Entreprise, économie & droit

  • Qui ne connaît pas Apple, la marque californienne dont le logo est une pomme croquée? Son parcours extraordinaire, commencé il y a longtemps dans un garage d'étudiant, a donné lieu à de nombreux livres. Mais, étonnamment, on trouve très peu de réflexions consacrées à penser en profondeur cette marque elle-même. Cet ouvrage est le premier essai philosophique sur le sujet écrit en français. Son but est de traiter vraiment de philosophie et vraiment d'Apple, de comprendre en particulier ces objets aujourd'hui mondialement célèbres, commençant par le fameux « i » (iPod, iPhone, iPad iMac...).
    Qu'est-ce que ces créations apportent de nouveau dans le monde? Comment les définir et quel est leur sens? Voilà les interrogations philosophiques, on pourrait même dire ontologiques (c'est-à-dire concernant la nature fondamentale de ce qui est), dont traite cet ouvrage et auxquelles il tente d'apporter les réponses les plus claires et précises possibles.

  • J'espère que la vérité de mes livres est dans l'avenir.
    Michel Foucault

    Dans les sciences de l'organisation et de la gestion, ce livre est le premier à réunir les principaux travaux anglosaxons et francophones sur la pensée de Foucault. Face aux formes actuelles de la gestion des entreprises ou aux courants académiques, y compris les plus critiques, la discussion des concepts foucaldiens permet des prises de distance et des avancées nouvelles. Quatre thèmes sont ici privilégiés : Foucault, théoricien des organisations ?, les instruments de l'action collective, la question de l'autonomie et la gouvernementalité en action. En montrant que les dispositifs de gestion forgent non pas la « vérité », mais le « réel » des organisations, ce livre confirme l'importance insoupçonnée des modes de gestion ou de gouvernement pour l'histoire de la culture et de l'action collective modernes.

  • La crise financière de 2008 des prêts hypothécaires à haut risque (subprimes) semble avoir eu pour effet de générer un sursaut d'intérêt des étudiants pour les programmes d'enseignement centrés sur la responsabilité sociale des entreprises. Ainsi, on ne peut que s'étonner du paradoxe consistant à reproduire, dans l'enseignement, les principes de domination du leadership machiavélique, axés sur les caractéristiques individuelles du gestionnaire, alors que nous observons une importante demande de formation pour un management éthique, valorisant la qualité des relations entre les leaders et les membres de leur équipe. Il est donc urgent de repenser la manière d'envisager notre modèle de leadership. Tel est le but de cet essai.

  • « Le temps vient de secouer l'ascendant des philosophies extrinsèques : de repenser la méthode du droit en la puisant à l'expérience particulière des juristes ». Par ces mots, Michel Villey (1914-1988) nous donne le code (comme aurait dit Jasper) de compréhension de sa philosophie du droit. Ce livre analyse l'oeuvre du plus célèbre philosophe du droit français de manière à mettre en lumière cette préoccupation première de Michel Villey : le métier de juriste.

    Le livre de Stéphane Bauzon, Le métier de juriste. Du droit politique selon Michel Villey ne laisse pas indifférent. L'auteur qui en est l'objet, Michel Villey, a été diversement apprécié de ses collègues. Il a été par eux plus combattu que compris.

    /> L'expression « droit politique » ne renvoie pas du tout au droit constitutionnel, aux libertés politiques ou au droit social, mais à un ensemble intellectuel proche, dans une perspective pratique, du jus civil des jurisconsultes romains. Il s'agit « de dire ce qu'est le droit pour le praticien, à l'intérieur de son métier ».

    A la fois simple et profond, ce livre est d'une grande utilité aux juristes confirmés et aux étudiants en droit. Les uns pourront réfléchir sur les perspectives ouvertes par Stéphane Bauzon dans le métier de juriste et les autres pourront être très agréablement initiés aux problèmes fondamentaux de la philosophie du droit.

  • Les chercheurs ont traditionnellement accordé peu d'intérêt à ce que pensent les gestionnaires et autres acteurs de l'organisation ; ils préféraient s'en tenir aux "faits". Dans une perspective cognitiviste, l'organisation est plutôt considérée comme une construction réalisée par des êtres humains possédant, entres autres, des théories personnelles ou "schèmes" qui les guident dans leur perception des événements présents, leur interprétation des événements passés et leur prévision des événements futurs. Ce qui détermine, dans une large mesure, les actions des individus concernés et, conséquemment, ce que sera l'organisation elle-même. ??Ce volume met d'abord en évidence les fondements épistémologiques d'une perspective cognitiviste, avant de faire état des caractéristiques du modèle cognitiviste proposé. Puis, la structure, la stratégie et la culture de l'organisation font l'objet d'une étude approfondie à partir de cette perspective. Un long chapitre est également consacré à ce merveilleux outil qu'est la cartographie cognitive. Finalement, en conclusion, le processus de constitution des connaissances est présenté essentiellement comme une entreprise de rhétorique s'inscrivant à l'intérieur d'une "conversation" entre chercheurs où chacun essaie de convaincre l'autre de l'intérêt de sa prétendue contribution. ??Les enseignants et les chercheurs , établis ou en formation, sont susceptibles de trouver dans cet ouvrage des idées nouvelles, parfois même un peu provocantes. Par ailleurs, plusieurs consultants et gestionnaires y découvriront une perspective différente de celle à laquelle ils adhèrent probablement de façon plus ou moins implicit

  • Au cours des dernières décennies, la démographie a connu des avancées considérables grâce notamment à d'importantes innovations technologiques. L'accès à des équipements informatiques plus puissants et sophistiqués a contribué à faciliter le traitement des bases de données, qui caractérise une partie importante du travail des démographes. Mais ces avancées strictement technologiques ont également produit des effets pervers. Largement sollicités par les instances publiques, la démographie et ceux qui la pratiquent ont un fort penchant à vouloir s'inscrire constamment dans l'actualité. Il est alors facile de tomber dans le piège de cette sollicitation et de s'imaginer plus « utile » en entrant dans cette course effrénée pour l'obtention de nouvelles données et pour l'accès aux informations les plus récentes. La demande pour des indicateurs toujours à jour est en effet très élevée et la recherche de l'information nécessaire à leur construction se fait bien souvent dans l'urgence et au détriment d'une réelle réflexion analytique. Ceci conduit à un appauvrissement de notre compréhension des processus démographiques qui, pour la plupart, se font sur le long terme et s'inscrivent dans des dynamiques complexes.

    Afin de pallier en partie cette dérive, nous avons convié les chercheurs qui s'intéressent aux études de population à un réel travail de mémoire. Le présent ouvrage regroupe ainsi les contributions de près d'une cinquantaine d'auteurs qui ont revisité les différentes sources de données du passé et ce, de façon à mieux répondre aux questions suscitées par les nouvelles problématiques qui émergent dans le champ de la démographie. Puisant dans ce que nous avons nommé le patrimoine démographique, les travaux présentés ici offrent des lectures originales et plurielles des transformations sociales et démographiques au Sud et au Nord, tout en contribuant à mieux éclairer les grands enjeux contemporains.

  • Dans Dollars et sexe, l'économiste Marina Adshade parvient à rendre séduisantes les théories économiques qui appliquent les principes des forces du marché aux questions d'amour et de libido.
    Ainsi qu'elle le fait aussi sur son blogue Dollars et sexe, qui connait une immense popularité. Adshade, en dévoilant les mystères à l'oeuvre derrière nos actions, nos pensées et nos préférences, parvient à nous charmer avec des résultats de recherche et des analyses économiques - et une bonne dose d'humour. Elle nous fait ainsi observer sous un autre angle les choix les plus importants de notre vie, en nous montrant à quel point nous subissons les influences des interactions entre attirance sexuelle, genre, amour, pouvoir et forces économiques.

  • L'apport du professeur Pierre Verge au droit du travail est remarquable! Ses travaux ont profondément marqué cette discipline et en ont accompagné le développement pendant plus de cinquante ans. Engagé, il occupa dès le début de sa carrière diverses fonctions administratives, dont celle de doyen (Normand). Visionnaire, il se tourna rapidement vers la recherche subventionnée et vers l'interdisciplinarité. Pluraliste, son approche se focalisa sur la multiplicité des sources - juridiques ou non - qui jalonnent sa discipline, élargissant ses horizons de recherche, vers la sociologie, notamment. Joueur d'équipe, il sut transmettre à d'autres, ici même et ailleurs dans le monde, son savoir et son expérience, ce qui se traduit par d'innombrables copublications et collaborations, et autant d'amitiés nouées.

    /> Rigueur intellectuelle, érudition et ardeur au travail sont des traits de personnalité connus du professeur Verge. Mais à cela s'ajoutent de belles qualités humaines : générosité, affabilité et modestie caractérisent en effet cet homme, authentique, qui, durant son illustre carrière, influença tant de collègues et d'étudiants.

    Plusieurs d'entre eux ont donc voulu lui rendre un vibrant hommage et exprimer leur attachement et leur reconnaissance sous la forme de Mélanges.

  • Les organisations et les administrations publiques se trouvent dans une dynamique de réformes depuis plusieurs décennies. De nouveaux principes et outils de gestion sont mis en oeuvre, prenant souvent pour modèles les recettes managériales conçues dans les entreprises du secteur privé. Or, ces évolutions préoccupent, voire inquiète, les acteurs qui travaillent dans les organisations publiques ou qui les étudient. Des thèmes sont récurrents. Comment évoluent les valeurs dans les organisations publiques se trouvant dans une telle dynamique de réformes? Quelles sont les répercussions de ces transformations sur les motivations des agents publics? Comment les identités professionnelles se transforment-elles dans cet univers public de plus en plus hybride? Autant de questions que cet ouvrage aborde à l'exemple des réformes managériales des organisations publiques en Suisse. Après avoir retracé les évolutions managériales du secteur public helvétique, nous livrons les résultats de deux recherches scientifiques récentes portant sur les dynamiques identitaires et motivationnelles des agents publics aux prises avec les transformations de leur environnement du travail. Les résultats démontrent que, si les salariés publics sont encore très largement motivés par les valeurs du « service public », les dynamiques identitaires ont tendance à se multiplier et à s'individualiser. Les manières dont les agents publics donnent un sens à leur expérience professionnelle ne sont pas homogènes et méritent une attention plus soutenue, notamment parce qu'elles sont souvent marquées par la confusion et la contradiction. Ce livre s'adresse aussi bien aux professionnels qui doivent vivre avec des réformes, qu'aux lecteurs universitaires ou non, s'intéressants aux mutations des administrations publiques et à leurs retombées sur les valeurs et les motivations des agents publics.

  • L'auteur présente dans cet ouvrage une vision rafraîchissante du leadership en tant que phénomène psychosocial. A travers l'analyse sémantique du vocabulaire utilisé dans la définition du leadership en différentes langues, on y attire l'attention sur la confusion conceptuelle qui sous-tend plusieurs pratiques de gestion, particulièrement dans la sélection et dans la formation des futurs leaders. On y examine en détail le concept du leadership selon quatre perspectives différentes : le leadership en tant que phénomène universel et naturel, le membership et les rôles sociaux, le leadership comme processus collectif et les modèles conceptuels.

    En plus des systèmes théoriques, l'auteur examine les modèles d'influence ainsi que l'utilisation et l'abus du pouvoir. En conformité avec l'accent qu'il met sur la nature de réciprocité du leadership, il complète son étude du comportement de la gestion par une analyse perspicace du phénomène de l'obéissance : les fondements psychologiques et culturels de l'obéissance, les modèles de l'obéissance et la collusion dans les abus de pouvoir entre leaders et subalternes.

    Cette conceptualisation du leadership conteste, par exemple, l'universalité de l'intelligence, de la dominance, de l'agressivité et de l'extraversion comme moyens de prédiction du potentiel de leadership. Au lieu d'imposer un modèle idéal de leadership, il pose les fondements philosophiques qui permettent aux institutions de choisir elles-mêmes le ou les modèles les plus appropriés à leurs valeurs ou aux circonstances historiques.

    Ce livre se veut un guide interdisciplinaire et multiculturel pour les créateurs de politiques, particulièrement ceux qui s'intéressent à la sélection et à la formation des leaders.

  • Cet ouvrage présente la vie peu ordinaire d'un homme né à Varsovie en 1925, mort à Sainte-Foy en 1989, qui avait choisi, avec sa famille, de vivre au Québec, au tournant de la Révolution tranquille. On y relate le parcours d'un jeune rescapé des camps de concentration, jeté sur les chemins de l'immigration. On revient aussi sur un aspect méconnu de la construction de l'État québécois moderne et sur l'émergence de nouvelles pratiques rigoureuses dans la recherche économique. Enfin, on y montre que derrière l'intransigeance du savant se cachait la sensibilité d'un « homme qui suscitait les
    vocations ».

    Le citoyen non-spécialisé, mais informé, se méfie depuis longtemps et avec raison des prétentions de la science économique qui existe,disait Tadek Matuszewski, « de réduire une réalité complexe à un petit nombre de relations analytiques compliquées, à la signification obscure et à la validité suspecte ». Il voulait injecter une dose d'humilité à une science « qui en a grandement besoin ». Dans le cadre de travaux reconnus par le prix Nobel de sciences économiques Wassily Leontief, le professeur Matuszewski consacra sa carrière à la conception de modèles inter-sectoriels de planifacatoin économique qui furent et sont encore une des belles réussites de la science économique.

  • Le présent ouvrage collectif rassemble des géographes et des juristes autour d'un dessein commun : l'intensification des échanges entre les deux disciplines et des liens les unissant. Ces auteurs contribuent ainsi au renforcement d'un dialogue interdisciplinaire qui fait déjà l'objet d'importants développements théoriques au sein des pays anglo-saxons. Cette legal geography (que nous avons traduit en français par géographie du droit) a impulsé la production de nombreux articles scientifiques et monographies au cours des dernières années.

    Ce livre se veut à la fois rassembleur (regroupant des chercheurs francophones et anglophones, géographes et juristes) et diversifié dans son contenu et ce, afin de témoigner du potentiel qu'offre la poursuite d'investigations scientifiques combinant un apport géographique et juridique conjoint. Il s'agit donc d'une fenêtre sur l'interface géo-légale, lieu de rencontre de ces deux disciplines où espaces et normes se conjuguent dans le développement de concepts et de dispositifs méthodologiques communs.

  • Le nouveau livre du professeur Bianor Cavalcanti offre un bon exemple de la manière de penser, de créer et de communiquer l'innovation. Il mérite l'attention de tous.
    Paulo Roberto Motta Ph.D., professeur et ex-directeur de l'EBAPE/FGV Le modèle du « dirigeant modulateur » du professeur Cavalcanti est en adéquation avec les implications de la métaphore quantique. Le projet ambitieux de ce livre consiste à neutraliser les éléments destructifs du leadership traditionnel. C'est une conception différente et importante de ce que le leadership institutionnel pourrait représenter. Bianor Cavalcanti apporte une importante contribution à cette ligne de pensée et nous devons l'en remercier.
    O. C. McSwite Professeur de la Virginia Tech University de la George Washington University Le texte est remarquable. Le fond comme la forme. Il est passionnant, inhabituel, clair, plausible, rigoureux, provocant. Il apporte une inno­vation à la connaissance. Je le garderai dans ma bibliothèque personnelle. Il est universel par son apport à la gestion publique.
    Jean Claude Thoenig INSEAD, Paris Dauphine, Cachan Le travail de Cavalcanti est imprégné de l'esprit de Guerreiro Ramos qui, dans La Réduction sociologique, enseigne que, pour développer une pensée brésilienne, il n'est pas nécessaire de séparer l'isolationisme et l'exaltation romantique du national. Ce qu'il faut, c'est une inspiration tournée vers l'universel, et non reliée au local, au régional ou au national. Il n'a pas la prétention de s'opposer aux pratiques d'importation de modèles, mais veut les soumettre à de meilleurs critères de sélectivité.
    Roberto Xavier Commission nationale de l'énergie nucléaire, Brésil

  • Ces dernières années ont été marquées, dans les milieux de la formation des pays post-industriels, par un effort collectif en faveur de l'établissement de passerelles pour favoriser les apprentissages tout au long de la vie. Ces passerelles en viennent à mettre en correspondance la formation par l'expérience et la formation par le diplôme, hier encore en forte concurrence. Il s'agit ainsi de susciter, en les validant sur un mode formel, les engagements dans l'apprentissage - que ce soit pour le travail, la vie citoyenne ou la vie familiale et personnelle - afin que les adultes et les collectivités soient en mesure de faire face aux changements qui caractérisent leur époque de flexibilité en participant à une société du savoir.

    De façon plus pragmatique, ces passerelles peuvent être conçues pour accélérer les reconversions professionnelles dans des domaines en pénurie de mains-d'oeuvre ou pour favoriser la mobilité continentale ou internationale des travailleuses et des travailleurs. A travers ces passerelles, entre la quête de reconnaissance des uns et la volonté de retracer puis d'encadrer et d'évaluer l'apprentissage des autres, on ne peut réduire la validation des acquis à une approche strictement technique. Le présent ouvrage étudie les phénomènes de reconnaissacne qui sont en place pour les adultes dans le travail actuel de systématisation des procédures de validation des acquis de l'exprérience. Cette étude est faite à partir d'une diversité de contributions de l'espace francophone (France, Québec, Suisse) ce qui permet une approche comparative.

  • Le déclin de l'Etat-providence qui a confirmé l'échec de la planification centralisée, la crise des ­finances publiques ainsi que l'imposant déficit budgétaire accumulé par les Etats ont conduit les gouvernements de plusieurs pays en développement à limiter les prérogatives de l'Etat à ­quelques fonctions régaliennes (armée, police, diplomatie et justice) et à miser sur la dérégulation générale de l'économie et les gains générés par l'ouverture à la concurrence des marchés publics. Si les dernières décennies ont vu la place et le rôle de l'Etat passer de celui de producteur-régulateur à celui de catalyseur-partenaire, elles ont également consacré, particulièrement en Afrique occidentale, l'émergence d'arguments économiques de tendance libérale qui voient dans la privatisation une occasion unique de réduire non seulement le lourd fardeau financier et administratif qu'impose un secteur public déficient, mais aussi et surtout une façon de discipliner les entreprises, de stimuler le développement de l'initiative privée, de contribuer à la lutte contre la pauvreté et de recentrer les efforts de l'Etat dans les domaines économiques où sa présence est nécessaire. D'ailleurs, selon plusieurs auteurs, les vieilles approches classiques keynésiennes fondées sur ­l'interventionnisme étatique ne peuvent plus être soutenues, ne serait-ce qu'en raison des difficultés que connaissent les entreprises publiques en Afrique occidentale.

    Mais, près de deux décennies après l'intensification des pressions exercées par le Fonds monétaire internationale, la Banque mondiale et autres bailleurs de fonds en vue de libéraliser ­l'économie des pays sous-développés, et à la suite de l'abandon des sacro-saints principes d'intervention tutélaire de l'Etat en Afrique et l'adoption de vastes programmes de privatisation des entreprises publiques, sommes-nous aujourd'hui à même de porter un regard critique sur les effets présumés de cette politique économique en matière de performance microéconomique des firmes concernées ? Face aux résultats plutôt mitigés des privatisations comme formule simplifiée de la nouvelle politique économique des Etats ouest-africains, quelles autres perspectives s'offrent à eux ? L'Etat en Afrique a-t-il encore un avenir ?

    Cet ouvrage propose un cadre d'analyse permettant d'apprécier les réalisations effectives des ­politiques économiques d'inspiration néolibérale en Afrique occidentale. Il offre en outre une occasion ­unique de réfléchir sur les nouveaux défis de la gouvernance publique en Afrique et permet de mieux ­comprendre les problèmes et les enjeux fondamentaux liés à l'émergence d'une nouvelle gestion publique. Les sujets abordés intéresseront non seulement les décideurs publics, mais également les gestionnaires, chercheurs et spécialistes du tiers-monde ainsi que les observateurs engagés.

  • Passée sous silence durant la campagne électorale de 2003, la réingénierie fut annoncée pour la première fois en grande pompe lors du discours inaugural du premier ministre Charest, un peu plus tard la même année. Après l'avoir rapidement renommée « modernisation de l'État », le premier ministre expliquait en début de mandat qu'« il ne s'agit pas d'affaiblir l'État québécois, mais au contraire de lui redonner tout son lustre, tout son prestige et toute sa pertinence » (Lettre ouverte du premier ministre du Québec aux Québécoises et Québécois, 14 octobre 2003). Presque cinq ans plus tard, il est difficile de conclure que le gouvernement Charest a atteint ses objectifs. Au contraire, avant même que ne commence la mise en oeuvre du Plan de modernisation 2004-2007, la réingénierie libérale a été un facteur de tensions et de conflits entre l'État et les principaux acteurs collectifs de l'administration publique québécoise, dont le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) et le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), pour n'en nommer que deux. Comme dans d'autres dossiers, la modernisation de l'État lancée par le gouvernement Charest a souffert de l'absence de consultations publiques où la société civile peut exprimer, par l'entremise d'acteurs individuels et collectifs, les préférences, les sensibilités et les intérêts multiples de ses citoyens. Par-delà les résultats mitigés qu'entraînent habituellement les réformes aussi dirigistes, c'est la légitimité même du processus qui est alors remise en cause.

    Plus qu'un simple problème de communication, l'impopularité chronique du gouvernement Charest et le taux élevé d'insatisfaction des Québécois et Québécoises envers celui-ci éclaboussent la nature de ses réformes administratives et leurs modalités de mise en oeuvre. Si le fossé entre les ambitions de la réingénierie et les réalisations de la modernisation permettent à certains de conclure que « la montagne a accouché d'une souris », il y a lieu de rappeler que les externalités de la démarche - par exemple, le climat d'affrontement et d'ambiguïté organisationnelle dans lequel a constamment baigné l'administration publique québécoise durant les dernières années - font elles aussi partie du bilan. De même, l'objectif du « un sur deux » pour réduire la taille de la fonction publique est porteur de conséquences significatives eu égard à la capacité de l'État québécois. Enfin, il faudrait peut-être aussi souligner que la distance, en l'occurrence prononcée, entre le discours et l'action gouvernementale n'est pas un gage de réussite, mais plutôt une illustration de confusion et d'incohérence.


    Sous la direction de : Christian Rouillard, Alain-G. Gagnon, Éric Montpetit et Isabelle Fortier.

  • A l'heure d'Internet, plus les moyens de communication se multiplient, plus il devient difficile de trouver quelqu'un à qui parler et qui vous écoute. Plus la gestion se rationalise, plus les échanges d'informations deviennent anonymes, froids ou dérisoires. Le sujet humain piloté, contrôlé, évalué à travers des grilles abstraites s'éprouve de plus en plus maltraité.

    Quand il n'y prend garde, un management centré sur l'efficacité et la performance exerce à distance une violence aveugle. Sans écoute, sans reconnaissance, cette société de l'information nous apparaît chaque jour davantage comme une société où notre humanité ne trouve pas sa place, où la question de la parole ne se pose plus.

    Pourtant, écouter quelqu'un, laisser sa parole nous toucher, c'est la voie de la reconnaissance véritable. Dans ce pacte, cette alliance de la parole, c'est la vie qui suscite l'ouverture, la dynamique et l'unité des vivants. Comment alors gérer ensemble nos activités et nos entreprises sans en perdre la parole ?

  • De nos jours, les questions d'affaires publiques touchent inévitablement plusieurs domaines, mettent à contribution plusieurs disciplines scientifiques et impliquent plusieurs paliers de gouvernement. Par ailleurs, le discours moderne sur la gouvernance appelle à la participation plus systématique de la société civile aux décisions gouvernementales.

    Comment alors gérer une authentique coopération entre les administrations qui évitera les doubles emplois, les compétitions stériles et qui permettra plus de synergie et une utilisation plus efficiente des fonds publics ?

    L'approche de " gestion horizontale " favorise cette synergie en intégrant les efforts de plusieurs organisations dans la gestion concrète des projets plutôt qu'en se contentant de coordonner les actions éparses de chacune. Cet ouvrage relate des initiatives de gestion horizontale menées par des organismes fédéraux au Québec et cherche à tirer de ces expériences des leçons utiles pour l'avenir.

  • La gauche ne s'intéresse pas au croit qui est toujours associé à une attitude conservatrice, et ce surtout dans la culture e gauche où il est perçu comme un discours réactionnaire. Pourtant, aussi répandue qu'elle puisse nous paraître aujourd'hui, cette vision n'a été consacrée qu'au cours du XIXe siècle.
    Plus encore : entre l'établissement des institutions et le dynamisme des rapports humains se niche un discours juridique alternatif qui cherche à s'approprier le droit. Le droit dans toute sa technicité devient alors la grammaire d'un discours politique, utilisé à des fins de transformation sociale.
    Les essais de ce livre explorent quelques-unes de ces lectures dans la culture juridique européenne. L'intérêt n'est pas, bien entendu, de signaler les engagements partisans de tel ou tel juriste, mais de cherche à déterminer comment le politique s'ancre dans les conceptualisations juridiques.

  • Soumis à différentes critiques, déconstruction, suspicions, le droit ne sera jamais le même. Il a été présenté, à raison, dans maints cas, comme «discours de légitimation » ou « ordre de coaction », et les solutions proposées pour le sauver ont été très timides.
    Mais une réalité s'impose de nos jours : le phénomène « droit » est, dans une très large mesure, une question de mots, de langage, de récit et même de récit mythique.
    Ce livre présente une méthodologie de cet art des textes et des récits ; il analyse les récits juridiques les plus saisissants, le pénal et le constitutionnel, et il termine par une invitation à une rhétorique juridique

  • Sous la direction de Henri Pallard et Stamatios Tzitzis??Dans cet ouvrage sont présentés différents aspects de l'intégration - à la lumière de la mondialisation - des droits fondamentaux aux cultures non occidentales. L'universalisation des droits de la personne est-elle un pur fruit des puissances d'utilité politique et économique ? Ou est-elle plutôt l'expression d'une valeur commune à l'humanité ? Dans quelle mesure les sociétés non occidentales peuvent-elles refuser, au nom de leur propre héritage culturel, la mondialisation et les droits fondamentaux ? Tel est l'enjeu de cet ouvrage.??« Personne, culture et droits » est une équipe de recherche internationale et inter disciplinaire, subventionnée par l'Agence universitaire de la francophonie et faisant partie de son réseau de recherche partagée « Droits fondamentaux ».?

  • Dans cet ouvrage, l'auteur tente d'apporter une réponse à un paradoxe ; comment expliquer que , malgré un comportement qui semble choquant par son caractère rétrograde aux yeux des Occidentaux, plusieurs des grandes organisations d'Amérique latine sont marquées par un vibrant dynamisme et un indéniable succès ?

    La piste choisie est celle de l'héritage historique qui a façonné la culture d'affaires des dirigeants latino-américains, le poids de l'histoire agissant lourdement dans ces sociétés. En s'inspirant de l'approche des « temps longs » vigoureusement défendue par l'historien français Fernand Braudel, Allain Joly examine certains des éléments qui, au-delà des siècles, continuent à agir sur l'ethos d'affaires et organisationnel en Amérique latine.

    Au moment où l'ouverture des frontières occupe une partie importante des agendas politiques de tous les pays, la conclusion de l'ouvrage est une interrogation sur la viabilité de la « manière d'être ensemble » dans les organisations d'Amérique latine, selon une expression consacrée par Philippe d'Iribarne.

  • L'analyse traditionnelle des organisations est dominée par un discours "scientifique", logico-rationnel, où l'esthétique n'a pas sa place. Et pourtant, l'esthétique est omniprésente dans la vie organisationnelle. Les études contemporaines mettent en valeur le rôle des émotions au sein des organisations, l'importance des symboles, l'influence subjective de la culture, de même que les processus d'apprentissage et de cognition. Or, ces phénomènes relèvent davantage de l'esthétique que du purement rationnel. Ils exigent de nouveaux modes d'investigation qui pourront enrichir notre compréhension de la vie quotidienne des organisations.

    Le présent ouvrage montre qu'une conception esthétique de la dynamique des organisations permet d'améliorer nos connaissances et de mettre en lumière les nombreux processus à la base de l'action organisationnelle. Esthétique et organisation offre aux étudiants, aux chercheurs et aux gestionnaires un puissant et nouvel instrument pour sonder la complexité quotidienne et toujours changeante des organisations.

empty