Éditions Médiaspaul

  • Vieillir n'est plus synonyme de déclin et de fin prochaine. À la faveur d'une bonne santé, plusieurs aînés abordent le troisième âge dans toute la force de leur maturité, aspirant à y trouver un surcroît de vie. Mais des questions se posent pour y arriver : que reste-t-il d'essentiel après avoir élevé une famille, satisfait à des engagements sociaux, oeuvré et créé professionnellement ? Dans quelles valeurs ancrer le présent ? Et sur quoi miser pour continuer à grandir intérieurement malgré les diminutions physiques ?

    Ces pages d'un aîné, qui tiennent à la fois du témoignage, de la réflexion et du regard sur le monde, accompagnent le cheminement de notre société vieillissante. Les harmoniques du passé, du présent et de l'avenir s'y fondent en une musique des mots qui nous conduit dans les profondeurs de la vie, là où tout reprend sens.

    La beauté de l'écriture et la finesse des observations
    Un questionnement qui refuse les réponses trop rapides mais qui ouvre des brèches de sens

    Natif de France, Roland Bourneuf s'est établi au Québec dans les années 60 après avoir enseigné à Paris. Il a été professeur de littérature à l'Université Laval et a publié une vingtaine d'ouvrages (fiction, essais, études sur la peinture). Il a reçu plusieurs prix littéraires.

  • Les crises sont un temps d'épreuve mais, en rebrassant les cartes de nos vies, elles offrent aussi l'occasion d'un renouveau. La pandémie de COVID-19 nous a frappés de plein fouet aux plans personnel et collectif. Elle aura ainsi été un vaste laboratoire qui nous montre d'autres possibles.

    Nous avons renoué avec notre vulnérabilité, avec notre finitude, avec notre besoin les uns des autres et avec notre soif de sens ; nous avons été confrontés aux inégalités sociales et à la fragilité de groupes importants de notre population. Au plan spirituel, nous avons redécouvert le prix de la prière, des rassemblements, des sacrements, et les liens intimes qui unissent ces différentes réalités.

    Tirerons-nous de ce vécu des leçons durables pour notre mode de vie, nos relations, notre société, notre économie mondialisée ? L'auteur s'attarde aussi aux défis que crée ou révèle la pandémie pour l'Église, fragilisée comme institution, et pour les communautés chrétiennes, appelées à se renouveler dans un contexte de changements sociaux accélérés.

    Nous avons quelque chose à recevoir de cette tranche de vie. Seule la certitude d'être faits pour aimer et pour être aimés donne son sens profond à l'aventure humaine.

    Évêque auxiliaire pour l'archidiocèse de Québec, Marc Pelchat est aussi un ancien professeur et doyen de la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval.

  • Pour prendre toute la mesure d'un drame complexe qui demande à être mieux compris.

    Les abus sexuels perpétrés par des membres du clergé sont une profonde blessure pour les victimes et un révélateur pour l'Église. Ce livre a donc deux volets. En premier lieu, il s'intéresse aux personnes ayant vécu ces agressions. L'auteur documente les conséquences humaines et spirituelles des abus et encourage à cheminer sur la voie de la guérison. L'Église peut-elle contribuer à cette guérison ? Les personnes blessées et le personnel ecclésial soucieux de les accueillir trouveront dans la première partie du volume un soutien précieux.

    Spécialiste des questions de sexualité en lien avec les religions, Jean-Guy Nadeau situe ensuite les abus dans le contexte de l'Église. Comment de telles horreurs ont-elles pu s'y produire et surtout, y être couvertes et de ce fait perpétuées? Quelles conversions spirituelles et quelles réformes structurelles s'imposent pour les empêcher à l'avenir ?

    L'AUTEUR
    Professeur honoraire de la Faculté de théologie de l'Université de Montréal, Jean Guy Nadeau est un des premiers experts dans le domaine des abus sexuels du clergé, qu'il étudie depuis de nombreuses années. En 2017, il collaborait au Centre for Child Protection de l'Université Grégorienne de Rome. Il a été président de la Société internationale de théologie pratique.

  • Comment dire « à dieu » à nos défunts ? La mort d'êtres qui nous sont chers est toujours une épreuve. Épreuve pour notre amour, épreuve pour notre foi. Surtout s'il s'agit de décès tragiques, de la mort de jeunes ou de longues et douloureuses agonies. Alors, les mots de la prière ne viennent pas facilement sur les lèvres.

    Ce recueil voudrait apporter une aide à ceux qui cherchent à prier en vérité. Dans les mots les plus simples, les plus vrais, la foi pure en Dieu s'y exprime ainsi que l'espérance chrétienne en l'au-delà de la mort, mais aussi nos doutes, nos interrogations et nos cris de douleur.

    Le livret propose une célébration-type mais offre aussi un choix de prières et de textes bibliques et profanes pour adapter le rituel aux diverses circonstances. Il se veut d'une utilisation facile pour les veillées de prières dans les salons funéraires, dans les églises
    comme dans nos maisons.

    Né à Paris en 1936, Georges Convert est ordonné prêtre en 1960. Il deviendra « prêtre-ouvrier » et membre de la Mission Saints-Pierre-et-Paul, dans la lignée de Jacques Loew. Il viendra au Québec en 1969, sera membre d'une communauté chrétienne (Copam). Jusqu'à la fin de sa vie en décembre 2013, il a partagé avec passion la Parole de Dieu.

  • Une invitation à dépasser un regard uniquement négatif sur la mort et à accueillir son ultime appel.

    L'aide médicale à mourir est désormais une pratique admise dans les législations canadienne et québécoise. Pour plusieurs, le geste demeure suspect aux plans éthique et religieux. D'où l'importance d'en approfondir les grands enjeux, en réfléchissant positivement sur la souffrance et la mort humaines : elles sont toujours une expérience tout à fait personnelle, singulière, unique. Elles nous invitent à examiner avec ouverture d'esprit le défi que pose la misère incontrôlable de personnes en attente de compassion.

    L'auteur souligne le lien étroit entre le mystère de la mort et le mystère de la liberté, qui nous renvoient à celui de Dieu lui-même. Comment s'articulent le devoir de vivre, la souffrance, le rôle de la conscience, le sens de la dignité, le temps de la mort, et la pensée biblique sur la mort ? Lorsque la souffrance devient absurde, la mort n'est-elle pas un don du Dieu libérateur, et l'aide médicale à mourir comme la manifestation d'une compassion fondamentale à l'égard des souffrants ?


    « Je trouve ce texte remarquable. Il est clair et précis tout en étant nuancé. Il s'agit d'une synthèse très complète qui prend vraiment en compte l'essentiel des grands enjeux. Au-delà de "l'aide médicale à bien mourir", l'auteur propose, autour de la souffrance et de la mort, une qualité de réflexion qui devrait rejoindre et animer bien des débats d'actualité. »
    - Gabriel Ringlet

    Jean Desclos est prêtre du diocèse de Sherbrooke, au Québec. Après son doctorat en théologie morale à Rome, à l'Alfonsiana, il a été professeur titulaire et doyen de la faculté de théologie de l'Université de Sherbrooke. Vice-recteur de la même université de 2001 à 2008, il a ensuite pris charge d'une paroisse de la ville de Sherbrooke (Saint-Charles-Garnier). Il est l'auteur de nombreuses publications, monographies et articles dans diverses revues.

  • Si l'Exhortation apostolique Amoris laetitia a été violemment prise à partie, on peut également dire qu'elle n'a pas été prise au sérieux et bien peu mise en oeuvre. Plusieurs, après l'avoir lue, sont restés fort silencieux et très peu actifs, se contentant d'une réception molle. Seuls quelques épiscopats - dont celui de l'Argentine - y a donné un écho significatif. On attendait du pape François une directive magistérielle universelle alors que, adoptant une approche inédite, il renvoie chacun à la responsabilité et au discernement et invite à pratiquer le dialogue pastoral pour créer des processus et des itinéraires adaptés.
    Le moment est venu de tirer de l'oubli cette Exhortation et d'en reprendre sereinement la lecture pour en comprendre le sens et la portée, mais également pour en saisir les interpellations et toute la fécondité potentielle. Il faut se rapproprier ce texte et mettre en oeuvre localement des chemins qui permettent à des personnes de retrouver la joie de l'amour. Six théologiens et pasteurs, de l'Europe et du Québec, ont entrepris de relire Amoris laetitia et d'en faire ressortir les voies d'avenir. L'Église est fermement exhortée à prendre en compte la situation réelle des familles et à écouter avec elles l'Évangile afin de discerner des voies de croissance. Parce que, nous dit le pape François, les processus et les démarches pastorales comptent plus que les savoirs et les législations.
    DIRECTEURS DU PROJET
    Gilles Routhier est le Doyen de la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval (Québec). Spécialiste de Vatican II et de sa réception, il s'intéresse au devenir de l'Église catholique depuis Vatican II, notamment la métamorphose des paroisses, les défis de la transmission et l'émergence des nouveaux ministères.

    Arnaud Join-Lambert, né en France, est marié et père de trois enfants. Docteur en théologie, il est professeur à l'UCL (Université catholique de Louvain) en Belgique. Il y enseigne la théologie pratique et la liturgie. Ses recherches actuelles portent sur la synodalité dans les Églises particulières ; les mutations des paroisses et du ministère des prêtres ; la prière des Heures ; les liens entre culture, spiritualité et théologie.

  • Depuis le Concile Vatican II, l'Église encourage les chrétiens à retourner à la lecture de la Bible. En particulier, les papes des dernières années les ont invités à prier les évangiles en recourant à la lectio divina, pratique d'origine monastique qui comporte des étapes de lecture, de méditation et de prière. Le pape François parle en ce sens d'un « besoin urgent de devenir familiers et intimes de l'Écriture sainte ».

    Ce petit livre se veut un compagnon pour une telle démarche. À partir de textes de l'Évangile de Marc, il nous convie à un dialogue avec Dieu où alternent les temps d'écoute et les temps de réponse. S'y dessine peu à peu le visage de Jésus qui, Fils de l'homme et Fils de Dieu, dut passer par l'humiliation de la croix avant de parvenir à la gloire de la résurrection. Entre puissance et dépouillement, sa vie trouve des résonances dans la nôtre et inspire notre prière.

    Michel Proulx, o.praem., est professeur en études bibliques à l'Institut de pastorale des dominicains. Maître de formation chez les Prémontrés pendant 19 ans, il est maintenant prieur de sa communauté. Il détient aussi une formation en psychologie.

  • La pandémie de COVID-19 a secoué le monde entier, mais elle a aussi été une crise personnelle, intime pour plusieurs d'entre nous.

    Rupture abrupte du fil de nos vies, solitude, confrontation à nous-mêmes, conscience soudaine de notre fragilité et de notre finitude, autant d'expériences qui nous laissent ébranlés, en quête de sens et de nouveaux repères. En sortirons-nous diminués ou plus humains ?

    Alors que nous sommes privés autant des richesses du monde extérieur que de ses artifices, ce livre nous propose de renouer avec notre vie intérieure, terreau des valeurs sûres qui nous aideront à reprendre notre route. Il nous invite du même souffle à un dialogue avec l'histoire, la philosophie et la spiritualité, pour élargir nos perspectives et retrouver ainsi un regard confiant sur l'avenir.
    Il ne faut jamais sous-estimer le pouvoir transformateur d'une crise. Une parole intérieure l'habite et cache en elle un trésor à découvrir, un élan de vie à saisir. L'épreuve peut alors devenir un « moment d'éternité » qui transcende les circonstances particulières que nous vivons et nous relance vers de nouveaux horizons.

    Jean-François Gosselin, marié et père de famille, mathématicien de formation, a connu une riche carrière dans le monde de la statistique. La découverte de la théologie a profondément changé son regard sur la vie. Professeur auxiliaire à l'Université Saint-Paul d'Ottawa, il détient un doctorat en théologie qui lui a valu la Médaille du Gouverneur général du Canada. Il a publié plusieurs ouvrages dont L'éternité, rêve ou réalité ? (Médiaspaul 2018).

  • Tout le monde, un jour ou l'autre, a besoin d'être pardonné et, surtout, de pardonner à quelqu'un. Pourtant, plusieurs résistent et manifestent des réticences quand vient le moment de passer à l'acte. Comment pourrait-on, du reste, pardonner l'impardonnable ? Après tout, on ne peut quand même pas abdiquer ses droits, renoncer à la justice, oublier tout comme si de rien n'était, faire rire de soi, et quoi encore...

    Ce genre de méprises a conduit l'auteure à rappeler la matière, la source toute gratuite, la nécessité tout autant que les risques et les obstacles, les bienfaits, la finalité ultime de cette réalité fondamentale mais complexe qu'est le pardon.

    La réédition de cet ouvrage au succès jamais démérité, permet, par son approche éclairante et facile d'accès, d'approfondir la vraie nature du pardon.

    Un incontournable des ouvrages traitant du pardon. Une vue d'ensemble, brève mais très éclairante des différentes approches du pardon

    Membre de la Congrégation de Notre-Dame de Montréal, Marie-Thérèse Nadeau, aujourd'hui décédée, a été professeure de théologie dogmatique au Collège dominicain de philosophie et de théologie à Ottawa. Diplômée de la Sorbonne et de l'Institut catholique de Paris, elle a publié de nombreux ouvrages aux éditions Médiaspaul entre autres, Silence la plus belle des paroles, La solitude, malheur ou chance ?,Condamnés à l'amour, etc..

    - Un incontournable des ouvrages traitant du pardon
    - Une vue d'ensemble, brève mais très éclairante des différentes approches du pardon

  • Le Livre de Job, l'un des plus célèbres de l'Ancien Testament, aborde le mystère de la souffrance avec une profondeur et une finesse sans pareilles. La foi en Dieu permet-elle d'expliquer la souffrance ? Celle-ci serait-elle une punition destinée à la personne éprouvée ? À cette hypothèse souvent révoltante, s'oppose la figure du juste qu'incarne Job. Mais alors, comment continuer à croire en un Dieu à la fois bon et tout-puissant ? C'est pourtant ce que fait Job, réclamant d'être entendu, questionnant Dieu avec vigueur sans pour autant le maudire, se tenant debout devant lui. Cette hardiesse lui vaudra finalement, contre toute attente, la faveur de Dieu. Job aura aussi droit à une réponse singulière. La souffrance demeurera pour lui mystère, mais deviendra en même temps espace de relation et lieu de passage.

    Chef-d'oeuvre de sagesse, le Livre de Job garde toute son actualité. Jérôme Martineau le relit à l'aune de la sensibilité contemporaine, ouvrant ainsi de lumineuses brèches de sens en temps d'épreuve.

    « Le livre de Job, d'un bout à l'autre, est une pure merveille de vérité et d'authenticité. Au sujet du malheur, tout ce qui s'écarte de ce modèle est plus ou moins souillé de mensonge. »
    - Simone Weil

    Diplômé en communications et en théologie, Jérôme Martineau a enseigné à l'Université du Québec à Trois-Rivières. Il a dirigé la revue Notre-Dame-du-Cap durant près de 30 ans. Il a reçu en 2012 le prix Marie-Guyart en reconnaissance de son travail dans le domaine médiatique.

  • Un jeune couple doit décider de faire baptiser ou pas son enfant. Entre les parents, au bagage religieux différent, s'engage un dialogue sur la nature de la foi chrétienne qui s'étend peu à peu à leurs proches aux itinéraires spirituels tout aussi variés. A partir de cette mise en scène inspirée d'histoires vraies, et qui vise à demeurer au plus près de l'expérience, l'auteure développe sa réflexion sur la transmission de la foi dans une société plurielle et laïcisée. Les personnages sauront-ils retrouver l'essentiel du christianisme et sa pertinence à même leurs vies modernes ? Sous quelles formes ? Ce livre qui jette des ponts entre tradition et modernité pose des bases solides pour repenser l'initiation chrétienne dans le contexte actuel.

    Professeure à l'Institut de pastorale des dominicains (Montréal) depuis plus de 20 ans, Sophie Tremblay est spécialiste de la pastorale du baptême et de l'initiation chrétienne. Elle est récipiendairede la Médaille d'or du Gouverneur général du Canada pour son doctorat en théologie.

  • La retraite est une étape de la vie pleine de potentiel et aussi de défis. Des engagements concrets à la vie intérieure, de courtes réflexions aident ici à en aborder les différentes facettes. Un livret qui ouvre des horizons à un tournant décisif. Une ouverture sur la dimension spirituelle que peut prendre l'étape de la retraite.

    Pierre Francoeur est prêtre et membre de la congrégation des Clercs de Saint-Viateur. Prédicateur recherché, il anime des retraites dans plusieurs diocèses, paroisses et communautés religieuses.

  • Refuges

    Frances Greenslade

    La région de la Chilcotin, au nord de Vancouver, fin des années 1960. Deux soeurs, Maggie et Jenny. Elles n'ont qu'une dizaine d'années quand leur mère, jeune et veuve depuis peu, les confie à un vieux couple de sa connaissance et s'en va gagner sa vie comme cuisinière dans les camps de bûcherons. Elle a promis de revenir les chercher bientôt. Le temps passe. Elle ne revient pas. Où est leur mère ? Pourquoi les a-t-elle abandonnées ? Avec pudeur et une grande tendresse, Refuges est le roman d'une enfance enfuie, d'une adolescence inquiète. Il raconte une histoire d'amour filial, celui de deux petites soeurs à l'endroit de leurs parents humains, trop humains. Une histoire de deuil et d'abandon qui révèlera un drame, mais tout aussi bien une histoire d'anges gardiens croisés sur la route, de femmes fortes ayant appris à la dure à ne dépendre de personne. S'ajoute la présence bienveillante, discrète et palpable des peuples autochtones Chilcotins et Carriers. Et puis, les animaux, la forêt, les saisons, la solitude et son corollaire, la liberté, qui s'épanouit parfois dans l'amour très pur entre deux adolescents.

    FRANCES GREENSLADE est née à Saint Catharines, en Ontario, au Canada. Refuges est son troisième livre, le premier à être traduit en français. Elle enseigne l'anglais au Collège Okanagan à Penticton, en Colombie-Britannique.

  • Éprouvé par la mort de son épouse après 50 ans de vie commune, Jean Proulx offre ici une magnifique réflexion sur le deuil. Dans cette tristesse qu'il appelle sa «joie à l'envers», il cherche des percées de lumière pour transcender l'obscurité de la perte. La souffrance accueillie le guide alors vers sa vérité intérieure. Il découvre peu à peu que l'acceptation de l'inéluctable est créatrice. Il sent que son deuil porte en lui sa force de guérison. Enfin, au souvenir de la fin de vie de sa femme, il comprend que les êtres aimés disparus peuvent être nos maîtres et nous réapprendre à vivre. Sous la plume de l'auteur, le deuil, si douloureux soit-il, devient une traversée vers l'essentiel. Une méditation à lire lentement pour retrouver, au sein de la détresse, la paix du coeur.

    Jean Proulx a été professeur de philosophie, conseiller aux politiques ministérielles en éducation et secrétaire général du Conseil supérieur de l'éducation. Il est l'auteur d'une douzaine de livres. Sa réflexion sur le sens de la vie favorise la rencontre de la philosophie, de la science et de la spiritualité.

  • Qui n'aspire pas à réussir sa vie humaine ? Encore faut-il s'entendre sur ce qui fait la réussite d'une vie d'homme et de femme ! Pour réaliser cette entreprise, une interprétation nouvelle du « discours sur la montagne » de l'évangile de Matthieu peut ouvrir des pistes suggestives.

    Déjà faut-il oser renouveler le langage. Ainsi, pour l'auteur, les béatitudes deviennent des félicitations dans la mesure où elles invitent au dépassement de soi. La félicité se trouve alors là où nous dépassons nos fermetures pour nous ouvrir à l'autre ; là où la justice recommandée consiste à s'ajuster aux conditions qui génèrent de meilleures relations fraternelles ; là où la recherche du vrai doit l'emporter sur le paraître pour fonder une vie humaine sur du solide et du durable.

    Une lecture signifiante pour aujourd'hui d'un joyau des évangiles.
    Un appel à vivre plus humainement dans le monde contemporain.
    Une lecture de l'évangile accessible sans connaissance religieuse ni compétence biblique.


    Jean-Yves Thériault, exégète et sémioticien, est professeur retraité en études bibliques de l'université du Québec à Rimouski. Membre fondateur et participant du groupe ASTER (Atelier de Sémiotique du TExte Religieux) il est collaborateur des revues Sémiotique et Bible et Au coeur du monde.

  • Parmi les maîtres de sagesse qui interpellent nos contemporains, il y a Jésus de Nazareth. Mais quel est exactement son message ? À qui s'adresse-t-il ? Ce livre est un essai de réponse à ces questions. Il intéressera d'abord ceux et celles pour qui les évangiles apportent une lumière dans leurs engagements et un sens à leur vie. Mais il fournira aussi des pistes de réflexion aux personnes soucieuses des enjeux éthiques dans le monde où nous vivons. C'est le cas de ceux et celles qui estiment qu'il n'est pas possible de bâtir une société vivable et durable sans valeurs clairement affirmées et sans un humanisme réfléchi, conscient de son histoire. Le recours à l'Évangile dans son contenu original s'impose de lui-même. L'enseignement de Jésus s'inscrit dans la tradition prophétique qui est un des acquis majeurs de notre civilisation.

    Paul-Eugène Chabot est diplômé de l'Université Laval. Sa thèse de doctorat portait sur « Le monde moderne et le modernisme » (1974). Il a été professeur de morale fonda¬mentale et d'histoire à la Faculté de théologie de l'Université Laval. Pendant plus de vingt ans, il a été rédacteur au mensuel RND, distribué dans les Caisses populaires. Des études en histoire et en exégèse l'ont amené à s'intéresser au christianisme des origines. Particulièrement à cette question : que savons-nous de l'enseignement moral de Jésus ? Quel était ce projet d'un monde plus fraternel qu'il appelait Règne de Dieu ?

  • La messe, que l'ignorance et la routine ont pu rendre faussement ennuyante, reprend tout son sens dans ce petit livre. Un parcours historique éclairant et décapant permet de comprendre son enracinement dans l'Ancien Testament, puis son évolution au fil des siècles de la chrétienté. Sa nature profonde exprimée dans les Évangiles, celle du don total et toujours renouvelé de la vie de Jésus pour le monde, apparaît alors plus pleinement. L'auteur propose ensuite des pistes pour mieux célébrer. Au premier chef, dans le sillage du pape François, il nous invite à renouer avec la dimension communautaire de l'Eucharistie, qui ne saurait se limiter à une dévotion personnelle. Elle est au contraire un véritable envoi en mission.

    Un texte substantiel et accessible sur une réalité centrale pour les chrétiens
    Une réflexion qui s'inscrit dans l'élan missionnaire donné par le pape François
    Un texte stimulant, qui invite à revisiter certaines pratiques

    Jean-Pierre Joly est prêtre et exerce son ministère dans le diocèse de Saint Jérôme. Animateur de plusieurs groupes bibliques, et est engagé dans les chantiers de l'actualisation de la parole de Dieu et de la pastorale sociale.

  • Tout au long de sa vie de religieuse et de théologienne, Marie-Thérèse Nadeau n'a eu de cesse de faire rayonner, par l'enseignement et l'écriture, la foi qui l'animait. De livre en livre, cette auteure généreuse et polyvalente aura composé une sorte de somme théologique pour aujourd'hui.
    Ce recueil reprend ses propos sur l'amour, l'espérance, la foi, la fidélité, l'Eucharistie, l'Église, la souffrance et la sainteté. On peut le lire pour réfléchir sur ces thèmes névralgiques du christianisme ou comme introduction à l'oeuvre d'une théologienne aussi stimulante qu'accessible.

    Membre de la Congrégation de Notre-Dame, Marie-Thérèse Nadeau, décédée en 2018, a été professeure et doyenne au Collège universitaire dominicain à Ottawa. Docteure de l'Institut catholique de Paris et de la Sorbonne, elle est l'auteure d'une vingtaine de livres publiés aux Éditions Médiaspaul.

  • Quel message le pape François adresse-t-il au musicien d'Église dans son exhortation apostolique La joie de l'Évangile? Quel bilan pouvons-nous faire de l'évolution de la musique liturgique francophone depuis plus de cinquante ans? Quels sont les chantiers ouverts par le Concile qui sont encore en friche? Ce sont les questions toujours actuelles au regard de la musique dans la liturgie, un binôme inséparable.
    L'auteur aborde un large éventail de sujets ayant trait à la rencontre entre musique et liturgie, allant de la signification des rites jusqu'à la situation actuelle de l'orgue dans l'espace liturgique. Ces thèmes sont le fruit d'une longue activité d'écriture et de transmission qui ont marqué la carrière d'enseignement et de création musicale de l'auteur. Un fil conducteur réunit toutes ces réflexions, celui du sens : qu'il soit théologique, esthétique ou pastoral.
    La recherche constante du sens engage ceux qui sont actifs dans l'Église dans un effort déterminé de contrer la routine, qui est la mort du sens et, à plus ou moins long terme, la mort de la liturgie. Dans cette perspective, on ne s'étonnera pas de lire parfois des prises de position déstabilisantes. On ne peut pas répondre à l'invitation du pape François à aller vers les périphéries sans secouer ce qu'on considère comme des acquis inébranlables.

    - Un ouvrage qui nourrira la réflexion et l'engagement des acteurs pastoraux, spécialement ceux qui oeuvrent dans la célébration liturgique, les musiciens professionnels et amateurs, les membres des chorales, les écoles de musique religieuse, les chrétiens qui aiment la musique sacrée.
    - Une écriture sans jargon rébarbatif.

    Issu d'une famille qui compte plusieurs musiciens d'église, Paul Cadrin a obtenu un baccalauréat en théologie et un Ph.D. en musicologie théorique de l'Université de Colombie-Britannique. Professeur à l'Université Laval pendant plus de 35 ans dans ce domaine, il a été aussi doyen de la Faculté de musique. Parallèlement à sa carrière universitaire, Paul Cadrin a toujours servi la liturgie, que ce soit comme organiste, chef de choeur ou compositeur. Ces activités se sont nourries d'un questionnement théologique et pratique dont on trouvera les fruits dans le présent volume. Ses compositions liturgiques sont publiées par Laudem.

  • L'Occident découvre aujourd'hui les richesses de la spiritualité orientale. La pratique de la «pleine conscience» issue du bouddhisme, en particulier, gagne ses lettres de noblesse jusque dans les milieux les plus laïques de nos sociétés. Parallèlement, de nombreux non-chrétiens reconnaissent Jésus de Nazareth comme un maître spirituel. Dans leur dimension universelle, les traditions occidentale et orientale se rejoignent. Elles peuvent aussi, nous dit l'auteur de cet essai, s'éclairer, s'enrichir, se féconder l'une l'autre. L'Évangile recèle un appel à l'authenticité trop longtemps occulté par des lectures moralisatrices. De même, le prophétisme évangélique peut dynamiser la spiritualité de la pleine conscience. Ce livre nous convie à une rencontre riche de promesses.
    Un traité très documenté pour découvrir tous les aspects de la pleine conscience.
    Détenteur d'une formation en théologie et spécialiste de la spiritualité carmélitaine, Ivan Marcil est intervenant en soins spirituels à l'Hôpital Pierre-Boucher.

  • Le vieillissement marqué des communautés religieuses dans un Occident sécularisé pose la question de leur avenir. Qu'est-ce qui disparaît, mais aussi qu'est-ce qui perdure ? Y a-t-il un substrat qui traverse le temps ? La vie religieuse ne reprendra vraisemblablement pas la forme puissante et imposante qui a été la sienne à certaines périodes et notamment durant la première moitié du XXe siècle. C'est plutôt dans l'humilité et la pauvreté qu'elle se développera, comme cela a été le cas le plus souvent dans l'histoire. Elle devra aussi, comme au temps des fondations, repartir des besoins humains et spirituels de ses contemporains. Trois figures reconnues de l'Église du Québec, l'abbé Gilles Routhier, soeur Lorraine Caza et le frère Daniel Cadrin portent ici un regard serein, réaliste et plein d'espérance sur l'avenir. Gilles Routhier est doyen de la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l'Université Laval. Daniel Cadrin, o.p., est directeur de l'Institut de pastorale des dominicains. Lorraine Caza a été professeure puis doyenne au Collège universitaire dominicain d'Ottawa et supérieure générale de la Congrégation de Notre-Dame.

  • La souffrance éveille ou avive très souvent les besoins spirituels. Cest pourquoi la pratique de laccompagnement spirituel à lhôpital persiste dans nos sociétés laïcisées, tout en se transformant au creuset de leur diversité culturelle et religieuse.

    Officiellement reconnu par lÉtat depuis quelques années, le métier dintervenant en soins spirituels, qui remplace celui daumônier, demeure une nouveauté en évolution. Il témoigne éloquemment des enjeux qui se vivent dans la souffrance, dans la rencontre des cultures et dans le dialogue interreligieux.

    Ce livre propose un entretien entre un professionnel qui a fait ses preuves, George Bastien, et un jeune auteur, Nicolas Charette. Sils sont ancrés dans la réalité hospitalière, leurs échanges ont une portée plus vaste : la place de la spiritualité dans lépreuve, la rencontre par-delà les différences et lespérance sont des thèmes universels abordés ici sous un jour nouveau.

    - Présente au grand public le service méconnu des soins spirituels offerts par les hôpitaux
    - Permet de découvrir une approche foncièrement humaine de la maladie et de la souffrance, qui va au-delà des clivages culturels et religieux
    - Une réflexion pleine despérance, qui inspirera au cur de tout type dépreuve
    - Destiné au grand public, aux patients et aux professionnels de la santé


    George Bastien est intervenant en soins spirituels au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine (CHUSJ) depuis 2011. Il a occupé le même poste au Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM) durant cinq ans. Il cumule aussi vingt ans dexpérience de travail en santé mentale communautaire.

    Nicolas Charette enseigne le français langue seconde au Collège Champlain de St-Lambert depuis dix ans. Détenteur de formations en psychologie et en création littéraire, il a publié deux uvres de fiction, Jour de chance et Chambres noires (Boréal).

  • Pardonner est humainement très difficile. En effet, toute offense grave affecte plusieurs dimensions de l'être : émotionnelle, psychologique, physique et spirituelle. Souvent, elle remet à vif des blessures subies tôt dans la vie et refoulées ensuite. C'est pourquoi, avant d'envisager une démarche orientée vers l'offenseur, on peut voir le pardon comme une aventure intérieure, où on prend le temps d'identifier puis de soigner sa blessure. Ce n'est souvent qu'après un sérieux et patient travail de guérison qu'on arrive à porter un regard juste sur l'autre et à lui accorder son pardon, acte considéré dans ce livre comme l'étape finale du processus. L'auteure aborde avec finesse les différentes facettes de la reconstruction de soi après une blessure. L'ancrage de sa réflexion dans une expérience personnelle lui confère l'autorité du témoignage.
    Un nouveau regard sur le pardon comme processus de reconstruction personnelle avant d'être un acte social.
    Line Desmarais Letendre détient une maîtrise universitaire en théologie et une spécialité en counselling spirituel. Passionnée de psychologie, elle est intervenante en relation d'aide. Elle offre notamment du soutien aux personnes endeuillées.

  • La Dévotion moderne (Devotio moderna) est un courant spirituel né vers la fin du 14e siècle initié par Gérard Groote, converti néerlandais. Il s'agissait d'une nouvelle voie spirituelle à l'encontre de celle de type monastique jusque-là dominante. Elle fut bien accueillie tout d'abord en raison de son caractère éminemment pratique, réaliste. Les réalités concrètes, ordinaires, voire banales de la vie de tous les jours devaient s'intégrer à l'itinéraire des chercheurs d'intériorité. En d'autres termes, il s'agissait d'assumer pleinement son humanité, c'est-à-dire le caractère singulier de chaque personne dans son expérience spirituelle. La connaissance de soi était le pilier de cette spiritualité.

    Ce courant exprimait, du côté religieux, les valeurs humanistes de la Renaissance. Gérard Groote avait saisi les attentes de clercs et de laïcs issus, comme lui, de milieux bourgeois porteurs de valeurs nouvelles telles, entre autres, subjectivité, efficacité, liberté. Un texte emblématique, toujours réimprimé, est L'Imitation de Jésus Christ dont le titre rappelle l'orientation christologique du courant. Par la suite, la spiritualité ignacienne, centrée sur la personne et le discernement spirituel, sera l'aboutissement naturel de la dévotion moderne.

    L'auteur du présent ouvrage fait le pari que, six siècles plus tard, cette « dévotion » qui met au centre la personne dans la quête spirituelle, peut répondre aux attentes des nouveaux chercheurs de sens.

    Pierre Hurtubise, spécialiste d'histoire religieuse, sociale et culturelle, membre de la communauté des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée, est professeur émérite à l'Université Saint-Paul à Ottawa après avoir été de 1985 à 1994 recteur de celle-ci. Il y est actuellement titulaire de la Chaire de recherche en histoire religieuse du Canada.

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