Sciences humaines & sociales

  • Un féminisme réconciliateur et une écologie plus vivante De la grande déesse aux justicières de la Terre, de Hildegarde de Bingen, Rosa Luxembourg à Vandana Shiva et Rachel Carson, les femmes ont un lien particulier à la nature. Sorcières, scientifiques, économistes, juristes, pionnières de l'écologie... elles sont à l'origine d'avancées fondamentales. L'Histoire les a pourtant passées sous silence. Longtemps ignoré des batailles féministes, ce lien à la nature est aujourd'hui émancipateur. Tel un voyage initiatique, Pascale d'Erm nous fait redécouvrir ces femmes engagées et inspirées. Au fil de ses rencontres avec nos soeurs en écologie, elle fait ici le récit d'une nouvelle façon d'habiter le monde. Ce portrait de famille interroge nos relations à la nature, au pouvoir, aux sphères politiques. Il permet de se replonger dans les sources du féminisme et d'aller au-delà. Un récit qui ne naît pas de la nature des femmes mais de leurs expériences, au plus près, les mains dans la terre et l'âme tendue par-delà les générations. Soeurs en écologie tisse l'histoire des liens entre les femmes et la nature : d'une dévalorisation conjointe jusqu'à une réconciliation puissante. Et si le monde se régénérait aussi par la sororité et la redécouverte de la nature âme soeur ? Soeurs en écologie inscrit les nouvelles justicières de la terre dans une lignée de femmes essentielles à la pensée écologique ! EXTRAIT Quand les femmes engagées en faveur du vivant s'investissent, chacune dans leur contexte historique et socio-économique, elles représentent des forces d'espoir non seulement pour ce qu'elles font, mais pour ce qu'elles sont : des résistantes, des contestataires, des porteuses d'alternative au système dominant. De cette mise en mouvement émane un puissant sentiment que je nomme « sororité écologique », un appel ressenti entre soeurs de coeur, désireuses de préserver la terre maison et la vie. Une solidarité active, par-delà nature et culture. Quelle est la portée de cette sororité des femmes en écologie ? Quelles solidarités particulières appelle-t-elle ? Tel fut le point de départ de cette enquête, qui se transforma au fil des ans en un chemin personnel d'une grande richesse. À PROPOS DE L'AUTEUR Journaliste et auteure spécialisée dans les questions de nature et d'environnement depuis une vingtaine d'années, Pascale d'Erm a collaboré avec de nombreux médias (Psychologies Magazine, Santé Magazine, Ushuaïa TV, France 3 Ouest...), avec la Fondation Nicolas Hulot. Elle a rédigé des ouvrages sur le temps, le vivre ensemble et la nature.

  • Notre modèle de société est destructeur ; nous le savons, pourtant nous ne changeons pas. La RSE, le Développement Durable, les normes, les écolabels, la consommation responsable ou la croissance verte sont insuffisants voire contre-productifs.
    Que faire ? Ce livre n´est pas un pamphlet de plus ; il apporte de vraies solutions concrètes et simples. Pour s´affranchir et réaliser l´utopie, l´auteure propose l´expérimentation radicale : neuf impulsions qui cultivent une attitude de « hacker », une vision déterminée et un mode d´action pragmatique. À la croisée de la sociologie, de l´économie, de la communication, de la philosophie, ce livre explore nos freins psychologiques et culturels pour mieux définir leurs antidotes. L´auteure identifie tous les leviers d´action, de l´esprit collaboratif aux mots justes en passant par la révolution numérique, le design empathique, les inspirations radicales et l´individu complexe. Si on le décide, l´utopie est réalisable.
    A propos de l´auteur Après dix ans de conseil en agences de publicité auprès de grandes marques, Sandrine Roudaut décide en 2001 de se consacrer à la conjugaison du soutenable et du désirable. Conférencière, co-fondatrice du cabinet Alternité, elle initie des stratégies d´entreprise, accompagne les dirigeants et mobilise les équipes via une approche décloisonnée de la prospective, de la communication et de l´innovation.
    A propos des Editions La Mer Salée (société Alternité) La Mer Salée est une invitation à explorer un monde nouveau. Cette maison d´édition est née de notre envie de partager nos réflexions, nos expériences, nos idées, nos utopies.
    Nos livres s´adressent aux citoyens et aux organisations (entreprises, collectivités, associations) tentés d´expérimenter de nouvelles voies soutenables, désirables et réalisables. Ils s´adressent à ceux qui ont décidé de ne pas se laisser porter par les vents dominants ; à ceux qui sont prêts à opter pour une route certes moins balisée, mais tellement plus enthousiasmante. Pour penser et agir autrement.
    Sandrine et Yannick Roudaut - Alternité

  • Nous nourrir tous demain...et si seule la Bio pouvait y parvenir ?
    « La Bio est un véritable projet politique pour une civilisation moderne. La souveraineté alimentaire est la fondation indispensable à notre liberté, notre santé, et notre sécurité. » - Claude Gruffat
    Claude Gruffat est président de Biocoop depuis 2004.
    Avec Les Dessous de l'Alimentation Bio, Claude Gruffat explique très précisément, chiffres à l'appui, pourquoi la toxique agriculture conventionnelle, dépendante de subventions, ne pourra jamais nourrir le monde, et comment LA Bio est l'une des rares réponses pour sortir de l'impasse actuelle. La seule capable de faire face aux prochaines crises alimentaires en Europe.
    Ce pionnier rappelle que La Bio est un projet sociétal cohérent aux atouts environnementaux, économiques et sociaux aujourd'hui largement démontrés. Il distingue ainsi avec précision LA Bio et LE bio issu d'une production de masse pour une distribution de masse, à l'identique de la logique conventionnelle.
    Ce positionnement très clair de Claude Gruffat est à lire alors que la discussion politique se ré-ouvre avec les États Généraux de l'Alimentation et que la révision du règlement européen bio pourrait encore tirer le label vers le bas (niveau de tolérance des résidus de pesticides...).
    Un ouvrage qui montre la voie pour faire de l'alimentation biologique un véritable projet de société.
    EXTRAIT
    Être agriculteur bio, comme être consommateur de bio c'est défendre une autre société. Derrière ces partis pris se cache le choix de la société que nous voulons. Acheter bio constitue un engagement important pour le respect de l'environnement. On peut estimer que c'est pour sa santé. Mais ce n'est pas tout. Acheter un produit bio c'est soutenir un mode de production agricole, c'est voter pour une agriculture paysanne qui respecte les rythmes de la nature, les conditions de travail d'hommes et de femmes, c'est voter pour une juste répartition des richesses entre les paysans et les consommateurs. C'est voter pour le retour à une véritable autonomie alimentaire, une préoccupation fondamentale bafouée par 60 ans de développement d'une agriculture intensive aveugle et mortifère, qui vend ses terres au plus offrant. Oui, c'est tout cela manger bio, et bien plus encore ! C'est encore : les paysages, la symbiose de la nature, un esprit de filière, de coopération, d'autres modes de décision. La Bio c'est un état d'esprit, une solidarité, une vision de la société et des échanges. C'est d'autres comportements, qu'on apprend au jour le jour. C'est une communauté d'idées partagées, une communauté d'intérêts de personnes et de projets. La Bio c'est un écosystème, avec toute la complexité que cela induit. Chacun en dépend et a donc intérêt à ce que l'écosystème se porte bien. D'un côté ceux qui cultivent, de l'autre ceux qui se nourrissent, des intérêts partagés pour que les uns puissent être en relation avec les autres. Aujourd'hui et demain. Finalement, la Bio c'est une utopie politique.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    En partageant son expérience et livrant sa vision personnelle du sujet, [Claude Gruffat] offre un témoignage utile pour tous ceux qui veulent comprendre en profondeur les enjeux du secteur. - Anne-Sophie Novel, Même pas mal  !, blog du Monde
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Claude Gruffat a été conseiller agricole pendant dix-sept ans. En 1993, il ouvre un premier magasin Biocoop. Il devient président du groupement en 2004. Depuis, il met un point d'honneur à défendre un label bio de qualité.

  • Êtes-vous un(e) suspendu(e) ? Qui sont ces hommes et ces femmes qui ont su désobéir pour défendre leurs utopies de justice et de fraternité ? Notre époque est à la fois tragique et sublime... Tragique car nous affrontons une série de défis : écologie, violence, déroute politique, lobbying mortifère, absence d'idéal. Sublime car nous avons une nouvelle fois un rôle à jouer, une liberté à exercer, l'opportunité de nous accomplir individuellement et collectivement. À travers l'étude d'expériences scientifiques (Milgram, XTreme...), l'analyse des mouvements de résistance et les révolutions, l'auteure tente de comprendre pourquoi l'être humain se soumet si aveuglément à l'autorité et au conformisme. Elle décrypte ce qui fait la force de ceux qui se sont battus pour des utopies, devenues nos évidences contemporaines. Et si l'engagement était une invitation à la joie ? Et si les burnout, la peur et le besoin de sens, étaient les symptômes d'un renoncement à soi, à ses valeurs ? Nous vivons une période qui nous tend les pires pièges, elle nous donne aussi l'occasion unique d'accomplir notre utopie d'être, entre projet personnel et destin collectif. Un ouvrage s'interroge : Que voulons-nous faire de « notre vivant » ? L'histoire de l'humanité est suspendue à cette question, notre accomplissement également. EXTRAIT C'était le matin du 13 novembre, je ne saurais expliquer ce qui m'a étrangement rendu fébrile et tellement en colère, cela a forcément un sens... C'est pourquoi j'ai voulu remettre ce premier texte brut ici. Ce même vendredi de novembre, le soir, l'inimaginable est arrivé, les attentats en plein Paris. J'ai été sidérée comme beaucoup, touchée de près. En sortant de la sidération, j'étais décidée à me saisir de cette chance d'être en vie. La fille d'une amie très chère est morte ce soir-là, lumineuse, pleine d'amour, une jeune femme rare. Je me suis promis d'honorer sa vie, d'honorer la vie. Je me suis radicalisée un peu plus. Radicalisée en faveur de l'essentiel. Si nous devions continuer à « être en terrasse », sortir, boire, danser, sourire, malgré le deuil, sans craindre le (auto) jugement d'indécence. Alors plus que jamais, nous devrions continuer à défendre nos idéaux, malgré la tristesse, sans rien craindre, sans douter de la légitimité de le faire. Quel sens peut avoir la vie si on ne la défend pas pour nos enfants ? Si on ne contribue pas à ses meilleurs côtés ? Nous tenir debout. Honorer notre humanité. Dans cette chance de vie qui nous est donnée, dans le temps qui nous est imparti, qui voulons-nous être ? Toutes les explorations de ce livre mènent à une seule et même question radicale : que vais-je faire « de mon vivant » ? À PROPOS DE L'AUTEUR Depuis 2001 Sandrine Roudaut se consacre à l'émergence d'un monde soutenable et désirable, en entreprise et dans la société civile. Chercheuse et semeuse d'utopies elle est entrepreneuse et conférencière. Elle s'inspire de la prospective, la philosophie, le design, la communication, la danse et la méditation. Sa quête : concilier économie, écologie, humanisme et accomplissement personnel.

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