Empécheurs de penser rond

  • Les animaux ont, ces dernières années, bien changé. Longtemps on a cru qu'on devait les étudier de manière objective. Soit en les soumettant à des expériences, qui ressemblaient parfois à des séances de torture, dans des laboratoires spécialisés. Soit en les étudiant dans leur milieu naturel de la manière la plus discrète possible. Ce qui n'aboutit qu'à des impasses. L'auteur nous montre en revanche comment les moutons, les cochons, les corbeaux, les rats, les perroquets, les chiens, les singes sont capables de transformer les chercheurs pour qu'ils deviennent plus intelligents et apprennent à leur poser, enfin, de bonnes questions. Et ce sont ces bonnes questions qui vont, à leur tour, transformer les animaux... Ainsi on verra le singe, dont Freud et Darwin voulaient faire le témoin de notre origine, devenir mille fois plus intéressant quand il est étudié par un naturaliste anarchiste ! Et que devient-il encore lorsque les pratiques se transforment sous l'effet de l'arrivée des femmes sur le terrain ? Et Vinciane Despret de nous faire partager les angoisses et les joies des chercheurs qui parlent aujourd'hui avec leurs singes ou leurs perroquets ! Elle nous fait suivre les transformations proposées à chacun d'eux. Mais avec ces transformations, tous ces êtres issus de nos pratiques scientifiques ne sont-ils pas occupés à nous poser une question politique ? Ce livre émouvant fourmille de mille exemples et histoires rapportés par des éthologues.

  • En septembre 1904 à Berlin, un cheval, dénommé Hans, suscite une des controverses les plus vives qui aient agité l'Allemagne à cette époque. Selon son maître, Hans peut résoudre des problèmes arithmétiques, reconnaître des couleurs ou des cartes à jouer, épeler les lettres d'un mot, donner la date du jour ou désigner une personne d'après sa photo. S'agit-il d'une fraude ? d'une " révolution " quant à l'intelligence des animaux ? ou Hans est-il télépathe ? Une commission est mandatée pour évaluer les compétences du fameux cheval. Surprise: Hans répond aux questions qui lui sont posées, même en l'absence de son maître. Aurait-il appris à lire des signaux que les humains lui enverraient inconsciemment ? Ou, les humains, toujours inconsciemment, l'auraient-ils influencé? Une aventure passionnante, qui nous fait revivre les premiers moments de la psychologie expérimentale, ses questions, ses enjeux, l'originalité et l'inventivité de ses acteurs, le talent de ses sujets et l'engagement de ses scientifiques.

  • Les scientifiques se sont sentis insultés par le refus des sociologues de considérer qu'ils entretenaient un rapport privilégié avec la Vérité et la Réalité. C'est là l'origine de " la guerre des sciences " dont un moment important a été l'affaire Sokal. Mais, au moment, les scientifiques se trouvent confrontés à un problème plus grave. Leur ancienne alliance avec l'État est rompue. Il leur demande de se rapprocher des industriels et de se soumettre à leurs intérêts. Selon Isabelle Stengers, les scientifiques sont en mauvaise posture car s'ils ont bien raison de ne pas accepter la manière dont les sociologues relativistes parlent " mal " d'eux, ils n'ont pas su de leur côté, trouver les mots pour décrire la spécificité de leur travail. Il arrive aussi qu'un troisième acteur surgisse : le " public " comme on l'a vu dans le cas des OGM. Tout cela dessine un nouvel environnement (une nouvelle écologie) dans lequel les scientifiques doivent travailler. Si il y a quelque chose de commun à toutes les pratiques scientifiques, c'est qu'elles sont capables de dire " quelque chose de nouveau sur le monde ". Elles le " peuplent " avec de nouveaux êtres. Pourquoi faudrait-il que, simultanément, ceux qui défendent les sciences " vident " le monde de toutes les autres pratiques qui n'ont ni la même histoire ni les mêmes ambitions ? Comment, en conséquence imaginer un plan d'immanence qui permette la coexistence des pèlerins de la Vierge et des praticiens des sciences, sans transcendance, c'est-à-dire sans un point de vue qui trie, juge et ordonne ?

  • Les scientifiques se sont sentis insultés par le refus des sociologues de considérer qu'ils entretenaient un rapport privilégié avec la Vérité et la Réalité. C'est là l'origine de " la guerre des sciences " dont un moment important a été l'affaire Sokal. Mais, au moment, les scientifiques se trouvent confrontés à un problème plus grave. Leur ancienne alliance avec l'État est rompue. Il leur demande de se rapprocher des industriels et de se soumettre à leurs intérêts. Selon Isabelle Stengers, les scientifiques sont en mauvaise posture car s'ils ont bien raison de ne pas accepter la manière dont les sociologues relativistes parlent " mal " d'eux, ils n'ont pas su de leur côté, trouver les mots pour décrire la spécificité de leur travail. Il arrive aussi qu'un troisième acteur surgisse : le " public " comme on l'a vu dans le cas des OGM. Tout cela dessine un nouvel environnement (une nouvelle écologie) dans lequel les scientifiques doivent travailler. Si il y a quelque chose de commun à toutes les pratiques scientifiques, c'est qu'elles sont capables de dire " quelque chose de nouveau sur le monde ". Elles le " peuplent " avec de nouveaux êtres. Pourquoi faudrait-il que, simultanément, ceux qui défendent les sciences " vident " le monde de toutes les autres pratiques qui n'ont ni la même histoire ni les mêmes ambitions ? Comment, en conséquence imaginer un plan d'immanence qui permette la coexistence des pèlerins de la Vierge et des praticiens des sciences, sans transcendance, c'est-à-dire sans un point de vue qui trie, juge et ordonne ?

  • Les animaux ont, ces dernières années, bien changé. Longtemps on a cru qu'on devait les étudier de manière objective. Soit en les soumettant à des expériences, qui ressemblaient parfois à des séances de torture, dans des laboratoires spécialisés. Soit en les étudiant dans leur milieu naturel de la manière la plus discrète possible. Ce qui n'aboutit qu'à des impasses. L'auteur nous montre en revanche comment les moutons, les cochons, les corbeaux, les rats, les perroquets, les chiens, les singes sont capables de transformer les chercheurs pour qu'ils deviennent plus intelligents et apprennent à leur poser, enfin, de bonnes questions. Et ce sont ces bonnes questions qui vont, à leur tour, transformer les animaux... Ainsi on verra le singe, dont Freud et Darwin voulaient faire le témoin de notre origine, devenir mille fois plus intéressant quand il est étudié par un naturaliste anarchiste ! Et que devient-il encore lorsque les pratiques se transforment sous l'effet de l'arrivée des femmes sur le terrain ? Et Vinciane Despret de nous faire partager les angoisses et les joies des chercheurs qui parlent aujourd'hui avec leurs singes ou leurs perroquets ! Elle nous fait suivre les transformations proposées à chacun d'eux. Mais avec ces transformations, tous ces êtres issus de nos pratiques scientifiques ne sont-ils pas occupés à nous poser une question politique ? Ce livre émouvant fourmille de mille exemples et histoires rapportés par des éthologues.

  • En septembre 1904 à Berlin, un cheval, dénommé Hans, suscite une des controverses les plus vives qui aient agité l'Allemagne à cette époque. Selon son maître, Hans peut résoudre des problèmes arithmétiques, reconnaître des couleurs ou des cartes à jouer, épeler les lettres d'un mot, donner la date du jour ou désigner une personne d'après sa photo. S'agit-il d'une fraude ? d'une " révolution " quant à l'intelligence des animaux ? ou Hans est-il télépathe ? Une commission est mandatée pour évaluer les compétences du fameux cheval. Surprise: Hans répond aux questions qui lui sont posées, même en l'absence de son maître. Aurait-il appris à lire des signaux que les humains lui enverraient inconsciemment ? Ou, les humains, toujours inconsciemment, l'auraient-ils influencé? Une aventure passionnante, qui nous fait revivre les premiers moments de la psychologie expérimentale, ses questions, ses enjeux, l'originalité et l'inventivité de ses acteurs, le talent de ses sujets et l'engagement de ses scientifiques.

  • Tabac, alcool, opiacés : les statuts juridiques de ces trois types de drogue sont complètement différents. Mais qu'en est-il au regard du psychologue, du psychiatre, du pharmacologue? Quel est le rôle des médicaments dans la thérapeutique des toxicomanies?

  • Un résumé de quarante ans d'élaboration théorique, commencée avec le concept de pensée opératoire, et un compte rendu par l'auteur de son expérience clinique, collective, au sein de l'Institut de psychosomatique de Paris.

  • Reprend les thèmes des grands philosophes de Platon à Bergson, mais s'attache surtout à tirer les leçons des grandes découvertes des neurosciences et de l'invention des médicaments psychotropes. F. Dagognet est professeur et directeur de l'Institut d'histoire et de philosophie des sciences et des techniques, à l'Université de Paris I.

  • A partir d'un exemple - celui des cratéropes, oiseaux qui vivent dans le désert du Néguev - l'auteur montre comment travaillent les éthologues, comment ils récoltent des faits et construisent des théories. Vinciane Despret livre ici une réflexion argumentée et non dénuée d'humour tant sur l'émergence et le devenir des théories éthologiques que sur notre rapport à l'animalité. L'éthologie qui consiste à étudier les animaux dans leur milieu naturel, est actuellement en plein essor et inspire d'autres domaines des sciences sociales, y compris la psychiatrie.

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