FeniXX réédition numérique (Éditions Buchet - Chastel)

  • La biographie de Christophe Colomb a été maintes fois écrite, a-t-elle été bien lue ? La découverte de l'Amérique ne doit pas masquer l'essentiel et derrière l'apparence d'une grande aventure maritime, comment ne pas deviner une mission plus secrète ? A quatorze ans déjà, le célèbre voyageur choisissait la mer pour chemin de vie "parce que l'art de la navigation incite à connaître les mystères du monde". On savait le marin génial, l'homme mystique... on découvre l'initié, porte-drapeau d'une société secrète ! Son fils Fernando l'avait révélé : "Au surplus ma conviction étant que les grandes actions de mon père eurent pour premier principe une influence mystérieuse". Appareillant à Palos le vendredi 3 août 1492, quel secret Christophe Colomb emportait-il vers le Nouveau Monde ? Dans son ouvrage, Jean-Jacques Bossa lève le voile. Skipper de la "Coriphène", mais également passionné d'ésotérisme, ce marin au long cours jette un regard neuf sur les questions que l'histoire a laissé sans réponse. Menant une véritable enquête, la minutie de ses investigations l'a conduit à élaborer une thèse inédite et fascinante : les quatre voyages de Colomb procèdent d'une véritable quête initiatique. Sur cette route les étapes s'appellent Thulé ou Jérusalem ; la voie conduit au Paradis Terrestre ; René d'Anjou, Frédéric II de Hohenstaufen, Jacques Coeur, Jeanne d'Arc, Godefroy de Bouillon, le roi Salomon, Mérovée, Joachim de Flore... et quelques autres : princes, alchimistes, troubadours. Dans cet imbroglio, des ordres secrets tirent les ficelles : Calatrava, le Temple, la Toison d'or, les Chevaliers teutoniques... sans compter les confréries du Croissant et du Navire. Il existe bien un mystère Christophe Colomb ou plus exactement plusieurs mystères. Cette aventure commence à Calvi, ville fortifiée par Gênes qui dresse ses remparts au-dessus d'un des golfes les plus prestigieux de Corse. Là, affirme l'auteur, preuves à l'appui, est né Christophe Colomb.

  • On croit qu'en partant faire son service militaire dans la coopération technique à Panama, on ne trouvera rien d'extraordinaire si ce n'est un canal et des chapeaux bien connus. Mais les chapeaux dits de Panama ne se font pas à Panama et le canal devenu trop petit, pose des problèmes. Les volcans éteints se réveillent ; les aventures de Vasco Nunez de Balboa qui, en 1513, prit à Panama possession du Pacifique au nom du roi d'Espagne, sa passion de l'or, son amour pour Anayansi, princesse indienne qui fut son guide dans la jungle, son interprète et son épouse, continuent, transposés sur le mode actuel. Luttes politiques, religieuses, amoureuses, recherches archéologiques exacerbées par la fièvre de l'or ont incité l'auteur à prendre Panama qu'elle connaît bien pour y avoir longtemps vécu, comme lieu géométrique des passions de l'humanité.

  • Sur la nationale 9, qui draine au moment de l'été le rush des vacanciers, un jeune stoppeur déambule avec tout un cinéma dans sa tête, au rythme fou de la route, à la recherche de son amie. De l'Espagne à la nationale 9, en passant par la nouvelle station de Port-Leucate-Barcarès, sur le littoral du Languedoc-Roussillon, il erre, se perd, dans le lacis des routes récemment créées, remettant en question « un monde friqué et policé » se débattant avec son désir pour une fille trop « attractive », jusqu'au moment où l'imprévu survient avec une brutalité qui va ouvrir la porte au merveilleux : la rencontre d'une femme dans les collines de l'arrière-pays. Monde de la route, hallucinant, monde de l'estive moderne à plusieurs facettes, « Nationale 9 » est un kaléidoscope où tournent les jeunes, les moins jeunes, avec ou sans voiture, avec ou sans havre, provisoire ou non, tourbillon violent et romantique. Un ton, un tempérament, du rythme que la jeunesse reconnaîtra.

  • Dominique Piett n'en est pas à son coup d'essai, puisque son premier roman « Le dessous du ciel », inspiré par ses propres aventures de parachutiste, a fait l'objet d'un feuilleton télévisé et a obtenu une très large audience. Son héroïne, qui parle à la première personne, raconte ici, avec autant d'imagination que d'humour, des aventures d'une autre sorte. Journaliste à Fort-de-France, dans un canard assez minable, afin de pouvoir rentrer en Europe, elle a l'idée d'avoir recours aux petites annonces, sans passer par une agence matrimoniale. Après avoir fait un tri parmi les nombreuses réponses reçues, elle débarque à Paris, accompagnée d'une petite métisse, fille d'une de ses amies et d'un Haïtien, ce qui n'est pas fait pour faciliter les choses. Le premier postulant, à sa grande surprise, est jeune et beau, mais c'est un adepte du yoga et de toutes sortes de régimes éprouvants. Le deuxième est un diplomate sud-américain, dont l'hôtel est le théâtre d'orgies sans fin. Le troisième est un médecin de province. Par prudence elle s'y présente comme cliente, ce qui lui vaut d'apprendre qu'elle n'est pas sortie indemne du séjour chez le diplomate. Après être restée chez le médecin le temps d'être guérie, elle passe au suivant, dynamique, désintéressé mais incurablement bohème qui s'occupe d'un foyer pour jeunes gens. C'est le plus charmant et le plus infidèle des amants ; et c'est pourquoi l'auteur le quitte de peur d'en tomber amoureuse. Finalement, elle retrouve avec bonheur les îles des Antilles. Ecrit avec beaucoup de verve, voilà assurément le roman le plus drôle de l'année.

  • Ce livre voudrait répondre aux questions que tout le monde se pose sur la télévision. - Quelles sont les techniques qui vont la transformer bientôt ? - Comment est-elle organisée en France et à l'étranger ? - Peut-on parler de télécratie ? - Comment fait-on les sondages et quel est le poids de la publicité ? - Que peut-on savoir des publics, de leurs habitudes ; de leurs préférences ? - La télévision est-elle ennemie de la culture, est-elle école de la violence ? - Comment parvient-elle à nous distraire ?

  • Frappé d'anathème, nimbé de soufre, tabou par excellence, il fait peur. Et pourtant, l'inceste règne dans l'imaginaire mythique : l'Olympe grec, les pharaons-dieux du Nil, le Wahalla germanique... Serait-il donc le privilège des dieux ? Ou bien l'homme aurait-il créé ces divinités afin de pouvoir vivre ce qui sommeille dans son inconscient mais qu'il s'interdit de reconnaître ? La force des paroles libérées en séances d'analyse et livrées ici à l'état brut, révèle en effet chez chacun de nous la puissance du désir d'inceste qui, par delà la rencontre sexuelle, exprime la nostalgie de nos origines premières. Désir dont l'impossible assouvissement conduit à une inéluctable nécessité de vengeance. Médecin de l'université de Zürich, Silvio Fanti fait un doctorat en psychiatrie à l'université de Vienne, un doctorat en gynécologie-obstétrique à l'université de Genève et acquiert sa formation psychanalytique à New York et à Genève. Très vite confronté aux limites des courtes séances hebdomadaires qu'il pratique alors, à partir de 1953 il s'inspire des expériences de Freud et instaure les séances presque quotidiennes. Celles-ci, d'une durée de trois ou quatre heures, lui permettent d'affiner progressivement sa technique et d'introduire différents appoints : étude en séance par l'analysé de ses photographies, de son arbre généalogique, de sa correspondance, des plans des lieux où il a vécu... Parallèlement, sur la base du matériel recueilli au cours de ces longues séances et en approfondissement de la théorie freudienne, Silvio Fanti élabore une théorie révolutionnaire s'inscrivant parfaitement dans le champ des recherches scientifiques actuelles : la micropsychanalyse (micro dans le sens d'analyse faite au microscope) qu'il expose dans L'homme en micropsychanalyse (1981). A cette occasion, Etienne Lalou et Igor Barrère lui consacrent leur émission « L'heure médicale » sur TF1.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le psychodrame appartient à J.-L. Moreno, comme on a pu dire que le Surréalisme appartient à André Breton ou la psychanalyse à Freud. Le principe du psychodrame repose sur les notions de spontanéité et d'improvisation dramatique - dans l'ici et maintenant. Le découvreur du psychodrame qui fut un temps l'élève de Freud est psychiatre et pour lui, l'instrument relationnel original qu'est le psychodrame ne saurait être que thérapeutique. Or, il est intéressant de constater que la découverte du psychodrame dans la Vienne tourmentée des années vingt coïncida avec une grande tentative de transformation du théâtre pour le rendre à sa véritable vocation. La quête des Reinhardt, des Stanislawski, des Copeau et surtout celle convulsive d'Antonin Artaud ont débouché sur le théâtre moderne, le théâtre « avec » qui se veut en prise directe avec l'événement et qui a investi jusqu'à la rue elle-même (« Living Theater », « Bread and Puppet », etc.). Psychodrame et théâtre moderne tendent en définitive à s'interpénétrer, l'un empruntant à l'autre son espace et son rituel et mettant à sa disposition sa spontanéité et sa réalité. Ce livre d'un psychiatre qui définit le champ psychodramatique, qui tente de dégager à partir de l'histoire du théâtre une sorte de préhistoire du psychodrame et de cerner l'espace commun au psychodrame et au théâtre de notre temps, relate aussi une expérience de plusieurs années de thérapie par le psychodrame dans le lieu clos par excellence qu'est un hôpital psychiatrique, notamment avec ces exilés de l'intérieur que sont les schizophrènes.

  • Le but de cette collection est de fournir un instrument de culture et un instrument de travail. Elle s adresse aux étudiants et au public cultivé. Nous désirons sur quelques grands sujets - La pensée janséniste en dehors de Pascal, les conceptions de la critique littéraire au XIXe siècle, Corneille critique, la philosophie romantique, les cartésiens français du XVIIe siècle en dehors de Descartes, la pensée matérialiste à la fin du XVIIIe siècle, le courant ésotérique en France au XIXe siècle - offrir aux lecteurs la possibilité d'un contact direct avec les textes. Ceux-ci sont répartis dans des ouvrages divers et dont quelques-uns sont pratiquement inaccessibles. Chemin faisant, peut-être aurons-nous l'occasion de remettre en lumière certains auteurs, certains fragments tombés injustement dans l'oubli, mais qui ont marqué cependant un moment important de l'évolution d'une question ou qui ne trouvent qu'aujourd'hui leur actualité. Nous livrons en quelque sorte au lecteur les pièces mêmes : il se fera son opinion de la qualité de la pensée et de l'écriture de leurs auteurs. Nous croyons, quant à nous, qu'en art, en littérature, en critique et même en philosophie, le retour aux sources est un des éléments essentiels du vrai savoir.

  • Le but de cette collection est de fournir un instrument de culture et un instrument de travail. Elle s'adresse aux étudiants et au public cultivé. Nous désirons sur quelques grands sujets - la pensée janséniste en dehors de Pascal, les conceptions de la critique littéraire au XIXe siècle, Corneille critique, la philosophie romantique, les cartésiens français du XVIIe siècle en dehors de Descartes, la pensée matérialiste à la fin du XVIIIe siècle, le courant ésotérique en France au XIXe siècle - offrir aux lecteurs la possibilité d'un contact direct avec les textes. Ceux-ci sont répartis dans des ouvrages divers et dont quelques-uns sont pratiquement inaccessibles. Chemin faisant, peut-être aurons-nous l'occasion de remettre en lumière certains auteurs, certains fragments tombés injustement dans l'oubli, mais qui ont marqué cependant un moment important de l'évolution d'une question ou qui ne trouvent qu'aujourd'hui leur actualité. Nous livrons en quelque sorte au lecteur les pièces mêmes : il se fera son opinion de la qualité de la pensée et de l'écriture de leurs auteurs. Nous croyons, quant à nous, qu'en art, en littérature, en critique et même en philosophie, le retour aux sources est un des éléments essentiels du vrai savoir.

  • Le sujet est plus vaste que l'on ne se l'imagine. L'auteur traite surtout du processus psychologique sur quoi reposent la genèse et le développement d'une maladie directement ou indirectement responsable de « souffrances multipliées à l'infini », d'une quantité de « vies stupidement gâchées, détruites, anéanties » et de « gaspillages désolants, insensés d'énergie, de valeur et d'intelligence ». La jalousie est une maladie et doit être traitée comme telle. Cependant. mieux vaut prévenir que guérir et c'est pourquoi, plus encore que sur le traitement, l'auteur insiste sur la prophylaxie. Or le meilleur préventif de la jalousie, c'est l'amour, l'amour qui vivifie, féconde, épanouit le couple alors que la jalousie passionnelle l'asphyxie, le stérilise, le détourne de sa destinée.

  • « Je n'ai pas écrit ce livre pour faire scandale, pas plus que je ne fais des cours à l'Université de Vincennes pour choquer le bourgeois. Je suis tout simplement un homme qui a été formé à la rude école psychosociologique américaine du mouvement du potentiel humain. Pour devenir psychanalyste il faut se faire psychanalyser, pour devenir sexologue humaniste, il faut passer par là où je suis passé. Or il se trouve que c'est aussi le chemin que doit suivre celui ou celle qui rencontre des difficultés sexuelles et qui veut les résoudre. Prendre conscience de soi, de sa sexualité, de ses possibilités est une fantastique aventure. » Le Docteur Meignant vous invite à faire ce long voyage à Saint-Louis. Elève et traducteur de Masters et Johnson, il vous fera rencontrer ses maîtres. Avec lui vous serez au National Sex Forum de San Francisco, à l'Institut d'Esalen et vous vivrez sa propre histoire. En vous offrant « toute sa vulnérabilité », celui à qui vous écrivez à Union, que vous écoutez sur R.T.L., vous parle ici à coeur ouvert. « Si tant de gens m'ont fait confiance, c'est parce que moi aussi, j'ai toujours osé, le premier, leur faire confiance. En leur parlant de moi, j'ai voulu instituer un dialogue d'égal à égal. Il n'y a plus un médecin et un malade face à face, mais deux êtres humains dont l'un aide l'autre à conjurer les malheurs du destin en lui permettant d'affronter sa réalité sexuelle. » Se mettre en cause, telle est l'idée majeure de la « sexologie humaniste » dont ce livre est le premier manifeste.

  • Il a fallu des années de recherche et de pratiques à Michel Meignant pour qu'il mette au point avec ses collaborateurs une méthode d'éducation et de thérapie adaptée à la culture et à l'esprit français : la Sexologie Humaniste Analytique. Le corps amoureux est le troisième volet d'un récit qui retrace l'aventure personnelle de Michel Meignant alors qu'il découvre les méthodes sexologiques californiennes américaines. Comme toujours avec Michel Meignant, il s'agit d'un livre engagé, qui fera participer le lecteur et l'aidera à dépasser ses difficultés. Tout le monde n'a pas besoin de faire une thérapie, mais chacun peut faire un pas de plus vers l'épanouissement affectif et sexuel, afin d'avoir un Corps Amoureux. Pour Michel Meignant, le Corps Amoureux n'est pas un corps dévergondé, mais un corps responsable, sensible, conscient, aimant et aimé.

  • La révolution sexuelle est à la fois un espoir et un mythe de l'époque contemporaine. « Espoir », car de plus en plus nombreux sont les individus qui aspirent légitimement à se défaire des chaînes dont une éducation contraignante a chargé artificiellement la vocation amoureuse de l'homme, et qui cherchent les moyens de réaliser enfin leur libération sexuelle, dont ils ont pris conscience de ce qu'elle était une forme indispensable de leur épanouissement. « Mythe », dans la mesure où la liberté sexuelle n'est encore qu'une arme dans la panoplie des marchands, destinée à mieux faire vendre n'importe quoi ; ou qu'un slogan de plus, dans la bouche de pseudo-révolutionnaires qui, confondant licence et liberté, ne réclament en fin de compte pas autre chose qu'une forme d'esclavage. La réflexion de Pierre Hanry se fonde sur une connaissance précise des problèmes sexuels de notre société, mais aussi d'autres sociétés différentes de la nôtre et qualifiées trop hâtivement de primitives. A travers l'étude systématique et sans fausses pudeurs ni complaisances de ce que sont réellement le besoin sexuel et ses modes de satisfaction, elle s'attache à déterminer les conditions qui rendent possible la révolution sexuelle. Pierre Hanry ne prétend pas aujourd'hui « faire la révolution » : il ne pense pas que ce soit possible, et il dit pourquoi. Son ambition dans cet ouvrage est de permettre, plus simplement mais plus efficacement, une première libération sexuelle, en particulier par la reconnaissance, enfin acceptée sans contrainte, de l'érotisme féminin et de ses immenses ressources. La révolution sexuelle passe nécessairement par la révolution sociale ; mais elle réclame que l'homme et la femme, renonçant l'un et l'autre aux rôles qui leur ont été impartis, acceptent d'occuper leurs places respectives. A cette condition, qu'ils peuvent commencer à remplir dès maintenant, ils connaîtront enfin une satisfaction parfaite de leurs aspirations les plus intimes.

  • Le but de cette collection est de fournir un instrument de culture et un instrument de travail. Elle s'adresse aux étudiants et au public cultivé. Nous désirons sur quelques grands sujets - La pensée janséniste en dehors de Pascal, les conceptions de la critique littéraire au XIXe siècle, Corneille critique, la philosophie romantique, les cartésiens français du XVIIe siècle en dehors de Descartes, la pensée matérialiste à la fin du XVIIIe siècle, le courant ésotérique en France au XIXe siècle - offrir aux lecteurs la possibilité d'un contact direct avec les textes. Ceux-ci sont répartis dans des ouvrages divers et dont quelques-uns sont pratiquement inaccessibles. Chemin faisant, peut-être aurons-nous l'occasion de remettre en lumière certains auteurs, certains fragments tombés injustement dans l'oubli, mais qui ont marqué cependant un moment important de l'évolution d'une question ou qui ne trouvent qu'aujourd'hui leur actualité. Nous livrons en quelque sorte au lecteur les pièces mêmes : il se fera son opinion de la qualité de la pensée et de l'écriture de leurs auteurs. Nous croyons, quant à nous, qu'en art, en littérature, en critique et même en philosophie, le retour aux sources est un des éléments essentiels du vrai savoir.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • « Rachel regarde le garçon, longtemps, m'a-t-il paru. Et lui laisse un pourboire représentant deux fois la somme du café. Le garçon ne dit rien. Humble, il lui ouvre la porte. Il s'incline à son passage. La femme blonde n'a pas vu le salut. Elle hèle un taxi, mais sans mots. Elle demande s'il aime son cul. Comme il semble hésitant, elle affirme que les Noires ont les plus belles croupes. Elle ajoute qu'elle est satisfaite de ne pas avoir de poitrine, ainsi les clients peuvent se concentrer totalement sur la chute de ses reins... »

  • L'histoire que raconte « Au bord du monde » se déroule dans une ville étrange minée par des taupes sournoises plus ou moins mythiques. Mais nous ne saurons jamais si les maisons s'écroulent réellement. Nous ne saurons jamais si ce que dit le narrateur est le rêve ou la réalité. Ce narrateur est un singulier personnage. Il n'a pas de nom. Il n'a pas d'âge. Il vit la réalité comme s'il rêvait. Ou peut-être rêve-t-il comme s'il vivait. En tout cas on ne le saura pas non plus. Il s'agit d'une épopée dérisoire et farfelue dans un monde qui paraît chavirer. Des aventures banales ou étranges, burlesques ou tragiques, se succèdent et se télescopent comme la réalité condensée sur l'écran d'un téléviseur, ou comme les rêves en miettes dans un kaléidoscope détraqué. Le tout dans le vacarme des sirènes et le bruit des bulldozers. Peut-être s'agit-il d'une descente cocasse aux enfers. Mais cette fois Béatrice joue à cache-cache...

  • Enfin une vie de Gauguin débarrassée de sa légende, de ses erreurs, des clichés faciles qui ont successivement présenté l'artiste comme un matelot sans instruction, un banquier peintre du dimanche, un commis agent de change devenu laveur de vitres, un Homme aux lèvres scellées, un banni des îles tahitiennes, un Noble Sauvage, ou encore un Gauguin empoisonné par un gendarme ou mort lépreux. Historien d'art, auteur de nombreux ouvrages, Maurice Malingue a consacré 40 ans de sa vie à sa quête passionnée de l'homme et de l'artiste prédestiné, génial, qui après l'Impressionnisme, a tant influencé la peinture moderne. Ami de la famille Gauguin, il a rencontré ceux qui, de près ou de loin, ont connu l'artiste, au Danemark, en France, à Tahiti. Il a eu accès à bon nombre de photos, correspondances, documents inédits. Il est ainsi en mesure de nous livrer aujourd'hui ce passionnant portrait qui, loin du roman-feuilleton, restitue la réalité d'une vie et d'une oeuvre si riches et si complexes.

  • Ceux qui voudraient trouver dans les syndicats « en quête d'une révolution » un guide parfait du petit agitateur international, seront sans doute déçus. En revanche, ceux qui tentent de trouver dans l'évolution du monde ouvrier un fil d'Ariane pour comprendre le rôle des syndicats par rapport aux partis seront récompensés de leur peine. L'autogestion, le pouvoir ouvrier, la part du syndicat dans l'entreprise, la définition du syndicalisme par rapport à la politique, autant de questions qui agitent la gauche et les syndicats depuis les explosions sociales de Mai 1968.

  • Charles Gillard, qui était tout récemment encore chef de la brigade des stupéfiants, révèle les secrets des grandes affaires dont il s'est occupé. Aucun roman policier n'est aussi passionnant. C'est le cas de dire que la réalité dépasse la fiction.

  • Parti de rien, Henri Delauze a fait fortune en créant la première société mondiale d'ingénierie sous-marine, la Comex. Le lecteur traverse toute l'histoire de la plongée moderne en partageant ce destin hors du commun : les premières « maisons sous la mer » dans les années 60, tentatives romantiques mais vouées à l'échec ; puis les débuts du pétrole sous-marin, qui fut le principal moteur économique de la pénétration des hommes sous la mer, alors que Delauze invente les solutions permettant à l'homme de vivre et travailler à grande profondeur. Né dans une famille modeste de vignerons provençaux, Henri Delauze a une enfance rude et difficile Il parvient néanmoins à faire des études d'ingénieur Un vieux compresseur, quelques bi-bouteilles, un garage, et 50 000 F de capital : voilà tout l'attirai lorsqu'il crée la Comex, en 1961. Dérisoire. Vingt ans plus tard, sa société est la première du monde, et son chiffre d'affaire dépasse le milliard de francs !... Plongeur-aventurier devenu un grand capitaine d'industrie, Henri Delauze a su garder à travers le succès la fraîcheur d'esprit des pionniers : volontiers mécène, il a mis au jour, avec le plongeur-historien Robert Sténuit, plusieurs trésors engloutis qui, aujourd'hui, ornent les musées.

  • Laerte, haut perchée sur son promontoire dominant la mer dans la beauté d'une baie méditerranéenne, recèle entre ses murs des amours qui transfigurent les êtres ou les entachent de frustrations, et de passions plus étranges encore où se mêlent souffrance et bonheur en une quête qui n'est plus celle de l'autre mais celle de l'absolu. Foisonnant de personnages et d'histoires, ce roman éclate en six parties comme autant de visages de cette ville qui, bien qu'explorée dans sa réalité la plus concrète, acquiert une dimension mythique dans laquelle le destin du fils recouvre celui du père. Les obsessions abolissent le temps chronologique tandis qu'un jeune homme apprenti-écrivain a pour maîtres un marin, un fou et un prisonnier. Avant que d'être un modeste bijou, la corne de corail est une amulette contre les sortilèges. Quand bien même pourrait-elle nous défendre à coup sûr des passions, bien peu l'accrocheraient à leur cou.

  • Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon église, tu es Florence, je marche à l'ombre de tes cyprès. Raconter une histoire, mais débuter, terminer. Morceaux de vie, oeil éphémère sur deux existences ou peut-être un frère et une soeur qui vivent ensemble. Récit, non sur les relations sexuelles, mais sur le sexe, d'une manière brute en avoir ou pas. Obsession de la description quotidienne, lenteur des jours qui coulent, épaisseur de la trame qui se dénoue, langage en interrogation, à qui attribuer les pensées ou les bouts de phrases lancées, préméditées et au hasard, chacun étant le mur où rebondit la balle. Renvoi détourné, instauration d'un nouveau monologue et vivre en référence dans le regard de l'autre, dans les écrits ou les images des pères. Anne Théron

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