échiquier un système de valeurs de portée universelle, basé sur une vertu permettant de maîtriser tout type d'affrontements, le tout dans un très grand respect de la liberté de l'autre. C'est seulement en suivant ce chemin, par le biais de la parole et de l'exemple personnel, qu'il est possible de restaurer l'harmonie entre les hommes, sans modifier violemment ou de quelque façon que ce soit leurs caractéristiques identitaires. C'est donc un texte idéaliste mais complètement engagé dans la réalité de son temps, un texte dans lequel on montre comment changer ce monde de dissensions et de différences à travers le seul chemin vraiment possible et durable : celui qui passe par la transformation du coeur de l'homme. (Eduardo Torres Corominas)
    Illustrations de Louise Heugel

  • Dans cette nouvelle fantastique de 1832, un lorgnon est tellement bien fait qu'il permet de lire les pensées de ceux que l'on regarde. On appréciera la subtilité et la richesse de ce vaudeville traitant de la grande affaire du mariage dans la société du XIXe siècle : amour, intérêt, considérations mondaines. L'intrigue se noue de méprises, de fausses confidences, d'erreurs de jugement, de digressions parfois centrales (...) avant un dénouement inévitablement heureux.

  • Soupirs est un recueil de treize textes qui mettent le doigt sur le moment décisif où un être arrive au point de parfaite compréhension et d'acceptation de son destin, puis présentent l'ouverture éventuelle qui en découle. Une première partie évoque des personnages mythiques et des personnes réelles. Une seconde partie propose une réflexion sur différents états amoureux. L'ensemble de ces textes relèvent le défi de textes courts, cette brièveté permettant une approche poétique de la prose.

  • Ce recueil de dix nouvelles publiées entre 1880 et 1899 offre un panel représentatif de l'écriture impressionniste de l'écrivain danois Herman Bang (1857-1912). Fin observateur des frustrations et espoirs manqués, il fait sans cesse osciller ses personnages entre comique, tragique et pathétique. Ses portraits féminins notamment sont peints avec une grande sensibilité

  • « Ce que l'on aime généralement dans la photographie de famille, c'est qu'elle nous restitue son histoire. »
    On pense à Annie Ernaux et aux photographies qui, dans Les Années, organisent le récit et restituent le temps social et intime, images absentes que le lecteur, par procuration, découvre et souvent reconnaît, car ce sont les photos de tout le monde, ou du moins les photos d'un monde qui a la familiarité de l'album de famille, sorte d'objet universel et partagé.
    Arnaud Genon inscrit son projet dans ce qu'il convient peut-être de considérer désormais comme un genre : dans un monde d'images virtuelles, l'archéologie familiale, photographique, devient l'expression contemporaine de la mélancolie. (Marta Caraion)

    Arnaud Genon (né en 1975) travaille depuis plusieurs années sur l'oeuvre d'Hervé Guibert et plus généralement sur la littérature de soi, l'autofiction et la littérature contemporaine. Auteur de plusieurs ouvrages et articles universitaires, il a publié deux autofictions : Tu vivras toujours (2016) et Mes écrivains. Une histoire très intime de la littérature, ou pourquoi j'ai commencé à écrire (2018).
    Les indices de l'oubli propose une réflexion sensible et délicate sur nos rapports avec les vieux albums de photos de famille. Parallèlement, l'auteur s'interroge sur le souvenir que nous gardons des êtres qui ne sont plus, ce qui le conduit à poser également la question de l'immuabilité de notre identité. Même si le point de départ de ce récit est une expérience personnelle, celle-ci résonne immédiatement chez le lecteur qui se sent happé dans le cadre de la réflexion.

  • Récits verticaux ouvre un monde à part, grâce à un regard plein d'humour et une grande sensibilité humaine. La réalité et son contraire, la norme et la perplexité se mêlent pour former la matière de ces récits où tout est possible tant que la dérive que prennent les événements répond à la logique interne d'un principe bienfaisant qui favorise l'empathie, corrige la solitude et soigne les êtres vulnérables.

  • Ce recueil présente 26 nouvelles inédites, publiées entre 1891 et 1909. L'écrivaine espagnole se trouve alors au fait de sa célébrité en tant que romancière, ce qui lui permet d'approfondir le récit court, genre qu'elle affectionne particulièrement et dont elle est encore maintenant la meilleure représentante en Espagne. Les histoires ici racontées explorent tous les aspects de l'amour : amour-passion, amour-compassion, désamour, amour à tout âge, amour pour un inconnu, amour au-delà de la mort... sans oublier l'infidélité et la violence amoureuse.

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