Éditions du Basson

  • 22h22

    Denis Daniels

    Un homme passe ses journées dans la même gare à attendre un train dont il ne sait rien : ni l'heure d'arrivée ni l'heure de départ, ni l'origine ni la destination. Mais vous avez de la chance, aujourd'hui ce type a le causant. Il a envie de tout déballer, humour à la clé. Et vous pouvez me croire, il a de quoi raconter ! Alors, ça vous dirait de vous poser et d'écouter ça?? Vous êtes tentés?? D'accord. Et puis, peut-être qu'aujourd'hui il se souviendra de tout?! 22H22, c'est s'asseoir à côté de cet homme, attendre avec lui, vivre son histoire insolite et captivante. EXTRAIT Me voilà de nouveau assis sur ce banc de gare. Tout comme mon esprit, le soleil pointe paresseusement ses premiers rayons déjà embrumés par le temps froid et humide de ce début d'hiver. Aucun train n'est encore arrivé et déjà les premiers voyageurs avancent machinalement vers leur quai de départ. Je n'ai aucune idée de l'heure à laquelle il arrive. Il ne me reste plus qu'à attendre. Il ne me reste plus qu'à passer le temps. C'est peut-être là qu'est toute la question : comment passer son temps ? Vous qui me lisez, n'est-ce pas ce que vous cherchez à faire ? Vous occupez en attendant la suite de votre vie ? Ne soyons pas prétentieux au point de prétendre à un quelconque besoin d'enseignement ou de culture. On dit que le temps c'est ce qui nous manque à tous. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - « Il y a très peu d'action dans ce récit. Il n'en est pourtant pas moins palpitant qu'un roman empli de péripéties. C'est un plaisir de lire les confidences de cet homme, surtout quand on est une lectrice (l'impression d'être une petite souris qui se faufile dans les pensées masculines n'y est sûrement pas pour rien). Très touchant par son authenticité, il n'a pas peur de nous raconter ses erreurs et ses excès. Ses déboires sentimentaux ponctués de traits d'humour, tantôt prosaïques, tantôt subtils, le rendent vraiment attachants. (...) On veut connaître la fin de l'histoire et on n'est pas déçu. Un adjectif qui la qualifie ? Surprenante. » (Séverive Radoux, Revue des Lettres belges francophones) - « Denis Daniels signe un premier roman plein de fraîcheur. La réflexion qu'il suggère au lecteur ne manque pas d'intérêt. Il lui propose de méditer sur la destinée et la possibilité de l'infléchir en faisant des choix qu'il convient d'assumer. » (Voir, journal) A PROPOS DE L'AUTEUR Passionné de lectures éclectiques, allant de Sartre à Bukowski en passant par Tolkien ou Barjavel, Denis Daniels commence très jeune à écrire pour « s'amuser ». Avec le temps viennent un blog, des chroniques, et 22H22, un premier roman insolite et prenant.

  • « Pour un peu, je me prendrais pour Dieu.?» Antoine, avocat d'une quarantaine d'années, parfait salaud, pète un câble. Que s'est-il passé?? Sa femme, sa maîtresse, sa mère, sa belle-fille adolescente, son associé, ses clients véreux s'agitent autour de lui mais il ne réagit plus. Antoine s'est retiré volontairement dans un coin de son cerveau. Ça lui va bien. De son refuge, il regarde le tourbillon de la vie et s'en amuse. Jusqu'au jour où... Un roman drôle, mordant et un rien cynique, où l'émotion affleure. EXTRAIT Quand ils m'ont à moitié assommé pour m'emmener, je n'en suis pas revenu. Bien sûr, j'avais tout cassé, mais tout de même. J'ai trouvé que Sophie, ma femme, avait fameusement exagéré la situation. Je n'ai absolument rien d'un fou furieux. Même si furieux, cela oui, je l'étais. Et pas qu'un peu. La journée avait pourtant bien commencé. Une journée tout ce qu'il y a de plus ordinaire. Je m'étais levé du pied gauche et, contrairement à la maxime qui soutient le contraire, pour moi c'est, en principe, bon signe. Les signes, cela me parle. Je suis particulièrement attentif à ce pied. Pourquoi à celui-là plutôt qu'à l'autre ? Simple. Mon pied gauche compte six orteils. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - « Ce roman est une véritable réussite. Drôle, enlevé, l'histoire happe le lecteur dans un tourbillon où l'émotion n'est jamais loin. Le point de vue des personnages principaux donne des éclairages inattendus et parfois un peu cyniques sur le déroulement de l'histoire. On se prend au jeu de ce roman qui trimballe le lecteur de rebondissements en surprises bien venues. Les personnages sont épais, émouvants ou franchement répugnants, décrits de manière fine et enjouée. Il se dégage de ce roman un véritable charisme, une écriture légère et vaporeuse, décrits de manière fine et enjouée. A mettre entre le plus grand nombre de mains... » (France Infos) - « Un chouette roman, un air de comédie enlevée, de film choral drôle (souvent !) et cruel (parfois...) » (Christian Libens, Revue des lettres belges francophones) A PROPOS DE L'AUTEUR Ziska Larouge est bruxelloise, graphiste de formation, croqueuse de vie, auteure de nouvelles, de scénarios,... Mais le plus important est que Le plus important est son premier roman !

  • Ce polar écrit à quatre mains est le premier d'une série décalée composée sur le jeu littéraire du Cadavre exquis ! L'agence Bêta du Scorpion vivote dans un Paris qui la dépasse un peu. Antartica la Mitée, superbe enquêtrice un rien névrosée, et Fuck du Brouillard, look serpillière noir-polar, romantique malgré lui, se supportent. Leur improbable association mène parfois à bien - souvent nulle part - les rares affaires que de pauvres quidams leur confient... sans doute par erreur. Mais ce jour-là, ils comprennent que c'est du lourd. Antartica se sent en tout cas ferrée sec par le chasseur de baleine qui entre dans le bureau. Pendant ce temps, Fuck, lui, ne sent rien, il se tape l'histoire poignante des mocassins jaunes de l'amant du croupier. Et quand les vipères sonnent... les privés sursautent ! Un meurtre sordide, une concierge bien glauque, un bouton de pantalon égaré, des suspects hautement... suspects nous entraînent vers un final curieusement... final ! EXTRAIT Pas de quoi l'émouvoir. Elle avait l'habitude de ce genre de lettre et ses occupations n'en souffraient guère. On aurait même pu penser que ces inélégances épistolaires lui plaisaient, qu'elles lui donnaient son quota de tonus quotidien, de vitamines matinales, de pêche miraculeuse. Elle se plaisait à dire que la lettre anonyme est le crabe sous le rocher. Elle nous érafle au passage et nous donne envie de gratter ! Elle se mit donc au travail après avoir pris soin de classer la pièce à conviction dans le dossier "COURRIER NON URGENT?/ CRABE INCONNU". Elle était experte. Sa patience et son obstination venaient à bout des plus trempés des barreaux de prison. Quand Antartica la Mitée travaillait, rien, et encore moins son associé, ne pouvait l'en distraire. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - « Réjouissant « peau-lard » carolo signé à quatre mains. Au couple d'auteurs répond un couple de personnages. Joëlle-Etienne adorent les jeux de mots délicieusement foireux. Et l'intrigue vaut son pesant d'absurdité. » (Jacques de Pierpont, Classic 21) - « Le jeu du Cadavre exquis, c'est ce principe littéraire qu'ont suivi les auteurs pour écrire l'ouvrage. Pas de fil conducteur, pas d'histoire préconçue... une cohérence est tout de même gardée tout au long du récit. Un polar complètement décalé. » (Sud Indo) A PROPOS DES AUTEURS Quatre mains pianotant joyeusement sur un clavier donnèrent corps à ce livre parti de rien pour arriver nulle part. Joëlle-Etienne ou l'histoire exquise d'un cadavre. Ce premier opus de l'Agence Bêta du Scorpion est né des cerveaux bouillonnants de deux Carolos pur jus, écrivains malgré eux, Joëlle et... Etienne (qui d'autre ?).

  • Une vision décalée de la naissance de l'Islam Au crépuscule de sa vie, Mahomet décide de retranscrire le message d'Allah. Pour cela, il fait appel à une de ses anciennes maîtresses, Amina G., sorte de working girl, farouche, rebelle, féministe et, on l'ignore, à l'origine du phénomène " Mahomet ". Elle accepte de collaborer mais réalise vite que son "ex", prophète autoproclamé, pète réellement un câble. Que faire pour éviter le pire ? Fuir ? Poursuivre sa tâche et tenter de l'influencer ? Dans un récit palpitant, Eddy Piron nous fait voyager entre Mekka et Rome dans un style ciselé, bref, dynamique. Partant de là, Eddy Piron nous propose une vision décalée de la naissance de l'Islam. On découvre une interprétation drôle et étonnante des fondements de cette religion. Pamphlet, peut-être, ce livre a finalement pour but, par le prisme de l'humour, de montrer qu'Amina G. a raison de dire que "La religion est une chose bien trop légère que pour être confiée à des religieux". Une agréable légèreté dans un monde où la lourdeur des uns affronte le sérieux des autres. EXTRAIT On frappe à la porte de ma luxueuse kasbah de Mekka autrefois propriété d'un chef de clan assassiné il y a quelques mois. Je peste. Me réveiller en pleine nuit, quel manque de décence. Qui cela peut-il être ? J'ai quarante ans, plus vingt... Autrefois, je pouvais me permettre de ne pas dormir. Je restais éveillée pour mes hommes. Maintenant, je ne peux plus. Qu'est-ce qu'il me saoule, ce Mahomet. Il me fait quérir par deux de ses sbires, Abdoul et Youssef, deux braves types au demeurant. Je ne leur en veux pas, ils ont l'air ennuyés. Youssef me demande de le suivre. J'enfile une djellaba. Pas la plus romantique, pas celle des grands soirs, une djellaba de semaine. Et là, Abdoul me demande de mettre le tchadri que Mahomet m'a ramené de son voyage en Perse. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - « L'oeuvre se réfère à des débats actuels tels que le place de la femme dans nos sociétés, les relations régies par le pouvoir, l'argent et la séduction. Le récit plonge les lecteurs dans un univers que l'auteur connaît sur le bout des doigts et surtout qu'il respecte ». (L'avenir) - « Si le personnage d'Amina est purement inventé, le contexte historique est, par contre, respecté scrupuleusement. Certains passages sont très théâtraux et font penser à Cyrano de Bergerac, d'autres sont plutôt cinématographiques : Amina G. devient, dans la dernière partie, une James Bond en jupettes très combative. » (Sud Info) A PROPOS DE L'AUTEUR Originaire de Charleroi en Belgique, Eddy Piron est journaliste, cinéaste, écrivain, dramaturge. Il est l'auteur d'une quarantaine de pièces et de plusieurs romans La Fille de Marie Stuart ou encore Cornelius Crassus, agent de Jésus. Ce qui lui plaît, c'est de « revisiter l'Histoire ».

  • Risquer sa vie pour découvrir la vérité... Quand Eliot Gorova accepte le poste de professeur de français à l'abbaye de Koritnik, un pensionnat pour orphelins, il est loin d'imaginer l'aventure dans laquelle sa passion pour les gargouilles va l'entraîner. Plongé dans un univers autarcique, il découvre des moines au comportement étrange, une légende inquiétante, une crypte maudite... Une histoire captivante qui se dévore d'un bout à l'autre. EXTRAIT Peut-on imaginer vivre aujourd'hui sans internet ? Sans GSM ? Sans télévision ? Sans Facebook ? Et qui plus est dans une abbaye où la température des douches ne dépasse jamais vingt degrés, même au plus froid de l'hiver ? La réponse est évidemment non, du moins elle l'était pour moi. J'aurais pu à la rigueur me passer de Facebook puisque le nombre de mes amis se résumait à un (ma mère) mais pour le reste... Et pourtant j'ai dit oui, j'ai accepté ce poste de professeur de français qui m'a exilé au bout du monde : Koritnik. La localité la plus proche de l'abbaye Sainte-Anastasia dans un rayon de quatre-vingts kilomètres. Une bourgade située sur les rives de la rivière Studenica dans le sud-est de la Serbie. Un endroit dont il y a peu de chances que je sorte vivant à présent. Qu'est-ce qui m'a pris d'accepter ce poste ? Les gargouilles. Bien sûr. Il n'y a pas que cela mais elles ont nettement fait pencher la balance. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - « De Pierre et de Sang s'adresse aux jeunes et aux adultes, s'inscrit dans le genre du roman noir et traite de la cupidité. Avec De Pierre et de Sang, Maribé franchit un pas de plus vers ses rêves les plus fous. » (Sud Info) - « Dans le style roman noir, De Pierre et de Sang se dévore d'un bout à l'autre tant l'histoire est captivante. Le roman s'adresse aux jeunes lecteurs à partir de 15 ans ainsi qu'aux adultes. » (Vincent Pinton, L'avenir) A PROPOS DE L'AUTEUR Institutrice et musicienne, férue d'art et de voyages, Maribé a cependant depuis l'enfance une autre vraie grande passion : l'écriture. Nombre de nouvelles, histoires pour enfants et autres poésies sont déjà nés de sa plume. Elle nous livre ici un roman sombre et captivant.

  • Par le biais de ce thriller, Richard Lorent fictionnalise avec brio une Belgique dont le gouvernement se meurt. Hector Detroie a été enlevé. Au beau milieu d'une rue, en pleine journée?: ce ne fut l'affaire que de quelques minutes. Incertain de son propre sort, ignorant le temps qu'il lui reste, il se repasse en boucle le film de ces dernières semaines. Depuis l'arrivée d'une droite revancharde aux rênes du gouvernement, les attentats se sont multipliés. Revendiquées par l'Alliance des éprouvés, réseau d'extrême gauche révolutionnaire, les attaques publiques n'ont cessé de monter en puissance jusqu'à semer la terreur. Mais lui, Hector, sociologue belge sans prétentions, qu'a-t-il donc pu faire?? Qu'a-t-il pu écrire pour subir les foudres de l'ADE?? Va-t-il périr, abattu comme les autres otages?? Il en est persuadé?: son heure est proche. Un thriller politique belgo-belge qui nous laisse entrevoir le côté sombre du pouvoir. EXTRAIT La cagoule recouvrait sa tête et descendait jusqu'au cou, étroitement liée par une fine cordelette incorporée au vêtement. La ficelle l'étranglait. Le tissu schlinguait. Douçâtre puanteur de sueur séchée et de tabac froid. L'écoeurante odeur imprégnait le coton. Elle l'oppressait. Allait-il étouffer ? La sensation lui rappelait l'enfance. Des ressouvenances d'école primaire. À la piscine, quand les jeux liquides viraient à l'aigre, quand les plus grands se divertissaient en faisant croire aux plus jeunes qu'ils allaient les noyer en leur maintenant la tête sous l'eau. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - « Si vous avez tremblé à la diffusion de Bye bye Belgium, vous risquez de sentir à nouveau vos poils se hérisser sur les bras... L'auteur nourrit son récit du fruit de ses expériences. Journalisme, syndicalisme, politique, autant de mondes qui obéissent à des codes et des temporalités propres. Une immersion dans les coulisses du pouvoir et du contre-pouvoir pour saisir les enjeux. Et révéler des vérités qui dérangent. » (L'avenir) - « Dans Les Eprouvés, le sociologue carolo Richard Lorent fait surgir en Belgique deux mouvements politiques ultra radicaux. Il livre un thriller politique sans pitié pour les grands partis (« la politique a engendré sa propre répulsion »), les services de renseignement, les médias et les syndicats. A mi-chemin entre roman et essai, un peu à la Houellebecq. Et visionnaire ? » (Le Vif L'express) - « Ce thriller politique mêle fiction et nombreux éléments authentiques. Des révélations et un ancrage bien local pour ce roman. » (Sur Indo) A PROPOS DE L'AUTEUR Sociologue, Richard Lorent a connu plusieurs vies : typographe, rédacteur en chef, syndicaliste, homme politique, écrivain. Il a ainsi traversé des mondes différents et connu leurs coulisses. S'il a désormais choisi la voie du roman, c'est pour partager, en les livrant derrière le voile de la fiction, les fruits d'une expérience aux parcours multiples. Dans ce polar sur fond d'événements historiques et d'actualité, il montre jusqu'où pourrait conduire la logique implacable des gens de pouvoir.

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