Coop Breizh

  • L'histoire d'Alban qui mêle à sa découverte du sentiment amoureux la passion qu'il nourrit pour la mer, dans une atmosphère à la fois fantastique et sensuelle. Les lieux s'inspirent de la baie de Douarnenez et de la légende de la ville engloutie revisitée dans le contexte des années 50 et 60.

  • Ce roman nous transporte dans la Bretagne de la duchesse Anne, adolescente de 12 ans, seul rempart du duché de l'hermine assailli de toute part.

  • Joseph-Anne Loaisel de Saulnays, quartier maître-général de la coalition bretonne, avait une connaissance détaillée de la Bretagne en même temps qu'un réseau de relations personnelles et professionnelles étendu. Il a rendu les plus grands services à l'association bretonne. Bras droit du Marquis de la Rouërie, cet homme de caractère, a sacrifié à la cause ce qu'il possédait de plus cher : sa vie de famille et, dans une bonne mesure, son métier, sa fortune et sa liberté. Son nom reste inséparablement lié à ceux du colonel Armand, de l'association bretonne et de la correspondance secrète qui fonctionna entre Londres, Jersey et la Bretagne jusqu'en 1800. Injustement laissé dans l'ombre, Joseph-Anne Loaisel a sa place parmi les hommes et les femmes qui ont fortement contribué à façonner la Bretagne.

  • Comme dans un album de famille les personnages des nouvelles d'Anne-Marie Le Mut nous paraissent étrangement intimes. Nous marchons dans un pays connu sur les sentiers d'enfance de Morana, de Tanguy, d'Olivier, de Paul et de Iole. Tante Gaïdig nous la reconnaissons, c'est notre sage aïeule, si simple et pourtant, comme La Bertrande, comme Maria, meurtrie au plus profond de son coeur. La vie et la mort sans cesse mêlées forment un canevas où cette mystérieuse frontière vers l'au-delà n'existe plus. Un bouquet de compagnons rouges, un adagio, une forêt de bonzaï, un bateau en bouteille, un tableau inachevé, le médaillon d'un vieil Indien, un chien roux, trois pétales de camélia, un visage sculpté au flanc d'une galère, tous ces jalons sur les routes intemporelles de la vie nous ramènent à nos vieux mythes, à ces temps lointains où la mort signait son passage. Entre les pages des douces amères, entre les brises de mer et les chants de la terre, se glissent aussi, furtifs, Iota le chat sourd, La Rousse énigmatique persane, Eider le cheval gris, tandis que sur leur chemin initiatique Gwenn, perdue dans son pays glacé, Guillaume sur le « Camino » de Compostelle, découvrent « la connaissance ». Une petite touche d'humour dans les amours tumultueuses de Marie-Alice et dans les naïves dévotions des gamines du pays de saint Tugdual. Et quand se referme l'album de famille un parfum doux-amer, longuement, flotte encore dans notre coeur.

  • Après avoir contourné les rivages du nord-ouest de l'Armorique, une flottille conduite par Ninnoc, future abbesse de Lanninnoc, s'approche du Bro Waroc à l'embouchure de la Laïta. Nous sommes à la fin du VIe siècle. Des compatriotes venus comme cet équipage du nord de Galles dans l'île de Bretagne, sont déjà installés dans la région. L'arrivée et l'installation de cette nouvelle population de migrants bretons n'est pas sans poser de questions et leurs navires en particulier vont attirer les convoitises. Il faut compter avec les chefs de la petite communauté dans laquelle les émigrés vont chercher à s'intégrer. Au croisement des pouvoirs, les événements vont conduire à une situation judiciaire difficilement vécue où enquêtes et sentences prendront des aspects pittoresques. Etayée par une bonne connaissance de l'histoire de la période de « l'arrivée des Bretons en Armorique », cette enquête judiciaire où se croisent héros imaginaires et personnages ayant réellement existé est une agréable contribution à l'étude des premières sociétés bretonnes dans la partie ouest de l'ancien territoire des Vénètes.

  • Un matin de Toussaint, un ancien parachutiste débarque en Bretagne, au coeur de l'Arrée. Malade, porté par une musique intérieure, il revient chez les siens après une longue absence. Dans les Aurès, il a « cassé du fell ». Pour tenter d'oublier l'amour premier, celui de Thérèse, qu'aujourd'hui il retrouve en lui pur et intact. En marche vers les hauteurs de son Golgotha, il n'est plus qu'homme de paix. Mais l'incompréhension, le rejet, l'anathème, le renvoient aux assauts sanglants des pitons. Georges Tual, l'ancien « para », renoncera-t-il au rendez-vous salvateur à l'if des « Trois Fontaines », là où l'attend Thérèse l'en allée ? Visiblement influencé par Giono, Roger Laouénan nous donne ici un roman fort à travers un bref parcours initiatique où la semence originelle de l'amour transcende les forces de mort.

  • « Avant de se mettre au travail, il commença par sortir sa pipe de sa poche et en gratta soigneusement l'intérieur du fourneau avec son coupe-papier ». Ce matin de printemps, la journée du juge Gildas Le Mussec semble commencer bien tranquillement. En consultant une nouvelle fois le dossier sur la secte du « Soleil Lunaire », le juge est loin de se douter que les agissements de la secte vont modifier très sensiblement le cours de son existence alors que la jeune et jolie journaliste du « Miroir de la femme » Nolwenn Dilammer demande avec insistance à être reçue par lui... Avec le talent d'écriture et la justesse du détail qu'on lui connaît, Yann Brékilien expose dans cette longue nouvelle un point de vue juridique et sans généralisations hâtives sur le problème d'actualité posé par les sectes.

  • A la suite de quel enchaînement de faits, de quelle nécessité intérieure Louis de Plélo, colonel des dragons, jeune ambassadeur de France au Danemark, plante-t-il son ambassade pour tenter de secourir le roi d'une Pologne envahie, sauver l'honneur français qui lui parait en perdition et y laisse-t-il sa vie ? Telles sont les questions auxquelles l'auteur intrigué par cette aventure d'un caractère exceptionnel sinon unique dans les annales de la diplomatie, a souhaité apporter des réponses. Le paradoxe de Plélo est de se vouloir pleinement enfant de son siècle, celui des lumières de la raison, tout en restant fidèle aux sentiments chevaleresques qu'il tient de ses ancêtres et de son caractère breton. Au fil du récit et de l'analyse des identités et appartenances ainsi que de la personnalité de Plélo, l'attachante figure du gentilhomme ami des philosophes, mort pour l'indépendance de la Pologne, sort de l'ombre où l'avait confinée l'oublieuse mémoire des hommes.

  • « Tenter d'y voir plus clair dans les temps obscurs de l'histoire des Bretons (...) ressaisir la plume trop tôt tombée des mains de Léon Fleuriot (...) chercher à comprendre (...) les raisons d'être profondes d'une revendication identitaire bretonne que les siècles (...) ont échoué à faire disparaître, tels sont les principaux desseins qui ont conduit Christian Kerboul à mettre ses pas dans les traces de ces hommes qui, des deux côtés de la Manche, (...) ont établi des « royaumes » aux limites incertaines et mouvantes (...) ». Extrait de la préface de Jean Kerhervé.

  • Descendant d'une longue lignée de banquiers, Edouard Miremont se morfond à Paris dans une profession qui lui a été imposée. Du jour au lendemain, il part pour la Bretagne avec sa femme.

  • Ce récit nous emporte, de Porsall englué dans la marée noire à la jungle parisienne et aux rivages polynésiens. Au passage, l'auteur déboulonne quelques clichés : l'homme sous toutes les latitudes demeure un loup pour l'homme et le lagons enchanteurs des mers australes peuvent n'être que l'antichambre de l'enfer.

  • Iseult, qui a tant enrichi la littérature romanesque du Moyen Âge et qui reste l'un des mythes les plus célèbres et les plus attachants d'Occident, est la figure centrale de cette étude. Moins connues mais tout aussi attachantes, les légendes de ses soeurs celtiques permettent d'approcher l'esprit dans lequel les conteurs des temps anciens ont créé ces femmes. Les premières Deirdré, Grainné et Medb, proviennent de la mythologie irlandaise. La littérature galloise apporte d'autres modèles féminins : Riannon d'abord, puis la dame de la Fontaine et sa servante Lunet ; enfin, Blodeuwedd la femme-fleur. Les héroïnes bretonnes des romans de la Table Ronde, Viviane « La fée Viviane », puis Guenièvre la femme d'Arthur et enfin, « Les pucelles » tour à tour enchanteresses ou maléfiques couronnent ce florilège d'héroïnes aux fortes personnalités. De la mièvrerie en elles, jamais. De la volonté, la conscience et l'orgueil de leur féminité et de leur beauté, souvent. De la tendresse et de la lucidité, toujours. Par comparaison les fortes figures de la littérature germanique telles Brunhild et Kriemhild apparaîtront aussi libres, mais moins pourvues de charme et de séduction que leurs homologues celtiques. L'influence de ces mythes celtiques est sous-jacente à bien des textes de la littérature contemporaine et elle est manifeste pour qui sait la découvrir. La liberté de la femme : cette exigence actuelle, trouve dans ces héroïnes des modèles de référence.

  • Ce texte mélange les genres et les tons passant volontairement du récit au poème, du rapport impressif à la caricature. Il mêle le grave et le burlesque, utilise le pastiche et la parodie. Dans ce récit, l'auteur a voulu célébrer l'esprit particulier du Trégor à travers certaines figures locales, mi-réelles, mi-rêvées.

  • On l'appelait Lorient la Jolie retrace la vie quotidienne et les luttes sociales d'une ville ouvrière de Bretagne, Lorient, sous la IIIe République. Cette chronique plonge en plein dans une période où la violence des grèves se montre à la mesure des espoirs soulevés. Espoir de conquérir le repos hebdomadaire et les huit heures de travail journalier. Espoir de paix, aussi, quand résonnent tant de bruits de bottes. Écrit à partir des journaux d'époque, On l'appelait Lorient la Jolie représente un vivant reportage dans le passé, empreint de beaucoup de chaleur humaine. Clair et concis, il nous rappelle, à sa façon, tout ce que la vie d'aujourd'hui doit à celle d'hier, en Bretagne comme ailleurs.

  • Dès l'occupation romaine, la rade de Brest est occupée par la marine à voile. Les auteurs retracent l'histoire du port de Brest, de sa véritable naissance sous Colbert au XVIIe siècle, son apogée au XIXe siècle (cabotage, pêche, construction navale, la Royale). L'ouvrage s'achève par une présentation des essais de relance de l'économie maritime et formule des propositions.

  • Jeune auteur de Saint-Brieuc, Ollivier Ruca signe ici quatre textes forts, par leur humour et leur sensibilité, voire un certain esprit de révolte.

  • Lioubova aux confins des steppes caucasiennes, Nuvem dans les marais de Camargue, Kurun sur les champs de l'Argoat, Golden Star au fond des mines galloises... et quelques autres destins humbles ou glorieux, tristes ou passionnés. L'originalité de ces douze récits cosmopolites tient d'abord au fait que les héros en sont des chevaux. Loin de toute idée de « noble conquête ». Le monde des chevaux n'est pas moins grand que celui des hommes, qui tantôt les traitent sans pitié, tantôt les aiment à leur égal. À chaque récit d'Anne-Marie Le Mut correspond une facette sensible, finement psychologique, entre chevaux et cavaliers. L'inscription universelle du cheval dans les cultures des pays traversés y est particulièrement bien rendue, de la Bretagne au Maroc, de l'Espagne à l'Irlande. Tous ne sont pas des fictions, mais bien des récits d'histoires parfois vécues ou rapportées. En regard des textes, les dessins de Marie-Anne Garin, amie et complice de l'auteur, en captent l'esprit et la lettre.

  • L'ouvrage : « Il y a toujours eu deux sortes de Bretons : ceux qui, une fois pour toutes et quelles que soient les difficultés de l'époque, décident de vivre au pays - et lui demandent l'essentiel de leur vie terrestre et céleste - et ceux qui, par mer ou par terre, veulent aller à la découverte du monde. » Armel Calvé a fort bien étudié les motivations et les rêves de ceux qui sont montés à Paris. Son récit suit la trace des Bretons et de leurs activités depuis les rues de Lutèce dans le plus lointain passé de la ville pour, à travers les époques, s'achever au début des années 80 dans le Paris capitale française et plus grande ville bretonne.

  • De la fin du XIXe siècle à la Première Guerre mondiale, la saga d'une famille qui met en scène la vie sociale et les événements sur la Côte d'Emeraude, et notamment la création de la cité balnéaire de Dinard.

  • Un recueil d'histoires inédites, sous tous les cieux armoricains. La langue bretonne y trouve subtilement sa place, par l'utilisation de patronymes, de toponymes ou de noms d'objets usuels directement empruntés au breton, traduits et expliqués dans un glossaire en fin d'ouvrage. Des comptines viennent clore chaque conte, donnant ainsi un résumé et un prolongement musical à la lecture.

  • Après les maquis du centre Bretagne, Jud a connu les rizières d'Indochine. Il serait revenu de tout si ne le hantait l'image du Petit Homme exécuté neuf ans plus tôt par des soudards déguisés en héros. La belle jeunesse de Denise suffira-t-elle à lui redonner le goût de vivre ? Ou lui faudra-t-il attendre Leda, l'autre victime de ce jour de haine ? Derrière le parcours amoureux du soldat paysan, se profile le dilemme du justicier : jusqu'où un homme doit-il aller pour garder son âme et que vive sa terre ? Pour que ne s'éteignent les derniers feux de la vallée.

  • Derrière ces héros, tiraillés entre devoir et aspirations, désir de dissidence et fidélité, le bien et le mal, le paradis et l'enfer s'entrechoquent.

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