Les Éditions L'Interligne

  • Nous connaissons déjà l'issue du combat de Mohamed Ali contre George Foreman au Zaïre en 1974. Cependant, nous ignorons en totalité les dessous du « combat du siècle », qui sous-tendent cette improbable saga en terre africaine. Le roman de Blaise Ndala nous fait pénétrer avec une grande perspicacité, quarante ans plus tard, dans les dimensions sociopolitiques d'un univers aussi cauchemardesque que fantasmagorique. Musique, magouilles et magie traversent la vie de Modéro, héros malgré lui, depuis son village natal de Banza jusqu'à New York, en passant par Kinshasa.

    J'irai danser sur la tombe de Senghor est un texte puissant qui vogue entre pittoresque et gravité. Le passé d'une Afrique postcoloniale en pleine tourmente dans un monde en mutation y est interrogé avec acuité. Toutefois, il est permis de penser que les « vieux démons » qui parcourent ce récit n'ont pas fini de hanter un continent qui oscille entre leurres et lueurs, d'où l'actualité et la force de l'oeuvre.

  • Douze nouvelles tragi-comiques. Chacune jette un oeil indiscret, quoique sympathique, sur l'intimité des gens dans leur foyer. Une galerie de personnages surpris dans leur quotidien par des événements bouleversants. Des dilemmes très actuels qui nous ramènent à notre propre existence, car on y reconnaît nos habitudes, nos valeurs et nos préjugés. Des récits particuliers et originaux qui font sourire ou grincer des dents : une grand-mère croit avoir perdu le serpent bien-aimé de son petit-fils ; un père de famille tente de protéger les siens contre des ours prédateurs avec un véhicule aérien sans pilote.

    Les thèmes abordés sont nombreux : le traitement des animaux de compagnie, les « hochey moms », les arnaques ciblant les personnes âgées, la santé mentale, l'implication des grands-parents dans la vie de leurs petits-enfants, les conséquences de la pauvreté, etc.

    Ecrit dans un style simple, parsemé de dialogues francs et directs, l'auteure met en scène avec grand art ses observations et ses réflexions sur la société contemporaines. Ses 12 chroniques sont un juste reflet des réalités propres au vécu de gens ordinaires.

  • ELLE
    je suis devenue l'ombre de moi
    l'ombre qui s'efface
    ses contours qui disparaissent dans la noirceur qui monte

  • Christin Lucas n'est pas né sous une bonne étoile. On le surnomme « Minuit moins cinq », parce que sa tête penche du côté gauche en permanence. La nuit venue, le jeune homme grimpe au clocher de l'église de Cap Maillant et rêve de s'envoler.

  • Il était une fois un village tout gris, dont le ciel s'ornait chaque matin d'un arc-en-ciel flamboyant. Quatre enfants espiègles décident de s'emparer de ses couleurs pour habiller de belles teintes les jardins, les fontaines, les maisons... Mais leur audace n'est pas sans conséquence : les nuages sont fâchés de voir leur arc-en-ciel réduit en lambeaux ! Comment réparer les dégâts sans retourner dans la grisaille ? Aurélie Resch ouvre grand les portes de l'imaginaire, dans cette quête du Graal tout en couleurs !

  • Il y a des livres qui savent mieux que d'autres enflammer l'imagination du lecteur ; Moments troubles est de ceux-là, de la catégorie des enchantements qui perturbent tellement le malin plaisir qu'ils véhiculent. Il glisse comme un serpent sur la peau, s'insinue dans les veines comme une rumeur de plaisir coupable. Mais d'autre part, il faut donner une seconde, voire une dernière chance au personnage qui court après l'espoir. Il est comme une lanterne sourde de marin qui veille ; il y a bien des vents en colère qui giflent tout le paysage, toujours il demeure majuscule dans sa métamorphose, quelque part entre cauchemar et magnificence.



    À l'épicentre des 21 nouvelles qui composent le recueil de Michel T. Héroux, il y a un moment d'éternité, un noeud qui sert la gorge et le ventre, un déclic qui se fait au niveau des sens et les protagonistes deviennent soit de la pure lumière soit de pures ténèbres. C'est un moment en eau trouble qui chavire le lecteur, le bouscule, alimente ses fantasmes, le déstabilise, le dessoude de sa réalité pour le projeter dans un univers violent et fragile : souvent le mal d'amour. Ses personnages : parfois un homme aux tempes grises, une jeune femme marginale qui se débattent à coups de rencontres épidermiques. Le charnel entre eux est à couper au couteau, ils sont à bout de souffle et nous, voyeurs impénitents, nous assistons à leurs beaux déchirements et à leur manque de lendemains qui chantent.

  • Dans la pièce de Claude Guilmain publiée par les Éditions L'Interligne, nous sommes à l'été de 1958, dans une petite ville canadienne sans nom, la canicule bat son plein de mercure, le scandale sera bientôt à la une de tous les journaux, le temps presse le pas, il faut trouver un faux coupable, un bouc émissaire... Ça ne vous rappelle rien ces administrations municipales qui essaient de camoufler leurs négligences qui font des vagues, qui font des morts ? Réfléchissez-y bien. Inspiré du scandale de l'eau contaminée de Walkerton, Requiem pour un trompettiste joue la carte du polar, ambiance glauque, langage cru, la sueur colle le mensonge sur la peau des gens les plus honnêtes ; pour s'en sortir vivant on est prêt à toutes les bassesses, à tous les compromis.



    C'est le propre des grandes oeuvres artistiques de mettre en scène les travers et les quiproquos de notre époque, de susciter la réflexion sur la complexité et les ramifications du mal qui s'insinue partout où l'homme recherche le pouvoir... qu'il soit économique ou politique. Ce texte théâtral est à la hauteur du haut-le-coeur de la population qui n'est plus indifférente et revendique la vérité (même si souvent elle ne sait qu'en faire) de ses dirigeants. L'heure est au déclin de l'empire canadien, actuellement plusieurs des instances municipales au Québec et ailleurs sont aux prises avec des flagrants délits de corruption, le scandale rôde comme un bon auteur qui, comme Guilmain, est précurseur et s'approprie ce propos aussi pertinent que dangereux.

  • Très réel, un rêve marquera un point tournant dans la vie de l'auteur, le laissant convaincu, sans qu'il ne sache réellement pourquoi, qu'il doit se rendre en Orient.
    Trois voyages, en Chine, en Thaïlande et aux Philippines, forment le parcours tracé dans L'autre bout du monde, le premier tome d'une trilogie. À travers ses rencontres avec Ponchai, Pearl, Tuy, Ruby, Weng, Herminia, Belen, Nid, Angie et Kim, les conceptions de l'auteur sur des sujets tels que l'amour, le luxe, l'abondance, la pauvreté, le bonheur, le quotidien, la survie, les limites que nous impose la société, la sincérité, l'illusion, les relations entre hommes et femmes, la liberté et ainsi de suite, s'en trouvent chamboulées.
    Que cherche donc l'auteur à travers ces dépaysements ? L'autre bout du monde est un récit relatant une quête en plusieurs étapes pour trouver, en fin de compte, l'amour. Le trouvera-t-il ? Cela est loin d'être certain, mais les excursions que Paul Savoie aura eu le loisir d'expérimenter, lui auront permis, d'abord et avant tout, d'effectuer un long voyage au centre de lui-même.

  • « Au moment où la vie me rappelle à l'ordre, je ne sais plus qui je suis, car s'il est sans doute vrai que je suis un être unique, je suis aussi un être mutable, résultat de l'alchimie et des influences de ceux et celles qui ont traversé mon existence. »

  • Hokshenah, le Jeune-Garçon-qui-court, est un Indien de 17 ans de la tribu dakota qui a survécu au massacre de Wounded Knee en cette journée du 29 décembre 1890. Il se met à courir, mais après quoi court-il? Après la vie, après une pleine lune porteuse d'espoir? Ses rencontres sont des sauve-qui-peut avec des gens qui agissent sur lui comme des boussoles ou des tonnerres, il y a la belle Cheyenne Naha-Ichon, Les Grands-Yeux, ou l'Homme noir, Tobé Tarouhilé, ancien esclave, qui a été vendu trois fois. Leur route les mène au Canada, au coeur d'une nature sauvage qui réagit comme un véritable être humain avec ses zones de dangers et de joies. Ce n'est pas faux de dire que l'hiver est un personnage à part entière dans ce roman à saveur historique qui donne le goût de rattraper notre phrase de gamin : «Et si on jouait aux Cowboys et aux Indiens... et que cette fois c'étaient les Indiens qui gagnaient.» Gilles Dubois nous donne une leçon d'histoire en nous montrant le côté du vaincu, de la victime, celui qui d'habitude n'écrit pas le livre des légendes, celui qui demeure dans l'ombre, dans le silence. Mais c'est un silence qui tache comme le sang et qu'il ne nous faut pas laver de nos mémoires. Avec de l'émotion à fleur de page et le respect du sens historique, l'auteur utilise son talent de conteur pour chatouiller la fibre humaine et jouer d'une façon si particulière des ambiances et de ses personnages avec fureur et passion. Au fil de cette lecture envoûtante, nous devenons nous-mêmes tous les personnages de ce roman fabuleux, avec leurs parts d'ange et de démon... même la nature devient un personnage... un presqu'humain.

  • Ce captivant ouvrage illustré présente, au jeune lectorat, chaque voyelle de l'alphabet associée à un don exclusif, à une personnalité elfique et à une couleur de l'arc-en-ciel. Généreux en comptines, jeux, chansons et confidences, les gentils elfes s'amusent à dévoiler aux enfants des secrets sur les voyelles.

  • Dans la poésie de dégainer, les morts se multiplient au rythme d'un film western spaghetti. L'auteur lance une rafale de mots comme s'il manipulait une mitraillette. Outre l'entrechoquement de termes qui heurtent parfois, s'entremêlent les débris du survécu, dans la langueur d'un spleen à contrer. L'espoir ténu crie un questionnement dont les réponses demeurent vagues. Les vers se bousculent et se tiraillent, nerveux comme des coups de couteau dans le cahier d'un enfant parvenu à l'âge adulte.

  • Gilles Dubois narrait son enfance malheureuse dans le premier volume de L'enfant qui ne pleurait jamais, récompensé par le prix Christine-Dumitriu-van-Saanen 2012. Ce second tome nous montre le héros, Antoine Petibonjean, rendu à l'âge adulte.

    Désireux de quitter l'enfer familial, Antoine part en stage à Montréal, où il veillera à la sécurité du pavillon de la France, dans le cadre de l'Expo 67. Il subira un feu roulant de mésaventures cocasses.

    Enfin éloigné de ses parents indignes, Antoine multiplie les frasques et les déconvenues, en sol canadien comme en terre d'Israël. Touche-à-tout, il goûte même à la triste vie d'itinérant. Il se fera exploiter par une famille israélienne, échappant de justesse au recrutement de l'armée.

  • Chauffeur de bus au Mexique, professeur d'un lycée français en Afrique, technicien de la toile mondiale, artiste multidisciplinaire interpellé aux quatre coins de la planète, simple fonctionnaire ou encore cueilleur de fruits : autant de personnages et de professions qui mènent le lecteur à l'aventure. Et puis, ce métier vieux comme le monde qu'on exerce sans s'en rendre compte : saboteur d'avenir, et que tous les personnages de ce spicilège pratiquent malgré eux.

    L'écrivain Jonathan Goyette, grâce à un imaginaire débridé, offre un spicilège où la fable de Crapaud et une lettre à l'éditeur côtoient une dizaine de contes et nouvelles mettant en scène des protagonistes pittoresques disséminés dans divers pays. Certains de ces personnages vivaient paisiblement, sans heurt ni histoire, jusqu'à ce qu'une maladie exotique frappe ou qu'un souhait devienne réalité.

    Dans ce spicilège, les aléas du destin, et parfois les désirs d'un personnage, font d'un simple inconnu un héros ; parlez-en à Jean Debout, qui refusa de s'asseoir pendant des années et qui, soudainement forcé de partager sa maison avec un colocataire et sa famille, voit son quotidien et ses convictions bouleversés.

  • Plusieurs associeront le o majuscule de la page couverture à l'ovulation. Il s'agit en réalité de l'oeil de l'auteur qui se pose, scrute et dévisage en voyeur des personnages qui attendaient ses mots pour prendre forme. Le lecteur devient témoin de ces sortilèges dont le mot-piège par excellence est « rouge », qu'il s'agisse de la tuque du père Noël, des premières menstruations ou de la froidure sur la peau nue d'un enfant qui a besogné toute la nuit.

    Pour son premier recueil de nouvelles, José Claer laisse des empreintes dans la neige qui se remplissent rapidement de sang, dénonçant ainsi un imaginaire de conteur à l'écriture dense, foisonnante de moments magiques in extremis. Toujours, il nous surprend et nous déstabilise par le dernier mot du texte, qui fait une pirouette et nous laisse bouche bée et amusé.

  • Larouspiol Il paraît que les scientifiques ont trouvé une planète parfaite pour les humains, mais qu'elle se trouve à 60 années-lumière de la Terre. Cette planète, c'est Larouspiol, et la petite fille qui en raconte l'histoire la connaît bien, car elle s'y aventure lorsqu'elle est triste et en revient toujours de bonne humeur. Fusée non requise : il suffit de suivre le fil sans fin de son imagination.

    Les enfants du ciel Dans un royaume hors du temps et de l'espace, un garçon et une fille naissent au même moment. Lui, c'est l'archer Yang Tse, et elle, la princesse Siao Lin. De prime abord, tout les sépare : il est adopté par de pauvres paysans, elle est la fille du roi. Sans se connaître, ils communiquent par télépathie et quittent le monde connu pour se retrouver sur Nexia. Le destin qui les réunit passe par la magie, les dieux de l'ombre et les étoiles. Que trouveront-ils au bout du chemin de glace et des pièges qui les attendent ?

  • Nous ayant habitués à un théâtre fort, Claude Guilmain fait ici oeuvre de poésie, accouchant de ses personnages avec des forceps. Bien qu'ils fassent silence sur leur mal-être, ils hurlent d'urgence, revendiquent une rencontre, une réconciliation in extremis. Ils se font violence, et on se demande s'ils parviendront un jour à se traverser eux-mêmes, atteindre le mot, le je t'aime salvateur ?

    Connectés à leur pulsion de mort, ces trois hommes de la même famille implosent en rappels éclairs devant nous. La mère est partie. Les années passent souvent à reculons, sinon à rebrousse-poil, écorchant les protagonistes qui pataugent dans le marécage du quotidien, livrés à leur incapacité communicationnelle. Un homme, ça ne pleure pas. Un homme, ça ne dit pas « je t'aime ». Assis à une table au milieu d'un terrain brûlé à vif par les années de combat, les deux hommes n'échangent aucun coup de feu. / Juste des banalités. / De leurs armures impénétrables, ni l'un ni l'autre ne peut céder (page 19). Et il y a ce désordre des sentiments avortés qu'ils ont en commun, qui leur ressemble, qui est leur filiation. Silence inéluctable dans lequel ils se cachent, qui les repousse ; chacun dans son amour-haine, dans sa solitude castratrice.

  • On connaît les beaux, mais aussi les bêtes. Une belle bête tout autant qu'un beau bête. Bêtement, les humains s'installent dans des situations où l'échappée belle confine à la catastrophe. En fait, on s'en tire mal.
    Les 15 nouvelles de ce recueil portent toutes un nom associé aux animaux élevés en totems. Elles écorchent les tabous. Elles explorent les relations fille-mère, homme-femme, amour-haine, conscient-inconscient. Elles écorchent les lieux communs. Elles font fi du normal et de l'anormal.
    Un recueil de nouvelles remarquables, percutantes, intrigantes.
    Michel-Rémi Lafond, dans Beaux et bêtes. Portraits en bestiaire, n'hésite pas à aborder des questions fort dérangeantes qu'il traite avec humour et humeur. On ne peut que se reconnaître ou identifier quelqu'un de notre entourage dans ces portraits que l'auteur dresse sans aucune complaisance et parfois d'une manière crue.
    Michel-Rémi Lafond a choisi Gatineau comme lieu où se déroulent les actions et où vivent les personnages. Il souhaite ainsi créer des espaces où l'imaginaire colle au réel.
    Ce recueil de nouvelles puissant ne laissera personne indifférent !

  • À Cap Maillant, la vie défile de génération en génération. Claudine Ducasse nous offre une oeuvre attachante et réconfortante. L'auteure est une conteuse née.

    Dans ce roman, l'auteure explore, avec une belle sensibilité, le présent dans une perspective de mieux connaître le passé. Tous les personnages restent profondément humains, par leurs passions, leurs déceptions et leurs rêves. L'auteure expose finement les détours et les retours que réserve l'existence. Claudine Ducasse nous offre une oeuvre pleine de suspens. Elle nous tient en haleine jusqu'à la fin de son histoire.

  • Grande lectrice de la série Le Club des Cinq, Jeanne Otis rêve de mener une enquête et de dénoncer des coupables. Une série de vols dans son nouveau quartier la plonge, avec ses amis Lala, Gab et Michel, au coeur d'une périlleuse aventure.

  • Les Éditions L'Interligne sont heureuses de lancer la deuxième édition du Dictionnaire des citations littéraires de l'Ontario français depuis 1960 (DICLOF). Plus qu'une simple réimpression, cette édition contient un nombre de citations d'auteurs considérablement plus élevé que la précédente version et fait appel à un éventail encore plus vaste d'ouvrages. Cette deuxième édition du DICLOF comporte environ 3360 citations (ce qui signifie une augmentation de 1360 par rapport à la première édition, aujourd'hui épuisée), extraites de 760 ouvrages écrits par quelque 230 auteures et auteurs. Les citations sont regroupées sous 1200 rubriques et sont accompagnées de leur référence, qui comporte le nom de l'auteur, la date de publication de l'oeuvre correspondante et le numéro de la page où elle fut puisée. De plus, un index facilite la recherche de rubriques. Le Dictionnaire des citations littéraires de l'Ontario français depuis 1960 est un ouvrage de référence, un outil de travail, le seul en son genre, qui donne un aperçu de la richesse des créateurs qui composent la communauté littéraire de l'Ontario français, de leurs sentiments et de leurs façons de percevoir le monde.

  • Un soir où vous n'aurez pas envie de devenir un dormeur parmi tant d'autres, ouvrez le dernier roman de Michèle Matteau. Plongez dans Avant que ne tombe la nuit, suite de Du Chaos pour une étoile, et retrouvez parmi les personnages sortis de l'imaginaire

  • À 53 ans, Florence Santerre dresse un piètre bilan de son existence?: une carrière dans les médias qui ne la satisfait plus, des deuils cruels, des amitiés qui s'étiolent, des amours mal cicatrisées. Une année sabbatique s'impose, qu'elle passera à Villery Station, petit village perdu dans les concessions de l'Est ontarien. En reprenant, un peu malgré elle, la direction du Café récemment fermé, elle ne se doute pas du rendez-vous qu'elle prend avec elle-même... Dans une écriture tour à tour poétique et terre à terre, où percent la tendresse et la dérision, l'auteure nous propose une exploration subtile des relations humaines. Michèle Matteau nous raconte avec lucidité et justesse le parcours de personnages hauts en couleur qui, à la croisée des chemins, cherchent, chacun à sa façon, un sens à la vie.

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