Les Éditions Utopia

  • « Rapprocher le pouvoir du citoyen... instaurer la « démocratie participative... soutenir le « développement territorial » et l'économie « de proximité »...
    A l'approche des élections municipales, ces mots d'ordre localistes et décentralisateurs se retrouvent dans tous les discours, de la gauche à l'extrême-droite. La participation des habitants et les promesses de changement « par en bas » sont partout. Par l'action municipale ou régionale les problèmes économiques, sociaux, environnementaux ou démocratiques pourraient être résolus.
    La « mondialisation heureuse » ayant fait long feu, c'est le « localisme heureux » qu'à présent on cherche à nous vendre. Le terroir, les circuits courts et le régionalisme pour masquer le désengagement de l'État et le recul des services publics.
    Ce livre s'attache à déconstruire ce mensonge, cette illusion localiste et cette arnaque d'une certaine décentralisation. Car la mondialisation, elle, éloigne le pouvoir du citoyen, tout transformant le local.
    EXTRAIT
    Voilà donc le grand paradoxe : jamais on ne nous a autant parlé de « relocalisation », de « décentralisation », de « démocratie participative », de « territoires », de « proximité »... et jamais la prise de décision sur les grandes questions économiques et sociales n'a été aussi éloignée des citoyens. L'État renonce à réguler l'économie, les actionnaires des grandes firmes privées détiennent un pouvoir colossal, bien supérieur à celui de nombreux gouvernements, mais chaque président de la République française veut apporter sa pierre à la décentralisation, de François Mitterrand à Emmanuel Macron en passant par Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande. Le « local » est de tous les dispositifs d'aide ou de planification : chaque « territoire » est invité à affirmer son identité, à organiser la concertation avec ses « acteurs », à concevoir son propre schéma de développement.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Aurélien Bernier est essayiste et conférencier, il collabore régulièrement au Monde diplomatique. Dernières publications : La gauche radicale et ses tabous (Seuil, 2014) ; La démondialisation ou le chaos (Utopia, 2016); Les voleurs d'énergie (Utopia, 2018).

  • La gestion des migrations, à l'heure du changement climatique et des crises démocratiques, est un défi de plus en plus central.
    Les migrations sont à la fois une réalité et un fantasme. Elles font l'objet d'enjeux politiques plus que sociaux ou économiques et sont devenues un axe de marketing électoral. Dans un contexte de dérèglement climatique et de crises démocratiques, la gestion des migrations va prendre une place de plus en plus centrale. D'où l'importance d'aborder la question de l'accueil sans arrières-pensées politiciennes ni démagogie. En s'appuyant sur des travaux d'experts, sur des études et des rapports d'institutions internationales et d'associations, ce livre a pour objet de déconstruire les principales idées reçues sur les migrations et d'avancer des propositions destinées à répondre aux enjeux et défis. Comment se résigner à ce que la Méditerranée devienne un cimetière ? Notre politique migratoire, à la fois inhumaine et indigne, est aussi comme nous le démontrons dans ce livre, inefficace et coûteuse, aussi bien socialement qu'économiquement. Son impasse est totale et après des décennies d'intoxication idéologique, c'est à un véritable renversement de perspective que cet ouvrage nous invite. Comme l'atteste leur histoire, les migrations sont aussi une richesse sociale, culturelle et économique.
    Cet ouvrage fait la chasse aux idées reçues et propose des réponses aux enjeux et défis migratoires, tant au moyen de travaux d'experts que d'études et de rapports d'institutions internationales et d'associations.
    EXTRAIT
    Et comment se résigner à ce que la Méditerranée soit un cimetière ? La politique migratoire actuelle est à la fois violente, inhumaine et indigne, mais en plus, comme nous le démontrons dans ce livre, inopérante et néfaste, socialement et économiquement. Pourtant les migrations peuvent aussi être une richesse, sociale, culturelle et économique, comme leur histoire en France l'atteste. À condition bien sûr, de n'être ni dans le fantasme ni dans le déni et de ne pas se contenter d'une grille de lecture sécuritaire ou identitaire simpliste. Alors quelles politiques et attitudes adopter vis-à-vis de la migration mais aussi vis-à-vis des immigrés ? Les positions de principe ne suffisent pas. Elles sont malheureusement trop souvent utilisées comme un alibi de bonne conscience. Il nous faut aussi expliciter quelle pourrait être la mise en oeuvre de ces principes : quels accompagnements et quel travail avec les personnes migrantes, quels dispositifs d'accueil et d'intégration, quelles voies voulons-nous emprunter, quelles législations proposer et quels moyens sommes-nous prêts à y consacrer. Pour les principes, nous avons une référence claire. C'est l'article 13 de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 : Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un État - Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays. Mais La France, pays dit des droits de l'Homme, ne respecte pas cet engagement qu'elle a, comme beaucoup d'autres pays, pourtant signé il y a plus de soixante-dix ans. Pas plus qu'elle ne respecte vraiment d'autres textes, comme la Convention européenne des droits de l'homme ou encore la Convention internationale des droits de l'enfant, pour ne citer que les plus emblématiques.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Trait d'union entre le mouvement social, le monde politique et le monde intellectuel, le Mouvement Utopia est une coopérative d'éducation populaire qui vise à élaborer un projet de société solidaire et convivial, écologiquement soutenable, dont l'objectif est le Buen Vivir. Après les Sans papiers, le Nucléaire, le Travail, l'Alimentation, les Communs et la Démocratie, le Mouvement Utopia a consacré un temps important de sa réflexion collective aux Migrations.

  • Une analyse critique de la gestion et de l'exploitation des sources d'énergie au XXIe siècle.
    Chauffage, éclairage, mobilité, alimentation, production de biens et de services... l'énergie est à chaque instant au coeur des activités humaines. Le contrôle de sa production, de sa diffusion et de sa distribution est hautement stratégique. Source de conflits, voire de guerres, l'exploitation et la consommation énergétique sont très inégalitaires, accentuent les déséquilibres entre nations riches et pauvres et entraînent des risques majeurs pour l'homme et son environnement.
    Ce livre raconte, pour la première fois, l'histoire de la propriété des énergies et des systèmes mis en place pour les exploiter. Privée à l'origine, l'énergie devint largement publique au cours du XXe siècle. La France ne fut pas le seul pays à nationaliser l'énergie ; un mouvement quasi-mondial s'est développé pour mettre fin aux abus scandaleux des grands groupes privés. Aujourd'hui, le privé veut reprendre l'exploitation des énergies par tous les moyens : saccage d'entreprises nationales publiques comme EDF, adoption de directives ultralibérales par l'Union européenne, ouvertures à la concurrence forcées pour les pays du Sud... Alors que les activités pétrolières ont déjà largement été reconquises par les multinationales, les services publics de l'électricité et du gaz sont attaqués partout sur la planète. Comme pour le transport ferroviaire, l'eau ou les déchets, la santé ou l'éducation, il s'agit de transférer aux grandes firmes privées une activité très rentable, niant aux citoyens tout droit de regard sur cette industrie qui les concerne dans leur quotidien et leur devenir.
    Découvrez, au travers d'un ouvrage fourni, une réflexion originale pour reconstruire un service public des énergies qui réponde aux enjeux sociaux et environnementaux de notre époque.
    EXTRAIT
    Dans les pays du Sud, la question énergétique s'est longtemps confondue avec la question pétrolière et celle de l'indépendance nationale, conduisant à de fortes tensions avec les pays riches. Pour la France, le Royaume-Uni ou les Pays-Bas de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, les colonies et les pays pauvres sous influences sont le moyen d'accéder directement à des ressources de brut. Quant aux firmes américaines, elles étendirent rapidement leurs prospections au-delà du territoire national, notamment sur le reste du continent. Lorsque certains gouvernements de pays dominés, qu'ils fussent démocratiques ou autoritaires, cherchèrent à s'émanciper de la tutelle occidentale, la propriété des systèmes énergétiques devint pour eux une préoccupation centrale.
    Indépendantisme énergétique en Amérique latine
    En 1921, la Standard Oil s'implante en Bolivie. L'année précédente, un coup d'État mené par les Républicains a chassé les libéraux du pouvoir, mais n'a pas modifié la propriété privée des ressources. Dans le Paraguay voisin, c'est la Royal Dutch Shell qui contrôle le pétrole. À la fin de la décennie, les deux compagnies anglo-saxonnes pensent que le sous-sol de la région de Gran Chaco, revendiquée à la fois par la Bolivie et le Paraguay, contient des hydrocarbures. Cette présence supposée de ressources dans le contexte tendu de la Grande Dépression conduit les deux pays à entrer en conflit armé. Entre 1932 et 1935, la guerre du Chaco fait, selon les estimations, de 85 à 130 000 morts. Le Paraguay gagnera la majeure partie du territoire contesté, mais aucun hydrocarbure n'y sera trouvé... avant 2012.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Aurélien Bernier a travaillé dix ans pour l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME). Essayiste et conférencier, il collabore régulièrement au Monde diplomatique. Dernières publications : Comment la mondialisation a tuée l'écologie (Mille et une nuits, 2012); La gauche radicale et ses tabous (Seuil, 2014); La démondialisation ou le chaos (Utopia, 2016).

  • Pourquoi le temps long, qui est devenu la norme dans le monde physique, végétal et animal, s'applique-t-il de plus en plus difficilement aux affaires humaines ?
    Ce livre interroge : pourquoi le temps long, qui est devenu la norme dans le monde physique, végétal et animal, s'applique-t-il de plus en plus difficilement aux affaires humaines ? Si nous savons maintenant que nous sommes entrés dans l'ère de l'anthropocène, pourquoi les décideurs actuels restent-ils incapables de comprendre comment y vivre durablement ?
    La tyrannie du court terme à l'oeuvre dans les démocraties libérales entraîne l'exploitation et la destruction du monde. L'impossibilité de s'insérer dans le temps long fait émerger un colonialisme d'un genre nouveau : le colonialisme du futur, qui se manifeste via l'intelligence artificielle, le « big data », le transhumanisme, la géoingénierie... Un futur préempté par les plus grands acteurs de la mondialisation, mais un futur qui exclut la majorité des citoyens du monde, dès leur naissance.
    L'instauration d'un temps universel maintenant étendu à toute la surface du globe aboutit à une survalorisation du présent qui a désynchronisé le rythme de nombreux peuples par rapport à leurs repères traditionnels. Il a donc, paradoxalement, engagé l'humanité dans une guerre des temps d'un genre nouveau.
    Cet essai décrypte ce phénomène sous un angle original, au croisement des questionnements philosophiques, stratégiques et politiques. Il alerte sur l'urgence de reprendre en main la construction du futur, tâche prioritaire du politique, puis avance l'idée d'une nouvelle responsabilité prospective, qui pourrait se substituer au « progrès » et initier un nouveau projet de civilisation, profondément alternatif, permettant d'éviter effondrements ou explosions.
    Ce livre s'inspire ouvertement de plusieurs penseurs qui ont semé les germes de cette idée de responsabilité prospective depuis près d'un siècle, dans différents domaines. Il expose en annexe leurs principales intuitions en ce sens.
    Découvrez un essai qui décrypte le phénomène de la tyrannie du court terme sous un angle original, au croisement des questionnements philosophiques, stratégiques et politiques.
    EXTRAIT
    La nature des activités humaines n'avait aucun rapport avec le devenir du monde. L'homme était redevable de ses actes devant Dieu ou devant la société, mais pas devant le monde lui-même. Les lois de la nature étaient certes écrites en langage mathématique, mais cela n'impliquait aucune responsabilité humaine vis-à-vis de l'état du monde. Ce principe d'une disponibilité de l'avenir au profit de l'humanité est en train de s'effacer ; il devient contre-productif et dangereux dans le monde d'aujourd'hui. Nos choix stratégiques actuels et toutes leurs implications, volontaires et involontaires, influent déjà profondément sur les contours de notre avenir, tant au travers des déchets radioactifs, de la création de nouveaux matériaux et de chimères, de la destruction d'espèces endémiques, du changement climatique, des pollutions de diverses natures. En choisissant un point focal dans l'avenir nous initierons un forçage temporel qui imposera de nous extraire de l'emprise du court terme.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Jean-François Simonin est philosophe, essayiste et conférencier. Professionnel du diagnostic stratégique d'entreprise, il intervient comme consultant dans de nombreux groupes de l'industrie et des hautes technologies. Du même auteur, aux éditions l'Harmattan : Anticiper à l'ère de l'anthropocène, (2016), et dans la série « Clés d'accès au XXIIème siècle », La destruction créatrice, une illusion ravageuse (t. 1, 2016) et De nouveaux matériaux pour de nouveaux futurs (t. 2, 2017).

  • Les communs sont-ils une alternative à la société du tout marché ?
    Entre le privé et le public, nous assistons un peu partout dans le monde à une renaissance des communs. En réalité ils n'ont jamais disparu et on estime que près de deux milliards de personnes appliquent le principe de communs­ pour des biens et services de leur vie quotidienne. Le concept de commun, qui demande la coexistence d'une ressource définie, d'une communauté déterminée et d'un mode de gouvernance collectif, renvoie à la prise de conscience des limites d'une régulation par le marché ou par le public.
    Cette renaissance des communs a été dynamisée par l'apparition des communs informationnels (logiciels libres, Wikipédia, licences Creative Commons...) luttant contre les abus de la propriété intellectuelle, mais aussi grâce à la prise de conscience des dangers de la privatisation du monde et du vivant par les transnationales ou les plus riches, générant conflits, inégalités et destructions écologiques. Elle a aussi été dynamisée par les échecs du tout étatique, à la gestion souvent lourde et bureaucratique.
    À travers dix idées reçues, ce livre interroge les communs et repose la question taboue de la propriété et de l'héritage, donc des rapports de pouvoir. Car toute extension du domaine des communs entraîne la remise en cause des pouvoirs donnés aux propriétaires, qu'ils soient privés ou publics.
    Dans sa partie propositions, cet ouvrage, vulgarisateur et pédagogique, prône la priorité donnée à la valeur d'usage et la mise en place ou l'extension dans nombreux domaines d'une propriété communale, associée non à des individus mais à une collectivité.
    Les communs, alternative à la société du tout marché, réponse à l'offensive néolibérale, dépassement du capitalisme et de l'étatisme, révolution du XXIe siècle ? Ce livre montre que c'est peut-être un peu tout cela.
    Cet ouvrage revient sur la notion fondamentale et taboue de la propriété pour décrypter les rapports de pouvoirs qu'elle sous-tend.
    À PROPOS DES AUTEURS
    Trait d'union entre le mouvement social, le monde politique et le monde intellectuel, le Mouvement Utopia se définit comme une coopérative citoyenne et politique. Il défend ses convictions altermondialistes et écologistes dans une perspective de dépassement du capitalisme et de la logique productiviste.

  • En quoi la langue française est-elle sexiste ?
    La langue n'est pas neutre. Les mots, les symboles, les règles qui régissent son usage marquent nos esprits et rejaillissent sur nos actes, sur nos manières d'être au monde et de le penser. Ce livre a pour but de faire connaitre l'histoire de la construction et les pratiques actuelles d'une langue qui, par sa structure patriarcale et par le (bien nommé) genre grammatical, se révèle bel et bien sexiste. Il propose d'aller plus loin que les timides réformes récentes et d'exprimer ce que voudrait dire le féminisme par les mots et la grammaire.
    Si l'on aborde cette question sous un angle féministe, on peut dire que notre langage est triplement problématique et ce pour une seule raison : il est genré. C'est-à-dire qu'il est imprégné d'une vision dichotomique, naturalisée et hiérarchisée du monde vivant et plus particulièrement du genre humain. Ce faisant, notre langage invisibilise le féminin au profit du masculin et ne permet pas de (se) parler, de (se) penser aisément hors de la dichotomie du genre, de la féminité et de la masculinité, puisqu'il nous impose (du moins en français académique) de rappeler de manière quasi permanente à laquelle des deux « classes » de sexe appartient un être humain.
    S'il est plus que temps de poursuivre l'assaut engagé contre les plus évidents archaïsmes de la langue française, il convient tout autant de lutter contre des pratiques depuis trop longtemps en opposition avec la vision égalitariste et émancipatrice que porte le mouvement féministe. Cela entraîne une critique de la grammaire actuelle et plus particulièrement du genre grammatical.
    Dans cet ouvrage riche de propositions et d'exemples, l'auteur nous montre comment contourner les défauts du français pour en faire une langue moderne.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    J'ai adoré lire Tirons la langue: j'ai aimé l'humilité de l'auteur qui peut tout à fait, dans une démarche citoyenne, donner son avis sans être linguiste. Au contraire, c'est même ce qui lui permet de livrer un raisonnement clair et accessible en 120 pages ! - Blog Bibliolingus
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Davy Borde est épicier, décroissant, (pro)féministe mais n'est ni linguiste, ni académicien. S'il aime cultiver son potager et plus largement se réapproprier des savoirs et savoir-faire avant qu'ils ne se perdent, comme (re)découvrir la richesse de la nature sauvage, il s'est aussi penché sur la question du sexisme de la langue française. Il propose ici le fruit de ses recherches et réflexions ainsi qu'un chemin à suivre pour améliorer cet indispensable outil commun.

  • Alors que de nombreux mouvements citoyens luttent contre le réchauffement climatique, quelles sont les mesures à prendre au niveau politique ?
    Jamais les préoccupations écologiques n'ont été aussi présentes dans les esprits, jamais les déclarations des média, des politiques, des scientifiques et des citoyens n'ont été aussi nombreuses sur ce sujet. Jamais la nécessité d'associer justice sociale et justice climatique n'a été autant partagée.
    Pourtant et paradoxalement, les acteurs partidaires de l'écologie politique semblent peu audibles, voire marginalisés. Quand l'écologie politique avait su, à la fin des années 60, ouvrir de nouveaux horizons avec la critique de la croissance, l'épuisement à venir de nos ressources énergétiques, les dangers du dérèglement climatique et des pollutions, elle bute aujourd'hui sur de nouveaux défis.
    Comment aborder les nouveaux visages de l'hyper capitalisme, épuisant le vivant sous toutes ses formes et déréglant la planète ? Comment se situer par rapport à la technique, aux Civic Tech, au transhumanisme et à l'intelligence artificielle, aux Communs et à l'habitat, à l'éthique animale, à lacollapsologie...? C'est l'objet de ce livre.
    De l'homme augmenté à l'homme jetable, de la réforme de l'entreprise à la crise de la démocratie, de la crise de l'habiter à l'éloge de la lenteur ou du silence, cet essai nous invite à repenser l'écologie politique à l'heure de tous les excès et de tous les dérèglements.
    Au travers d'un essai structuré et fourni, l'auteur présente les différentes politiques écologiques à mener afin d'être à la hauteur des enjeux du XXIe siècle !
    EXTRAIT
    En moins de trois décennies, la notion de développement durable s'est largement imposée. À telle enseigne que ses plus énergiques pourfendeurs se sont progressivement transformés en zélateurs fidèles, faisant montre d'une créativité langagière et conceptuelle étonnante : éco-efficience, croissance durable ou soutenable, croissance verte, investissement socialement responsable, emploi durable, notation environnementale, système de management environnemental...
    Partout, y compris désormais dans le monde entrepreneurial, s'exprime la volonté de changer les modes de production et de consommation, de promouvoir un développement économique qui ne porte pas atteinte à l'environnement.
    Mais alors qu'il s'agissait pour beaucoup, au départ, d'une analyse inconciliable avec le modèle de développement économique dominant, hérité du XIXe siècle, son acceptabilité puis sa récupération par une large couche des décideurs économiques ou politiques suscite aujourd'hui de nombreuses controverses. À force de pragmatisme ou de volonté réformiste, les propositions de l'écologie politique n'ont-elles pas perdu leur charge critique en étant consciencieusement « digérées » par la plasticité du système ?
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Alain Coulombel est agrégé d'économie et gestion, membre du conseil de surveillance de la Fondation de l'Ecologie Politique. Après avoir été conseiller régional, il est aujourd'hui membre de la direction d'EELV. Il est l'auteur de L'entreprise et le temps, Edition L'Harmattan, 2011.

  • Femen ; manifeste

    Collectif

    Le premier ouvrage écrit par les Femen !
    Après avoir suscité beaucoup de commentaires, souvent approximatifs ou superficiels, les Femen ont décidé d'exposer les idées et les motivations qui sous-tendent leur engagement. C'est l'objet de ce Manifeste, premier ouvrage écrit par l'équipe internationale du désormais célèbre collectif féministe.
    Véritable déclaration politique, les mots viennent compléter et renforcer les images qui les ont fait connaître. Par l'originalité et le retentissement de leurs actions, ce groupe de militantes renouvelle l'action féministe et ébranle les fondements de la plus haute et de la plus profonde forme d'oppression que les femmes aient à subir : le système patriarcal.
    Historique, motivations, convictions, manifestations seins nus, sextrémisme, slo gans, cibles principales, les Femen décrivent et analysent dans ce livre les différentes facettes de leurs combats. Par leurs actions courageuses, elles revendiquent l'égalité entre les femmes et les hommes, notamment en demandant à la société de reconsidérer son regard sur le corps féminin. S'il était jusqu'alors le rouage d'un système de domination masculine, les Femen invitent les femmes à se le réapproprier pour en faire leur arme. Si leurs actions sont volontairement provocantes pour être visibles, elles sont toujours pacifiques. En revanche, les réactions de leurs contradicteurs sont souvent violentes, mettant ainsi en lumière ce qu'elles dénoncent.
    « Aucune culture, aucune tradition, aucun milieu social, aucun conte millénaire, aucune loi médiévale ne saurait justifier l'oppression d'un sexe par l'autre et c'est à nous toutes qu'il incombe de renverser ce système ».
    Véritable déclaration politique, les mots de cet ouvrage viennent compléter et renforcer les images qui les ont fait connaître.
    EXTRAIT
    Ne doutez pas qu'un petit groupe de femmes puisse changer le monde. Le mouvement FEMEN est connu internationalement pour ses actions coup de poing, ses face-à-face frondeurs avec les leaders politiques et ses apparitions inattendues qui lui ont valu bon nombre de soutiens, mais aussi de détracteurs. Qu'ils soient ennemis de la démocratie et de la liberté, qu'ils aient essayé de détourner notre pensée, qu'ils aient voulu s'en approprier les mérites ou qu'ils ne l'aient tout simplement pas comprise, c'est pour leur répondre et pour rétablir la vérité que nous avons créé ce document de référence.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Parfois accusées de faire de belles images en rentrant dans les standards de la beauté et en ne retournant pas les clichés, les Femen publient un Manifeste didactique et déterminé, pour se réapproprier leurs luttes, leur histoire, expliquer leurs actions et remettre le féminisme au centre de nos sociétés. - Pam Méliee Sioux, Le Castor Magazine
    À PROPOS DES AUTEURES
    Le collectif Femen, créé en 2008, est un mouvement féministe connu pour ses actions coup de poing menées par des militantes torse nu. Leurs
    manifestations les amènent à se confronter à des dictateurs et à leurs sbires, à des représentants de l'industrie du sexe ou à des prédicateurs religieux. Internationalement connu, le collectif est désormais présent dans de nombreux pays.

  • De quoi le réalisme est-il le nom ?
    Que dit-on exactement au nom du réalisme ? À qui et à quoi sert-il ? Si le réalisme implique un ça va de soi, les auteurs de ce livre démontrent en revanche que le mot, tel qu'il est employé, ne va jamais de soi.
    Autrefois élément de distinction entre pensée de droite et pensée de gauche, le réalisme apparaît aujourd'hui comme un mot-repère traduisant la dilution, recherchée par certains, des clivages traditionnels. Omniprésent depuis quelques décennies, y compris dans les discours dits de gauche, il est devenu une injonction qui témoigne notamment de la dérive du parti socialiste.
    Car le Réalisme est d'abord un mot de pouvoir, au sens où il est une arme de déconsidération massive : le brandir, c'est abolir et anéantir aussitôt toute alternative, tout discours d'opposition ; l'invoquer, c'est renvoyer immédiatement l'autre à ses idéaux, à son utopisme. Le réalisme n'admet pas la réplique. Il est donc aussi une injonction à ne pas concevoir ni à revendiquer la possibilité d'autres mondes, d'autres voies. C'est une assignation à se soumettre, à dire oui au monde tel qu'il est. Ou, désormais, au monde tel qu'il va, dissimulant, sous l'invocation du changement et de l'adaptation nécessaire, la perpétuelle reproduction du statu quo.
    Des années 1930-1940 à Manuel Valls, de Michel Rocard à Emmanuel Macron, cet ouvrage se propose de mieux comprendre les usages qui fondent le pouvoir d'un mot d'ordre, un mot de et du pouvoir.
    Deux spécialistes du langage décryptent les usages et les doctrines issus d'un mot de la vie politique devenu incontournable.
    EXTRAIT
    Apparu au début du XIXe siècle dans le champ de la philosophie pour désigner «l'existence du monde indépendamment de la perception du sujet », le mot
    réalisme est assez récent. Son sens courant (« avoir le sens des réalités et agir en conséquence ») commence, lui, à émerger au milieu du xixe siècle, ce qui correspond globalement au développement du capitalisme lors de la première révolution industrielle.
    À PROPOS DES AUTEURS
    Stéphane Bikialo est Professeur de linguistique et de stylistique contemporaines à l'Université de Poitiers. Il est l'auteur de Le Réel en vitrine. Les mots et les choses à l'ère du conditionnement (à paraître).
    Julien Rault est Maître de conférences en linguistique et stylistique à l'Université de Poitiers. Il est l'auteur de Poétique du point de suspension. Essai sur le signe du latent, Cécile Defaut, 2015.

  • Et si notre civilisation était au bord de l'effondrement ?
    Loin d'être réservée aux scénaristes de science-fiction, cette interrogation est de plus en plus pertinente pour de nombreux chercheurs/euses de tous horizons. Les « crises » financière, économique, écologique, climatique, sociale, démocratique, identitaire, politique... ne sont-elles que des « crises », ou assistons-nous à la fin d'un modèle de société qui s'est étendu à l'ensemble du monde en quelques siècles seulement ?
    Pour autant, que peut signifier ce concept d'effondrement ?
    Devons-nous interpréter l'explosion des inégalités et des tensions sociales comme des signes avant-coureurs d'une nouvelle crise sociale ou comme ceux d'un effondrement civilisationnel, comme ce fut le cas pour l'empire romain ou la civilisation maya ?
    Partant de ces questions, ce livre a pour but d'interroger cette notion, en particulier sous l'angle des ségrégations sociales et spatiales. On en vient alors à considérer l'effondrement comme la conséquence probable d'un monde de plus en plus fragmenté, dans lequel coexistent des personnes renfermées sur leur prospérité derrière des murs sans cesse plus hauts, alors que de l'autre côté toujours plus de populations subissent les conséquences des crises multiples.
    Une fois analysée sous l'angle de leurs responsables, l'amplification annoncée des catastrophes prend un tout autre visage, permettant à l'auteur de poser les bases d'un nouveau système plus juste et plus durable.
    Avec lucidité, l'auteur décrypte les différentes crises qui affectent notre monde et pose un diagnostic chargé d'espoir.
    EXTRAIT
    Selon le vocable suivi par la majorité des médias et des économistes, nous sommes depuis plusieurs années dans une situation de « crise ». Cette dernière serait non seulement financière et économique mais également écologique, sociale, politique, identitaire, etc. Pourtant, ce que traversent nos sociétés est beaucoup plus profond. Alors que le concept de crise suppose un retour à la « normale », notre civilisation industrielle capitaliste est à bout de souffle, étouffée par ses contradictions internes ainsi que par des limites écologiques toujours plus préoccupantes. D'où l'émergence d'un concept de plus en plus récurrent pour désigner la situation actuelle, celui d'effondrement.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Renaud Duterme est licencié en sciences du développement et de la population de l'Université Libre de Bruxelles. Il enseigne la géographie en Belgique et est membre actif du CADTM (Comité pour l'annulation de la dette du tiers monde). Il est l'auteur de Rwanda, une histoire volée, éditions Tribord, 2013 et co-auteur avec Éric De Ruest de La dette cachée de l'économie, Les Liens qui Libèrent, 2014.

  • Besoin, plaisir, créatrice de pratiques et de liens sociaux... L'alimentation est au coeur de nos modes de vie individuels et collectifs.
    À travers la dénonciation de dix-sept idées reçues sur l'agriculture et l'alimentation, ce livre décrypte les objectifs qui se cachent derrière ces affirmations apparemment de bon sens. Il analyse cinquante ans de « révolution verte » et dénonce la suprématie actuelle de l'industrie agro-alimentaire. Il pointe ses conséquences sur le monde paysan, au Nord comme au Sud, ainsi que sur notre alimentation, son goût et ses impacts sur notre santé.
    Après avoir déconstruit ces idées reçues, ce livre invite à aller plus loin.
    En s'appuyant sur des travaux et des études de spécialistes et de chercheurs de l'agriculture et de l'alimentation, il propose seize principales mesures ou orientations pour combattre ce double fléau incarné par les souffrances de la faim au Sud et, au Nord, par la montée de l'obésité et des maladies dues à une mauvaise alimentation.
    Cet ouvrage volontairement synthétique fournit tous les outils nécessaires à celles et ceux qui veulent changer notre mode de production et d'alimentation.
    EXTRAIT
    Pourquoi avoir choisi ce thème de l'alimentation ?
    Parce que c'est le premier des besoins naturels des êtres humains, mais aussi parce qu'il s'agit de pratiques culturelles essentielles de nos sociétés. Besoin, plaisir, créatrice de liens sociaux... L'alimentation est au coeur de nos modes de vie individuels et collectifs. Mais nous constatons que ce bien commun qui, il y a peu de temps encore, occupait une grande partie de nos populations, constituait un lieu majeur où la démocratie devrait s'exercer et le politique décider en fonction de l'intérêt collectif et de la protection de l'environnement, ce bien commun a été capté par des intérêts privés. Aujourd'hui, les transnationales de l'agroalimentaire, les puissants groupes semenciers et les fabricants de pesticides décident de qui doit manger quoi.
    À PROPOS DES AUTEURS
    Trait d'union entre le mouvement social, le monde politique et le monde intellectuel, le Mouvement Utopia se définit comme une coopérative
    citoyenne et politique. Il défend ses convictions altermondialistes et écologistes dans une perspective de dépassement du capitalisme et de la logique productiviste.

  • Et si on réinventait la politique du XXIe siècle « avec » l'aide d'Hannah Arendt ?
    La condition humaine se limite-t-elle aux chaines, de moins en moins dorées, du travail et de la consommation ? Quelles forces sans contrôle ont déchaîné l'action de l'homme sur la nature ? Savons nous encore distinguer les domaines privé et public ? Comment développer - ou retrouver- notre capacité à « rénover et remettre en place le monde »? Existe-t-il encore aujourd'hui des risques de totalitarisme ? Où se situent-ils ? Comment s'appuyer sur la distinction faite par Hannah Arendt entre le travail (nécessité), l'oeuvre (utilité) et l'action (pluralité) pour nous aiderà développer notre capacité à penser et juger par nous-mêmes ?
    Cet ouvrage s'adresse à ceux qui en ont assez de la politique cantonnée au pouvoir et à la gestion des intérêts privés. C'est aussi un premier accès à l'oeuvre d'une femme beaucoup citée mais peu lue, hors des milieux universitaires. On y découvre, à travers ses oeuvres majeures, l'itinéraire d'une pensée politique d'une liberté et d'une audace sans pareil. Une bibliographie guide la lecture des ouvrages publiés en français et en anglais et des repères biographiques permettent de situer l'oeuvre dans la vie et l'époque d'Hannah Arendt.
    L'auteur retrace et réactualise l'itinéraire d'une pensée politique incontournable du XXe siècle.
    EXTRAIT
    Existe-t-il encore aujourd'hui des risques de totalitarisme ? Où se situent-ils ? Quelles formes prennent-ils ? Comment y faire face ? Comment puiser dans les possibilités et les risques de l'action humaine les conditions du politique et retrouver le chemin du vivre ensemble ?
    La condition humaine se limite-t-elle aux chaînes, de moins en moins dorées, du travail et de la consommation ? Comment construire un monde durable où
    naissent et vivent hommes et femmes dans toute leur pluralité ?
    Savons nous encore distinguer les domaines privé et public ? Qu'est ce que le « social » ?
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Thierry Ternisien d'Ourneville est ingénieur et physicien de formation. En parallèle à sa vie professionnelle (chercheur dans le domaine des circuits intégrés, responsable ressources humaines) il s'est passionné pour l'oeuvre de Hannah Arendt. Il a créé et anime deux blogs consacrés à l'actualité de sa pensée.

  • De quoi la mondialisation est-elle le nom ?
    Comment ne pas voir que toutes les « crises » économiques, environnementales et démocratiques, ainsi que les dérives identitaires - du terrorisme à l'extrême droite -, ne sont que le résultat d'un seul et même processus : celui de la mondialisation et de la financiarisation de l'économie, provoquant un désastre économique, social, culturel et verrouillant l'ordre international ?
    Partout dans le monde, les luttes sociales se heurtent au libre échange, au chantage à la délocalisation et à la fuite des capitaux. En l'absence de perspective de sortie « par la gauche » de cet engrenage, les nombreuses victimes de cette mondialisation se résignent ou choisissent la stratégie du pire.
    Pour ne pas sombrer petit à petit dans le chaos et redonner de l'espoir, sans pour autant défendre un capitalisme national, il faut mettre en oeuvre un projet de rupture qui repose sur trois piliers : la démondialisation pour rompre avec le capitalisme, la décroissance pour répondre aux crises environnementales et la coopération internationale pour renouer avec l'idée de justice sociale au sens le plus global.
    Ce livre contribue à engager une nouvelle bataille des idées pour lutter contre l'extrême droite et le terrorisme, mais aussi pour combattre le fatalisme qui conduit à la soumission, à l'abstention et au désengagement. Il vise également à dépasser le débat opposant à gauche nation et internationalisme.
    Un livre fort qui ouvre la voie d'une alternative progressiste face au piège de la mondialisation néolibérale.
    EXTRAIT
    On entend souvent dire que la chute du mur de Berlin, le 16 novembre 1989, a sonné la victoire totale du libéralisme. Avec du recul, on peut penser que ce n'est pas le cas. S'il fallait célébrer le véritable triomphe du capitalisme néolibéral, la date à retenir serait le 13 juillet 2015. Ce jour-là, le gouvernement grec de gauche radicale, démocratiquement élu, renonçait à mettre en oeuvre son programme et se pliait aux injonctions de l'Union européenne et des marchés financiers. Alors que la coalition Syriza avait remporté, en janvier 2015, les élections législatives en promettant de combattre et de vaincre l'austérité, l'ordre néolibéral faisait plier la Grèce et rayait d'un trait de plume le résultat des urnes, semblant donner raison à titre posthume à l'ancienne Premier ministre britannique, Margaret Thatcher : il n'y aurait plus d'alternative au règne du marché.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Aurélien Bernier est essayiste et conférencier. Il collabore régulièrement au Monde Diplomatique.
    Ses dernières publications : Désobéissons à l'Union européenne (Mille et une nuits, 2011), Comment la mondialisation a tué l'écologie (Mille et une nuits, 2012), La gauche radicale et ses tabous (Seuil, 2014).

  • Inégalités, austérité, chômage... sont-ils vraiment une fatalité ?
    Ce sont plutôt les conséquences logiques des politiques néolibérales mises en oeuvre depuis maintenant plus de trente-cinq ans. À partir d'un travail idéologique d'économistes ultra-libéraux au milieu du XXe siècle, relayé politiquement par R. Reagan, M. Tatcher et la Communauté Economique Européenne, va se déclencher un peu partout dans le monde un mouvement d'ampleur que l'on peut qualifier de coup d'état larvé.
    Cet ouvrage explique comment le fondamentalisme marchand, ou néolibéralisme, se met progressivement en place créant une nouvelle classe de travailleurs pauvres et précaires et fractionnant ainsi la société en deux. Ne profitant qu'à une élite fortunée, ces politiques provoquent des réactions sectaires ou identitaires, allant jusqu'à mettre en danger l'esprit de la République et la démocratie. Mais en ne voulant traiter que les symptômes plutôt que la maladie, on colmate éventuellement les brèches sans rien résoudre, tout en se condamnant à l'austérité. La lutte contre la pauvreté est vaine si on ne s'attaque pas aux inégalités.
    Ce livre, concis et à vocation pédagogique, donne les pistes d'une résistance qui doit s'organiser lucidement et avec détermination. Après avoir dénoncé les fausses solutions qui hélas sont celles que proposent actuellement la plupart des gouvernements, il met en avant sept principales propositions pour répondre au tryptique mortifère constitué par les inégalités, l'austérité et le chômage de masse.
    Un petit livre fort et engagé qui montre avec des mots simples l'essouflement d'un système et propose une voie meilleure.
    EXTRAIT
    Les banques centrales s'apparentent à des médecins qui prescrivent toutes les médications possibles pour guérir leurs patients des symptômes et non des causes de la maladie.
    Et si nous recherchions plutôt les causes ? Vous ne réduirez pas la courbe du chômage parce que vous faites semblant de vouloir le faire : vous utilisez du sparadrap et du fil de fer quand il faudrait de la chirurgie et des points de suture.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Juriste de formation, Jean-Jacques Gury a travaillé pour une filiale financière d'un groupe international d'assurance, notamment à l'Inspection Générale à la cellule anti-blanchiment d'argent du Ministère des Finances. Proche du Collectif Roosevelt, membre d' ATTAC, Jean-Jacques Gury est administrateur du Groupe de Réflexion et d' Action Métropolitaines (GRAM Métropoles Lyon).
    Interrogateur de systèmes, il a l'art de les décortiquer pour en simplifier l'approche dans une pédagogie captivante.

  • Un ouvrage nécessaire qui éclaire et alimente le débat sur l'idée du revenu inconditionnel.
    L'idée d'instaurer un revenu inconditionnel réapparaît régulièrement dans le débat public français. Lors de la dernière campagne présidentielle, plusieurs personnalités politiques ont évoqué cette idée encore trop méconnue du grand public. Pour un revenu sans conditions reprend, en la complétant substantiellement et en l'actualisant, une partie de l'argumentation de l'ouvrage du même auteur, Un revenu pour tous, aujourd'hui épuisé.
    Ce livre se donne pour objectif d'éclairer et d'alimenter le débat en traitant la plupart des questions que le revenu inconditionnel soulève. Comment le financer ? Qui voudra encore travailler ? Faut-il craindre une immigration massive ?... Autant de questions techniques qui appellent des réponses économiques, juridiques et sociologiques. Cet ouvrage n'élude pas le problème du caractère supposé utopique d'un tel projet. Peut-on raisonnablement en envisager une mise en oeuvre prochaine ? Au-delà de ces questions, c'est aussi celle de la justice sociale qui est traitée. Est-il juste de verser un revenu sans condition ni contrepartie ? Peut-on être payé à ne rien faire ? Le revenu inconditionnel est alors questionné et comparé à d'autres projets de transformation sociale, alternatifs ou complémentaires : monnaies locales, salaire à vie, droit opposable à l'emploi, etc. La dernière partie de l'ouvrage recense une multitude de petits pas qui nous permettraient de nous rapprocher d'un revenu inconditionnel : droit au temps libre, développement de l'économie sociale et solidaire, multiplication des espaces de gratuité, etc.
    Une analyse en prodonfeur des changements sociétaux impliqués par la mise en place du revenu universel.
    EXTRAIT
    En France, aujourd'hui, on compte plus de quatre millions de pauvres, et même plus de huit millions si l'on change de mode d'évaluation de la pauvreté. Cela signifie que, parmi nous, plus de huit millions de personnes vivent avec un niveau de vie inférieur à 950 euros par mois, et que plus de quatre millions doivent composer avec un niveau de vie inférieur à 800 euros. Quatre millions, huit millions, et ces chiffres ne cessent d'augmenter depuis le début des années 2000...
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Baptiste Mylondo est l'auteur de Des caddies et des hommes (La Dispute, 2005), Ne pas perdre sa vie à la gagner : pour un revenu de citoyenneté (Homnisphères, 2008), Un revenu pour tous (Éditions Utopia 2010).

  • Un ouvrage fort et engagé qui plaide pour une entrée véritable dans la décroissance si souvent évoquée.
    Le mouvement de la décroissance se doit d'entrer dans une nouvelle phase.
    Il ne suffit plus de dénoncer l'impasse de la croissance, d'annoncer la catastrophe qui vient, de prophétiser tel ou tel effondrement.
    Entre le rejet du monde d'hier et le projet de celui de demain, c'est d'un trajet dont nous avons besoin, pour ici et maintenant. Mais est-ce suffisant de définir la décroissance comme un trajet? Et pour ce faire, quels rapports les décroissants doivent-ils entretenir avec le/la/les politiques ?
    Les initiatives concrètes et les expérimentations sont-elles suffisantes pour constituer les pièces éparpillées d'un gigantesque puzzle qui préfigurerait le monde convivial et serein de demain ? Ne risque-t-on pas de se disperser et de s'égarer dans des mondes parallèles faits d'expérimentations minoritaires tout à la fois compatibles et tolérées par le système dominant ?
    La juste critique du gaspillage ne risque-t-elle pas de dériver vers une injuste et indécente défense de la pénurie ? La simplicité volontaire est-elle un ascétisme qui n'ose pas dire son nom ?
    Ce livre défend une pédagogie de la décroissance qui consiste, non pas à comprendre avant de faire, mais à faire en s'interrogeant. Car on ne peut avoir raison contre tous. Les minorités, fussent-elles les plus cohérentes, dans leur Faire, leur Agir et leur Penser, doivent finir par affronter l'épreuve politique de la majorité. C'est un autre trajet auquel la décroissance ne peut se soustraire.
    La décroissance est le nom politique qui désigne la transition d'une société de croissance à une société d'a-croissance. Ce livre prétend explorer ce que le « dé » de la « décroissance » peut apporter à cette hypothèse politique.
    Cet ouvrage s'adresse aux décroissants et plus largement à tous ceux que ce mot, cette philosophie ou ce mouvement, interpellent.
    EXTRAIT
    Aujourd'hui, beaucoup de décroissants sont engagés, individuellement ou collectivement, dans de multiples expérimentations minoritaires, dans des « alternatives concrètes », dont ils peuvent tirer la « théorie de la pratique ». N'est-il pas temps alors de passer des défenses générales en faveur de LA décroissance à des argumentations plus particulières, et de traduire la maturité politique de la décroissance par des études dirigées vers une thématique précise ?
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Michel Lepesant habite dans la Drôme (où il tire un revenu d'existence de l'enseignement de la philosophie), il est à l'origine de plusieurs projets d'alternatives concrètes : une amap, une association de producteurs-consommateurs, et surtout il est l'un des trois co-fondateurs d'une monnaie locale complémentaire, la Mesure. Il se définit comme un « décroissant » et anime le Mouvement des objecteurs de croissance (le MOC).
    Il vient de coordonner deux ouvrages collectifs. Notre décroissance n'est pas de droite (chez Golias, novembre 2012) et L'antiproductivisme. Un défi pour la gauche ? (Parangon, mai 2013).

  • Pourquoi le vote Front national ne révolte-t-il plus ?
    On a tous vu ou entendu ces citoyens en colère expliquant qu'ils ont été déçus par la droite et par la gauche et qui disent : « Pourquoi ne pas essayer le Front national » ?
    Mais qu'est véritablement le Front national ? Comment les idées de ce parti ont-elles réussi à infiltrer progressivement des esprits qui, pour la plupart, ne se disent pourtant ni d'extrême droite ni fascisants ? Pourquoi depuis plus de quarante ans n'arrive-t-on pas à le contrer efficacement ? Quel est le véritable ADN de ce parti qui se prétend respectable ?
    On ne peut pas comprendre les succès du FN sans étudier la société, la culture, l'histoire dont il se nourrit. Notre société, notre culture, notre histoire. Peut-on combattre le FN en parlant comme lui, en posant les mêmes questions que lui, en acceptant les concepts et le champ d'évaluation où il se situe : « identité », « Français de souche », « diabolisation », « communautarisme », « assimilation », « populisme »...? Ce vocabulaire hélas devenu le nôtre.
    Il nous faut aussi comprendre comment l'obsession ethnique de ce parti structure, aujourd'hui comme hier, toute sa pensée, son imaginaire, ses pratiques, ses penchants clairement autoritaires et sa volonté d'instituer des discriminations partout.
    Une fois élargi le regard et dissipé ce théâtre d'ombres, apparaît une formation politique beaucoup moins anodine qu'on ne le dit, qui n'a pas rompu avec les héritages les plus inquiétants de notre histoire contemporaine.
    Ce livre richement documenté et passionnant nous éclaire sur les dangers que représente la tentation du vote frontiste, et nous montre surtout comment l'éviter.
    EXTRAIT
    Depuis 2012, les scores électoraux du Front national sont impressionnants. C'est probablement le fait politique majeur en France ces dernières années. Marine Le Pen obtient près de 18 % de voix au premier tour des présidentielles en avril 2012. En mars 2014, son mouvement conquiert une dizaine de mairies, dont Hénin-Beaumont au premier tour. Ensuite se produit le « séisme » des européennes où le Front national se retrouve en tête avec presque 25 % des voix et 24 députés élus au Parlement européen (contre 6,34 % de voix et 3 députés en 2009). Puis deux élus entrent au Sénat en septembre 2014. Aux départementales de mars 2015, le parti de Marine Le Pen réalise de nouveau un score d'environ 25 % des voix au premier tour et fait élire au final 62 conseillers départementaux. Il n'obtient pas les présidences de département qu'il espérait et beaucoup, dont le Premier ministre, ont exprimé un certain soulagement (« Battu mais content » titre le journal Libération le lendemain). Mais cela prouve surtout que l'on s'est habitué à ces chiffres extrêmement élevés, au point de considérer comme un quasi-échec l'obtention d'un score qui, il y a quelques années, nous aurait épouvantés.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    André Koulberg, après avoir consacré de nombreuses années à l'enseignement de la philosophie, est aujourd'hui l'un des animateurs de l'Université populaire du Pays d'Aix. Il est l'auteur en 1989 du livre L'affaire du voile islamique (Ed. Fenêtre sur cour).

  • Paul Ariès livre une théorie à contre-courant et pourtant réaliste : les plus écolos ne sont pas ceux que l'on croit !
    Ce livre est d'abord un coup de gueule contre l'idée selon laquelle il n'y aurait rien de bon à attendre des milieux populaires au regard de la situation écologique.
    Les élites auraient donc raison : « Salauds de pauvres qui consommez si mal ! ». Ce discours discriminant est susceptible de contaminer ceux qui à gauche se disent les plus conscients des enjeux planétaires et sociaux. Pourtant tous les indicateurs prouvent que les milieux populaires ont un meilleur bilan carbone, une meilleure empreinte écologique que les milieux aisés, y compris quand ces derniers ont des pratiques « écolos ».
    Iconoclaste, Paul Ariès invite à relativiser les thèses de Veblen et de Bourdieu sur l'imitation par les milieux populaires des modes de vie des riches. Certes, « les riches détruisent la planète », mais l'auteur démontre que les gens ordinaires, les « gens du commun », ne sont pas des riches auxquels il ne manquerait que du capital économique, social, culturel et symbolique.
    Sans succomber à un nouvel angélisme au regard des consommateurs populaires, car il reste encore beaucoup à faire, l'auteur invite à renouer avec toute une tradition historiographique, littéraire, cinématographique qui autrefois valorisait bien davantage le peuple.
    Ce livre est également un cri d'espoir, car en entretenant d'autres rapports à la vie, au travail, à la consommation, à la propriété lucrative, au temps... Les gens du commun, non pas ceux d'ailleurs ou d'autrefois, ne pourraient-ils pas être les principaux acteurs de la transition écologique, et par là même contribuer à « sauver la planète » ?
    Avec cet ouvrage richement documenté, l'auteur démontre que la préservation de la planète ne dépend pas seulement d'un changement venu d'en haut.
    EXTRAIT
    Tous les indicateurs prouvent que les milieux populaires ont un bien meilleur « budget carbone », une bien meilleure « empreinte écologique », un bien plus faible écart par rapport à la « bio-capacité disponible », un bien meilleur indice « planète vivante » (concernant l'impact des activités sur la biodiversité), un « jour de dépassement de la capacité régénératrice de la planète » plus tardif, une moindre emprise sur la « déplétion » des stocks non renouvelables en raison d'une moindre utilisation de la voiture et de l'avion mais aussi parce qu'ils font durer plus longtemps leurs biens d'équipements. Bref, par rapport à l'objectif d'émettre quatre fois moins de GES (Gaz à effet de serre) par rapport à 1990, si les riches ont « tout faux », les milieux populaires font déjà bien mieux.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Paul Ariès, politologue, rédacteur en chef du mensuel les Zindigné(e)s (ex-le Sarkophage), est aussi délégué général de l'Observatoire international de la gratuité et co-organisateur de nombreux forums nationaux ou internationaux avec des villes ou des associations comme Emmaüs, ATTAC, CADTM, etc.
    Il est l'auteur d'une quarantaine d'ouvrages.

  • Sommes nous vraiment en démocratie ?
    Sommes nous vraiment en démocratie ? Formellement, pour la plupart des pays économiquement développés dont la France, on peut répondre oui. Liberté d'association, d'information, votations...sont inscrites dans notre constitution et les séquences électorales rythment notre vie politique. Mais qu'en est-il de la démocratie réelle, vivante, participative, de ce fameux pouvoir du peuple, par le peuple, pour le peuple ?
    L'objet de ce livre est d'analyser l'état actuel de notre démocratie en France et de proposer des solutions pour construire un nouvel âge démocratique.
    A travers une réflexion politique alternative, découvrez une analyse de l'état actuel de la démocratie en France qui propose des solutions pour construire un nouvel âge démocratique.
    EXTRAIT
    Jamais la crise démocratique n'a été plus forte qu'en ce début de xxie siècle. Avec les questions sociales et écologiques, elle menace notre capacité de vivre ensemble et fracture nos sociétés. Notre « démocratie » est plus délégataire que représentative, purement compétitive et nullement coopérative. Le vote est de moins en moins reconnu comme un moyen d'expression de la vie politique et l'abstention dépasse dans beaucoup d'élections les 50 %, rendant les élus certes légaux mais peu légitimes pour nous représenter. Heureusement nous ne sommes ni dans une dictature ni dans un régime de droit divin, mais ne serions-nous pas dans un régime que nous pourrions qualifier d'oligarchie libérale ?
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Trait d'union entre le mouvement social, le monde politique et le monde intellectuel, le Mouvement Utopia est une coopérative politique d'éducation populaire qui vise à élaborer un projet de société solidaire et convivial, écologiquement soutenable, dont l'objectif est le Buen Vivir. Utopia défend ses convictions écologiques et altermondialistes dans une perspective de dépassement du capitalisme et de la logique productiviste.

  • Cet ouvrage propose des solutions concrètes pour parvenir à une société plus juste et respectueuse de l'environnement.
    Depuis le début des années 2000 a émergé un nouveau mouvement de pensée autour du slogan provocateur « Décroissance ». À travers la critique radicale de la société de croissance et de son impasse, cet OVNI politique a su enrichir les débats et les discussions.
    Les réflexions du Parti pour la Décroissance, partie prenante de ce mouvement, ont débouché sur une proposition appelée Dotation Inconditionnelle d'Autonomie (DIA), couplée à un Revenu Maximum Acceptable.
    Ce manifeste pour une DIA part des origines de la Décroissance et propose des pistes, des réflexions susceptibles d'initier une transition sereine et démocratique vers des sociétés écologiquement soutenables et socialement justes. Il représente en cela un projet de Décroissance.
    Un ouvrage incontournable pour faire de la politique autrement !
    EXTRAIT
    « C'est la crise ! ». Depuis les années 1970, la « crise » est régulièrement au centre de toutes les politiques et de tous les discours médiatiques. Comme si une crise pouvait durer aussi longtemps. Comme si ce qui se passe depuis cette période pouvait vraiment s'appeler « crise ». Le terme « crise » n'est-il pas savamment employé pour faire croire à un phénomène naturel auquel nous serions entièrement soumis ? Cette dénomination permet d'occulter les causes réelles, les responsabilités de ceux qui les ont provoquées et même d'en appeler à ces derniers pour nous en protéger et pour nous en sortir. Les caractères naturel et occultant du mot « crise » sous-entendent respectivement que nous ne contrôlons pas cette calamité et que nous n'avons rien d'autre à faire que de nous en protéger, puisque cette protection consiste à « nous adapter aux marchés » (autre phénomène soi-disant naturel !), « à accepter de devenir plus compétitif » ou « à admettre les nécessaires réformes ».
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    La condition pour réussir cette transformation radicale de l'économie est "une forte adhésion de tous et une participation à cette volonté de changement". Pour le moins... Mais il faut bien commencer un jour, et ce petit livre stimulant y contribue incontestablement. - Hervé Kempf, Le Monde
    À PROPOS DES AUTEURS
    Les auteurs de cet ouvrage sont des objecteurs de croissance qui participent depuis 2008 à la construction du mouvement politique de la Décroissance à travers la relance du Parti Pour La Décroissance (PPLD) en 2008, la campagne Europe-Décroissance 2009, la création de l'AdOC, des luttes unitaires dans une logique de convergence, les Campagnes Décroissance 2012, etc.
    Leur ambition : faire de la politique autrement afin de diffuser les idées de la Décroissance pour dénoncer les méfaits du système croissanciste et médiatique afin de promouvoir et construire une transition sereine et démocratique vers de nouveaux modèles de sociétés soutenables et souhaitables.
    - Vincent Liegey, doctorant sur la Décroissance à l'université d'économie de Budapest (porte-parole du PPLD depuis janvier 2008).
    - Stéphane Madelaine, professeur de Sciences Industrielles pour l'Ingénieur en Classes Préparatoires aux Grandes Écoles (membre du conseil national du PPLD).
    - Christophe Ondet, gestionnaire de collège (ancien secrétaire national du PPLD).
    - Anne-Isabelle Veillot, auxiliaire de vie scolaire

  • Les auteurs posent la question incontournable de la transition énergétique en France, pays le plus nucléarisé au monde.
    Énergie du futur ou du passé ? Est-elle une énergie comme une autre ? Les risques d'accidents majeurs, la gestion des déchets, la prolifération par le civil du nucléaire militaire, sont-ils maîtrisés? Les peurs que cette technologie entraîne sont-elles irrationnelles ? Cette énergie est-elle incontournable dans la lutte contre le changement climatique, pour notre indépendance énergétique, pour nous permettre d'avoir une énergie abondante et bon marché? La science apportera-t-elle un jour les solutions à l'ensemble des problèmes posés ? Notre filière nucléaire est-elle performante techniquement et économiquement ? Son fonctionnement est-il démocratique ? Et sommes-nous en France si dépendant du nucléaire qu'il est impossible de s'en passer?
    À travers l'analyse de douze idées reçues et de différents scénarios de sortie du nucléaire, ce livre a pour vocation de dresser un panorama simple mais précis, en s'appuyant sur les travaux de chercheurs indépendants, d'intellectuels et de politiques. Il a pour objet de favoriser les prises de décisions politiques qui ne pourront plus se faire à l'insu des citoyens.
    Un livre militant et citoyen à mettre (d'urgence) entre toutes les mains !
    EXTRAIT
    Pourquoi la question du nucléaire fait-elle l'objet d'une véritable confiscation par les politiques au pouvoir alors qu'elle est en même temps source de débats passionnés dans la société civile française ? Pourquoi ce refus d'expression démocratique depuis maintenant 40 ans ? Le nucléaire se limiterait-il à un seul problème technique ne relevant que de la compétence d'expertset d'un domaine réservé au Corps des Mines, ou s'agirait-il d'un sujet de société concernant l'ensemble des citoyens ?
    À PROPOS DES AUTEURS
    Trait d'union entre le mouvement social, le monde politique et le monde intellectuel, le Mouvement Utopia se définit comme une coopérative citoyenne et politique. Il défend ses convictions altermondialistes et écologistes dans une perspective de dépassement du capitalisme et de la logique productiviste.

  • L'auteur démontre la continuité d'un système d'asservissement injuste et propose des pistes pour le dépasser.
    L'extractivisme, ce pillage des ressources naturelles de la planète par la force, a donné à l'Europe puis aux USA les moyens de dominer le monde.
    Depuis la disparition des colonies, la dette illégitime, nouvelle violence imposée aux pays dits «en développement», a permis d'assurer la continuité du pillage. Cette dette a amplifié le système extractiviste, initialement appliqué aux produits fossiles et agricoles, en l'étendant aux ressources financières du Sud puis aujourd'hui du Nord. Elle impose le remboursement par les populations de dettes dont elles ne sont pas responsables mais victimes.
    Dette et extractivisme, intimement liés, sont facteurs d'injustice, de corruption, et de violences sociales et environnementales. Ce «duo destructeur» est aussi à l'origine du dérèglement climatique.
    Des alternatives pour créer une société post-extractiviste soucieuse des peuples et du climat existent. L'audit et l'annulation des dettes illégitimes, la réduction des inégalités, la fin du pillage extractiviste sont quelques-uns des combats citoyens essentiels proposés dans ce livre.
    Un livre fort pour dénoncer le pillage des pays du Sud par les pays du Nord à travers le remboursement imposé de dettes illégitimes.
    EXTRAIT
    L'analyse du système-dette, de l'extractivisme et de leur interdépendance nous semble essentielle pour comprendre le fonctionnement de la « Mégamachine2 ». L'extractivisme est une course au trésor dans laquelle les plus forts ne reculent devant aucune violence pour s'accaparer les communs que sont les ressources naturelles de la planète. Il y a quelques siècles, quand il n'y avait que la force humaine pour creuser des puits de mines, se saisir de l'or ou faire pousser le coton, la canne à sucre ou le tabac, les armateurs et les colons utilisaient des esclaves soumis par le fouet et les armes à feu. En 2013, ce sont des « esclaves énergétiques » pétrolivores qui sont utilisés pour extraire des métaux, du pétrole ou du charbon, tandis que d'autres transforment les forêts en déserts verts de soja ou de palmiers à huile.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Nicolas Sersiron, est président du CADTM France, Comité pour l'Annulation de la Dette du Tiers Monde. Fondé en 1990, le CADTM est un réseau international présent en Europe, en Afrique, en Amérique latine et en Asie. Son travail principal est l'élaboration d'alternatives radicales visant la satisfaction universelle des besoins, des libertés et des droits humains fondamentaux.

  • Le buen vivir

    Alberto Acosta

    Le « Buen Vivir » (« vie bonne » ou « bien vivre ») : un principe central de la vision du monde des peuples indigènes de la région andine.
    Véritable philosophie de vie, il est compris comme le vivre ensemble dans la diversité et l'harmonie avec la nature, pour reprendre les mots du préambule de la Constitution équatorienne.
    Ce concept alternatif à l'idéologie du développement se répand peu à peu en Amérique latine et trouve un écho de plus en plus large au sein des cercles de réflexion dans les pays occidentaux.
    À vocation universaliste, il pose les bases d'une relation harmonieuse entre l'homme et la nature, en rupture avec la dégradation engendrée par le modèle économique fondé sur la consommation et la croissance. Il développe une démocratie d'un type nouveau qui, en plus de prendre en compte les générations futures, intègre des segments historiquement exclus de la population: les femmes, les immigrés, les habitants des quartiers populaires...
    Dans ce livre, Alberto Acosta présente le Buen vivir comme une alternative à la folie de l'accumulation infinie de richesses matérielles qui a tout dévoré sur son passage, les humains comme la nature. Ce qui implique une volonté politique inflexible, qu'il ne faut jamais considérer comme acquise, comme Alberto Acosta a pu en faire l'expérience.
    Dans le premier livre en français sur cette pensée pionnière, l'économiste équatorien propose une voie alternative aux politiques capitalistes individualistes.
    EXTRAIT
    Au cours des dernières décennies, ont fleuri en Amérique Latine de nombreuses propositions radicales, portant en germe une transformation civilisationnelle. Les mobilisations et les soulèvements populaires, particulièrement ceux des peuples indigènes d'Équateur et de Bolivie, apparaissent comme le creuset de longs processus historiques, culturels et sociaux qui forment la base du Buen Vivir (Sumak Kawsay en quechua et Suma Qamaña en aymara). Ces propositions révolutionnaires ont gagné en vigueur lors des débats constituants de ces pays andins, et sont reflétées dans leurs constitutions sans pour autant se retrouver encore dans leurs politiques concrètes.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Alberto Acosta, équatorien, est économiste, enseignant chercheur et l'un des premiers théoriciens du « Buen Vivir ». Il fut président de l'Assemblée nationale constituante équatorienne, ministre de l'Energie et des Mines et un acteur de premier plan du processus révolutionnaire en Equateur.
    Il a été candidat à la présidence de la république pour l'Unité plurinationale des gauches en 2013, mouvement politique équatorien de tendance indigène et anti-capitaliste. Intellectuel de Gauche, proche du mouvement altermondialiste, Alberto Acosta est l'un des penseurs des révolutions citoyennes d'Amérique latine.

  • Un livre criant d'actualité pour dénoncer les politiques d'immigration dévastatrices et inhumaines.
    À travers la dénonciation de quinze idées reçues, ce livre démontre que la politique de l'immigration, qui s'illustre à travers la question des sans-papiers, est inefficace socialement et économiquement, même par rapport aux propres objectifs qu'elle s'est fixés.
    En s'appuyant sur les travaux de chercheurs et d'intellectuels, sur les études des associations et sur le rapport 2009 du PNUD, ce livre prouve que cette politique de l'immigration est contraire à l'intérêt de notre pays et plus généralement à celui du monde.
    La liberté de circulation est une pratique ancestrale et un droit fondamental.
    Vouloir s'y opposer constitue une régression mais aussi une aberration. Il est plus que temps, au-delà de la légitime indignation morale, d'amplifier le combat idéologique en dénonçant, avec rigueur et méthode, les idées reçues sur l'immigration.
    Outil indispensable à l'information et à la compréhension de la question des sans-papiers, ce livre propose également, à destination des partis de gauche, une nouvelle politique de l'immigration à travers treize mesures fondamentales.
    Voici un outil indispensable à l'information et à la compréhension de la question des sans-papiers.
    EXTRAIT
    La question des sans-papiers, liée à celle de l'immigration, est certainement le sujet le plus représentatif de la politique indigne menée par la majorité au pouvoir. La France ne respecte pas ses engagements : Déclaration universelle des droits de l'homme, Convention européenne des droits de l'homme, Convention internationale des droits de l'Enfant, pour ne citer que les plus emblématiques. La liberté de circulation est une pratique ancestrale et un droit fondamental. Vouloir s'y opposer constitue une régression mais aussi une aberration. En revanche, accompagner l'installation des migrants devrait être un devoir de tous nos États.
    À PROPOS DES AUTEURS
    Trait d'union entre le mouvement social, le monde politique et le monde intellectuel, le Mouvement Utopia se définit comme une coopérative citoyenne et politique. Il défend ses convictions altermondialistes et écologistes dans une perspective de dépassement du capitalisme et de la logique productiviste.

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