Editions Plaisir de Lire

  • Juliette, une jeune cubaine orpheline de dix-huit ans, débarque un beau jour dans un village vaudois...
    Par un jour pluvieux de printemps, Milliquet, aubergiste de son état, accueille sa jeune nièce Juliette, partie de Cuba à la mort de son père.
    Sa présence va éveiller la convoitise des uns et la jalousie des autres. Renvoyée par la patronne, elle passera l'été en compagnie de pêcheurs, semant le trouble chez les hommes du village qui seront amenés chacun à rêver et à projeter son enlèvement.
    Mais peut-on vraiment s'approprier la Beauté ? Tout comme dans le défilement des saisons, dans l'ordre du monde et sa nature parfois sauvage, « rien ne dure sur la terre, nulle part la beauté n'y a sa place bien longtemps. »
    Postface de Vincent Verselle du centre de recherches sur les lettres romandes à Lausanne (CRLR).
    Un roman fort qui interroge sur le rôle et l'influence parfois néfaste de la beauté physique.
    EXTRAIT
    Il fallut trois semaines à la réponse de Milliquet pour parvenir à destination, ce qui nous mène au commencement d'avril ; une dépêche du consul peu après nous a appris que la jeune fille s'était embarquée. Milliquet avait été emprunter un atlas à l'instituteur ; il le feuilletait en compagnie de Rouge. Il leur avait fallu tourner beaucoup de pages, avant de trouver l'Amérique ; l'Amérique elle-même était en trois parties.
    Une Amérique en trois morceaux ; ils avaient hésité avant de tomber sur le bon.
    C'était au fond d'un golfe, dans une île : et plus au nord sont les Etats-Unis teintés en rouge, plus à l'ouest il y a le Mexique qui est vert ; au sud alors, ça se
    recourbe, ça vient vers nous comme un bras qui se tend, c'est violet.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Dans la lignée d' Aline ou de La grande peur dans la montagne, Charles-Ferdinand Ramuz a su trouver l'équilibre fragile entre la fable métaphysique et la description de la bassesse des hommes. - L'Express
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Charles-Ferdinand Ramuz est né à Lausanne le 24 septembre 1878. Il a fait des études de Lettres à l'université de Lausanne et y a obtenu sa licence en 1901. Il a exercé la profession de maître d'études au Collège d'Aubonne avant de comprendre rapidement qu'il n'était pas fait pour l'enseignement. Il s'est alors rendu à Paris et a étudié à la Sorbonne où il a préparé une thèse sur Maurice de Guérin. Il y a vécu entre 1904 et 1914 et y a écrit Aline (1905), Jean-Luc persécuté (1909) ou encore Vie de Samuel Belet (1913) Il a aussi écrit des nouvelles, des chroniques et des poèmes (dont le recueil Le Petit Village en 1903). Les thèmes spécifiques ramuziens, tels que la solitude de l'homme face à la nature ou la poésie des terres, des vignes et du lac y étaient déjà présents. À Paris il a fréquenté des artistes et écrivains suisses et français tels que Charles-Albert Cingria, André Gide ou encore le peintre René Auberjonois.

  • L'amour qui se plaît à unir les contraires jette l'un vers l'autre Aline, la sage jeune fille, et Julien Damon, le coq du village.>
    Elle vient d'une famille modeste, il est le fils de paysans riches. Elle vit une véritable idylle, il ne cherche qu'à apaiser sa faim. De l'histoire d'une jeune fille séduite par un coq de village et abandonnée lorsqu'elle est enceinte, Charles-Ferdinand Ramuz a réalisé un véritable petit chef-d'oeuvre, où la présence de la mort s'oppose à la force vitale de la nature.
    Publié pour la première fois en 1905, juste après la rédaction des Notes du Louvre (hiver 1902-1903) et l'édition du Petit Village (1903), Aline est le premier roman de Charles-Ferdinand Ramuz. Postface de Stéphane Pétermann du centre de recherches sur les lettres romandes à Lausanne (CRLR)
    Ramuz s'affirme, dès ce roman de jeunesse, comme le peintre magistral des plus humbles registres du coeur.
    EXTRAIT
    Lorsque Julien passait prè?s des buissons, les moineaux s'envolaient de dedans tous ensemble, comme quand une pierre ?éclate. Il allait tranquillement, ayant chaud, et aussi parce que son humeur ?tait de ne pas se presser. Il fumait un bout de cigare et laissait sa t?ête pendre entre ses ?épaules carr?ées. Parfois, il s'arr?êtait sous un arbre ; alors l'ombre entrait par sa chemise ouverte ; relevant son chapeau, il s'essuyait le front avec le bras.
    Puis il se remettait en chemin, sortant de l'ombre, et sa faux au soleil brillait comme une flamme. Il reprenait sa marche d'un pas ?égal. Il ne regardait pas autour de lui, connaissant toute chose et jusqu'aux pierres du chemin dans cette campagne o?ù rien ne change, sinon les saisons qui s'y marquent par les foins qui m?ûrissent ou les feuilles qui tombent. Il songeait seulement que le d?îner devait ?être prê?t et qu'il avait faim.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Quelle oeuvre merveilleuse par sa concision et la qualité de son chant ! Une oeuvre capable de défier le temps. - Blog Le fleuve Littérature
    Un roman plein de finesse et de poésie qui commence avec légèreté et finit en drame. [...] J'ai été saisi par la puissance évocatrice, la poésie et la finesse de ce roman, surtout en songeant qu'il s'agit du premier de cet écrivain exceptionnel. - Jeanlebleu, Critiques libres
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Charles-Ferdinand Ramuz est né à Lausanne le 24 septembre 1878. Il a fait des études de Lettres à l'université de Lausanne et y a obtenu sa licence en 1901. Il a exercé la profession de maître d'études au Collège d'Aubonne avant de comprendre rapidement qu'il n'était pas fait pour l'enseignement. Il s'est alors rendu à Paris et a étudié à la Sorbonne où il a préparé une thèse sur Maurice de Guérin. Il y a vécu entre 1904 et 1914 et y a écrit Aline (1905), Jean-Luc persécuté (1909) ou encore Vie de Samuel Belet (1913) Il a aussi écrit des nouvelles, des chroniques et des poèmes (dont le recueil Le Petit Village en 1903). Les thèmes spécifiques ramuziens, tels que la solitude de l'homme face à la nature ou la poésie des terres, des vignes et du lac y étaient déjà présents. À Paris il a fréquenté des artistes et écrivains suisses et français tels que Charles-Albert Cingria, André Gide ou encore le peintre René Auberjonois.

  • Derborence est un beau pâturage vert, peuplé pendant l'été de troupeaux et de bergers...??
    Mais cette nuit-là, le 22 juin, un pan du massif des Diablerets s'est effondré sur les hommes et les bêtes, transformant le site en un paysage de désolation.?
    Lorsque Antoine, le seul rescapé, réapparaît sept semaines plus tard, les habitants du village le prennent pour une âme égarée: poussé par le diable, vient-il rechercher des vivants? Retournera-t-il auprès des morts ou se laissera-t-il convaincre par sa jeune épouse de revenir à la vie?
    Derborence, oeuvre de maturité et roman le plus populaire de Charles-Ferdinand Ramuz, a été écrit en 1934. Postface de Stéphane Pétermann du centre de recherches sur les lettres romandes à Lausanne (CRLR).
    /> Découvrez cette histoire merveilleuse qui retrace les relations entre l'homme et la montagne.
    EXTRAIT
    Il tenait de la main droite une espèce de long bâton noirci du bout qu'il enfonçait par moment dans le feu ; l'autre main reposait sur sa cuisse gauche.
    C'était le vingt-deux juin, vers les neuf heures du soir. Il faisait monter du feu avec son bâton des étincelles ; elles restaient accrochées au mur couvert de suie où elles brillaient comme des étoiles dans un ciel noir. On le voyait mieux alors, un instant, Séraphin, pendant qu'il faisait tenir son tisonnier tranquille ; on voyait mieux également, en face de lui, un autre homme qui était beaucoup plus jeune, et lui aussi était accoudé des deux bras sur ses genoux remontés, la tête en avant.
    - Eh bien, disait Séraphin, c'est-à-dire le plus vieux, je vois ...ça...Tu t'ennuies.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    La force de ce roman est d'avoir un style à l'image de l'histoire : les deux se soutiennent mutuellement et se mettent en résonance pour un grand plaisir de lecture. Que demander de plus ? - GrandGousierGuérin, Babelio
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Charles-Ferdinand Ramuz est né à Lausanne le 24 septembre 1878. Il a fait des études de Lettres à l'université de Lausanne et y a obtenu sa licence en 1901. Il a exercé la profession de maître d'études au Collège d'Aubonne avant de comprendre rapidement qu'il n'était pas fait pour l'enseignement. Il s'est alors rendu à Paris et a étudié à la Sorbonne où il a préparé une thèse sur Maurice de Guérin. Il y a vécu entre 1904 et 1914 et y a écrit Aline (1905), Jean-Luc persécuté (1909) ou encore Vie de Samuel Belet (1913) Il a aussi écrit des nouvelles, des chroniques et des poèmes (dont le recueil Le Petit Village en 1903). Les thèmes spécifiques ramuziens, tels que la solitude de l'homme face à la nature ou la poésie des terres, des vignes et du lac y étaient déjà présents. À Paris il a fréquenté des artistes et écrivains suisses et français tels que Charles-Albert Cingria, André Gide ou encore le peintre René Auberjonois.

  • Le pacte entre le Diable et un soldat de retour de la guerre...
    Un soldat revient de guerre, et se distrait en jouant du violon. Lorsqu'il rencontre le Diable dans la personne d'un vieillard, sa destinée bascule. Que choisir: la richesse, l'âme, le pouvoir, l'art ? Son violon devient un symbole de l'âme et une monnaie d'échange pour accéder à la richesse ou encore à l'amour, quand la princesse tombe malade et que le roi la promet en mariage à celui qui saura la guérir.
    Après de multiples rencontres avec le Diable, le soldat saura-t-il résister au désir de liberté et d'inconnu et se garder de tomber du côté des ténèbres ? Cette histoire emprunte au mythe de Faust où, comme dans la légende d'Orphée, la musique a droit de vie ou de mort.
    L'Histoire du soldat, issue d'un conte populaire russe, est publiée à l'occasion du centenaire de l'oeuvre écrite par Ramuz et mise en musique par Stravinsky.
    Cet ouvrage comprend une seconde partie composée d'un appareil critique écrit par Georges Schürch, Alain Rochat et Philippe Girard.
    Découvrez ou redécouvrez cette oeuvre issue d'un conte populaire russe, écrite par Ramuz et mis en musique par Stravinsky !
    EXTRAIT
    Rideau fermé, lecteur à droite (côté cour), orchestre à gauche (côté jardin). Le lecteur entre et s'assied, ouvre son livre, en lisant :
    Nous allons représenter devant vous l'Histoire du soldat, texte de C. F. Ramuz, musique d'Igor Stravinsky, décors de René Auberjonois.
    Dès qu'il a fini cette présentation, la musique commence. Musique, Airs de marche.
    LE LECTEUR, pendant la musique.
    Entre Denges et Denezy,
    Un soldat qui rentre au pays...
    Quinze jours de congé qu'il a,
    Marche depuis longtemps déjà...
    A marché, a beaucoup marché,
    S'impatiente d'arriver
    Parce qu'il a beaucoup marché.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Charles Ferdinand Ramuz est né à Lausanne le 24 septembre 1878 et mort à Pully le 23 mai 1947. Son oeuvre comprend romans, essais et poèmes. Il est un auteur phare des Éditions Plaisir de Lire qui publient avec l'Histoire du soldat 25 de ses oeuvres.

  • Le récit biographique passionnant d'un faux-monnayeur dans le Valais du XIXe siècle.
    Joseph-Samuel Farinet a bel et bien existé. Né en 1845 et mort en 1880, ce faux-monnayeur est vite devenu un héros fabuleux. Ce n'est ni le héros de légende, ni le mythe folklorique valaisan, ni même le fait divers en soi, aux allures de roman policier, qui intéressent Charles-Ferdinand Ramuz. Farinet incarne cette liberté que veut célébrer le poète !
    Au-dessus du village de Mièges en Valais, Maurice Farinet, fils de contrebandier, fabrique imperturbablement de la fausse monnaie avec de l'or qu'il recueille au sein de la plus haute montagne surplombant son village. Il écoule ses pièces d'or sans peine auprès des gens du pays, tous acquis à sa cause. N'est-ce pas de l'or pur officiellement attesté? Et cette monnaie n'est-elle pas plus fiable que celle du gouvernement? Arrêté à Aoste et condamné à six ans de réclusion, Farinet s'échappe de prison par deux fois et se réfugie toujours plus haut dans ses montagnes où il se croit invincible. Pourtant, malgré la solidarité villageoise, la proposition d'un compromis qui le fera renoncer à son or et l'amour entrevu dans le regard d'une jeune fille, le destin de cet esprit rebelle à toutes les lois humaines semble joué.
    Postface de Philippe Renaud du centre de recherches sur les lettres romandes à Lausanne (CRLR).
    L'histoire de Farinet, cet hymne à la liberté, est racontée par l'auteur dans une langue rude, simple, à la respiration haletante, reflétant bien le caractère et la vie des montagnards.
    EXTRAIT
    - Oui, a continué Fontana, parce que je dis, moi, que son or est meilleur que celui du gouvernement. Et je dis qu'il a le droit de faire de la fausse monnaie, si elle est plus vraie que la vraie. Est-ce que, ce qui fait la valeur des pièces, c'est les images qui sont dessus, ou quoi ? ces demoiselles, ces femmes nues ou pas nues, les couronnes, les écussons ? Ou bien les inscriptions peut-être ? Ou bien leurs chiffres, disait-il, les chiffres qu'y met le gouvernement ? Les inscriptions, on s'en fout, pas vrai ? et les chiffres aussi, on s'en fout. Ça ne serait pas la première fois que le gouvernement vous tromperait sur la valeur et sur le poids, tout aussi bien qu'un particulier. Demandez seulement à ceux qui s'y connaissent. Le gouvernement vous dit : «Cette pièce valait tant ; eh bien, maintenant elle vaudra tant...» Ça s'est vu, ça peut se revoir. C'est moins honnête que Farinet, les gouvernements, parce qu'à lui, ce qu'on lui paie, c'est en quoi ses pièces sont faites et, à eux, c'est ce qui est dessus...
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Charles-Ferdinand Ramuz est né à Lausanne le 24 septembre 1878. Il a fait des études de Lettres à l'université de Lausanne et y a obtenu sa licence en 1901. Il a exercé la profession de maître d'études au Collège d'Aubonne avant de comprendre rapidement qu'il n'était pas fait pour l'enseignement. Il s'est alors rendu à Paris et a étudié à la Sorbonne où il a préparé une thèse sur Maurice de Guérin. Il y a vécu entre 1904 et 1914 et y a écrit Aline (1905), Jean-Luc persécuté (1909) ou encore Vie de Samuel Belet (1913) Il a aussi écrit des nouvelles, des chroniques et des poèmes (dont le recueil Le Petit Village en 1903). Les thèmes spécifiques ramuziens, tels que la solitude de l'homme face à la nature ou la poésie des terres, des vignes et du lac y étaient déjà présents. À Paris il a fréquenté des artistes et écrivains suisses et français tels que Charles-Albert Cingria, André Gide ou encore le peintre René Auberjonois.

  • Dans les alpages suisses du XIXe siècle, une histoire d'amour adultère s'apprête à naître entre un peintre et une jeune fille...
    Dans les hauts de Finhaut, en Valais, les éléments ont créé un coeur qui s'est creusé naturellement dans la roche. En 1863, Mathilde passe l'été à l'alpage, à proximité de ce coeur naturel, en compagnie de son mari et d'un mystérieux peintre anglais venu découvrir la beauté sauvage de la région. Entre la jeune femme mutique et Edward Milton, qui fuit les convenances que son rang veut lui imposer, un lien fort se développe. En ce lieu magique, une histoire d'amour interdite naît, qui mène à la passion chez les uns et à la folie, voire au crime, chez les autres.
    En 2015, Virginie réalise à Salvan une exposition sur les oeuvres de Milton, avec l'aide de l'héritier de ce dernier, Andrew. En plus de tableaux inédits représentant une mystérieuse jeune femme, elle découvre un journal intime, qui n'est autre que celui de Mathilde. Ce document l'emmène, et le lecteur avec elle, dans les tourments d'une femme prise dans les carcans de la société valaisanne du XIXe siècle, la rudesse de la vie paysanne de l'époque, ainsi que les soubresauts d'une période historique aux prises avec d'importants changements politiques et religieux.
    Une plongée incroyable et romanesque dans la vie paysanne en Valais, faite d'âpreté et de combats.
    EXTRAIT
    Automne 2015
    Il l'entendait encore geindre faiblement, par intermittence. La plainte misérable arrivait jusqu'à lui des tréfonds de ce gouffre obscur, puis le silence recouvrait tout à nouveau, angoissant. L'instant suivant, un aboiement malheureux, pitoyable, écla- tait à nouveau, suivi d'une longue lamentation qui déchirait cette trompeuse sérénité. L'animal semblait avoir recouvré un peu d'énergie depuis qu'il avait entendu son maître l'encourager de la voix.
    - Allez mon gars, tiens bon, j'arrive ! Pauvre vieux, je vais te sortir de là, tu vas voir... t'inquiète pas...
    il avait assuré sa corde à un arbre tout proche et s'était engagé dans la faille, vaguement dégagée de la broussaille qui la recouvrait partiellement, pour y glisser son corps sans trop d'encombre. Un coup de chance que le petit terrier ait gémi au moment où il passait à proximité ! il n'aurait jamais pu imaginer cette crevasse cachée sous un lit dense de buissons. Quelle saleté ! Dieu seul savait combien d'animaux s'étaient pris au piège.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Secrets familiaux, mensonges, injustices, meurtres, amour interdit, tous les ingrédients sont ici réunis pour offrir au lecteur un moment de lecture inoubliable. -Blog Silence je lis
    [...] l'intrigue joue du romantisme et du suspense avec une égale maestria, jonglant avec les époques et les styles, les émotions et l'Histoire de Finhaut. L'alchimie fonctionne à merveille, servie par une écriture remarquablement travaillée mais chaleureuse et évocatrice ! -Marie-Claire Suisse
    Une fiction qui a cette force rare de tenir en haleine le lecteur ! - La Gazette de Martigny
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Manuela Gay-Crosier est une auteure valaisanne passionnée par l'histoire. Son domaine de prédilection est la romance historique. Elle tente de garder une base historique pour créer des fictions.
    Elle vit dans un petit hameau isolé où elle reçoit des hôtes tout au long de l'année. Ce cadre idyllique est propice à la création littéraire et picturale. L'écriture et la peinture sont donc de vieux rêves qu'elle concrétise désormais. Manuela Gay-Crosier a participé à quelques expositions de peinture et a publié divers romans dont Au-delà des frontières, Welàntë et La pierre d'Hélène, tous parus aux éditions Baudelaire.

  • Basse-Nendaz, petit village suisse de montagne: à la veille de Noël, Juliette l'épicière est assassinée. Aline, une jeune femme trouble, est la dernière personne à l'avoir approchée ; étrangement, elle se dénonce puis se suicide par le feu.
    Est-elle vraiment l'ange de la mort qu'elle prétend être ? Qui protège-t-elle ? Bouleversée, Jane, sa collègue de travail, ne peut croire à sa culpabilité et entreprend une minutieuse contre-enquête avec l'aide de son amie Charlotte et de Léon, leur ancien professeur, amateur de vin et de poésie. Leurs recherches les conduisent, dans ces lieux de montagne limpides et parfois impitoyables, de rumeurs en secrets, d'une vente de terrain houleuse à des confidences dangereuses, mais ne leur apportent pas les réponses escomptées. Celles-ci se trouvent peut-être plutôt dans le passé et la vie de la mystérieuse Adèle, dont l'existence incandescente est contée au fil du texte. Cette femme, née au début du xxe siècle, exclue d'une société qui ne pardonne pas la différence, n'aura d'autre but que de prendre une revanche sur sa destinée et ceux qui l'ont autrefois bannie.
    L'enquête contemporaine alterne avec le récit de la vie d'Adèle qui se trace en filigrane jusqu'au dénouement de l'intrigue.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Née en Valais en 1988, Stéphanie Schwitter Glassey grandit à Nendaz, alors un petit village de montagne. Elle y découvre ce qui l'accompagnera sur son chemin : l'amour de la nature et des livres ainsi que la passion de la rencontre et de la découverte de l'autre. En 2008, elle entre à l'Université de Fribourg où elle étudie les Lettres et se consacre essentiellement à la littérature du XVIIe siècle. En 2013, elle obtient son Master en français.
    Elle vit actuellement à Sion où elle exerce les métiers de thérapeute et d'enseignante.
    Confidences assassines est son premier roman.
    Pour en savoir plus sur l'auteure rendez-vous sur son site internet : https://www.stephanieglassey.com/
    ou sur sa page Facebook : Stéphanie Glassey Schwitter

  • Par un lundi de novembre gris et venteux, la quiétude de la campagne vaudoise se trouve ébranlée : un tronc humain est découvert parmi les broussailles des Ormonts. Valentin Rosset, flic en fin de carrière à la police de sûreté vaudoise, est chargé de l'enquête.
    Dépassé par un environnement en constante évolution dont il peine à suivre le rythme, l'inspecteur patauge et tente de cohabiter avec la jeune génération, aux méthodes bien plus scientifiques. Pendant ce temps, les cadavres continuent de s'entasser...
    Ce polar à l'intrigue habilement déployée va chercher au plus profond de la sensibilité humaine. En parallèle de l'enquête se révèle l'histoire d'une lignée malmenée par la vie sur plusieurs décennies, interrogeant le poids du passé sur le présent : lorsque le malheur a tant frappé, devient- il une fatalité ou reste-il encore la possibilité d'être heureux ? C'est ce que Valentin lui-même devra déterminer.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Né le 2 décembre 1954, Yves Paudex est depuis toujours un Lausannois dans l'âme. En 1980, il entre à la police de sûreté vaudoise, où il exerce durant trente ans comme inspecteur, puis comme commissaire.
    Il la quitte en 2011, année où il publie le recueil humoristique Les Histoires presque vraies de la Secrète. Père de trois enfants, il se consacre aujourd'hui à l'écriture et à la photographie. Il n'est pas rare de le voir arpenter le canton qu'il chérit, appareil photo en main. Crimes sacrés, sacrés meurtres est son premier roman.

  • Deux femmes, seules. Leur rencontre va bouleverser toute leur existence...
    Lila peine à trouver des équilibres satisfaisants entre son travail de médecin hospitalier, son fils Antoine, âgé de huit ans, et son mari. Marine est une veuve retraitée, dont la vie est une longue attente faite de quiétude ordrée et de silences partagés avec son chat.
    D'une rencontre fortuite et au fil d'un échange de correspondance, la complicité s'installe entre les deux femmes. Le petit Antoine s'attache aussi à cette dame qui lui fait découvrir ses récits d'antan. Lila et son fils suivront alors les traces d'un passé qui les emmèneront jusqu'aux montagnes des Diablerets.
    Ces relations harmonieuses seront toutefois ébranlées par la maladie. Au-delà des liens forts qui se sont tissés, Marine et Lila vont devoir s'interroger sur la vie et les choix qu'elle nous impose.
    Ce roman raconte avec pudeur et sensiblité l'histoire d'une amitié, indéfectible jusque dans la maladie.
    EXTRAIT
    La semaine suivante, Lila réalisa que son lèche-vitrines dans le quartier n'était, ce matin-là, pas tant mû par l'intérêt de faire du cabotage commercial que par celui de rencontrer fortuitement Marine. Elle avait à plusieurs reprises pensé à cette dame bien comme il faut avec laquelle elle avait échangé rires et anecdotes le mercredi précédent. Elle prit conscience de son errance à but précis lorsqu'elle se retrouva par un hasard non fortuit devant le bistrot où elles avaient partagé un café trop fort. La terrasse était vide, et Lila se dit, que, tant pis, ce serait pour une autre fois. Au moment où elle s'apprêtait à poursuivre son chemin, elle vit une femme derrière la vitre avec un sourire joyeux qui lui fit un petit signe. Marine était assise près d'une fenêtre et avait l'air de l'attendre.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Abigail Seran, une Suissesse qui signe là son premier roman, y livre un récit vivant et émouvant, dont l'écriture témoigne d'un certain amour des mots. - Les Lettres et les Arts
    Une incursion délicate et pleine de tendresse dans le monde impitoyable des greffes - et donc du don d'organes. -Marie-Claire Suisse
    Une histoire simple que nous pourrions tous vivre un jour. Un style qui se resserre au fil des pages. Le verbe juste et le mot précis. Une tension forte qui prend le lecteur. Un ouvrage qui nous livre une auteure à la fois forte et fragile, sensible et déterminée, aimante des siens. GD, La Feuille de Bourg-en-Lavaux
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    D'origine valaisanne, Abigail Seran a passé son enfance à Monthey. Elle habite depuis quinze ans dans le Canton de Vaud, en Lavaux. Après des études de droit, elle a travaillé dans le monde bancaire. Poursuivant ses activités de conseils, elle assume également une charge d'enseignement. Elle est l'auteure de Marine et Lila et Une Maison Jaune aux Éditions Plaisir de Lire et des Chroniques d'une maman ordinaire, aux Éditions Favre.

  • Sous le toit d'une maison jaune, trois destins féminins s'entremêlent...
    Un jour, Charlotte découvre dans la maison de maître où elle a récemment emménagé avec sa mère des petits papiers écrits bien des années auparavant. Curieuse, elle décide de remonter la trace de ces mots. Il s'avère qu'entre ces murs, deux autres adolescentes ont vécu avant elle : Léonie, issue d'une famille de notables de l'entre-deux-guerres et Pia, émigrée italienne dans les années cinquante. Chacune d'entre elles fera un bout de chemin dans cette maison qui aurait dû être jaune avec des destins bien différents. Pia, Charlotte et Léonie, trois univers entrelacés à ce moment de la vie si particulier qu'est le passage à l'âge adulte. D'une écriture pleine de justesse et de retenue, l'auteure nous fait traverser le vingtième siècle, au gré des doutes, des espoirs et des certitudes de ses héroïnes. Une histoire au suspense savamment tissé qui pourrait bien dévoiler que cette demeure n'est pas le seul point commun de ces jeunes filles.
    Le portrait de trois jeunes femmes du XXe siècle, si différentes et si semblables.
    EXTRAIT
    - Jaune. En voilà une idée ridicule. Vous me peindrez cette maison en blanc.
    Je tournai, incrédule, mon visage vers ma mère. Je voulus rappeler à mon père que, contrairement à ce qu'il venait d'asséner, il lui avait promis qu'elle pourrait en choisir la couleur. Elle dut pressentir ma réaction, attrapa ma main, la serra au point que mes phalanges furent douloureuses. Ses yeux baissés m'imposèrent le silence. Il remonta dans la Pic-Pic et démarra sans même un regard. Cette futilité réglée, il pouvait retourner à des affaires sérieuses. Nous rentrerions donc à pied, malgré le vent, malgré le froid.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    [L'] écriture [d'Abigail Seran], douce et décidée, comme ses héroïnes, nous facilite la lecture et permet de se consacrer pleinement à laisser vaguer notre esprit au fil d'époques que l'on aurait aimé connaître. - Desiddhartaabaudelaire, Babelio
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    D'origine valaisanne, Abigail Seran a passé son enfance à Monthey. Elle habite depuis quinze ans dans le Canton de Vaud, en Lavaux. Après des études de droit, elle a travaillé dans le monde bancaire. Poursuivant ses activités de conseils, elle assume également une charge d'enseignement. Elle est l'auteure de Marine et Lila et Une Maison Jaune aux Éditions Plaisir de Lire et des Chroniques d'une maman ordinaire, aux Éditions Favre.

  • La traduction des carnets laissés en héritages par sa mère va emmener Joël plus loin qu'il ne l'aurait imaginé...
    Claire et Joël se recroisent par hasard au bord du lac de Neuchâtel, après s'être perdus de vue durant des décennies. En héritage de sa mère Makala, Joël a reçu une pile de carnets écrits dans une langue inconnue. Claire, originaire du même petit pays caucasien que Makala, lui traduit ce journal intime. Au fil des rendez-vous, leur ancienne amitié se renoue.
    Joël découvre ainsi que sa mère a fui son village pour échapper à un mariage forcé. Pour financer son voyage vers la Suisse, elle s'est vendue à Itann Kadesh, ennemi juré de son clan et membre de la mystérieuse caste des maîtres des rêves. À la fin de son journal, Makala demande à son fils de rapporter ses cendres dans son pays natal.
    Un long périple commence alors pour les deux amis, qui vont revenir sur les traces du passé et s'inventer un nouvel avenir. Leur voyage ne sera pas sans surprises, ni déconvenues. Ce récit poignant suit des personnages attachants qui découvrent la culture de leurs parents et qui, à l'aube de leurs vieux jours, laissent enfin libre cours à des sentiments retrouvés.
    Laissez-vous emporter par ce roman surprenant et partez à la rencontre de Claire et Joël sur les traces de leurs origines dans un petit village du Caucase.
    EXTRAIT
    Nous avions pris l'habitude de nous retrouver à tour de rôle chez Joël et chez moi. En général, il lisait ma traduction pendant que je sirotais mon apéritif en tricotant ou en lisant un magazine. Au début, il avait trouvé impoli de lire en ma présence. J'avais réussi à le convaincre que ça ne me gênait pas et que j'appréciais de recueillir ses impressions « à chaud ». J'aimais aussi l'observer quand il caressait du regard les mots que j'avais retranscrits pour lui.
    Il replia les feuillets et dit pensivement :
    - Je pense que mon père avait senti que ma mère avait une intention cachée en me donnant des leçons d'accordéon. Autant il m'encourageait à bien travailler à l'école, autant il n'a jamais manifesté le moindre intérêt pour mes progrès musicaux.
    - Tu aimais l'accordéon ?
    - Beaucoup. Je suis resté quinze ans dans cette société d'accordéonistes, où j'ai acquis un bon niveau.
    - Le but de ta mère était manifestement de t'enseigner des airs kertash. Ce n'était pas dans une société de musique neuchâteloise que tu pouvais en apprendre.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Née en 1965 à Genève, Sylvie Barbalat acquiert une formation de biologiste, complétée par un doctorat en entomologie. Elle travaille depuis 2002 pour le WWF-Suisse comme chargée d'affaires pour le canton de Neuchâtel, où elle réside.
    L'écriture devient très tôt pour elle un mode d'expression privilégié. Son activité professionnelle l'amène à rédiger régulièrement des articles de vulgarisation scientifique. Appréciant le défi de rendre des sujets techniques accessibles à tous, cela a ravivé le plaisir d'écrire qu'elle avait tu pendant ses études. Le maître des rêves est son premier roman.

  • Préparez-vous pour un voyage envoûtant au coeur de l'Île Maurice...
    Une scénariste se rend à l'Île Maurice pour préparer un film sur Malcolm de Chazal, le grand poète mauricien. Une fois sur place, elle rencontre un personnage intrigant, venu d'un autre temps. Qui se cache derrière cet homme qui apparaît tel un fantôme et lui dicte jour après jour le récit mystérieux de sa vie ? Pourquoi s'adresse-t-il à elle en particulier ?
    Prise au piège entre le désir d'en savoir plus et l'angoisse que lui inspirent ces révélations, la jeune femme va alors devoir réfléchir sur le véritable sens de son voyage. Ce roman emmène le lecteur dans un périple captivant à travers l'Île Maurice, ses paysages et son passé colonial, tout en explorant les pensées les plus intimes de ses personnages. Un voyage qui permet de s'initier à la magie de l'Île et à ses secrets. Une lecture envoûtante !
    Un livre étrange et fascinant qui fait voguer son héroïne entre deux histoires, coloniale et familiale.
    EXTRAIT
    Cependant, les pieds ainsi plantés dans mon champs, j'aime à me balancer légèrement, ainsi que le font les tiges de cannes, en m'efforçant de pénétrer leur être. J'écoute les secrets qu'elles me racontent dans le vent. Peu à peu, je deviens moi-même canne. Alors dans ce léger balancement je m'enracine dans le sol et je me hisse vers les nuages, inventant un inexprimable rapport entre la terre, l'eau, le soleil et le ciel.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Un souffle envoûtant habite ce livre riche de sensations et d'intuitions- sur une base documentée mais sans pédanterie aucune. - A.B., Vie protestante
    Grâce à l'écriture puissante et à la force d'évocation d'Annick Mahaim, le lecteur pénètre dans le for intérieur du personnage principal, vit une angoisse de perdre pied, ressent le vide de ce ventre qu'elle ne nourrit plus, étouffe dans la chaleur humide du climat mauricien. - Jacques Poget, 24 heures
    Ce roman est une belle découverte, d'un lieu, d'une plume, d'un poète, d'une époque où le passé s'invite au présent pour une danse troublante. - Mot à Mot
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Annik Mahaim, romancière et nouvelliste, vit au Mont-sur-Lausanne. Elle a emprunté de multiples chemins d'écriture, chanson, textes pour la scène, journalisme, radio, publications historiques. Lauréate du prix Bibliomedia 1991, Sélection Lettres Frontières 1995.
    Elle se consacre actuellement à l'animation d'ateliers d'écriture et au suivi d'auteur-e-s, tout en poursuivant son oeuvre de fiction.

  • Un mal mystérieux décime la population masculine et laisse indemne la gent féminine...
    Une grippe mortelle a touché la ville, puis s'étend sur le monde entier, profitant des transports aériens pour se propager. Chose étrange, cette pandémie ne touche que les hommes, menaçant l'équilibre démographique du monde. Un groupe de chercheurs est réuni sous la responsabilité du professeur David Wise. Ils vont tenter de trouver l'origine du fléau, qui semble bien criminelle, et l'enrayer sans plus tarder. Sur fond de luttes entre les genres et de recherches génétiques, sauront-ils trouver la voie d'un nouvel avenir pour les êtres humaines ?
    D'un réalisme précis et convaincant, richement documenté sur la science moderne, ce roman offre aussi un suspens puissant à celui qui le découvrira. Avec YXSOS ou Le Songe d'Ève, l'auteur déroule une intrigue effrayante et inédite tout en questionnant subtilement les rapports hommes-femmes. Et s'il aborde ce sujet avec tant d'empathie, de tendresse et d'humour, c'est très certainement parce qu'avant d'être écrivain, il est gynécologue...
    Ce roman d'anticipation haletant et réaliste interroge la possibilité d'un futur dépourvu d'hommes.
    EXTRAIT
    Chaque fois qu'il se rendait dans le service des Soins intensifs, le Professeur David Wise se sentait gagné par la même impression : la vie, c'est un peu comme une glace en cornet. Ça fond.
    Quand tu arrives au biscuit, tu sais que l'essentiel est consommé. Et si tu avais choisi vanille-fraise, pas question de vouloir encore goûter stracciatella-café ou melon-cassis. Sauf qu'il arrive parfois que ton karma te confie, par exemple, à un chirurgien qui parvient à te remettre une boule de sorbet. Si tu as la chance de sortir des Soins intensifs, tu te réjouiras en constatant que tu n'es pas encore tout à fait sur le biscuit. La vie est exquise : demain il y aura un matin, tu t'étonneras de plein de ciels, et tu pourras espérer entendre chanter des générations de merles.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Originaire de Zell, dans le canton de Zurich, Pierre De Grandi est né à Vevey en 1941. C'est à Lausanne qu'il obtient son diplôme de médecine en 1966 puis son doctorat en 1970. Médecin-chirurgien, enseignant et scientifique, il a terminé sa carrière en 2007 en tant que Chef du Département de gynécologie-obstétrique, Directeur médical du Centre Hospitalier Universitaire vaudois et Professeur à la Faculté de Médecine de Lausanne.
    Fils de peintre et homme d'une très grande culture, il est passionné de musique et préside l'Association vaudoise des amis de l'Orchestre de la Suisse romande. Il est l'auteur de nombreux livres et articles scientifiques mais YXSOS ou Le Songe d'Ève est son premier roman publié.

  • Mais qu'est-ce qui ne tourne pas rond dans notre monde affolé par l'obsession du politiquement correct ?
    Après La foire aux sentiments, on retrouve avec bonheur l'écriture décalée de Catherine Cherix Favre qui nous livre ici son second recueil de nouvelles. De sa plume rebelle, elle nous parle de justice, de politique, d'amour, d'hérédité... et même de la cueillette des champignons.
    Des sujets à l'allure banale, traités avec beaucoup d'humour, voire de cynisme. Ainsi, Sans lune et sans espoir nous raconte les tracas d'un bourreau à l'âme trop sensible, Infidélité en voie de développement narre de façon amusante comment une femme cherche un amant sur internet. Mais il y a également chez Catherine Cherix, cette poésie qui permet de s'évader en douceur et de s'émouvoir. Dans Séquence par exemple, une vieille femme pêche ses souvenirs d'ancienne militante, tranquillement assise sur le bord du monde...
    Au total, dix-huit nouvelles, comme autant d'occasions de se laisser surprendre, comme autant de possibilités de franchir la frontière séparant l'ordinaire de l'extraordinaire.
    L'auteur s'empare avec une justesse sans cesse renouvelée des sujets tragi-comiques du quotidien.
    EXTRAIT DE THÉO
    Moche, je suis. Mal attifée, le cheveu gras, les dents proéminentes, en couches larges et successives des hanches aux genoux, rien ne sauve mon apparence. Si, je dis bien si, quelqu'un, hypocrite mais gentil, essayait de me complimenter en parlant de mes yeux - vous savez, le dernier recours devant la laideur... - je suis certaine que mon rire, un hennissement en accord parfait avec mon sourire chevalin, lui enlèverait ses derniers moyens.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Lire les dix-huit nouvelles écrites par Catherine Cherix Favre, c'est éprouver le sentiment d'assister à un concert d'éclairs. [...] Ni épanchement, ni digression, la force de cette plume suisse est dans la densité et l'efficacité. - Raphaël Fleury, Les Lettres et Les Arts
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Catherine Cherix Favre est née à Bex en 1955. Elle a vécu à Chardonne avec son mari. Elle travaillait comme éducatrice auprès de personnes mentalement handicapées, dans une structure d'ateliers protégés. Elle était également nouvelliste, et avait participé à plusieurs ouvrages collectifs, publiés par les éditions de l'Aire, Publi-Libris et Campiche. Une partie d'entre eux a été primée. Elle est décédée le 8 octobre 2011.

  • Prix de la critique du Premio Chiara 2013
    Qui ne s'est jamais surpris à imaginer la vie d'une personne croisée dans un train ou sur le quai d'une gare ?
    Lui, l'homme qui vit dans les trains, n'a nul besoin de recourir à son imagination : il assiste quotidiennement à un chassé-croisé de destins ordinaires.
    Dans ces rames qui voyagent entre le milieu du xxe et le début du xxiesiècle, ce ne sont pas seulement les années qui défilent, mais aussi les vies. L'apiculteur qui, croyant découvrir un essaim dans un train, y trouve des rescapés d'une tragédie ; l'inspecteur de lignes de chemin de fer qui, en traversant à pied les tunnels, remonte également le temps en faisant une découverte pourtant tout à fait d'actualité ; l'étudiant dont la vie soudain bascule dans une sombre affaire de drogue en croisant simplement une belle fille ; et tant d'autres. Ici, le train devient frontière entre présent et passé, entre réalité et souvenirs.
    Comme fil rouge de ce récit, le vagabond, qui prend le train, jour après jour, et observe ces destinées. La sienne est inextricablement liée au train. À deux reprises, ce dernier le conduira vers la mort ; en réchappera-t-il ?
    Ce livre a reçu le prix de la critique du Premio Chiara 2013, prix littéraire italien le plus prestigieux pour les nouvelles.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Né en 1952 au Lugano, Andrea Gianinazzi a été enseignant, étudiant en philosophie (études terminées en 1980), secrétaire de l'association consommateurs de la Suisse italienne et actif dans la promotion de la santé et de la prévention des dépendances.
    En 2007 il a publié en Italie son premier roman Domani necessariamente, un thriller philosophique prenant place dans le Milan des années Trente.
    Il a différents romans dans le tiroir et encore plus dans sa tête. En 2013, son recueil des nouvelles L'uomo che vive sui treniobtient le prix de la critique dans le cadre du Premio Chiara : la plus grande reconnaissance italienne pour les nouvelles.

  • Prix de la SOCIETE DES ECRIVAINS VALAISANS 2019
    Existe-t-il une réalité différente de la nôtre, qui échappe à certains mais se révèle à d'autres ? Les protagonistes des histoires composant cet ouvrage vivent tous une rencontre entre rêve et réalité, de celles qui nous laissent à penser qu'il existe un univers de tous les possibles où deux âmes peuvent se rencontrer et s'unir pour l'éternité.
    Ces rencontres sont étranges, saisissantes, aussi bien dans l'extraordinaire que dans la banalité de la vie. Elles illustrent de façon kaléidoscopique la palette des sentiments humains: ceux qui retiennent ici-bas les êtres par-delà la mort, ou au contraire les rappellent à elle, ceux qui poussent à la vengeance malgré tout, au sacrifice, à commettre des folies, ceux qui manipulent des vies à leur guise, sans ménagement, ceux qui se présentent au moment où l'on s'y attend le moins.
    La plume de l'auteure dépeint admirablement la complexité de la rencontre humaine et les entrelacs des sentiments et des chemins parcourus.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Manuela Gay-Crosier est une auteure valaisanne passionnée par l'histoire. Son domaine de prédilection est la romance historique. Elle tente de garder une base historique pour créer des fictions.
    Elle vit dans un petit hameau isolé. Ce cadre idyllique est propice à la création littéraire et picturale. L'écriture et la peinture sont donc de vieux rêves qu'elle concrétise désormais. Manuela Gay-Crosier a publié plusieurs romans aux Éditions Plaisir de Lire : Mon coeur dans la montagne - 2017 - Grand prix du livre de montagne FIFAD 2018
    Baiser de glace - 2019 - Prix SEV 2019

  • Le récit d'Elise est celui d'un long retour à la vie après avoir vécu l'insoutenable, la perte de l'être aimé. Plus rien n'a de sens sans Yves. Pour tenter de le faire vivre encore, Elise plonge dans ses souvenirs et se laisse flotter. Sous les encouragements du Dr Julian Miles, elle commence une lente convalescence et tente de reprendre pied. Touché par la sauvagerie fragile de la jeune femme, il cherche à la revoir.
    Un nouvel amour pourrait-il sauver Elise d'elle-même ? Cette question s'insinue au fil des pages, et tient le lecteur en haleine dans une atmosphère dense.
    Les voix de Julian et d'Elise alternent, se complètent, se trahissent parfois, pour dire la douleur de survivre à un grand amour, le désir de connaître l'autre, et l'appel de la vie. La destinée d'Elise s'écoule, court, de plus en plus vite, nous absorbant totalement dans son histoire.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Née en Suisse, Véronique Timmermans a grandi en Provence. Ses études de sciences l'amènent à un premier travail à Paris, dans une entreprise pharmaceutique, puis à San Francisco, au coeur de la Silicon Valley technologique. Revenue en Europe, elle vit désormais en Suisse, avec son mari et leurs enfants. Elle partage son temps de travail entre la sphère médicale et l'écriture, un appel qu'elle s'est enfin permis d'écouter.

  • Jeanne est, dès son enfance, confrontée à un monde de misère et de détresse sociale. Née d'une mère sans ressources et d'un père horloger privé de travail car sa vue baisse, elle est ballottée dans une société qui ne se préoccupe guère de ses pauvres.
    Jeanne aura trois enfants, mais ses conditions de vie sont si désastreuses qu'elle devra se résoudre à les abandonner tour à tour. Malgré de courtes éclaircies de bonheur, en dépit de quelques amitiés sincères et d'un peu de bienveillance, la misère, la maladie, l'impossibilité de sortir de sa condition la condamnent à une lutte sans fin pour une vie plus digne.
    Telle une page d'histoire, ce récit nous emmène dans la Genève de la fin du XIXe siècle jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Nous pouvons y suivre les pas des personnages dans la cartographie minutieuse de la ville d'alors, ainsi qu'au long des événements historiques.
    La vie de Jeanne nous permet de découvrir quelle était la destinée réservée aux femmes et à la classe ouvrière au siècle dernier. Malgré une existence douloureuse, une intense volonté de vivre se déploie au fil de ces pages.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Pierrette Frochaux est née à la Fusterie, à Genève, en 1949. Elle a débuté un apprentissage de libraire chez Naville-Lévrier en 1966, puis devient gérante de la librairie Naville-Prince en 1971.
    En 1974, elle quitte sa ville natale pour se marier et s'installer à Lausanne. Elle renonce définitivement à la librairie en 1999. Après validation de son expérience professionnelle, elle est engagée comme documentaliste. À 56 ans, elle obtient un second CFC d'assistante en information documentaire et devient archiviste. Elle est aujourd'hui retraitée.

  • Les soifs dont parlent ces nouvelles sont celles qui transcendent la monotonie des jours, peuplent la solitude, donnent un sens à ce qui paraît absurde. Elles peuvent être comblées par la plénitude des corps, les liens qui nous unissent à l'autre et à nous-même, la voix de la nature, celle de la musique, qui consolent, exaltent, réchauffent les heures les plus sombres.
    Vingt et une nouvelles poétiques, passionnées, gourmandes, fatales, éphémères dans lesquelles l'auteure explore certains aspects inéluctables de l'existence, sous le prisme des relations qui constituent une vie humaine.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Claudine Houriet vit et travaille à Tramelan. Après des études à l'École normale de Delémont et à l'École d'art de La Chaux-de- Fonds, elle se consacre pendant quelques années à l'enseignement. L'écriture et la peinture l'accompagnent depuis toujours. Les deux démarches artistiques se rejoignent pour refléter la beauté du monde et ses contradictions profondes. Claudine Houriet est l'auteure de cinq recueils de nouvelles, de trois recueils de poèmes et de cinq romans, dont
    Le ravaudage de l'âme, couronné par le Prix de littérature française du canton de Berne.

  • Un recueil de nouvelles humoristiques sur nos préjugés.
    Nos préconçus nous rassurent. Forts de cet appui, nous pouvons évoluer dans un univers simplifié et prévisible. Statuts sociaux, règles de conduite, jugements à l'emporte-pièce, autant de codes auxquels nous adhérons, souvent sans les remettre en question.
    Les quinze nouvelles de ce recueil visitent avec une pincée de moquerie ou un zeste de douceur cette lecture que chacun de nous fait du monde, amalgame d'a priori susceptible de basculer en un instant... pour un rien...
    Le regard acéré d'Hélène Dormond invite le lecteur, à travers ses récits espiègles, à questionner les comportements et représentations des personnages de chacun de ces courts textes au gré de délicieuses boutades qui nous emmènent loin des sentiers battus.
    Laissez-vous emporter dans ce recueil de quinze nouvelles à l'humour espiègle et partez à la découverte de personnages qui nous ressemblent et qui nous emmenènent loin des sentiers battus.
    EXTRAIT DE L'honneur est dans le pré
    Ils étaient deux copains, accoudés au comptoir de la buvette du FC Péry-Reuchenette. Un grand brun frisé, au nez et à la pomme d'Adam protubérants, et un petit rouquin agité. Ce dernier plaidait avec l'ardeur du condamné à mort.
    - Kevin, t'es pas sérieux ! C'est pas une destination de vacances, ça ! Propose-moi du rêve. Je sais pas moi... La Thaïlande ou le Sri Lanka, par exemple. Là je suis tout de suite partant.
    Mais l'autre hochait négativement la tête, fermement accroché à son idée.
    - M'intéresse pas. Moi ce que je veux, c'est retourner aux sources. Tu connais même pas ton pays, mais tu veux aller à l'autre bout du monde, c'est dingue, ça !
    - Mais le Grütli, franchement Kevin ! C'est pas sexy, le Grütli.
    - C'est le mythe fondateur ! Je veux y passer au moins une fois le premier août. Comment tu peux ne pas piger ça ?
    Sans surprise, Kevin Futton était parti seul. Il n'en était pas mécontent. Ses vacances, il se les ferait sur mesure, à la fois relaxantes et sportives puisqu'il avait décidé de faire le trajet à vélo, son sac sur le dos. Cent cinquante kilomètres, deux mille trois cents mètres de dénivelé. En deux étapes, il en avait les moyens physiques. Au retour, il ferait halte à Lucerne, pour visiter les incontournables : le pont en bois, le musée des transports, le Pilatus.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Ces nouvelles, souvent cruelles pour les protagonistes, sont pourtant plaisantes à lire et suscitent volontiers l'hilarité du lecteur, sans doute parce que les situations sont caricaturales et les personnages extravagants: ne rit-on pas toujours - c'est humain - de quelque chose d'inhabituel ou de travers, ou paradoxes, de ses semblables? - Francis Richard, Le blog de Francis Richard
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Animée depuis toujours par la soif de communiquer, Hélène Dormond a appris à parler avant d'acquérir la marche. Une vingtaine d'années plus tard, elle terminait des études de psychologie.
    A travers la serrure de son travail dans le social, elle pose un regard souvent amusé, parfois désenchanté, sur notre microcosme et ses protagonistes. La fièvre de l'écriture l'a prise au printemps 2009. Depuis lors, plusieurs de ses textes ont été publiés dans des recueils collectifs. En 2016, elle publie aux Editions Plaisir de Lire son premier roman,Liberté conditionnelle.

  • Un recueil de nouvelles originales et surprenantes où se mêlent humour, errance, nouveauté et sentiments.
    Un haricot violet rêvant d'une citrouille. Une enfant roumaine au pays des Helvètes. Un chef d'état qui devient végétarien. L'errance d'un homme après l'attentat au Bataclan. Une étreinte dans un igloo. Une petite ville qui lit comme on respire. Et tant d'autres histoires.
    Des tranches de vie qui, tel un kaléidoscope, dessinent les contours d'un monde ni blanc ni noir, mais joyeusement composite. 35 nouvelles : des aigres-douces, des amoureuses, des crépusculaires, des existentielles, des gourmandes, des végétales.
    À déguster selon ses envies.
    Laissez-vous surprendre par ces trente-cinq courtes nouvelles, comme autant de tranches de vies qui nous sont racontées.
    EXTRAIT DE Réouverture
    Attaque sur la ville. Je marche dans la nuit, dans le vide, fatigué, usé.
    Je crie pour tuer l'accident dans ma tête. Je veux une chaise, je veux avant.
    J'ai froid. Je pense à ma femme, aux enfants. Mes chers petits. Arriver à la maison, ouvrir la porte. Les embrasser. Jouer avec eux, manger, boire, rire autour de la table. Mes mains dans les leurs.
    Parents nus, familles sans pied, véhicules en feu, pleurs, peurs dans les yeux. Images volées d'un spectacle noir, d'un monde en panne. Pas un nez qui bouge, pas un vieux dehors, pas un jeune à toucher, pas un homme, pas un animal, ni plumes, ni poils, même pas un insecte. Juste moi, froid comme un caillou, seul, cassé, perdu.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Toutes ces nouvelles montrent la diversité des centres d'intérêts de Cornélia de Preux. L'ensemble de ces histoires constitue un monde à facettes, un monde bien à elle, de par sa vision des êtres et des choses (souvent symboliques), un monde tout en nuances, où le bien et le mal se côtoient, comme dans la vraie vie, sans qu'il soit possible de dire jamais que l'un aura raison de l'autre... - Francis Richard, Le blog de Francis Richard
    L'auteure, Cornélia de Preux, nous conte avec justesse des morceaux d'histoires humaines, comme autant de couleurs couchées sur le rouleau de nos vies. - Marylène Rittiner, Weblitterra
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Corne´lia Mu¨hlberger de Preux est ne´e a` Vienne en 1959. Après avoir grandi à la montagne, en Valais, elle a étudié les lettres à l'université de Genève. Elle collabore à différents organismes en tant que journaliste spécialisée dans l'environnement et est également traductrice. Après ses deux romans, L'Aquarium et Le chant du biloba, publiés aux Editions Plaisir de Lire, Cornélia de Preux signe aujourd'hui son premier recueil de nouvelles.

  • Sol, élevée au couvent, découvre les premiers émois amoureux et tente de vivre sa vie de femme libre dans les années 1950.
    Pavane pour l'amour manqué, publié la première fois en 1954 aux Editions Rencontre suivi de Couleur de sable, roman inédit publié pour la première fois aux Editions Plaisir de Lire en 2018.
    Sol, jeune femme sortant tout juste du couvent où elle a été éduquée, loge chez les Malléra, à qui son père se trouvant à l'étranger l'a confiée. Afin de conquérir un jeune homme, elle danse sa pavane. Celle-ci est racontée à la première personne, et on suit la narratrice au long de ses rêves, désirs et aspirations.
    Dans la seconde partie de ce tableau romanesque, Sol vit désormais seule, et on découvre la vie intime d'une femme indépendante dans les années 1950.
    Les thèmes de prédilection de Suzanne Delacoste transparaissent dans ces deux romans : les difficultés liées à la mutation de la condition des femmes ; la façon dont, décidées à échapper aux normes patriarcales et à la domination masculine, ses héroïnes bravent les convenances et suivent leurs désirs sans atteindre pour autant la sérénité ou le bonheur ; le décalage entre les aspirations individuelles et une réalité sociale hostile. Son univers fictionnel s'inscrit fortement dans la modernité littéraire des années 1950.
    Découvrez ou redécouvrez la première partie de ce roman d'amour, et laissez-vous emporter par la suite de ce tableau romanesque de la vie intime d'une femme dans les années 1950.
    EXTRAIT DE Pavane pour l'amour manqué
    Mon compagnon me paraissait plus âgé que moi. En réalité, il était surtout plus mûr, ayant commencé très tôt à aimer les femmes. Il m'écoutait bavarder et quand je faisais une réflexion qu'il trouvait amusante, la brume de son visage se dissipait.
    À d'autres moments il m'interrogeait sur le couvent. Déjà je devais faire effort pour me rappeler certains détails de cette vie révolue. J'eus du succès en racontant que Berthe Davers avait dit à voix haute, dans le silence du dortoir : « Mon Dieu, je suis indigne d'être religieuse. » On avait beaucoup discuté cette parole historique, le lendemain, les unes prétendant que Berthe avait feint de dormir. « Et vous, quelle était votre opinion ? » demanda Gilles. Je dis que ça m'avait laissée indifférente et qu'à cette époque peu de choses m'importaient en dehors des dangers que courait mon père sous les tropiques, des leçons à apprendre et de la peur de l'enfer. « Et maintenant ? » insista-t-il. Je trouvai trop difficile d'expliquer que je n'étais plus sourde, ni aveugle, ni sans désirs, que je savais respirer les tulipes, voir fuir l'eau du canal et que j'avais envie qu'il me reprît dans ses bras.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Après une enfance au Brésil, un retour en Suisse, puis des études de Lettres à Paris et à Fribourg, Suzanne Delacoste (1913-1963) a déployé, en dépit d'une maladie congénitale invalidante, une déconde activité de journaliste, de nouvelliste et de chroniqueuse dans divers périodiques suisses et à la radio. Elle a publié 3 romans : Les jardins clos (1945), Fédora et la solitude (1948) et Pavane pour l'amour manqué (1954). Couleur de sable est la suite inédite de ce dernier.

  • Nina part à la recherche de l'histoire de sa grand-mère, femme artiste dans les années 1930.
    Nina, une jeune Lausannoise, décide de partir à la recherche de l'histoire de sa grand-mère mythique qu'elle n'a pas connue, Olga, peintre de talent, mystérieusement disparue.
    Elle plonge alors dans le quotidien d'une famille de cheminots communistes dans le Renens des années 1930-1940, traverse la guerre froide dans les rangs du POP vaudois, découvre les courants picturaux de l'époque. La trajectoire hors normes de cette grand-mère raconte à sa petite-fille la difficulté de s'accomplir pour une artiste femme, le conflit possible entre le militantisme, les loyautés familiales et la création.
    Nina, qui vit dans un milieu alternatif lausannois contemporain végane, se confronte à une autre génération, d'autres engagements, tout en déchiffrant une filiation surprenante. Les passions politiques, créatives et sentimentales des deux femmes, parfois en rupture avec les loyautés familiales, les entraînent dans des aventures inattendues... Chacune à sa manière, elles conquièrent la liberté d'être elles-mêmes en dépit des revers, des doutes et surtout des modèles.
    Découvrez l'histoire de Nina et de sa grand-mère Olga, deux femmes engagées en quête de liberté !
    EXTRAIT
    Dans la cuisine, Nina déchausse Doris. Rien de grave apparemment, des contusions. Doris lui indique le tiroir où elle range sa pommade à l'arnica. La jeune fille lui masse légèrement le pied, puis, avec précaution, son propre coude et son bras douloureux. Là-dessus, une généreuse rasade de Chasse-Spleen, que Doris leur verse en tremblant toujours.
    - Il va m'en falloir plus qu'un verre pour me remettre. Va faire une radio, si ton bras gonfle.
    - Promis. Et toi, surveille ton pied.
    - Bien sûr. Dis-moi, tu penses... porter plainte ?
    - Contre qui ? Le problème, ça m'ennuie à cause de DarkV. Je ne sais pas si tu as vu, ils viennent d'euthanasier un chien qui avait mordu un passant. Il a quasiment eu un procès, le chien. Je ne sais pas si DarkV l'a seulement menacé ou aussi mordu, ce type. J'espère qu'il l'a hypermordu. Dis-donc, tu aurais des biscuits, ou même du chocolat, ce chien-chien y a droit ce soir, je trouve.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Annik Mahaim, romancière et nouvelliste, vit au Mont-sur-Lausanne. Elle a emprunté de multiples chemins d'écriture, chanson, textes pour la scène, journalisme, radio, publications historiques. Lauréate du prix Bibliomedia 1991, Sélection Lettres Frontières 1995.
    Elle se consacre actuellement à l'animation d'ateliers d'écriture et au suivi d'auteur-e-s, tout en poursuivant son oeuvre de fiction.

  • Camille et sa fille Lucie décident d'émménager dans une bien curieuse maison...
    Lorsque Camille, récemment veuve, cherche un nouveau toit pour elle et sa fille, elle est mystérieusement attirée par une maison dont les occupants cherchent une colocataire. En s'installant, elle plonge dans l'univers de ces artistes marqués par leur passé commun. Que se cache derrière leur bienveillance apparente ? Quel événement a bouleversé leurs vies ?
    Ils étaient autrefois libres, non conventionnels, pleins d'illusions et découvraient l'amour, l'art, la vie en communauté. Ce passé complexe se compose de pièces de puzzle, qui s'emboîtent au fil des pages. À ces pièces vient s'ajouter la présence d'une mystérieuse Ombre qui plane sur leur existence. Les incidents se multiplient, mettant à mal l'harmonie de la villa et de ses locataires. D'une façon incontrôlable, la vérité refait surface, confrontant chacun à son passé. Mais qui est cette Ombre et pourquoi en veut-elle aux habitants de la maison ?
    Qui donc est cette Ombre ? Quel secret partagent les habitants de la maison ? Découvrez ce roman plein de mystères, au coeur d'une maison qui n'a pas dévoilé tous ses secrets !
    EXTRAIT
    Camille se tourna et retourna dans son lit, cherchant vainement le sommeil, ne pouvant s'empêcher de penser à l'incident étrange qui avait eu lieu. Lucie et elle étaient-elles en danger ? On ne les avait pas menacées, on voulait lui mettre sous les yeux un mensonge. Mais de quel « mensonge » s'agissait-il ? De celui qui avait assombri son enfance, et dont, d'une certaine manière, elle portait toujours les séquelles ?
    Elle se leva et alla contrôler que Lucie dormait paisiblement dans sa chambre. Elle hésita à verrouiller la porte de sa fille de l'extérieur, mais si celle-ci se levait pendant la nuit, saisie d'un besoin pressant et se retrouvait enfermée, elle risquait de paniquer. Pour avoir été confinée à plusieurs reprises dans le noir pendant son enfance, Camille savait qu'elle ne pouvait pas imposer cela à Lucie, même si c'était dans le but de la protéger.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Avant que l'Ombre... est une véritable pépite littéraire qu'il est impératif de découvrir. - Stella, Bouquinier
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Née en France, Marie Javet est licenciée ès lettres de l'Université de Lausanne. Après trois ans aux États-Unis, pendant lesquels elle a été bénévole à la bibliothèque de Stamford, Connecticut, elle a continué à évoluer dans le monde des livres, en tant que lectrice de manuscrits et animatrice des réseaux sociaux et du site internet d'une maison d'édition. Elle rédige des chroniques littéraires dans un blog. En 2010, une de ses nouvelles, Olivia, a été publiée dans un collectif, Petites Histoires Policières, aux Éditions Zoé. Après La Petite Fille dans le Miroir (Éd. Plaisir de Lire, 2017), elle publie son deuxième ouvrage.

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