Atelier Perrousseaux

  • Quelques décennies d'informatique ont suffi pour bouleverser considérablement le travail de saisie de texte ou de mise en page. Aujourd'hui, quasiment tout le monde est amené à se servir d'un clavier et d'un ordinateur, voire de logiciels spécifiques, pour créer divers documents, dans un cadre privé ou professionnel. Du collégien au retraité, en passant par toutes les tranches d'âge et de secteurs d'activité, l'ordinateur, devenu incontournable, s'est imposé partout - mais il ne fait pas tout.
     Même si les traitements de texte actuels proposent beaucoup de fonctionnalités et de paramètres, réglables ou automatiques par défaut, le choix typographique définitif appartient toujours à l'utilisateur qui crée son document. Un choix qui n'a très souvent rien d'évident et qui suscite bien des questions, auxquelles cet ouvrage apporte des réponses. Comme l'écrivait Yves Perrousseaux dès la première édition de son ouvrage, « chaque personne concernée devrait maîtriser l'expression typographique de sa langue ».
    Ces Règles de l'écriture typographique du français s'adressent donc à toutes les personnes qui utilisent un logiciel de traitement de texte ou de mise en page mais qui ne possèdent pas, ou très peu, les connaissances typographiques nécessaires pour composer correctement un article, une brochure, un mémoire ou une publication importante. De l'emploi des majuscules à celui des guillemets, de l'écriture des nombres à l'emploi des espaces et de la ponctuation, l'ouvrage aborde toutes les questions qu'on peut se poser en saisissant un texte.
    Cette nouvelle édition, revue et augmentée, tient compte de l'évolution des logiciels et des règles ou des habitudes qui ont pu en découler - un ouvrage pratique indispensable pour un travail de qualité.
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  • Des caractères en plomb aux logiciels intuitifs, des catalogues et spécimens papiers aux affichages sur écrans rétro-éclairés, la pratique de la typographie, que l'on soit dessinateur de caractères, éditeur, graphiste ou programmeur, connaît un bouleversement exponentiel qui laisse désemparés bon nombre d'aficionados de la lettre.

    David Rault et Olivier Deloye ont organisé, en collaboration avec l'école SupdePub de Bordeaux, une table ronde annuelle à Bordeaux, Typex, afin de discuter des problématiques nouvelles issues de ce bouleversement et tenter d'y apporter des réponses.

    Typex a ainsi donné lieu à des échanges qui pointent les questions essentielles de la typographie d'aujourd'hui et qui sont retranscrits ici comme témoignages d'une évolution majeure dans l'histoire typographique.

    Avec Jean-Louis Gauthey, Massin, Christophe Badani, Julien Priez, Jean Alessandrini, Jack Usine, Lionel Orient Dutrieux, Jean-Baptiste Levée, Alain Beaulet, Thierry Fétiveau, Julie Morel, Cédric Gatillon et Benoît Bodhuin.
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  • Cette Histoire de l'écriture typographique - Le XXe siècle, tome II : de 1950 à 2000 termine la collection créée par Yves Perrousseaux qui, en six volumes, retrace l'histoire des caractères d'imprimerie, de leur fabrication, de leurs usages et de leur implication dans la culture écrite occidentale. La lettre ne se déclinait guère, jusqu'en 1900, qu'en lettre d'imprimerie ou en lettre manuscrite. Au XXe siècle, ces lettres à lire vont être complétées par celles, mécaniques, du bureau (machines à écrire), et par des lettres à voir, celles, graphiques, utilisées en communication (affiches, magazines, signalétique). Puis, à partir de 1950, plusieurs révolutions technologiques vont bouleverser les typographies de ces trois mondes (livre, bureau, graphique) au point de les faire converger vers ce qui est devenu « la typographie ». En 1950, l'invention de la photocomposition (optique puis informatique) conduit à la disparition du plomb et oblige les grands dessinateurs de caractères à réfléchir sur le concept de fonte. Peu après, le concept de lettre transfert permet à toute une nouvelle génération de typo-graphistes de diffuser, plus facilement qu'en plomb, leurs créations. En parallèle, l'informatique naissante s'intéresse à la lettre pour les besoins des scientifiques et de la bureautique et apparaissent ainsi les premiers systèmes de dessin de caractères. En 1975 l'invention de l'imprimante à laser et de ses logiciels de pilotage marque une nouvelle étape. Les choses vont alors très vite avec les formats de fonte, la guerre des polices, Unicode et les standards de caractères, pour arriver à une typographie unique utilisable par les éditeurs, les graphistes, les secrétariats, tant sur papier que sur écran (d'ordinateurs, d'affichage urbain ou des téléphones portables). La création typographique a d'abord été une adaptation de l'existant aux nouvelles technologies. Les fontes d'aujourd'hui proposent des milliers de caractères différents dans des centaines de variantes graphiques. Mais ces nouveautés technologiques, et leur facilité d'emploi, a conduit à une multitude de fontes que l'on commence à peine à pouvoir cataloguer selon des concepts comme la typographie expressive ou le post-modernisme. Ce sixième volume de l'Histoire de l'écriture typographique a été rédigé par une dizaine de spécialistes, chacun montrant à sa façon la diversité typographique de ce demi-siècle. Selon la tradition de cette collection, des pauses sont proposées hors chronologie, consacrées ici aux classifications historiques des caractères, à la typographie ludique, à la réinterprétation des caractères classiques et à la préservation du patrimoine typographique. Par son iconographie très riche (plus de six cents illustrations, presque toutes en couleurs), ses index et sa bibliographie de plusieurs centaines de titres, cette Histoire s'adresse aussi bien à un large public qu'aux étudiants des beaux-arts ou des écoles de communication, aux amoureux, spécialistes ou professionnels de la typographie et de ses techniques, du web, de l'édition et des arts graphiques.

  • Cette Histoire de l'écriture typographique - Le xxe siècle, tome 1 : de 1900 à 1950 vient compléter les quatre volumes précédents de la collection créée par Yves Perrousseaux qui retrace l'histoire des caractères d'imprimerie, de leur fabrication, de leurs usages et de leur implication dans la culture écrite occidentale. De 1900 à 1950, les caractères en plomb voient leur fabrication atteindre des sommets en matière de qualité, avant de disparaître définitivement dans la seconde moitié du siècle. C'est donc l'occasion de faire le point sur la gravure de poinçons et la frappe de matrices. À côté de cette tradition, la typographie se modernise grâce aux machines à composer, Linotype et Monotype. Il faut produire des caractères pour ces machines ; les fonderies du monde entier vont s'y employer. D'abord par un retour aux sources (Garamond, Cochin et autres Baskerville qui vont être souvent modernisés) tout en voyant la création de nouveaux caractères pour le plomb perdurer jusque dans les années 1970 (avec les caractères des Mendoza, Excoffon, et même les premiers de Frutiger). Un maître mot durant tout ce demi-siècle : lisibilité ; un chapitre entier est donc consacré aux avancées de cette discipline pratiquement née en France avec Javal vers 1900. Mais en parallèle, durant la période 1890-1950, la lettre s'ouvre au public. Elle n'est plus uniquement gravée par des typographes, elle est aussi dessinée par des graphistes. Elle n'est plus uniquement l'objet à lire de l'imprimerie, elle devient objet à voir. On ne la trouve plus seulement dans le livre ou la presse, elle se voit dans la rue, sur les affiches, les enseignes de magasins, dans la publicité, les magazines, etc. La lettre devient objet d'étude grâce aux mouvements artistiques tels que Arts Nouveaux, Bauhaus, Art Déco. Les typographes s'appellent alors Auriol, Renner, Tschichold ou Cassandre. Une nouvelle typographie est née. Ce cinquième volume de l'Histoire de l'écriture typographique a été rédigé par une dizaine de spécialistes, chacun montrant à sa façon la diversité typographique de ce demi-siècle. Selon la tradition de cette collection, des pauses sont proposées hors chronologie, consacrées ici aux lettres à pochoirs, à l'imprimeur Louis Jou et aux historiens de la typographie. Par son iconographie très riche (plus de six cents illustrations, presque toutes en couleurs), ses index et sa bibliographie de plusieurs centaines de titres, cette Histoire s'adresse aussi bien à un large public qu'aux étudiants des beaux-arts ou des écoles de communication, aux amoureux, spécialistes ou professionnels de la typographie, de l'édition et des arts graphiques.

  • «Un livre remarquable et indispensable à tout graphiste qui souhaite améliorer ses talents.»
    Jean-Jacques Evrard - Admirable Design
    «S'il n'y avait qu'un seul ouvrage à connaître sur la typographie, ce serait celui de David Rault.»
    Atelier medias libres
    «L'origine du livre est un constat simple de David Rault : ce livre manquait. Et après l'avoir lu, je dois avouer qu'aucun ouvrage que j'ai parcouru n'y ressemble.»
    Gaël Poupard - ffoodd.fr
    «Un indispensable qui vous aidera dans vos choix typographiques futurs.»
    Lilian Bourgevin - dragui-web.com
    «Un ouvrage passionnant pour les amateurs de typo.»
    Michel Lagarde - Illustrissimo
    «C'est la bible qu'on rêvait de trouver, qui n'existait pas jusqu'à présent, et qui vous donnera les clés pour effectuer le meilleur choix typographique en fonction du travail demandé.»
    Nelly Charbonneaux
    «Richement illustré et très pratique (...) ce Guide éclaire sur les impressions suscitées par les typographies que nous croisons tous les jours, dans la rue comme dans nos lectures.»
    Typographisme.net
    Chaque caractère d'imprimerie, au-delà de sa forme, possède son propre passé, véhicule un bagage culturel, historique et social, crée par sa seule présence sur une page, au-delà du sens des mots écrits, une véritable ambiance. De ce fait, il influe directement sur l'interprétation du texte et implique de la part du maquettiste ou du graphiste une bonne connaissance des caractères d'imprimerie et de ce que leur choix implique.
    Ce livre a pour but de vous donner toutes les clés qui vous permettront d'effectuer le bon choix typographique en fonction d'un travail donné, et d'effectuer une mise en pages pertinente et esthétique. C'est au total une soixantaine de typographies qui sont présentées au fil de ces pages ; chaque police de caractères est disséquée, son créateur est présenté, le contexte social est évoqué, et toutes les connotations impliquées par son utilisation sont mises en avant. On trouvera également un tableau synthétique en fin d'ouvrage, à base de mots-clés, qui permettra de trouver simplement et rapidement une ou plusieurs typographies possibles. Enfin, une dizaine de personnalités du monde de la typographie ou de l'édition, parmi lesquelles Erik Spiekermann, Xavier Dupré, Alejandro Paul, Alain Beaulet ou Bas Jacobs ont participe à cet ouvrage en répondant à une question difficile : « Quel est votre caractère préféré ? »
    Il est donc possible de lire ce livre de plusieurs manières : soit en cherchant rapidement la solution à une problématique professionnelle, soit en le lisant du début à la fin, en amateur désireux d'en connaître un peu plus sur ces lettres qu'on lit sans les voir, sur ces alphabets qui nous sont familiers à force de les rencontrer dans la rue, dans les journaux, sur les publicités, ces amis intimes à propos desquels on ne sait finalement pas grand-chose.

    Cette nouvelle édition, qui fait suite au succès du premier tirage, a été entièrement revue et augmentée d'une cinquantaine de pages, avec de nouveaux caractères et les contributions exclusives de Jim Parkinson, Nick Shinn, Étienne Robial, Jean-Christophe Menu et Bruno Leandri.

  • Ce livre est la suite chronologique du précédent ouvrage d'Yves Perrousseaux, consacré à l'époque qui court de Gutenberg au XVIIe siècle. L'ensemble est conçu pour proposer une vision générale et relativement complète de l'histoire typographique.

    Depuis son invention, au XVe siècle, le tracé des lettres typographiques s'est toujours inspiré de celui des lettres calligraphiées alors en usage. À l'époque des prototypographes, il s'agissait de concevoir des caractères imitant au plus près les écritures gothiques, car le livre imprimé n'avait comme raison d'être que de reproduire industriellement le livre manuscrit, voire d'en faire des fac-similés. Avec le temps, le tracé des lettres typographiques a nécessairement évolué et, à leur tour, les calligraphes se sont inspiré de ces formes nouvelles. Dans le courant du XVIe siècle, la typographie romaine prend le pas sur la typographie gothique. Au siècle suivant, certains maîtres d'écriture, calligraphes renommés, s'inspirèrent du tracé des Garaldes, mais ils le modifièrent quelque peu en y apportant des caractéristiques pertinentes que le « Romain du roi » (caractère créé pour l'Imprimerie royale, et prototype des caractères de la famille des Réales) va reprendre à son compte.

    L'écriture typographique du XVIIIe siècle se caractérise par ces nouveaux caractères, par une constellation d'ornements modulables et autres vignettes à combinaisons, par des formats d'imprimés et des configurations de titres et de textes entièrement différents de tout ce qui avait précédé, certaines préfigurant les éditions de bibliophilie du début du XIXe siècle.

  • Roger Excoffon : un nom qui ne dit pas grand-chose à l'homme de la rue.



    Et pourtant... Si cet homme de la rue est né en France entre 1930 et aujourd'hui, il a forcément côtoyé l'une de ses créations. Typographe de talent (on lui doit les caractères Mistral, Banco, Choc ou Antique Olive) puis publicitaire (il a réalisé des centaines d'affiches et de logos, comme celui d'Air France), Roger Excoffon est probablement un de ceux dont l'oeuvre splendide accompagne chacun de nos pas, habite l'inconscient collectif avec le plus de force. Ses caractères étaient entiers, habités d'une force et d'une personnalité peu communes ; ils furent utilisés massivement dans les années 1950 et 1960, habillant nombre bars-tabacs, salons de coiffure et autres boulangeries, se parant d'une couleur et d'une connotation qui furent aussi à l'origine de leur désintérêt quelques années plus tard ; volontiers désuets, profondément français, esthétiquement éblouissants, ils font partie intégrante de notre histoire et de notre culture.



    Cette monographie bilingue français et anglais, qui s'intéresse autant au typographe qu'au publicitaire, à l'homme qu'à l'artiste, signée David Rault (graphiste et journaliste, directeur de la collection « Atelier Perrousseaux » et membre de l'Atypi, à qui l'on doit le Guide pratique de choix typographique), comprend une biographie articulée autour d'un entretien inédit que Roger Excoffon avait accordé à François Richaudeau en 1977, une iconographie importante (avec des photographies de Jean Dieuzaide et des gouaches provenant de collections privées jamais publiées jusqu'alors) et des participations exceptionnelles signées Massin, Peter Knapp, José Mendoza y Almeida, Jean-François Porchez, François Richaudeau, Yves Perrousseaux et Hrant Papazian.

  • Cet ouvrage est la reprise perfectionnée et actualisée du livre Des signes et des hommes, paru en français en 1983. Il s'agit d'une longue réflexion qu'Adrian Frutiger a mûrie au long de sa vie professionnelle de créateur de caractères, d'enseignant et de pédagogue.
    À travers les trois parties de cet ouvrage, Adrian Frutiger entraîne le lecteur à la découverte de la genèse des tracés pertinents élémentaires et de l'évolution des signes dans la vie des hommes, à travers les millénaires et les cultures de notre planète, et ce que nous en faisons aujourd'hui : comprendre et concevoir un signe, la fixation de la langue par le signe, l'évolution du signe en un symbole, en une marque, en un signal.
    /> Un ouvrage de référence, écrit par l'un des plus grands typographes de notre temps. À lire lentement.

    O Plus de 2 000 croquis. Une bibliographie.
    O Public concerné : professionnels de la communication, enseignants, universitaires, étudiants et tout passionné des arts graphiques et typographiques, voire d'ethnologie et de sociologie.

  • Les interactions entre l'image, le son et le texte sont aux fondements du cinéma ; quand il ne figure pas dans les génériques ou les sous-titres, le texte se retrouve sur les affiches et supports publicitaires. Le texte n'est jamais seul : il est toujours accompagné d'une forme qui l'insère dans une culture, une société, une histoire. Le type de caractère, son mouvement et son emplacement à l'écran participent au sens : ils véhiculent une signification ajoutée. Trop souvent déconsidéré - parce que mal compris - le choix d'une typographie a une influence sur l'ensemble de la forme filmique et au-delà du cadre purement cinématographique.
    Cet ouvrage s'intéresse aux caractéristiques de l'écrit, à ses rôles au centre de l'écran, et l'aborde avec un double regard, celui de sa forme (la typographie) et de son média (le cinéma). Typographie et cinéma présente un aperçu des possibilités et des contraintes du média. Il s'adresse au cinéaste désirant approfondir l'usage de l'écrit à l'écran, et au graphiste intéressé par le cinéma.
    Lionel Orient Dutrieux est graphiste et monteur travaillant à Bruxelles. Après des études en Arts et sciences de la communication à l'Université de Liège, il a suivi une formation de monteur à l'Institut national supérieur des arts du spectacle et des techniques de diffusion (INSAS). Aujourd'hui, il est assistant au centre montage de l'INSAS et crée, par ailleurs, outre des génériques et des logotypes, des films documentaires. Typographie et cinéma est son premier ouvrage, adapté de son mémoire de fin d'études.

    Préface de Michel Chion
    Avant-propos de Jérôme Lasserre
    Recommandé par Etapes Magazine.
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  • L'ensemble de cette Histoire de l'écriture typographique, en plusieurs volumes, est conçu pour proposer une vision générale en fonction de ce que nous pouvons en dire aujourd'hui.

    Poursuivant cette histoire, ce troisième volume de l'Histoire de l'écriture typographique met l'accent sur les créations qui marquent la seconde moitié du XVIIIe siècle, c'est-à-dire des caractères dotés d'un fort contraste entre les pleins et des déliés très fins, ce que permettaient alors l'évolution des techniques de gravure des poinçons, de fonte des caractères et l'impression sur papier vélin (inventé en Angleterre vers 1757), papier sans grain, soyeux et lisse permettant de reproduire la finesse de ces déliés, ce que le séculaire et traditionnel papier vergé ne permettait pas. L'ouvrage analyse les contextes et les réalisations des grandes figures de la profession de cette époque, que sont John Baskerville (en Angleterre), Giambattista Bodoni, « le typographe des rois et le roi des typographes » (en Italie), François-Ambroise Didot (qui établit le point typographique sur le pied-de-roi, une mesure légale d'alors) et ses deux fils : Pierre (imprimeur de haute volée, avec ses impressions de bibliophilie des Éditions du Louvre) et Firmin (créateur de caractères, dont le fameux « Didot »). Ce sont encore les Didot qui introduisirent le papier vélin en France (1780) et qui mirent au point la stéréotypie (vers 1795), technique permettant de reproduire en relief, en un seul bloc de métal, la composition des milliers de caractères qui composent une page et ainsi de réimprimer des livres à l'identique à bon marché.

    L'ouvrage examine conjointement les caractères des principales autres fonderies typographiques européennes qui marquèrent à leur façon ce siècle. En France : l'Imprimerie royale avec Louis-René Luce, les fonderies Sanlecque, Loyson, Briquet, Cappon, Vafflard, Cot, Lamesle, des Gando père et fils, du sieur Delacolonge (Lyon), des Gillé père et fils. En Belgique : Jacques-François Rosart (Bruxelles). En Allemagne : Johann Breitkopf (Leipzig). En Angleterre : Edmund Fry et John Bell. On aborde également Antoine-François Momoro (1756-1794) un imprimeur parisien (auteur d'un manuel d'imprimerie intéressant) qui mit sa carrière au service de la Révolution et périt sur l'échafaud avec ses amis hébertistes.

    L'ouvrage explique, d'autre part, les mouvements culturels et les innovations techniques qui marquent l'époque, comme l'influence de la calligraphie sur la typographie, la composition typographique de la musique, la composition chimique du plomb typographique, la nomination des caractères et la finalisation du point typographique, les symboles typographiques des unités de mesures en usage sous l'Ancien Régime.

    Note: L'illustration de couverture représente l'imprimeur italien Giambattista Bodoni (1740-1813). Les caractères utilisés sur cette couverture sont des Bodoni. Un quatrième volume devrait continuer cette Histoire et concerner le XIXe siècle.

  • Abondamment illustrée, cette Histoire de l'écriture typographique se propose, en deux tomes, de transmettre la culture typographique au plus grand nombre. Il s'agit de montrer, par le texte et l'image, les principaux jalons pertinents qui se sont succédés au fil du temps, pour finir par constituer l'écriture typographique occidentale que chacun, aujourd'hui, visualise sur l'écran de son ordinateur, sans bien en connaître les origines ni le sens de leur utilisation.

    Ce premier tome couvre l'histoire de l'écriture typographique de son origine, avec Gutenberg, jusqu'au XVIIe siècle, quand la typographie hollandaise s'en donne à coeur joie, tandis que l'imprimerie française est muselée par les pouvoirs civils et religieux.

  • Inventée par Rodolphe Tpffer, correspondant de Goethe et de Sainte-Beuve, et même théoricien précoce de son propre média, la bande dessinée semblait née pour devenir un genre littéraire visuel exigeant, apte à raconter des histoires d'une manière totalement neuve. Il a pourtant fallu près d'un siècle pour que la bande dessinée devienne consciente de sa propre existence et qu'on la nomme : illustrés, bandes dessinées, comics, funnies, fumetti, tebeos, historiettas, mangas ou lianhuanhua, selon les lieux et les supports. Un peu partout, le succès populaire de la bande dessinée s'est accompagné de condescendance, de méfiance ou de mépris. Des générations de collectionneurs et de passionnés ont peu à peu cherché à démontrer les qualités de la bande dessinée, en l'amenant dans les salles des ventes ou les musées, en fondant des clubs ou des revues. Des auteurs se sont attaché à traiter des thèmes adultes ou importants et à produire des oeuvres d'une qualité artistique impossible à nier, tandis que des théoriciens se sont passionnés pour l'extraordinaire potentiel technique du langage de la bande dessinée. Paradoxalement, ces démonstrations se sont parfois faites au prix d'un dénigrement de la culture populaire de la bande dessinée. Ce sont ces questions et ces tensions qui sont explorées dans ce livre, le premier de la nouvelle collection « Perrousseaux BD », signé Jean-Noël Lafargue, réalisateur multimédia, maître de conférences associé à l'Université Paris 8 et professeur à l'École supérieure d'arts du Havre.

  • Illustrateur rétro-futuriste dans les pages de Pilote ou d´Elle, écrivain talentueux, aussi bien dans le registre des histoires pour enfants - il obtient le prix Goncourt de la Jeunesse en 1994 - que dans celui des romans policiers, Jean Alessandrini est surtout dessinateur de caractères typographiques. Il est aussi connu pour être l´auteur de la fameuse classification typographique Codex 1980, qui lui valut, à l´époque, l´opprobre de ses pairs...

    Aujourd´hui, en dehors d´une courte notice biographique ici et de quelques dessins là, aucune documentation n´est disponible pour tous ceux qui veulent mieux connaître Jean Alessandrini. Impossible aussi d´utiliser ses alphabets, qui n´ont jamais été numérisés.

    En réaction à cette injustice, l´idée de ce livre s´est peu à peu imposée. Car le coeur de ce poète de la lettre bat toujours avec force, et cet ouvrage rend enfin justice à ce typographe et illustrateur hors norme, aussi discret que talentueux.

  • Depuis les premières traces d'un processus d'écriture, apparu dans le nord de la Chine vers 1200 av. J.-C., le système d'écriture chinois a été utilisé par des millions de locuteurs pratiquant un très grand nombre de langues.

    Ce livre présente l'un des plus anciens systèmes d'écriture au monde, les principes de base du langage et ceux de la formation et de l'évolution des caractères chinois. À partir de nombreux exemples révélés par l'archéologie et le témoignage de documents conservés dans les collections de grands musées, l'auteur décrit chronologiquement plusieurs des principales écritures chinoises, toujours en usage sur de multiples supports, depuis les os à inscriptions divinatoires jusqu'aux sublimes calligraphies sur papier.

    Oliver Moore, ancien conservateur au Département of Oriental Antiquities du British Museum, est spécialiste de l'écriture, de l'épigraphie et des objets en bronze chinois. Il enseigne actuellement l'art et la culture de la Chine à l'Institut de sinologie de l'Université de Leyde.

  • « Lettre française d'art de main » ou « lettre façon d'écriture », les caractères de civilité gravés par Robert Granjon en 1557 constituent l'une des plus fameuses imitations de l'écriture manuscrite dans la typographie. Reproduisant la gothique cursive très souple des secrétaires français de la Renaissance, ils seront employés à la composition des livres (et notamment des manuels scolaires) pendant plus de trois siècles.



    Cette typographie attire depuis longtemps l'attention des historiens du livre mais les travaux publiés jusqu'à présent n'ont porté que sur les origines de cette écriture et sa diffusion à la fin de la Renaissance. Pour la première fois, cet ouvrage présente l'histoire des caractères de civilité sur un long terme, en observant les modalités de leur utilisation depuis la Renaissance jusqu'au milieu du XIXe siècle.



    Une première partie, consacrée aux années 1557-1650, décrit la création, la diffusion et le rapide déclin de cette typographie, et s'interroge sur les motivations idéologiques qui ont conduit à son utilisation puis à son rejet. La seconde partie, qui porte sur une période plus tardive (1650-1850), analyse les raisons pour lesquelles le caractère de civilité a été alors systématiquement employé à la composition des manuels de savoir-vivre.



    Dans ce large cadre chronologique, l'auteur examine le rôle qu'ont joué les caractères de civilité dans l'enseignement élémentaire et les rapports étroits qu'ils ont entretenus avec les modes calligraphiques. La typographie n'est donc pas ici examinée sous ses seuls aspects formels : on s'attache à restituer les enjeux (sociaux, religieux, économiques) qui en conditionnent les usages.



    S'appuyant sur des sources variées et souvent inédites (traités calligraphiques, typographiques ou pédagogiques, documents d'archives, préfaces, etc.), cette étude, préfacée par Hendrik Vervliet, s'accompagne d'une abondante iconographie, présentant plus d'une centaine de documents tant imprimés que manuscrits.



    À travers cette histoire de la « lettre française », c'est à une véritable exploration des relations entre typographie et calligraphie qu'est convié le lecteur.



    Rémi Jimenes est doctorant au Centre d'études supérieures de la Renaissance (Tours), où il rédige une thèse sur l'imprimerie parisienne au XVIe siècle, et dispense des cours d'histoire moderne à l'université de Tours. Il est l'auteur de plusieurs articles de recherche, fruits de ses explorations dans les fonds anciens de bibliothèques publiques.

  • L'ouvrage (abondamment illustré et se lisant comme un roman passionnant) développe une idée que l'auteur réfléchit et vérifie depuis des lustres : l'évolution de l'écriture à travers les millénaires et les cultures ne provient pas tant de l'invention de nouveaux outils de traçage ou de supports, mais au contraire est le résultat, le « miroir » des rêves, des angoisses, des systèmes politiques (permissifs ou autoritaires) des hommes et des sociétés. Les nouvelles formes d'écriture et les nouveaux outils ont ensuite suivi.
    Mandel développe également une de ses thèses longuement mûrie : celle de la filiation des caractères gothiques du Moyen Âge avec les caractères sans empattements (Arial, Helvetica...) : même logique de géométrie mécanique des formes et de « cadence » que celles des traditions gothiques. Mine de rien, ce livre bouscule nos habitudes du bien penser typographique. On en sort rafraîchi !
    O Public concerné : public cultivé, étudiants et professionnels de la communication.

  • Ce livre, abondamment illustré d'exemples, présente clairement l'évolution des styles d'écriture arabe, en tenant particulièrement compte des matériaux employés comme supports et comme instruments traceurs ainsi que la difficile rencontre de l'écriture arabe avec l'imprimerie, puis l'informatique.
    Cet ouvrage est destiné non seulement à tous les curieux de l'extraordinaire histoire des écritures, mais aussi aux graphistes, calligraphes et plasticiens pour leur permettre un emploi judicieux des styles existants et leur donner une base logique pour la création de logotypes et de nouvelles polices de caractères.

  • L'auteur nous invite à un voyage dans les bibliothèques de la région d'Adrar, dans cette partie centrale du Nord de l'Afrique, où le commerce transsaharien assura pendant longtemps la prospérité de grandes villes caravanières telles Ouadane, Sijilmassa ou Chinguetti. Ces centres voyaient affluer les érudits et les étudiants et devinrent des villes culturelles de première importance.

  • Peu de créateurs de caractères peuvent se targuer de représenter, à eux seuls ou presque, la création typographique d´un pays tout entier - Jean François Porchez est de ceux-là.

    Profondément français, il a su créer de nombreuses passerelles avec le monde typographique anglo-saxon. Lorsqu´il n´intervient pas à l´étranger, il travaille sur des projets typographiques sur-mesure pour son studio ZeCraft ou gère la publication des caractères chez Typofonderie. Enthousiaste par nature, il est toujours prêt à communiquer et à échanger autour de son art avec ses clients, confrères designers et étudiants, de Los Angeles à Helsinki en passant par New York ou Bangkok.

    Imprégnées de l´histoire et de l´esprit de ses commanditaires, les créations de Jean François Porchez - logotypes ou caractères typographiques - se sont affichées ou s´affichent encore dans des publications telles que Le Monde, The Baltimore Sun ou Wired, sur les murs du métro parisien et du BHV, la maroquinerie Louis Vuitton, dans la communication d´Yves Saint Laurent Beauté, du Boston Consulting Group, de Peugeot, La Banque Postale, etc.

    Cet amoureux de la lettre, ce pédagogue-né, méritait un ouvrage retraçant son parcours et livrant sans réserve les secrets de son art, tendu vers l´excellence.

    Avec des textes de Karen Cheng, Aaron Levin, Muriel Paris et Sumner Stone.

  • Si le web a toujours été un média de texte, les moyens de contrôle typographique dont nous disposons aujourd'hui pour concevoir une page n'ont plus grand-chose à voir avec les outils d'hier.
    À l'heure où le langage CSS repousse sans cesse les limites de la mise en page et où l'on peut désormais utiliser sur le web n'importe quel caractère, ou presque, il est important de ne pas perdre de vue l'une des principales problématiques typographiques : la lisibilité du contenu.
    Mais qu'est-ce que la lisibilité ? Comment le support écran influence-t-il notre lecture ? Pourquoi et comment les systèmes d'exploitation et les navigateurs modifient-ils le rendu des caractères ? Quelles sont les caractéristiques d'une fonte optimisée pour la lecture sur écran ? Comment tester la lisibilité d'un contenu web ?
    Cet ouvrage aborde toutes ces questions, entre autres, sans négliger l'héritage typographique de l'impression sur papier. Il s'adresse ainsi à tous ceux qui souhaitent entrer dans le domaine passionnant de la typographie numérique, outil essentiel pour une bonne lisibilité des contenus web.
    Un ouvrage indispensable pour maîtriser la création d'une page web parfaitement lisible, donc plus efficace.

  • L´écrivant voit sur son écran informatique le contenu de son travail, le texte même, se façonner dans toutes ses apparences, avec une rapidité et une souplesse inconnues jusqu´alors.
    Cette chair vivante est susceptible d´être remise en cause ; elle épousera tous les désirs successifs de l´auteur, qui peut la manipuler sans limites, dans tous les caractères numérisés qu´il a mis dans son ordinateur, comme dans des présentations-positions variables à l´infini. L´intérêt essentiel de l´informatique, c´est que la création vaut exécution ; elle est stimulée dans le même temps que les repentirs sont permis. Ce qui implique la parfaite connaissance et le parfait contrôle du sens ajouté par les choix de la forme typographique, caractère, justification, invariants, trames, couleur, etc.
    Alors ? Quels traitements et pour quels textes ?
    Les nouvelles techniques, bien utilisées, proposent au lecteur des pages remarquables. Mal conçues, elles transforment notre paysage de lecture en catalogues de caractères, innombrables autant que différents sans doute, mais surtout inappropriés aux rôles distribués par des graphistes, bien souvent plus plasticiens joueurs que sémiologues convaincus.

  • L'une des inventions les plus remarquables de l'ancienne Égypte fut la fabrication d'un « papier » à partir de la plante de papyrus.
    Dès 3000 av. J.-C., des feuillets et des rouleaux en papyrus fournirent une surface d'écriture idéale pour copier des textes à l'aide de roseaux trempés dans des pigments à base de carbone et d'ocre rouge. Les scribes égyptiens utilisèrent le papyrus pour les documents juridiques et administratifs, les lettres d'affaires et les correspondances privées, mais aussi pour les textes littéraires, les ouvrages encyclopédiques, les hymnes religieux, etc.

    Cet ouvrage présente les méthodes de fabrication et de conservation des papyrus, les différentes techniques et les écritures qu'utilisaient les scribes, ainsi que les multiples usages du papyrus durant l'époque pharaonique, puis au cours des périodes suivantes, sous les Ptolémée et les empereurs romains.

    L'Égypte nous a transmis beaucoup de la littérature grecque et un grand nombre d'écrits administratifs, faisant du papyrus le grand support de la culture du monde méditerranéen jusqu'à ce qu'il soit éclipsé, vers le IXe siècle, par le papier de chiffon originaire d'Orient, mettant fin à une tradition qui dura quatre mille ans.

  • Au service du texte, du message et de l'utilisateur, la typographie a pour objectifs la lisibilité, l'intelligibilité et l'esthétique des contenus. Bénéficiant de siècles de recherches et d'expérimentations, elle a un rôle essentiel à jouer sur le web, un support jeune qui doit encore gagner ses lettres de noblesse face à la riche tradition de l'imprimé.
    Ce serait toutefois une erreur de vouloir appliquer à ce nouveau média les pratiques héritées d'un autre : c'est pour cette raison qu'il faut d'abord en comprendre les spécificités et cerner la relation dynamique qu'il entretient avec l'utilisateur qui se trouve plus que jamais, par le contrôle qu'il peut exercer sur la page web, au coeur du processus de design.
    De l'emploi de la grille pour structurer la mise en page aux facteurs de lisibilité du texte courant, Webgrids aborde la page web et sa typographie avec un oeil neuf, en refusant tout dogmatisme et faisant en chemin des incursions dans les domaines de l'accessibilité, de l'utilisabilité et du design au sens large.
    Avec cet ouvrage, Anne-Sophie Fradier, conférencière en typographie et accessibilité web, propose aux designers d'exploiter au mieux, intelligemment et librement, les possibilités offertes par la typographie sur le web.

  • Plusieurs lois récentes ont multiplié les catégories et les conditions permettant l'exploitation des fonds des établissements patrimoniaux. Il est parfois difficile pour leurs responsables, qui ont rarement reçu une formation de juriste, d'identifier la législation qu'ils doivent appliquer.
    C'est à la fois pour mieux connaître ces collections et pour mettre en lumière les questions juridiques liées à certains aspects particuliers de leur gestion que le Centre de conservation du livre (Arles) et le Centre Gabriel Naudé (École nationale supérieure des sciences de l'information et des bibliothèques) ont lancé l'organisation de journées d'études annuelles « Droit et patrimoine ».
    La première journée, en juin 2007, avait pour objectif de retracer l'histoire de collections nées ou enrichies par des dons complexes. Ces dons ont une influence directe sur le fonctionnement courant d'un établissement lorsque les donateurs ont émis des conditions ou selon les circonstances dans lesquelles ont eu lieu ces dons : conditions de consultation ou de conservation spécifiques, réserves mises par les donateurs, etc.
    Organisée par Raphaële Mouren (maître de conférences à l'Enssib) et Stéphane Ipert (directeur du CCL), cette première journée a réuni plusieurs intervenants qui ont présenté des bibliothèques fondées ou enrichies par des dons et des legs exceptionnels depuis le XVIe siècle : la bibliothèque de Gênes, la bibliothèque de la bourgeoisie de Berne, la bibliothèque Méjanes d'Aix-en-Provence, le musée Calvet d'Avignon, la bibliothèque du duc d'Aumale et les bibliothèques de Jacques Doucet.
    La journée s'est terminée par l'intervention d'une juriste spécialisée qui a précisé et expliqué l'état du droit dans le domaine en France.

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