Editions Créer

  • Entre Auvergne et Limousin, près des Monts Dore, la neige recouvre la campagne environnante. Seule âme qui vive un cheval avance sur la route principale. Inquiets de ce cheval sans son maître, les villageois remontent les traces de l'animal qui les mènent au milieu d'un bois où ils découvrent un homme mort dans la neige.

  • Qui donc est Anne de Joyeuse ?
    Rien que le nom, vif et frais, claque tel un étendard... et porte en lui un insolent triomphe ! Et un destin hors du commun. Gentilhomme bien né, d'une famille au sang bleu vif, enfant turbulent, hardi cavalier, archimignon du roi Henri III, pourfendeur de protestants ; sujet central, surtout, d'un tableau qui figura en bonne place dans les Lagarde et Michard de nos enfances... Les Noces d'Anne de Joyeuse. Petit tableau fastueux, anonyme, pensait-on, jusqu'à ce qu'Anne de C en retrouve - réinvente ? - l'auteur : une ensorcelante peintre italienne... En voilà, un roman historique, joliment troussé, habilement campé ! De sa prose vive, étincelante, Anne de C fait revivre Anne de J. Et, malgré les années - cinq siècles, déjà ! le voici qui jaillit parmi nous, à cheval, rutilant, gonflé de sève, d'éclat et de jeunesse éternelle, au côté de son roi et aimé, dans l'ombre vénéneuse de Catherine de Médicis, la fascinante empoisonneuse. Ce récit : l'impression d'être passée une nuit, un peu par hasard, devant un château effacé par le temps, et d'y avoir vu, par une fenêtre entr'ouverte, illuminée par l'éclat d'une fête oubliée, au son d'une pavane, de bien séduisants visiteurs du soir.
    É. F.

  • Nous avons retenu les trois premières « Mères » qui ont le plus marqué le monde de la restauration et de la culture française sous la troisième République.

  • La Mangounhe, c'est la cuisine familiale du cochon. On dit aussi « tripot », ou alors « Saint-Cochon », pour bien marquer son caractère festif, rituel, et son retour annuel. C'est que le « jour de tuer le cochon » était une si grande fête que le Margaridou, bible de la cuisine auvergnate, rapporte qu'à la question:

    « Quelle est la plus grande fête de l'année? » que posait M. le curé au catéchisme naguère, il était répondu :

    « Le jour où on tue le monsieur, Monsieur ».


    Ces recettes et tours de main encore bien connus des plus anciens, sont vivaces et toujours présents, mais ils vont en se raréfiant, car ils sont liés à un mode de vie qui tend à disparaître du fait de l'arrivée du congélateur et des nouvelles réglementations.

    Il se trouve que grâce à une transmission qui s'est faite par ici sans solution de continuité, on pratique encore le découpage du porc par le dos, à la manière ancienne, ailleurs disparue.

  • C´est à une véritable immersion dans le Saint-Flour du XVe siècle que l´auteur nous invite.


    Un horrible meurtre ayant été commis le 10 novembre 1453, Quentin Ballade, prévôt du lieutenant du bailli, ouvre son enquête. Elle ne se terminera que le 30 novembre 1461.


    En suivant Quentin dans son enquête, le lecteur va s´immerger dans le quotidien de Saint-Flour à cette époque marquée par la fin de la Guerre de Cent Ans et la fin du Moyen Âge. Il découvrira la vie dans les quartiers besogneux du faubourg du Pont et de la rue Coste, où l´on retrouve tanneurs, cardeurs, drapiers, potiers et ferroniers, et la vie dans les quartiers de la ville haute où l´on retrouve la haute société dans ses hôtels particuliers. Seuls les taverniers sont présents dans toute la ville, en haut comme en bas.


    De l´évêque aux trois consuls, de la police communale à la justice royale, des processions des corporations aux jeux du Pré de Pâques, de la loge de la recluse à la mayso de las filhetas comunas (le bordel municipal), c´est toute cette époque qui revit.

  • Un retour au pays, la découverte des Grands Goussiers et un étrange tableau du XVIe siècle ont incité l´auteur à se lancer dans ces mémoires d´un caïeu auvergnat. Par cette fantaisie elle invite grands et petits à se promener des confins de la Chine jusqu´à l´Auvergne, à remonter le temps et à déambuler dans les cuisines des Maître queux qui ont honoré de leurs talents culinaires l´histoire de la France. Elle les incite à enrichir leur bibliothèque et engage les cuisiniers et les gourmands curieux à revisiter et à «mettre à leur carte» des recettes d´autrefois dont certaines ont plus de 5000 ans.

  • Pourquoi, dès le XIe siècle, la petite ville de Saint-Flour a-t-elle fait l'objet de tant de visites papales et royales ? Pour répondre à cette question, Pierre commence sa recherche dans les très riches Archives Municipales, où il découvre l'oeuvre des historiens locaux, de Marcellin Boudet, dont il apprécie l'immense travail et l'honnêteté d'historien amateur, à Léon Bélard. Ses lectures terminées, il se livre à un véritable jeu de piste autour et dans la cathédrale, passant d'une chapelle à une autre, étudiant sculptures, vitraux et autres clés de voûte. Au cours de son enquête, sa route va croiser celle d'Odilon de Mercoeur et d'Urbain II, de Charles VII et du consul Pierre Gilet de la Fage, du représentant du peuple Châteauneuf ? Randon et de l'abbé Brugier de Rochebrune. Il finit ainsi par remonter jusqu'au saint fondateur, Florus, dont il découvre le secret, un secret majeur pour l'Église catholique et pour les rois de France et qui dort, depuis des siècles, dans l'austère cathédrale sanfloraine.

  • La Maison Boucheix raconte l'histoire d'une vieille famille de la Basse-Auvregne dont les origines du nom remontent au XIIIe siècle avec la seignneurie du Boucheix. Cette lignée vit deouis le Moyens-âge au pied des volcans d'Auvergne sous la protection des évêques et comtes d'Auvergne avant de s'intégrer progressivement au Royaume de France.

    La branche des Boucheix de Saint-Pierre-Roche restera enracinée jusqu'à la fin du XXe siècle dans ses traditions chrétiennes. L'un des personnages charismatiques qui viendra définitivement clore cette période millénaire de christianisation intense et Monseigneur Boucheix. Leurs terres rudes et nourricières expriment la ruralité de cette noble paysannerie de moyenne montagne qui exploitera différents domaines agricoles tout autour de la Chaîne-Des-Puys. Si l'agriculture est une constante à travers les siècles, l'univers de l'agroalimentaire sera l'une des composantes de cette famille dépositaire d'un certain art de vivre auvergnat. A partir de la seconde moitié du XIXe siècle, le monde de l'hôtellerie et de la restauration fit les beaux jours de certains d'entre eux. Dans la grande traditions du terroir français, les Boucheix portent en eux l'Auvergne en héritage. Ils incarnent aussi bien la sainte trinité de l'art, de la nature et de la gastronomie, mais surtout "l'Auvergne éternelle", porte-drapeau de "La Maison Boucheix".

  • Les témoins de l'art roman dans la région Auvergne (Allier, Puy-de-Dôme, Cantal, Haute-Loire) : architecture, sculpture, décor et mobilier.
    Une approche nouvelle dans la vision de cette époque.
    L'ouvrage est divisé en trois parties : Une société féodale - Un espace sacré - Des images figées dans la pierre.
    L'ouvrage abondamment illustré de photos d'Hervé Monastier, et destiné au « grand public ». Le cadre choisi est celui de l'actuelle région Auvergne (départements de l'Allier, du Cantal, de la Haute-Loire et du Puy-de-Dôme), avec des cartes permettant de localiser les édifices, département par département. Après une présentation géographico-historique, l'auteur évoque les chantiers avant d'aborder la question des grands types architecturaux et du décor monumental.
    Extrait du Bulletin Monumental, 162-III, 2004.

  • Il était une fois un géant endormi par une fée...
    Je pourrai commencer mon histoire ainsi et ce ne serait pas un conte mais une histoire vraie. Cette histoire, je veux la raconter car depuis que je suis « éteint », comme disent les hommes, j'ai eu tout le loisir de rêver mon voyage à la rencontre de mes frères disséminés sur la Terre. Cette histoire, je veux aussi la raconter car les géants comme moi ne sont pas tous des monstres ennemis des hommes, mais bien souvent des alliés dispensateurs de bienfaits.

  • Ils étaient nés dans la campagne profonde et, par la vertu d´un Instituteur d´exception, ils avaient explosé à la lumière.


    Durant cette période troublée qu´avait été la guerre, ils avaient connu de la vie les échecs, les difficultés, les dangers, mais aussi la réussite et les honneurs, tout ce qui donne à la vie son éclat. Seulement, en plus, ils avaient conservé intacte leur amitié d´enfants.


    Puis, la retraite arrivée, ils avaient décidé de se retrouver, une fois dans l´année, dans le cadre de leurs vingt ans afin que chacun raconte un incident caché de son existence.


    La diversité est totale et seule, ancrée en eux, la survivance d´une époque exceptionnelle peut expliquer qu´au-delà des différences, ils se rencontrent avec le même bonheur dans la lumière du souvenir.

  • La Nature profonde, la Nature originelle offre toujours au petit enfant de la campagne la joie d'accéder à la découverte de ses merveilles...
    Elle lui apporte tout autant l'orage que la forêt avec ses arbres venus du temps, la colline ou la rivière, l'herbe encore où se cache un bouquet d'inoubliables violettes. Elle lui offre sa beauté, elle lui confie son âme... Et lorsque le bonheur veut qu'un grand Ancien qui, sa vie durant a exploré ce monde, l'a regardé vivre, l'a subi ou admiré prenne sa petit bonhomme par la main et lui procure la joie de la découverte, la reconnaissance marquera indéfiniment le souvenir...
    L'auteur a connu cette faveur de ne pas naître dans un univers concentrationnaire, dans un monde de tours, de rues, d'asphalte, relégué dans le seul refuge du petit cube d'un grand ensemble. Il a connu, jeune, la longueur du chemin pour aller à l'école, l'émotion de voir naître ou s'effacer les saisons, les fleurs au Printemps, les ors à l'Automne. Il a affronté la neige, la pluie, le froid ou le tonnerre. Et, surtout, il a connu cette félicité sans limite d'être le confident d'un grand-père qui lui offrait de la Nature toute l'émotion de sa découverte et non la seule description de sa diversité. Philipe ROUCARIE renoue avec ce monde de la campagne profonde qu'il a connu et exploré. Dans son petit village avec ses joies, ses peines, ses inimitiés, ses brouilles, sa vie, ses hommes parfois simples, parfois grands... tout se croise dans ce roman au style amusé, à l'humour discret et à l'attachement viscéral...

  • Elle se redressa dans son lit, tremblante, respirant avec peine. Elle aurait voulu crier, appeler ses servantes qui dormaient dans la salle attenante, mais sa gorge était sèche. Et surtout, l'inquiétude qui l'avait saisie, toujours vive, la figeait. Dans sa chambre obscure, il lui semblait même sentir encore la présence indiscrète qui avait troublé son rêve de rencontre avec Clément de Merlieu.
    Elle n'avait pas de quoi faire de la lumière et ses pupilles s'écarquillaient tant bien que mal pour ne finalement rien voir. Pourtant elle était persuadée que quelqu'un se tenait dans un coin de la pièce.
    Affolée par cette certitude, elle resta éveillée jusqu'à l'aurore pour guetter ce recoin. Mais lorsque le soleil fit briller ses premiers rayons sur les ombres de sa chambre, elle réalisa que la place qu'elle avait surveillée était vide.
    Elle fut rassurée. Mais un très court instant : la lumière lui venait par un volet ouvert que chaque soir, elle le savait, ses servantes fermaient.
    Le mariage d'Anne d'Orval est un roman d'amour, de toutes les formes d'amour : tendresse, dévouement, déférence, admiration, vénération, dévotion silencieuse, attachement loyal et indissoluble, désir.
    Mais c'est aussi un roman de haine. Car, dans la Haute Auvergne médiévale qui offrit son cadre d'austérité et de bravoure à la vie d'Anne d'Orval, existait un sentiment qui, au contraire de l'amour, n'avait qu'une seule et unique signification : l'honneur.
    Nés tous deux de la beauté incomparable d'Anne d'Orval, la haine et l'amour s'affronteront néanmoins à armes inégales : la violence pour la première ; le courage pour le second.
    Vaincra celui qui comprendra que la vraie valeur de la beauté réside dans l'invisible.

  • Au nord du département, la butte de Montpensier, bien qu'amputée de son château, reste le fidèle gardien de la porte de l'Auvergne. Son ascension procure toujours la même émotion, celle de découvrir à son sommet, un territoire unique et surprenant pour l'étranger qui croit arriver dans une Auvergne de pierres et de forêts. C'est une image qui ne correspond en rien aux clichés des dépliants touristiques vantant les sommets enneigés du Cantal, l'alignement de la chaîne des Puys ou les vallées torrentielles des Rhues ou des Couzes. Ici, l'horizon est bas mais non sans relief, c'est la plaine des marais et des buttes qui s'étale à nos pieds, c'est la riche et fertile Limagne que chante déjà Sidoine Apollinaire en la comparant à une mer de moissons. C'est le pays moult riche et gras que les chroniqueurs de France décrivent pour situer en ces lieux la mort du roi Louis VIII, père de Saint-Louis. C'est ce grenier à blé qui fit la richesse des villes, bourgs et villages de cette opulente plaine qui se présente comme une extension du riche bassin parisien entré jusqu'au coeur de l'Auvergne montueuse. Le panorama permet de prendre conscience de ce phénomène qui a fait d'une formation géologique particulière, la matrice d'une richesse naturelle et humaine hors du commun. C'est à l'Oligocène que le bassin d'effondrement donne peu à peu naissance à la plaine. Sous le poids des sédiments, celle-ci s'enfonce, attirant vers elle, les terres des plateaux qui la bordent. à la fin de ces gigantesques bouleversements, de vastes nappes de sable et de galets ont été déposées par l'ancêtre de l'Allier, formant les sols des Varennes et des forêts de Randan ou de Montpensier. Du sommet de la butte, la vue porte loin. Délaissant les horizons sans fin qui filent vers le nord, le regard se porte naturellement vers le sud, démasquant les Bois Noirs et le Forez à l'est, les sentinelles alignées de la chaîne des Puys à l'ouest et, dans les brumes bleutées du sud, les confins de la Comté d'Auvergne et du val d'Allier. C'est dans ce périmètre, fort bien délimité par la nature, qu'une véritable civilisation Limagnaise voit le jour. Les effets à la fois dévastateurs et constructeurs de la nature s'étant calmés, le climat s'étant adouci, les volcans éteints, le paysage devient accueillant pour les premiers hommes. Ceux-ci s'approprient cette terre, marais et prairies, terrains de chasse, de pâture et de culture, ces sources d'eau abondantes pour s'abreuver ou se guérir, ces coteaux abrités favorables aux premiers villages, du bois pour le feu, des silex pour l'outillage, des pierres pour les maisons, de l'argile pour les poteries. La richesse et la diversité des sols associées à la bonté du climat permettent à l'homme de faire de cette région un véritable Eden où les céréales, les légumes, les fruits et la vigne poussent en abondance. Attachés à cette terre, les hommes construisent des villes et des villages, vêtus tantôt de blanc calcaire, de noire andésite, ou de pisé et de brique selon ce que contient le sol et aussi la bourse du constructeur. Aujourd'hui, maisons, châteaux mais aussi pigeonniers, fontaines, fours à pain, lavoirs, croix de carrefour balisent encore ces vastes espaces toujours couverts de florissantes cultures mais aussi peuplés de lieux discrets et ô combien charmants, au détour d'une rue de village ou à la croisée de chemins, des lieux propices à l'inspiration d'une artiste de talent qui s'ingénie à nous les faire redécouvrir. Olivier Paradis - historien

  • Si hier n'avait pas été, aujourd'hui ne serait pas. Et si je ne devais retenir qu'un seul exemple de bonheur dans la vie du monde paysan ancien, je suis sûr que ce serait celui de marcher libre, dans son pré, devant ses vaches attelées à son tombereau. Puisse le monde actuel en découvrir l'équivalent !...
    La rivière ?... Elle était le complément de la terre, presque son égale. Elle était l'envie des grandes fermes de la montagne.
    Mais, s'il la choyait, le paysan la connaissait mal. De ce qu'elle était avant, il l'ignorait comme il ne savait que très peu de son sort lorsqu'elle avait quitté ses près. Par contre, là, il nettoyait ses berges, la déviait juste assez pour fertiliser ses terres, l'écoutait couler et se sentait riche de ce voisinage.
    De nos jours, elle a perdu beaucoup de son attrait. Pour le paysan actuel, elle est un outil, un supplément sans doute. Elle n'est plus une passion. De ce qu'est son sort importe peu et si elle permet d'obtenir un plus c'est au même titre que la pluie l'automne ou la neige l'hiver. Le vrai outil est dans le traitement !...
    Cependant, si on veut regarder au-delà, elle symbolise la Vie. Suivre son cours, c'est évoluer, trouver autre chose, accepter de la voir avalée par un plus grand ailleurs. C'est reconnaître qu'il n'y a plus rien de commun entre l'étiage d'hier et la crue d'aujourd'hui.
    C'est accepter de l'existence tout ce qu'elle apporte de plus, de nouveau, de complexe et de divers !... C'est accepter l'évolution !...

    « Un livre de sagesse. [...] Ce livre est la trace de ce long vécu plein de souvenirs et de sagesse. Ecrit de manière très agréable, il est un véritable témoignage qui propose matière à réfléchir. » La Voix du Cantal, Juin 2017

  • La Toile, bien sûr, c'est le Net, champ immense aux frontières inconnues.
    Alors, quand une prof de collège s'y jette à coeur perdu, bien sûr, elle n'en prévoit
    pas toutes les conséquences. Surtout si un jeune collègue fringant et malicieux
    s'amuse à détourner la routine du collège. Elle se figure, l'inconsciente, qu'elle
    pourra impunément combattre un quotidien parfois morose par un délire littéraire
    à deux.
    Mais que faire quand votre double, amoureux, vous échappe ? Quand le beau
    cavalier sort de l'écran bleu pour déstructurer la vraie vie ou vous aspirer à
    l'intérieur ?
    Un roman jubilatoire, où deux mondes se percutent, où deux styles brodent
    un récit double, ingénieux et plein de surprises. L'un déroule au fil de l'année
    /> scolaire les actes habituels d'un collège de campagne, avec un regard tendre sur
    les élèves les plus démunis. L'autre s'en fait l'écho sous la forme d'un pastiche
    de roman de cape et d'épée débridé. Un jeu réjouissant qui tient en haleine le
    lecteur jusqu'à la fin... de l'année scolaire !
    C'est son vécu de professeur que Martine Maury vient conter là, dans cette
    histoire légère et optimiste, qui montre son goût pour l'enseignement auprès des
    adolescents, dans un moment critique de leur scolarité : au collège, toutes les
    classes de la société sont mêlées et il est bien ardu de donner à chacun les mêmes
    chances devant l'avenir. Tâche épuisante et trop souvent désespérante qui
    passionne toujours autant cette prof de lettres classiques pourtant. A condition
    d'écrire en parallèle des romans historiques !

  • Lettres de Grèce

    Henri Verdier

    À « la moitié de son âge », le commissaire, en charge d'une enquête délicate dans la ville retrouvée de son enfance, abandonne brusquement une carrière prometteuse, quitte la femme qu'il aime, laisse un ami d'enfance très proche, pour, au bout d'un long voyage, s'installer seul dans un petit village grec.
    Il y mène une vie quasi monacale, parsemée de balades, de courts voyages et de rencontres. Éloigné du monde agité et plein d'embûches qui était le sien, Pierre peut porter un regard détaché sur la société qu'il côtoyait et sur sa propre vie. Les raisons profondes de sa surprenante décision émergent peu à peu des lettres qu'il écrit régulièrement à celle qu'il aime.
    Une écriture alerte et vive, des descriptions précises des hommes et de leur ville secrète et de sa société si particulière, marquent ce roman attachant où le regard critique de l'adulte retrouve les passions de la jeunesse.

  • Dans « le Nautile et autres Nouvelles », Janine Nouschi nous entraîne dans un univers fantastique. Dans le décor de la grande bourgeoisie niçoise, des histoires de femmes sont mises en scène à travers des situations, des phénomènes, des comportements étranges et inexplicables. Monde irrationnel, phénomènes paranormaux ou bien seulement créations de subconscients surmenés ? À vous de choisir... Enquête policière ou introspection ?


    La passion de Mathieu pour la peinture le pousse à regarder sa vie à travers les tableaux qu'il aime. Le regard qu'il porte sur les choses qui l'entourent et sur Anne sa femme n'est-il pas en dehors de la réalité ? Aussi est ce pour obtenir une reconnaissance aux yeux de son mari que la jeune femme va soudainement se transformer et se mettre à dessiner un objet qui lui était jusqu'à présent inconnu ? D'où vient cette force intérieure qui la pousse à parfaire sans relâche son Oeuvre. Ce « Nautile » ne serait-il pas le fruit, le prolongement de son désir de création ? À travers la recherche acharnée, obsessionnelle de l'origine du Nautile d'Anne, ce jeune couple tente de trouver des réponses à leurs interrogations et nous conduisent dans les méandres de nos désirs. Hallucinations ou réalités, chacun choisit sa voix.


    Le petit Pierre s'amuse avec ses amis et cela le rend heureux, éclats de rire, voix joyeuses. Pour la première fois, elle entend son rire. Elle, c'est sa mère, celle qui fait carrière, celle qui est brillante mais aussi celle qu'il n'a jamais nommée, celle qui est rongée par sa culpabilité et son impuissance. Lui c'est seulement son enfant séparé d'elle par un fossé de solitude. Elle et lui ensemble, sauveront la face et nous laissent l'espoir d'une réconciliation autour d'une comptine qui dit qu'il n' « Ya pas de pain chez nous ».


    À l'opposé de la solitude et de l'abandon de cet enfant, l'auteur nous présente dans « Elle est l'autre », l'union sacrée d'une famille singulière. En effet que vient faire Sébastien, époux de Maryse, dans cette histoire ? Quelle est sa place dans cette famille bourgeoise empêtrée dans son passé et dans ses rituels ? Histoire de femmes contraintes à l'autarcie des sentiments. Une mère, trois filles qui resteront indélébilement unies dans un même destin. Sorcellerie, spiritisme, femmes bourreaux ? Sébastien a bien du mal à faire la part des choses. Faire la part des choses, trancher est un exercice difficile, aussi d'autres interrogations nous viennent à l'esprit à la rencontre de Justine, personnage principal de « La robe verte », femme malheureuse, envoûtée ou en détresse ? Chacun donnera sa réponse ! Soudainement Justine se sent belle, désirable. La robe verte peut-elle être la cause de tous ces changements ? La robe verte est-elle le reflet de son état intérieur ou transforme-t-elle sa personnalité ? Fusion, empathie qui influe sur l'autre ? La réponse nous sera partiellement donnée dans un palais des mille et une nuits. Conte de fée ou cauchemar ? Que dire ?


    Que dire de la réponse apportée par Léo dans « Mon Tremble », réponse donnée à son malheur, réponse radicale, irrémédiable qui transforme une femme victime en bourreau, légitime défense ? Dans tous les cas sa revanche nous prouve que la destiné est réversible et que les tours de passe-passe ne sont pas à la portée de tous ! Si la destinée n'existe pas, alors tout devient possible et nous retrouverons l'espoir de choisir le dénouement de nos histoires, le choix de périr ou de guérir.


    Guérir n'est ce pas le choix de Pierre, cet adolescent énigmatique dont nous allons faire la connaissance dans « Les barreaux de la cage ». Agnès Durar, étudiant, termine son mémoire sur le fantastique chez Elsa Triolet. Employée comme baby-sitter chez Mme Gaude, bourgeoise élégante, la jeune fille va être confrontée aux comportements étranges de son fils aîné, Pierre. Quels sont les démons qui envahissent l'adolescent ? D'où viennent les forces qui l'habitent ? Agnès partira avant de se faire son opinion mais elle aura participé malgré elle à dénouer, à exorciser le malaise de Pierre.


    Chers lecteurs, ne

  • Hier conditionne aujourd'hui.
    Ainsi du pont et du ruisseau. Un jour, ils se sont croisés. Et le voyageur a choisi. Ou il est resté appuyé au parapet ou il a suivi la course de l'eau. Dans le premier cas, riche de son passé mais ignorant l'avancée du Monde il n'a rien connu des berges nouvelles, des horizons nouveaux, témoin d'une civilisation qui s'en est allée, ignorant de celle qui se met en place.
    Où est la vérité ? Elle est toujours indécelable lorsque l'Histoire avance, broie, détruit et peine à installer un Monde nouveau.
    L'Homme aurait-il besoin de sécurité et d'une certaine stabilité pour échapper au vertige, ce vertige qui vous aspire lorsque vous fixez intensément l'avancée du courant.
    L'auteur s'interroge. Y a-t-il une solution autre qu'individuelle et multiple ? Son monde était entier, rude, peu influençable. Ses réponses étaient parfois abruptes. Elles étaient instinctives et toujours sans concessions. Elles peuvent déplaire. Elles étaient le résultat d'une façon de vivre millénaire.
    En un demi-siècle, une civilisation a disparu.
    Chaque transformation du Monde apporte ses cassures, ses destructions et ses problèmes.
    Comment ont réagi nos anciens à ces bouleversements ? Comment ont-ils été touchés ? Comment auraient-ils réagi face à des réalités, des interrogations, des intrusions qui auraient sapé les bases de leur civilisation ?
    L'auteur, témoin de cette époque, essaie d'exprimer son avis sur ce qu'il a vécu et tout autant sur ce qu'il a imaginé.

  • Vous allez découvrir dans ce livre l'histoire d'un Triptyque gastronomique auvergnat. Vous suivrez, à travers les peintres, poètes et écrivains qui l'ont côtoyé, sa trace dans la Vallée de Royat. Partez à la découverte du monde merveilleux de La Mère Gagnevin « Patronne Des Romantiques », de La Mère Quinton « Belle Meunière », en passant par La Mère Mesure « Reine Du Dosage », trois figures
    emblématiques du territoire qui sont arrivées jusqu'à nous. Elles ont laissé leur empreinte se transmettant des recettes de génération en génération. Ce Triptyque gastronomique a la particularité d'avoir vécu dans un petit coin de France où la nature prédominante et luxuriante était encore préservée aux portes de la capitale des Arvernes. L'Auvergne peut s'enorgueillir de posséder trois figures de
    l'art culinaire où les potagers, les châtaigniers, la vigne et la cueillette des fraises rythmaient les saisons de nos fameuses aubergistes. Ces dernières ont croisé au cours du XIXe siècle des artistes venus de toute l'Europe pour découvrir ce village romantique ou cette nouvelle station thermale. Les paysages décrits par le monde des arts et des lettres nous en disent long sur l'univers de ces trois femmes attachantes. Laissez-vous envoûter par cette trinité du bonheur : la gastronomie, l'art et la nature. Elle résume la vie de ces personnages et l'Auvergne éternelle.

  • Alors que l'avenir s'annonce sous les meilleurs auspices pour Estéban, avec ses promesses de réussite professionnelle et des projets de mariage, celui-ci ne parvient pas à s'y engager avec sérénité, entravé depuis l'enfance par un sentiment d'irréalité. Marianne, son ancienne amante, va lui révéler le secret de ses origines avant de l'aider à explorer sa seconde nature. Estéban parviendra-t-il à déterminer où se situe pour lui le meilleur choix ?
    Ce petit roman atypique, qui associe la fin d'un amour à une initiation au passage de la réalité au rêve, plaira à tous ceux dont la personnalité ne se satisfait pas des contingences ordinaires de la vie et espèrent, après quelque apparition de la licorne, tenter le sortilège du Feth Fiada.

  • Retrouvez l'écriture fantastique de Janine Nouschi, qui nous dit : «Écrire et se faire publier c'est descendre dans l'arène et risquer la mise à mal. Écrire des nouvelles fantastiques c'est jouer au démiurge, créer ce qui n'existe pas ou plutôt ce qui n'existe pas encore...»
    Dans cet ouvrage : Le requiem de Campra, La Buse, La chambre des noces, La Dame Blanche, La bague de l'amitié, La page Fêlure, Am-Stam-Gram, Je suis revenue, Un jardin autrement, Le K, La fleur éphémère

  • Ce roman se déroule à la toute fin du XVIIe siècle et conte l'histoire d'une jeune femme qui, pour densifier ses jours, choisit de quêter quelque épanouissement dans la création.
    Pour y parvenir, elle va faire oeuvre de chair (avoir une descendance), oeuvre d'esprit (écrire) et oeuvre de pierre : participer à la conception du jardin de Cordès, attribué à André Le Nôtre. Les épreuves qu'elle rencontrera pour inventer son Éden perdu chahuteront sa solitude et lui révèleront quelques perles d'existence : la musique qui sculpte les silences, la confiance amoureuse, l'attachement à des racines et le chemin des mots pour mieux habiter le monde.

    « ... un récit original dont on ne sait ce qu'il faut le plus admirer de l'imagination des auteurs, de leur style qui fait appel, quand il le faut et sans excès, au vocabulaire d'un XVIIIe siècle naissant, de la construction double, la narration alternant avec le Journal de Bérénice. Le mieux est d'admirer l'ensemble pour un fort moment de littérature. »
    Le Monde des livres

  • La présentation des pays de la Basse Auvergne, les matériaux et les éléments du bâti (les matériaux des murs, les liants et mortiers, les charpentes et couvertures, les caves), la description régionale (les pays de plaine, les pays de collines, les pays de hauts plateaux, les pays de montagne).

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