5 sens éditions

  • Agnès, jeune professeur tout juste diplômée de philosophie et mariée depuis peu rejoint son mari Max au Japon après deux mois d'absence. Elle donne six heures de cours à l'Institut français de Tokyo et découvre, ébahie, une ville, un pays et des habitants dont la vie est à l'opposé de celle de la France. Nous sommes au début des années 70. Tout à Tokyo apparaît à Agnès mystérieux et longtemps incompréhensible sauf la véritable vénération que les Japonais portent à la France et aux Français. Nous avons la réputation d'être tous beaux, élégants et romantiques. Les mâles de l'Hexagone, installés au Japon en profitent. Agnès elle-même suscite beaucoup d'émois, néanmoins difficiles pour elle à deviner derrière les paupières et les têtes baissées.
    Max, surchargé de travail selon ses dires, la pousse à fréquenter ses collègues masculins. Ensemble, ils forment un groupe sympathique et ils aiment échanger leurs connaissances sur le Japon. Par la différence de culture, ils sont souvent plongés dans des situations cocasses où tout est prétexte à des fous rires qui peuvent gêner les Japonais, habitués à plus de réserve. Mais au bout de quelques mois, le groupe se délite, les jeunes gens ayant pu réaliser leur rêve : trouver une compagne japonaise. À la fin de l'année scolaire, Agnès reprend seule l'avion pour la France.
    Quarante-cinq ans plus tard, elle revient sur les lieux où dans le tumulte des préjugés, elle a perdu son jeune mari. Quelles surprises attendent notre voyageuse au terme de ce pèlerinage ?
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Catherine Brai est née au Vietnam d'un père franco-vietnamien et d'une mère vietnamienne. À l'âge de 17 ans, elle est venue en France poursuivre ses études supérieures à la Sorbonne. Philosophe de formation, elle a enseigné dans de nombreux pays, dont le Mexique, la Turquie, les Comores, l'Inde. Elle a séjourné trois ans au Japon. Actuellement, elle vit sur l'île de la Réunion. Elle a déjà publié trois romans : Un barbare sous les Tropiques, Une enfance à Saïgon et La dernière fois à Pondichéry.

  • Un jeune homme revit, malgré lui, les moments les plus sombres de notre histoire...
    Dans un coin de France, Mathieu est hanté par des cauchemars qui l'empêchent de vivre normalement. Témoin privilégié, la nuit, de scènes atroces de la Shoah pourtant terminée il y a plusieurs dizaines d'années, il est amené à observer des tranches de vie d'une jeune fille déportée nommée Rebecca qui, pourtant, lui est totalement inconnue. Mais que se passe-t-il donc ?
    La petite famille, au bord du gouffre, va tenter, d'une manière peu orthodoxe, de sortir de cette période déstabilisante. Mais il n'est pas sûr que ce qu'ils vont découvrir à l'aide d'un spécialiste leur offrira paix et stabilité !
    Entre thriller et roman historique, Plus jamais...plus jamais ça nous emmène au plus proche des événements de la Shoah au travers de l'expérience traumatisante d'un jeune Français.
    EXTRAIT
    La petite gare apparaît soudainement à mes yeux. Il faut dire que je ne vois pas grand-chose parmi tous ces gens que je ne connais pas. Beaucoup portent une étoile jaune cousue à leur vêtement. Juste à hauteur du coeur. À croire que l'endroit a été choisi délibérément. Ils voulaient nous en mettre une quand ils nous ont arrêtées. Mais le gradé a précisé qu'on n'avait pas le temps et que de toute manière, là où on allait, on nous en mettrait une. Puis il a rajouté que si ça se trouvait, on ne vivrait pas assez longtemps. Il a alors rigolé, exprimé une phrase dans sa langue et les autres ont ri à leur tour. Je sais ce que représente l'étoile, mais je dois bien avouer n'avoir pas compris ce que voulait dire l'Allemand. Maman me regarde quand elle y parvient. Elle est coincée aussi. Elle me fait parfois un petit sourire qui n'a rien de gai. Je crois qu'elle est triste pour moi. Bien plus que pour elle d'ailleurs. Il faut dire que nous sommes tellement secouées. Il faut dire que tout ça n'est guère réjouissant.
    Le camion vient de s'immobiliser juste devant l'entrée de la gare. Déjà la ridelle est ouverte par deux soldats. Ils hurlent des mots incompréhensibles tout en tirant les premières personnes pour les faire descendre du camion. Certaines chutent lourdement. D'autres atterrissent dessus. Maman me prend la main. Cela me surprend. Je n'ai pas remarqué qu'elle s'était dégagée et rapprochée de moi.
    Nous descendons sous les invectives allemandes. Nous avons quand même la chance de ne pas tomber. On nous pousse ensuite à l'aide des fusils. Ils veulent que l'on se regroupe devant l'entrée du hall de gare. Je me demande où l'on va aller. Un homme rouspète quelque peu, mais directement il reçoit un coup de crosse à la nuque. Il s'étale dans la poussière, le sang coulant sur les pierrailles. Là, l'Allemand lui shoote dans le visage. Le corps cesse soudainement toute résistance. Le soldat ordonne aux deux hommes les plus proches d'emmener le corps vers un grand trou non loin. De peur de subir le même sort, ils s'exécutent immédiatement. À peine ont-ils fait quelques mètres qu'ils doivent s'arrêter :
    - Stop !
    Le sous-officier qui vient de hurler l'ordre s'approche du transporté en dégainant son pistolet. Le pointant à la base du crâne, il tire.
    - On n'est jamais trop prudent, dit-il avec un petit sourire. Allez, schnell !
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    La Shoah qui tourmente, décrite par Vincent Pierret, ça se lit ! - Jean-Louis Rensonnet, L'Avenir
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    L'auteur, à la fois conformiste et anticonformiste, est né en Belgique durant l'année 67. Rapidement, il se passionne dans la vie tout comme dans l'écriture par ce qui fait naître les apparences plus que par ces dernières. Partant de ce postulat, il est clair que si l'on souhaite extraire un maximum des écrits de Vincent Pierret, il faut savoir lire entre les lignes. A bon entendeur...

  • Libre

    Altinoglu Julie

    Arrivée en France à l'âge de 12 ans et issue d'un milieu modeste, Rose bâtit un empire à force de travail et d'ambition. Jadis femme d'affaires redoutable et passionnée, Rose est aujourd'hui devenue à 90 ans une mamie aimante, toujours aussi coquette, soucieuse de transmettre son amour et sa culture à ses petits-enfants.
    Un événement tragique arrivé quelques années plus tôt divise aujourd'hui la famille et crée de nombreuses tensions. Rose, vivant de plus en plus mal cette situation, décide alors de réunir ses six petits-enfants pour les réconcilier. À la veille du déjeuner qu'elle organise chez elle et dans lequel elle met beaucoup d'enjeux, Rose récapitule inlassablement tous les sujets qu'elle souhaite aborder : résoudre le conflit entre Alex et Joseph, proposer à Anouche de reprendre le flambeau de son entreprise, apprendre à Emma la cuisine arménienne, transmettre sa culture arménienne et son regard sur la vie et surtout, leur apprendre à être libre.
    Elle a ainsi une idée bien précise en tête pour chacun de ses petits-enfants. Mais les choses ne se passent pas du tout comme prévu...
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Julie Altinoglu naît en 1977 en région parisienne de parents d'origine arménienne. Son père, professeur de mathématiques et sa mère, professeur de piano, lui ouvrent la porte de deux univers très différents. À 10 ans, elle vit un drame qui bouleverse sa vie et cherche alors refuge dans la lecture et l'écriture. Après une carrière dans le marketing et la communication, elle écrit son premier roman à la naissance de sa première fille.

  • Être seul des journées entières, c'est soliloquer quelque part dans sa tête. C'est composer du silence dont l'écho n'est perçu par personne. C'est faire face à un tsunami de pensées armé d'une barque. C'est se perdre dans les méandres d'un dédale conçu par soi-même. C'est chercher un fil d'Ariane qu'on a oublié de fabriquer. C'est regarder dans le ciel le vol plané d'une mouette et imaginer que c'est un cerf-volant sans fil. C'est se souvenir que l'enfance est bien plus loin que le bout du monde.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Né en Ardèche dans les années 80, Brice Gharibian connaît une enfance heureuse et sans encombre, un bonheur oublié, comme une sorte de mélancolie joyeuse dans laquelle il puise sans limite.
    Il partage son temps entre petits boulots, rêveries et écritures, quand les deux ne se mélangent pas dans sa poésie.

  • Entre mort et magie noire, Nival et Albéus Montlointain tentent de comprendre ce qui les gouverne.
    La mort vous change une personne. En cela, Nival n'est guère différent des autres. Cependant, là où, arrivés dans le monde des morts, les autres ressentent la paix et la quiétude, il fut envahi d'une haine profonde, lancinante. Ces ulméniens paieront pour ce qu'ils lui ont fait. Malheureusement, étant le seul représentant de cette espèce inconnue au paradis, les dieux lui confient la mission de protéger ceux-là mêmes qui lui ont ôté la vie. Un relent de magie noire grandit dans le monde des vivants, et les ulméniens en seront les premières victimes.
    Albéus Montlointain, Premier Inventeur du roi Amien Héliantheazuré, est un homme très curieux. Seul, il part de temps à autre pour découvrir le monde sur le dos de Jolie Rose, sa mule. Les curiosités locales, les idées folles, sont parfois des sources d'inspiration pour ses expériences. Du moins est-ce en partie la raison de ses voyages. En réalité, il se nourrit des contes et légendes racontés par le peuple de Terre-Aimante. Une fée cachée dans les feuilles, une sorcière dévoreuse de coeurs, voilà ce qui fait vibrer le vieil Albéus. Ainsi, envoyé par son roi dans les montagnes pour étudier d'étranges grottes, il va en profiter pour enquêter sur ce qui, selon lui, dirige réellement le monde : la magie !
    Découvrez sans plus attendre le premier tome de cette saga de science-fiction dans laquelle la mort et la magie noire dirigent le monde.
    EXTRAIT
    Les six nobles qui veillaient sur le royaume s'étaient réunis dans la salle du conseil, n'attendant plus que le roi. Dorthane Montpur, une femme vive d'esprit et fière d'allure, discutait de l'importance d'une consolidation des rapports entre Coeur-Franc et le royaume de Minarende avec Wiguéric Hautzéphir. Non loin d'eux, l'Omniscient leur tournait le dos, préférant admirer la fresque représentant les dieux et la création du monde. Tel un rituel, il abandonna la peinture pour rejoindre la suivante, dans une alcôve similaire en demi-cercle. Il contempla alors le tableau du couronnement du premier roi de Coeur-Franc. Il se tenait devant son peuple venu des quatre coins du continent pour le voir, agenouillé devant le maître des temples d'alors. Trois autres hommes discutant entre eux venaient compléter les conseillers du roi Amien. Tous étaient vêtus à la mode de la citadelle, veste courte, une spalière ronde, en cuir, venait protéger chacune de leurs épaules, et une cape courte dont les deux lanières larges se croisaient sur le devant. Un foulard ceignait leur bassin, contrastant ainsi avec les chausses larges et les bottes montantes. Leurs vêtements brillaient de perles scintillantes et de fils d'or. Les couleurs étaient rares, mais vives et chatoyantes. Le lys blanc sur fond pourpre ondulait au gré des mouvements fluides de la cape de Barux Blanclys, de même que l'oeil foudroyant d'Ivin OEilacéré et que l'arbre des Grandchêne.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Né en Seine-Saint-Denis en 1990, c'est dans le sud-ouest de la France que Yann Jacob grandit. Sa passion pour la lecture naît subitement au lycée lorsqu'il découvre les univers forgés dans le fantastique et la fantasy. Rapidement, les prémices de "La guerre des oubliés'' apparaissent. Il poursuit cependant ses études, sans jamais abandonner son histoire qu'il continue d'étoffer. Un CAP charpente et une licence informatique en poche, il choisit finalement la voie de l'écriture.

  • Découvrir l'histoire des siens pour se rapprocher à nouveau de sa propre vie...
    Stan, médecin quadragénaire, aurait bien du mal à dire quand il a commencé à s'éloigner de sa vie et même à succomber, lui, un ORL, sous le déluge de bruits qui lui labourent le crâne. Cela remonte peut-être à loin, au fond. Depuis en tout cas, il flotte sans repère, son humour grinçant et féroce le sauvant du naufrage sans pour autant le rapprocher des autres. Il a encore quelques ancrages pourtant. A vingt ans, il a connu un grand amour, Anne, qu'il a perdu ensuite, sans vraie raison. Et il a une famille singulière. Quand il était enfant, son oncle Yvon qu'il aimait tant, s'est noyé en mer. Et au décès de son grand-père, patriarche redouté, d'autres secrets ont commencé à se dénouer.
    Mais le mystère perdure. Stan en est sûr : c'est quelque part par-là que la vie s'est enfuie. Il doit comprendre l'histoire des siens, découvrir ce qui leur est vraiment arrivé. Il se lance sur leurs traces, il replonge dans le temps à leur recherche. Et puis il veut retrouver Anne. Peut-être qu'en réparant le passé, il pourra réparer le présent...
    Découvrez l'histoire de Stan, un médecin à l'humour féroce et grinçant, qui se lance sur les traces des siens, mu par une volonté : comprendre les mystères du passé pour réparer le présent.
    EXTRAIT
    - Ensuite ? il me demanda.
    - Rien...
    - D'accord. L'autre ?
    Je brillantais rien, ça le dégoûtait pas visiblement ma panade. Peut-être qu'ils lui plaisaient au fond mes petits songes... Peut-être même qu'il les sondait, qu'il les désossait, qu'il tirait des plans comme pour une deuxième coque à remettre à flot... C'est qu'il était bricoleur.
    Je me promenais à l'arrière d'un groupe, c'était au printemps ou en été, il faisait très chaud. Je m'appuyais à un moment contre un garde-corps en surplomb d'une rivière, comme sur une écluse. Mais je me penchais trop, je basculais !... In extremis je me retenais d'une main à une poutrelle métallique et là y avait un petit chien noir qui s'agrippait à moi. D'où il sortait, je me demandais pas... Pour être exact, il me plantait des griffes de chat directement dans l'entrejambe ! Dans les gonades qu'il me pitonnait le clébard ! J'avais un mal de chien... Personne n'avait l'air de se rendre compte mais j'étais à poil ! Bon, je me tordais, je me débattais, je gueulais, pendant que là-haut, sur le pont, ils continuaient de s'archifoutre. Faut bien comprendre, c'était pas leur paire de roubignolles qui dérouillait... Enfin, de ma main libre, je parvenais à l'arracher.
    - Arracher quoi ?
    - Le chien.
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Frédéric Surgan est né en 1967 à Nantes. Ses études de droit terminées, il s'essaye à l'écriture d'un premier manuscrit, puis engage une carrière juridique. Il écrit deux nouveaux romans des années plus tard, qui resteront sans éditeur. Avant que les ombres s'enfuient est le premier roman qu'il publie. Il y livre un univers intimiste, à la fois sombre et drôle. Frédéric Surgan vit aujourd'hui dans la région de Strasbourg.

  • Qui est-il, Oscar Rasco ? Lui-même se le demande...
    Par tous les temps, la rivière s'écoulait. Le petit village qui abritait la vie d'Oscar Racso siestait à l'ombre des champs de blé. Le trentenaire se laissait bercer par la brise du quotidien. Pourtant, quelque chose d'inhabituel avait dû se produire. Car pour l'heure, l'homme se débat seul, sans mémoire, dans un espace sans lumière et sans issue, aux prises avec une matière inconnue ! Lui qui voulait se contenter de la surface du monde doit se confronter à présent avec cette substance étrange, et jusqu'ici invisible. Cette dernière transpire le passé, l'histoire des liens, la séduction, la sexualité : toutes ces frontières qui nous constituent.
    Laissez-vous emporter par la profondeur de ce roman, aux côtés d'Oscar Racso, un homme à la recherche de sa mémoire et de son passé.
    EXTRAIT
    Oscar Racso avait mauvaise mine. Le miroir de la salle de bains le confirmait. De manière générale, Oscar trouvait son physique plutôt agréable. Ses amis, trentenaires eux aussi, ne s'en sortaient pas tous aussi bien. Ses cheveux se dressaient toujours, le bidon savait se tenir, et sa musculature en imposait encore. Mais bon Dieu, se lamenta-t-il : tout semble pendouiller aujourd'hui, même ses yeux. La porte s'ouvrit et Julie apparut. Elle adressa une paume en guise de bonjour matinal. De l'autre main, elle déposa sur le bord de la baignoire des habits que devrait porter son mari, aujourd'hui. Toujours à travers le miroir, la vue des vêtements noirs rappela à Oscar qu'il devait se rendre à l'enterrement de Rosa, tout à l'heure. Il n'irait donc pas au bureau. Ne vendra aucune assurance vie. « Merde », lâcha Oscar. Son collègue Quentin allait encore creuser son avance. Il enfila machinalement le pantalon préparé pour lui. Julie lui achetait et choisissait les tenues en fonction des circonstances. Ce costard sombre, d'ailleurs, paraissait parfaitement adapté à une cérémonie funéraire.
    Rosa était recouverte de bois et de fleurs. La petite église, bondée. L'ensemble du village était représenté. C'est que Rosa, tout le monde l'aimait, se disait Oscar. Et lui, le premier. Le curé parla, sans jamais s'arrêter, mais le petit-fils de la défunte ne l'entendait pas. Il se voyait, assis sur le tabouret qu'il occupait, chaque fois qu'il jouait aux cartes avec elle, sur le parvis de sa maison, en discutant des fruits, des tissus, du thé, de la vie, de la mort.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Né en 1973, Frédéric Chevalley vit et travaille à Genève. En parallèle de son travail de psychothérapeute, il explore les territoires invisibles à travers les mots, la musique, la peinture. Après la parution de Diaporama d'un gamin paru en 2017, Frontières ou Oscar Racso est son deuxième roman.

  • « En ce qui concerne EZISTEZISTEPA, qui me paraît résumer l'essence de « l'inexistentialisme », bravo ! Vous y faites éclater les structures de la pensée, dans l'esprit et dans la lettre. A vous suivre aux quatre vents de l'absurde et de l'anarchie littéraire, je me suis bien amusé comme vous avez dû vous-même le faire à l'écrire, et je gage que Raymond Queneau et, pourquoi pas, Bobby Lapointe y auraient trouvé leur bonheur. »
    René Reouven, Alias René Sussan
    Grand prix de littérature policière, Grand-prix de la Science-Fiction française, Grand prix de l'imaginaire...
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Georges Richardot, consommateur attentif d'huile d'olive vierge (en l'occurrence, non impliquée dans quelque martyrat autre que celui de la langue française) naquit dans la zone d'influence de l'imagerie Pellerin d'Epinal, il y a des lustres, lesquels, dit la légende, sur son passage, tour à tour s'allumaient puis s'éteignaient. Il décida à Vence à une date non encore décédée, prenant toute sa place d'Inexistant dans l'emblématique Vie des saints, suivie d'une méditation pour chaque jour de l'année du Père Jean-Etienne Grossez, tenue à jour à cette seule intention par la succession de S. J. chargés du suivi.
    (A mon fils.)

  • Deux malfrats, une égérie, la mort et la réincarnation forment le point de départ d'un thriller surprenant !
    Deux salopards et leur égérie ravageuse s'associent pour faire fortune. Mais reste-t-il des limites au crime, lorsqu'on croit posséder l'Ego absolu, unique par définition, dont tous les autres ne sont que des ombres, des attrapes faisant partie d'une vaste conspiration destinée à faire croire à l'Unique qu'il a des imitations ?
    L'argumentation est à la fois fallacieuse et irréfutable, une bénédiction pour un tueur scrupuleux. Elle sert aussi à étayer une théorie de la réincarnation s'appuyant sur le langage moderne du tueur-philosophe. Prise au sérieux, elle ouvre à chacun des perspectives illimitées et fonde une méta-psychologie adaptée à son horizon transcendant. Bonne ou mauvaise, il n'y a pas d'autre alternative aux foutaises des religions révélées. L'auteur tresse son histoire en entrelaçant trois thèmes apparentés.
    Dans l'un d'eux, il raconte que la jeune Sullivan n'allait pas vivre longtemps : trop riche, trop belle, et en plus sosie parfait de l'égérie des truands. Des types qui raisonnent logiquement juste, mais socialement faux. Un bon électrochoc va les ramener à la raison.
    Ils s'en moquent, ils se prennent pour Rama, la mort n'est qu'un moyen de transport pour aller plus loin. L'Ego est plus fort que tout, malgré son air volatil et inconsistant. Ils arrivent ainsi au bout de leur chemin de violence, là où la violence s'en prend... à la mort elle-même.
    Dans un thriller atypique, l'auteur développe la théorie lucilienne de la réincarnation et une introduction à la métapsychologie. A découvrir !
    EXTRAIT
    Je pense être un garçon normal, si l'on veut bien admettre qu'un fort penchant pour le sexe faible, et ce qui va avec : l'argent, ne me place pas à part de mes contemporains mâles (au contraire).
    Il n'y a que ma moralité où les esprits chagrins, les pisse-vinaigres et autres pères-la-pudeur trouveraient à redire, mais heureusement, ça ne se voit pas au premier abord et on peut faire comme si tout était clean. Je possède dans la banlieue de la grande ville (New-York) un commerce en plein air de voitures d'occasion. Je ne suis pas regardant sur l'origine des voitures que j'achète, et avec moi, les compteurs totalisateurs font des soustractions dès leur arrivée dans mon atelier. Quand il s'ennuie, et ça lui arrive souvent, mon ami Georges vient me voir. Ah, Georges, il faudra que je vous en parle un de ces jours, mais ce jour-là, tâchez d'être de bonne humeur, car il faudra vous pincer le nez, mettre des gants, fermer les fenêtres ! Bon, pour l'instant, c'est un peu tôt. Revenons à mon job. Il y a juste une cahute grande comme votre salle de bains (vos toilettes si vous êtes M. de Rothschild) où j'installe mon bureau et reçois mes clients. La plupart sont des chenapans comme moi qui ne peuvent pas se payer une voiture à plus de deux mille dollars. En voyant mon taudis, certains se croient des affinités avec moi et essaient de m'embaucher dans leurs arnaques. Je les laisse dire. Puis ils repartent solitaires dans la guimbarde de leurs rêves en laissant derrière eux la signature de leur débine : le nuage de fumée blanche caractéristique des joints de culasse poreux. Je ne vais tout de même pas leur dire que ce négoce n'est qu'une couverture !
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Ingénieur civil des Mines, puis passionné de littérature, les mots éclatent sous la plume de Pierre Godard comme des bombes. Il est fasciné par la liberté de description et d'affirmation inouïes offerte par les mots. Il n'y a aucune règle a priori qui permette de distinguer les mots qui disent vrai de ceux qui mentent. On est obligé de faire confiance à l'auteur. Et une seule chose peut asseoir cette confiance : que l'auteur écrive dans un français de diamant. Les amateurs de littérature de haute volée ne devraient pas être déçus à cet égard par Pierre Godard.

  • Un mystérieux message mène Flo, Elsa et Max dans des aventures inattendues !
    D'où vient ce mystérieux message collé sur le parapluie de Flo, à son retour du collège ? Intriguée, elle se confie à son amie Elsa. Toutes les deux décident d'en parler à Max, un passionné des codes secrets. Lui seul peut les aider ! En un éclair, l'énigme est résolue cependant une question demeure : s'agit-il d'un simple jeu ou d'une histoire sérieuse ? Les jours suivants, Max se fait silencieux... Le bout de papier n'a pas dit son dernier mot ! Il conduit Flo et ses amis à la Maison des Bulles où une inconnue leur raconte une étrange histoire : un chercheur vient de faire une découverte géniale mais des voleurs sans scrupules l'ont dépouillé de sa dernière trouvaille.
    Voilà les nouveaux amis prêts à braver tous les dangers pour aider l'inventeur à retrouver ce qui lui appartient. Mais l'affaire n'est pas simple et ils vont de surprise en surprise... Parviendront-ils à atteindre leur but ?
    Suivez le parcours de trois amis prêts à braver tous les dangers pour aider un inventeur à retrouver ce qui lui appartient, plongés dans une affaire qui n'est pas si simple et les mènera de surprise en surprise...
    EXTRAIT
    - Des passages secrets ? demande Max, aussitôt intéressé.
    - Nous vous en parlerons tout à l'heure, répond Ralph qui, visiblement, ne veut pas donner plus de détails pour l'instant. Mon Dieu ! Ma pauvre invention... Dans quel état a-t-elle dû arriver s'ils ont emprunté cet itinéraire ? Ce prototype est très fragile...
    - Peut-être les voleurs connaissent-ils une cachette à proximité de la cascade où laisser provisoirement le parapluie bionique en prévoyant de le récupérer plus tard, comme dit Flo. Nous pourrions aller jeter un coup d'oeil, suggère Max.
    - Bonne idée ! approuve Vincent qui commence à s'impatienter, peu habitué à rester longtemps inactif. En tant que spéléologue amateur, j'ai souvent vu des cavités déboucher dans des lieux surprenants. Ralph, pensez-vous qu'il pourrait réellement y avoir une cachette derrière la chute d'eau ?
    - Pourquoi pas ! Il faudrait vérifier... Je n'en ai jamais entendu parler par les gens d'ici mais après tout, nous n'habitons ce village que depuis une dizaine d'années et ces choses-là sont souvent tenues secrètes.
    - Il faut vite aller à cette cascade, dit Vincent. Flo et moi avons toujours notre équipement de plongée dans la voiture lorsque nous partons en week-end. Nous pourrons explorer la rivière pendant que les autres fouilleront les alentours...
    - Eh bien, c'est d'accord ! dit Ralph mais avant, je vais vous montrer ma Salle de création, comme je vous l'ai promis tout à l'heure, ensuite, nous irons nous préparer.
    Virginie est soulagée : les copains du lycée auxquels elle a parlé du parapluie bionique ne se seraient jamais aventurés dans ces bois profonds. Même en admettant qu'ils aient eu des complices, il serait bien étrange que ceux-ci connaissent cette cascade. Ils sont donc sans doute hors de cause et, par conséquent, elle-même n'est pas responsable du vol dont son grand-père a été victime. En revanche, certains habitants du village fréquentent souvent ces lieux pour une promenade ou une partie de pêche. Il se peut donc que les voleurs se trouvent tout près d'ici !
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Nicole Chappe est née en Corrèze. Bercée dès son plus jeune âge par les contes de ses grands-mères, une enfance proche de la nature permet à son imagination de développer le goût du merveilleux et du rêve. Inventrice de ses propres personnages, elle leur fait vivre dans ses récits de formidables aventures...

  • Autobiographie, fiction et auto-fiction se mêlent inlassablement pour former ce roman atypique et original.
    Autobiographique ? On pourrait le penser. En vérité, l'auteur est formel, pas la moindre relation !... Encore que... telle ou telle anecdote... À condition de faire dans la nichée un tri sévère, d'intervertir le gris et le rouquin, de débarbouiller le cheptel sans lésiner sur le shampooing, une chatte y retrouverait quelques-uns de ses petits... Pauvres minous, attendrissants de véracité, égarés, ballottés dans un monde embrouillé à plaisir ! Ces « limborigènes » (sous leur désinvolture, probables manipulateurs du guignol dans sa globalité), ces rejetons surdoués cannibalesques, ces éditeurs sans foi ni loi, ces traîtresses de femmes : pures fictions ? On veut encore l'espérer !
    /> Un ouvrage à l'écriture unique et reconnaissable entre mille, Le bébé requin ne cessera de vous surprendre.
    EXTRAIT
    « Échec et mat ! »... Se relâchant dans son fauteuil imaginaire, Jean-Jacques soupira d'aise. Comme chaque fois qu'il jouait contre lui-même, la partie avait été rude, d'autant plus tonique. Désormais, il se sentait en mesure de faire face aux aspects les plus ingrats de la situation. Pour se le prouver, il émit un rot en adéquation parfaite avec le personnage embryonnaire qu'il pouvait maintenant réendosser dans des conditions psychologiques satisfaisantes.
    L'orgue s'était arrêté sans qu'accaparé par le jeu, il y prît garde. Tendant l'oreille vers le souffle de sa mère, il eut un moment d'inquiétude : il avait cessé de l'entendre. Dégringolant de sa couche malcommode, il courut aussi vite que le lui permettaient ses courtes jambes vers le lit, qu'il escalada.
    Paisiblement, elle dormait. Rassuré, attendri, il la contempla. Elle se superposait à l'image qu'il portait en lui. Bien jolie, nonobstant les traces de lassitude, de désenchantement qui avec des survivances de fraîcheur virginale se partageaient son visage.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    "Un texte, je le reprendrai, dans quelques mois, quelques années, quand il aura cessé d'être à vif, dès lors engourdi d'une anesthésie naturelle propice à la chirurgie. Et puis d'autres fois, d'autres fois, jusqu'au Jugement Dernier..."
    Né il y a quelques lustres (sic) à Épinal (Vosges), Georges Richardot est établi à Vence (Alpes-Maritimes).

  • Lors d'un magnifique voyage en famille lors de l'été 2007, entre les Etats-Unis et le Canada, je ressentis ces premiers maux de tête. J'ai d'abord pensé que c'était à cause de mes lunettes, moi qui suis myope, astigmate et hypermétrope.
    Le voyage s'achève et la rentrée se passe, mais chaque jour je souffre un peu plus. Arriveront rapidement les premiers malaises, et la perte de ma mémoire. J'avais seize ans, et j'allais embarquer pour cette périlleuse aventure d'environ trois ans. Un chemin fait de survie, de rêve et de reconstruction.
    J'ai eu besoin d'écrire ce récit il y a environ cinq ans, afin de réussir à prendre de la distance avec tout ce vécu. J'ai donc tout posé noir sur blanc, ce récit que vous tenez aujourd'hui dans vos mains. Ce fut donc d'abord une réelle thérapie personnelle dont j'avais besoin pour me reconstruire.
    J'ai cependant découvert ces dernières années la puissance de ces mots, de ce message plein de vie que je partage ici. Quelle est la mission de ce récit aujourd'hui ? Simplement vous donner l'envie de vous ressentir vivre, de savourer un peu plus chaque instant, ou simplement de vous dire que la vie est belle.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Axel Waeckerle est formel, il ne serait jamais devenu ce qu'il est aujourd'hui sans le drame qui a bouleversé sa vie mais qui lui a donné le goût de vivre. On dit souvent que la vie commence quand on comprend que l'on en a qu'une. Axel l'a compris bien trop tôt. Un mal pour un bien ? C'est ce périple de vie qu'il nous offre ici...

  • Un recueil de nouvelles d'où ne reste que l'essence même du récit.
    Astacus ou comment dynamiter la carapace du temps.
    Quant à la raison, c'est peu d'écrire qu'elle est d'emblée mise à mal : La véritable énigme, n'est-ce pas le rationnel ?
    Dans ce recueil de nouvelles G. Richardot dynamite, il gomme ce qui reste, il estompe les derniers contours, ne conservant du récit qu'une trame rognée jusqu'à l'os, libérée jusqu'à l'émerveillement.
    Les repères temporels se trouvant explosés, tout peut advenir... Les états psychologiques deviennent des instants d'existence, flottant comme icebergs séparés par le réchauffement climatique (de fait, l'Apocalypse n'est jamais loin).
    Si les outils traditionnels du narratif subissent ici un gommage troublant, l'écriture réunifie le tout, donne son armature au texte ; sa tenue reconstitue et livre des splendeurs roboratives...
    Et le merveilleux s'agence au coeur de la construction architecturale, musicale du recueil.
    Yves Ughes.
    Poète-essayiste / Extrait du prologue
    Laissez-vous porter par ces 13 nouvelles à la narration surprenante, mais dont l'écriture et les textes offrent une grande unité au recueil.
    EXTRAIT DE Keep out
    À cette époque, que - mon récit devant éclairer le paradoxe - je dirai à la fois récente et ancienne, je vivais sans conflits mon personnage d'amazone jeune et libre d'attaches. À défaut de me passionner, le travail occupait convenablement le temps dû à l'activité. Mon deux-pièces d'un quartier tranquille m'épousait douillettement, tel un vêtement de tous les jours s'étant fait à vos exactes mesures. De mes meubles je ne mentionnerai que le rocking-chair, où je m'installais à contre-jour pour recevoir un garçon avec qui bavarder en sirotant un verre, jusqu'à ce que, pour peu qu'il m'en donnât l'envie, nous fassions l'amour. Et le lit. Quand m'avait quittée mon partenaire, titulaire ou de simple passade, quelle seconde délectation, découlant de la première mais autrement subtile, de m'y blottir, drap sous le menton !
    Sans être la beauté conventionnelle, j'attirais les hommes : ils appréciaient mon côté sauvageonne et une spontanéité les maintenant en alerte. Payer un juste écot à la sociabilité, et, moins parcimonieusement, au sexe, rêvasser, dormir : cette vie, pouvant paraître monotone, je m'en accommodais dans le présent, prête à l'infléchir sitôt que j'en déciderais.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Georges Richardot est né à Epinal (Vosges), en l'an... (là, tout en bas du menu déroulant). De longue date a élu résidence à Vence (Alpes-Maritimes). Parrainé dans ses débuts (roman, poésie) par Raymond Queneau.

  • Comme l'auteure, laissez-vous porter de regard en regard...
    « Le regard est volontiers assimilé à une fenêtre sur la pensée, sur les sentiments ou sur l'âme. Mais gardons-nous d'approuver pleinement la métaphore dans la mesure où la maîtrise que nous en avons autorise bien des camouflages, voire des travestissements. », constate Dominique Godfard qui, au départ, voulait simplement écrire un billet sur les échanges et dérobades entre regards (par exemple, le sentiment d'être devenu transparent aux yeux du garçon de café alors qu'on voudrait passer sa commande ; ou bien, dans la rue, le contraire à l'approche d'un mendiant qu'on s'efforce d'effacer de son champ visuel). Puis ce premier billet en a suggéré d'autres, de plus en plus nombreux puisque parmi ses définitions (13 dans le Littré !) le regard, c'est aussi la manière dont on regarde. C'est ainsi que l'auteure, aidée de ses souvenirs et, parfois, de quelques belles citations, s'est laissée porter de regard en regard...
    Plongez-vous sans plus attendre dans cet ouvrage composé d'une multitudes de billets sur le regard, ses significations et ses non-dits.
    EXTRAIT DE Le regard qui se cache
    Du regard qui se défile, effrayé à la perspective d'affronter celui d'autrui, il n'existe qu'un pas au regard qui se cache derrière les paupières légèrement tirées vers le bas comme un store à moitié baissé, ou à l'abri d'un lointain point d'observation sur lequel il s'immobilise, ou encore, derrière les verres teintés de lunettes de soleil.
    Une des raisons courantes de ces manoeuvres d'évitement est de ne pas attirer l'attention sur soi, comme si l'on devenait transparent du moment qu'on ne regarde pas l'autre... Au fond, les yeux auraient la faculté presque physique de « taper » dans la prunelle d'autrui pour dire « Coucou ! C'est moi. Je suis là... » et donc de faire remarquer sa présence, ou, à l'opposé et au nom d'une réciprocité que personne n'a jamais démontrée, de n'être pas vu d'autrui si on ne le regarde pas. Ainsi, ces souvenirs scolaires des yeux de la maîtresse au moment où elle va appeler un élève au tableau ; un faisceau qu'on sent passer sur soi comme la lumière d'un phare fouillant la crête de la classe tandis qu'on fixe avec une extraordinaire intensité n'importe quel point de son pupitre, tête baissée, avec l'espoir qu'on n'entendra pas son nom !
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Née à Casablanca, Dominique Marie Godfard a quitté le Maroc à 22 ans. Elle a vécu à Paris, à Londres, et habite depuis neuf ans la Basse-Normandie.  D'abord nouvelliste, elle s'est tournée en 1999 vers le roman (La Pampa) et vient de publier : Le bus pour Drancy (roman, 2014),  Une année percheronne (Journal, 2015) et Le bonheur passait, il a fui ! (Nouvelles, 2016). Elle a un site http://lamachineaecrirededominique.wordpress.com/ et nourrit de ses lectures son blog : http://des-livres-et-moi.blogs.nouvelobs.com/.

  • Hacha terre ultime

    Alain Paul

    Dans un monde post-apocalyptique, les survivants de la race humaine s'organisent.
    Fruit de la folie des hommes, un cataclysme a noyé toute la surface de la Terre. Toute ? Non, car un fragment de l'écorce terrestre est resté émergé : une île, qui est à la dimension exacte de l'ancien département français des Hautes-Alpes. Là, s'est constituée après la catastrophe une société néo-féodale aux règles de fer, grâce auxquelles une dynastie tyrannique opprime tout ce minuscule continent. Mais, au moment où commence le roman, cet Etat est entré en décadence et des pouvoirs locaux dissidents se sont établis sur ses marges.
    Hacha, terre ultime raconte les aventures d'un savant et d'une jeune femme dont les recherches et les tribulations vont contribuer à renverser l'ordre établi et favoriser l'éclosion d'une société plus juste.
    Plongez-vous sans plus attendre dans un roman de science-fiction haletant dans lequel un homme et une femme se battent pour une société plus juste.
    EXTRAIT
    Le soleil pointait à peine à l'horizon lorsqu'Andrèu se réveilla avec une faim de loup. Dans toutes les fibres de son être, il avait pleinement la sensation que la nuit avait accompli son travail réparateur. Le sabençaire se sentait tous les appétits du monde et il dévora à belles dents le pain, maintenant sec, qu'il avait dédaigné la veille. Sa faim en fut un peu calmée. « Pour le reste d'appétit, j'ai de la réserve à la hauteur de la ceinture », se dit-il.
    Il commença alors à faire méthodiquement ses exercices de concentration physique et mentale. Étirant et contractant ses muscles les uns après les autres par des mouvements consciemment ralentis, il sentit l'influx nerveux parcourir son corps dans une symphonie énergétique dont il était le chef d'orchestre. Puis, comme tout sabençaire chaque matin, il commença à un rythme mesuré, puis de plus en plus rapide, son entraînement au maniement du castana. Bien sûr, son arme lui avait été confisquée par les delfinas, mais il se devait d'exécuter quand même ces mouvements, pour ne pas laisser perdre ses réflexes. « Déjà que je n'ai pas beaucoup travaillé le castana, avec tout ce qui s'est passé ces jours-ci, pensa-t-il, au moins que je ne me rouille pas trop ! » À l'issue de cette gymnastique tant physique que mentale, ce fut un Andrèu en excellente forme qui passa sous la douche, une nouvelle fois volontairement glacée.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Alain Paul né en 1947 à Bordeaux, y passe son enfance et commence des études supérieures d'Histoire qu'il terminera à Paris. Puis, il vit une existence de marginal rural en Ardèche et en Gironde. En 1984, il devient archiviste dans la fonction publique. Il a été Directeur des Archives départementales des Hautes Alpes. En 2011, il prend sa retraite en Haute Gironde, où il se consacre entre autres à l'écriture.

  • Chasser les vivants, dormir avec les morts n'est pas un titre anodin au moment où nous vivons une époque peu glorieuse. Et alors que la mort insidieuse rôde au-dessus de nos têtes comme un couperet. La première moitié de cet ouvrage rend hommage au poète Arthur Rimbaud qui incarna la vie par excellence, mais plus encore la liberté, dont il paya le prix fort. La seconde partie plus aventureuse considère l'ordre du temps, mais aussi ses désordres, incarnés par la figure du Liber Pater en proie aux vertiges de l'immortalité. En fin d'ouvrage, un dernier hommage à ma mère disparue le 16 mai 2020, du Covid 19, dans des conditions humaines peu acceptables, et pleinement consciente jusqu'à son dernier soupir. Qu'elle repose en paix !
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Jean-Luc Favre Reymond est un écrivain, poète et critique français né en 1963 en Savoie. Ancien membre du Centre de Recherche Imaginaire et Création de l'Université de Savoie sous la direction du Professeur Jean Burgos. Membre du Conseil National de l'Éducation Européenne (AEDE-France). Chroniqueur littéraire auprès du magazine littéraire, ActuaLitté. Auteur à ce jour de 37 ouvrages publiés. Il est traduit en huit langues.

  • Pour quelle raison Max a-t-il bien pu disparaitre du jour au lendemain ?
    Hugo, Elsa, Flo et Virginie sont inquiets. Mais où est donc passé Max ? Hier soir, il paraissait tout à fait normal. Pourquoi leur demande-t-il maintenant de ne pas chercher à le contacter ? Une seule explication leur vient à l'esprit : ce vieux livre tout cabossé sur les codes secrets acheté la veille chez un bouquiniste. Pour Max, passionné de mystères, dénicher une telle merveille était inespéré mais il n'y a pas là de quoi disparaître. Jamais leur ami ne s'était comporté de la sorte. Il est sûrement en danger ! D'un commun accord, ils décident de tout faire pour l'aider.
    Accompagnez Hugo, Elsa, Flo et Virginie dans de formidables aventures pour retrouver Max et mettre à jour les secrets de ce livre mystérieux ! Un roman jeunesse à dévorer à tout âge !
    EXTRAIT
    Cette fois, Flo ne peut s'empêcher de rire. Son père trouve toujours la formule qu'il faut pour détendre l'atmosphère. Force est de reconnaître qu'il a raison : plus ils seront nombreux, plus ils risqueront de se faire repérer.
    - Je suis d'accord avec toi mais, dans ce cas, que comptes-tu faire ?
    - Te déposer au lieu fixé, à l'heure prévue. Ensuite, je garerai ma voiture et je me rendrai seul chez le bouquiniste.
    - Mais tu risques de tomber sur celui qui a promis de revenir.
    - Je l'espère bien ! Que veux-tu qu'il me dise, il ne me connaît pas ? Tout le monde a le droit d'aller farfouiller dans un magasin un samedi après-midi, je ne serai pas le seul. Heureusement d'ailleurs, sinon monsieur Lasserre aurait plié boutique depuis longtemps !
    - Admettons ! Tu entres dans le magasin, tu fais semblant de chercher un livre ou deux et ensuite ?
    - Après, cela dépend. Si aucune personne correspondant au signalement des deux hommes ne se présente, je serai obligé de ressortir au bout d'un moment raisonnable. Dans ce cas, j'attendrai à proximité, j'observerai les allées et venues et si je soupçonne un passant, je le suivrai pour essayer d'en savoir un peu plus.
    - Et nous, que ferons-nous pendant ce temps ?
    - Vous agirez de votre côté à votre guise mais nous pourrons communiquer par téléphone si nécessaire. Seul Hugo risque d'être identifié et ne doit pas se montrer dans le quartier. En revanche, il peut nous être très utile à distance, par exemple pour prévenir la police en cas de besoin.
    - Tu oublies que Max nous a recommandé la plus grande discrétion. Quelqu'un peut capter une conversation téléphonique...
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Nicole Chappe est née en Corrèze. Bercée dès son plus jeune âge par les contes de ses grands-mères, une enfance proche de la nature permet à son imagination de développer le goût du merveilleux et du rêve. Inventrice de ses propres personnages, elle leur fait vivre dans ses récits de formidables aventures...

  • Le secret derrière le mur est une aventure du coeur et de l'esprit qui vous fera remonter le temps, de notre époque à celle des corsaires...
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Longtemps journaliste dans la presse écrite, Dominique Jézégou a notamment vécu et travaillé en Afrique ainsi qu'en Polynésie française. Après Vin de Tahiti, jusqu'au bout du rêve, l'histoire d'un vignoble, publiée aux éditions Féret, elle poursuit son expérience littéraire avec son premier roman intitulé Le secret derrière le mur.

  • Vingt ans

    Legrain Cedric

    Suivez l'évolution de la relation entre Adam et Valentine durant vingt années, au coeur de la ville lumière.
    En octobre 1994, Adam et Valentine ont vingt ans. Des bancs de la Sorbonne aux jardins du Palais-Royal, du sommet de la Tour Eiffel aux allées de Central Park, le destin va sans cesse les rapprocher puis les séparer. Entre amour et amitié, entre petits bonheurs et grands malheurs, la vie nous invite à partager vingt ans de leur existence.
    Délectez-vous de cette romance passionnante qui vous emmènera dans les plus beaux recoins de Paris et New York tout en suivant un duo complexe mais attachant !
    EXTRAIT
    - Pourquoi me fais-tu ça maintenant ?
    - Comment ?
    - Tu as le don de toujours tout compliquer. Pourquoi ne m'as-tu jamais exprimé tes sentiments aussi explicitement avant ? Tu aurais dû être plus démonstratif quand il était encore temps.
    - Tu plaisantes j'espère ! Cette nuit que nous avons passée ensemble juste avant les fêtes. Tu l'as déjà mise au placard ?
    - Non, bien sûr.
    - Nous avons passé des heures entières blottis l'un contre l'autre. Tu as déjà oublié ?
    - Mais non voyons.
    - Réfléchis Val. Ton avenir t'appartient. Ne laisse pas Anthony prendre ton destin en main. Reprends le contrôle de ta vie. Ouvre les yeux.
    Adam libéra ses mains et quitta les toilettes. Valentine demeura figée. Elle observait la porte battante en mouvement devant elle. Son véritable amour venait de disparaître.
    Adam quitta la soirée d'un pas ferme et déterminé sans même se retourner.
    Dans le bar L'Antisèche, les premières notes de I will always love you interprétée par Whitney Houston commençaient à envelopper l'ensemble des convives. Dans l'euphorie des festivités et l'obscurité ambiante, personne ne remarqua le départ précipité du jeune homme au coeur de la nuit froide et glacée de la Saint-Sylvestre.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Gamin de Paris né à deux pas de la Butte Montmartre, Cédric Legrain est l'auteur du roman Victor et les âmes de Montmartre. Présélectionné en 2018 pour le Prix Coup de coeur passion Luchon au salon des Estives Littéraires. Plus récemment, il vient de publier le chapitre 2 Victor au coeur des catacombes. Habitué des studios de radio, il co-anime chaque mois l'émission « Libre cours » sur la station de radio lyonnaise Couleurs FM 97.1.

  • Odium fati

    Sandrine Iria Burri

    Iría se dirigea muette et aveugle vers le fleuve. Enfin, elle qui s'était prise durant de longues années pour la muse de l'histoire, ne trouvait rien à penser. Elle tourna le dos à l'humanité, s'arrêta près d'une fontaine afin d'apaiser sa soif. Elle marchait péniblement, d'un talon déchaussé. Elle était empêtrée dans des fils gris, des toiles d'araignées pleines de cendres et de poussière. Elle avançait, perdant son souffle, sur l'herbe brûlée par le soleil noir de la mélancolie. Une main était posée sur la blancheur de sa nuque. Son dos était courbé, l'oeil bas, comme un pigeon blessé. Elle claqua quatre fois des mains. Une eau fraîche et immaculée l'éclaboussa. Personne n'y prêta attention. Elle était désormais seule. En une fraction de seconde le silence foudroya définitivement le son de sa voix. Le vent l'avait emportée.
    Multiples morts sont considérées comme suspectes en raison de l'absence de témoins. Les dernières images prises par les caméras de surveillance, me montreront debout, tout près des eaux du lac Léman, de l'océan Pacifique, d'une rivière, ou du lac Nahuel Huapi, le regard plongé dans le vide ; tel un spectre postmoderne hésitant à devenir sirène, pour fasciner les marins de son chant vide de sens.
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Sandrine Iria Burri est née en octobre, elle enseigne la philosophie.

  • Pourquoi, nous direz-vous, alors que de Grands Anciens se sont illustrés à produire d'inoubliables fables s'engager dans cette voie apparemment sans issue ?
    D'abord, parce que « rien n'est plus ridicule que de vouloir interdire un genre du moment où il a produit des chefs-d'oeuvre. On a fait des poèmes après Homère, des tableaux après Raphaël, et nous ne sommes pas fâchés que l'on fasse des comédies et des tragédies après Molière et Racine. Sans sortir de l'apologue, nous sommes bien forcés de convenir qu'on a fait des fables charmantes depuis La Fontaine, et que plusieurs fables de La Fontaine ne sont pas dignes de lui » comme l'écrivait François-Benoît Hoffman (Fables russes).
    Ensuite car cette littérature, hélas tombée en désuétude ou dans le cartable de nos chers bambins, a toujours été des plus prisées. Esprit faible ou forte tête, qui n'aime voir ici les petits travers de son prochain ou entrevoir là les gros défauts de ses proches dans des récits moins édifiants que clairvoyants, plus plaisants que méchants ?
    Critiques bon enfant produites par de sales gosses, ces contes courants, souvent animaliers mais jamais bêtes, patinés par une langue vieillie, riche de mots d'hier et parfois de la veille, ne sont ni infantiles ni puérils. Ils composent, « une ample comédie à cent actes divers / Et dont la scène est l'univers » (Jean de La Fontaine, Le bûcheron et Mercure) car sous la métaphore perce l'éternel et point l'universel.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Quinqua' quinteux d'un quintal ayant vu le jour dans la ville rose, Christian Satgé, moins écrivain qu'écrivant, est un rimeur solidaire aimant ces brèves de conteur nommées apologues, pas toujours poétiquement corrects. Plus humeuriste qu'humoriste, après avoir roulé sa bosse plus que carrosse, ce drôle de professeur d'histoire(s) vit en famille depuis plus de vingt ans dans les Pyrénées dont il aime à photographier la faune et la flore.

  • Dans la tourmente révolutionnaire, les esprits s'échauffent, la jeunesse reste confrontée aux troubles des sens. Roxane, Cyprien, deux êtres qui n'auraient jamais dû se rencontrer. Deux personnages qui vont découvrir que la vie se joue parfois des certitudes les plus solides. C'est à la pointe de leurs épées que l'avenir se dessine.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Né à Villeneuve les Avignon en 1963, Gilles la Carbona vit actuellement dans le Vaucluse. Auteur depuis plus de 20 ans, dramaturge depuis peu, il signe là son septième roman.

  • Maux d'amour

    Mery Bernard

    L'écriture est un questionnement permanent où les questions sont parfois plus intéressantes que les réponses. Face à la perte d'un amour, l'auteur, creuse le passé qui le retient et le harcèle. Il est celui qui s'interroge, se cherche, se trouve et qui, en tout cas, ne voudrait plus s'égarer. Des dialogues viennent heurter une solitude pour en apaiser les effets. Au travers d'une échappée due à une persécution professionnelle, pour avoir dénoncé les réseaux, créateurs d'injustices, l'avocat un temps défroqué, use des voyages pour rebondir, et tente de mettre en lumière les beautés et les laideurs de la rencontre amoureuse. Il relate la magie que procure la femme aimée, de Marie à Athéna, à Élodie... jusqu'à l'inverse d'un possible pour Christina, l'handicapée interdite d'amour, qui draine son passé au travers sa terrible souffrance et des remugles de la seconde guerre mondiale qui, pour ne pas désespérer totalement, mise sur la réincarnation. Toute rupture amoureuse, aussi douloureuse soit-elle, ne doit jamais conduire au suicide. L'auteur constate in fine la suprématie du site des rencontres sur le hasard et la constante chez l'être d'une aptitude à aimer.
    À PROPOS DE l'AUTEUR
    Bernard Mery exerça la profession d'avocat jusqu'en 2016. Il fut outrageusement condamné par ses pairs après avoir dénoncé l'existence des réseaux au sein de la justice française, ceux-ci le radièrent du barreau de Paris, mais un an plus tard, la Cour de cassation le rétablit totalement au grand damne des bâtonniers. Il est l'auteur de quatre livres.

  • Mythe, légende, rumeur ? Non, la République Indépendante et Autonome de Montaubout existe bien, quelque part en Afrique. Les lecteurs sceptiques trouveront ici les réponses à toutes leurs questions et surtout à celles qu'ils ne se sont jamais posées. Comment une telle utopie absurdo-politique a-t-elle pu voir le jour ? Tout simplement en s'ouvrant à tout et n'importe quoi et en accueillant tout le monde, sans tri sélectif. Attention, chacun des propos tenus dans cet ouvrage s'appuie sur des études scientifiques sérieuses (établies par le Professeur Tout-de-Biais, lui-même) et sur des faits réels, dont les témoins ont souhaité garder l'anonymat. Si après cette lecture, les incrédules demeurent perplexes, il ne vous reste plus qu'une chose à faire. Rendez-vous à Montaubout !
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Conteur, comédien et auteur, Thierry Moral a publié une vingtaine d'ouvrages chez différents éditeurs (Lys Bleu, Spinelle, IS Édition, Lunatique, Téètras Magic...) dans différents registres (poésie, nouvelle, théâtre, albums jeunesse). Son domaine de prédilection reste le roman social, mais rester dans une seule case ne semble pas vraiment lui convenir. Pour en savoir plus : www.thierrymoral.fr

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