Éditions Slatkine

  • À la poursuite du rêve américain, les pieds dans la misère, le regard tourné vers la réussite Une Italienne de quinze ans débarque avec son fils dans le New York des années vingt... L'histoire commence, vertigineuse, tumultueuse. Elle s'achève quelques heures plus tard sans qu'on ait pu fermer le livre, la magie Di Fulvio. Roman de l'enfance volée, Le Gang des rêves brûle d'une ardeur rédemptrice : chacun s'y bat pour conserver son intégrité et, dans la boue, le sang, la terreur et la pitié, toujours garder l'illusion de la pureté. Le récit bouleversant de la lutte quotidienne d'une jeune mère qui se bat pour offrir une meilleure vie à son fils. EXTRAIT Au début, ils avaient été deux à la regarder grandir. Sa mère et le patron. L'une avec appréhension, l'autre avec la concupiscence indolente dont il était coutumier. Mais avant qu'elle ne devienne femme, sa mère avait fait en sorte que le patron ne la regarde plus. Quand la petite fille avait eu douze ans, sa mère avait extrait de graines de pavots un suc dense, comme elle l'avait appris des vieilles femmes. Elle avait fait boire ce jus à la petite fille et, lorsqu'elle l'avait vue chanceler, hébétée, elle l'avait chargée sur son épaule. Elle avait traversé la route poussiéreuse qui passait devant leur masure - bâtie sur les terres du patron - et marché jusqu'à la grève, à un endroit où se dressait un vieux chêne tout sec. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE o Un roman captivant, vibrant d'énergie. - Librairie Cheminant o Un livre comme un voyage dont on voudrait qu'il ne s'arrête jamais. - La Repubblica o Plusieurs histoires se croisent dans ce livre merveilleux. Du rêve américain à l'histoire de l'immigration aux États-Unis, on a l'impression de plonger dans un film de Scorsese. - Corriere della sera À PROPOS DE L'AUTEUR Dramaturge, le romain Luca Di Fulvio est l'auteur de dix romans. Deux d'entre eux ont déjà été adaptés au cinéma ; ce sera le destin du Gang des rêves, qui se lit comme un film et dont chaque page est une nouvelle séquence.

  • Après l'immense succès du Gang des rêves et des Enfants de Venise, découvrez sans plus attendre la nouvelle épopée de Luca di Fulvio !
    Le jeune prince Marcus est encore un enfant lorsqu'il assiste impuissant au massacre de toute sa famille.
    Seul rescapé de cette boucherie fomentée par Ojsternig, ennemi héréditaire de la famille de Marcus qui va s'asseoir sur le trône, Marcus ne doit son salut qu'à la jeune Héloïse, fille d'Agnès, la lavandière du village qui l'accueillera sous son toit pour l'élever comme s'il était son fils.
    Luca di Fulvio retrace l'ascension paradoxale d'un petit prince, un demi-dieu qui va devoir apprendre dans la douleur comment devenir un homme.
    Un roman d'apprentissage émouvant et haut en couleurs, par le maître du genre !
    EXTRAIT
    Jamais autant de sang innocent ne fut versé, sur cette langue de terre connue sous le nom de Raühnvahl, qu'en ce matin du 21 septembre de l'an de grâce 1407. dans cette partie de l'arc alpin qui délimite la péninsule italique et la sépare abruptement du reste de l'empire comme de l'Europe, un soleil froid venait de se lever sur la petite vallée désolée qu'enserraient des cimes hostiles culminant à plus de dix mille pieds. Le seigneur de ce royaume était le prince Marcus Ier de Saxe, père de Marcus II de Saxe, prince héréditaire. Ce matin-là, le petit Marcus II de Saxe, assis sur son lit gigantesque au matelas rembourré de duvet d'oie fin et chaud, frissonna, nu et ensommeillé, ses jambes se balançant loin du sol, bien qu'il soit grand pour ses neuf ans. Il avait des yeux verts, paresseux comme ceux d'un chat, de longs cheveux blonds et brillants qui tombaient en boucles sur ses épaules, et une peau si lisse et si blanche qu'on aurait dit celle d'une fille. Eilika, la gouvernante qui s'occupait jour et nuit de son petit seigneur, et dormait comme un chien fidèle sur une couche de paille au pied du lit, enveloppa les épaules de l'enfant dans une toile de lin passée dans l'eau bouillante puis essorée.
    Au contact de la toile tiède, le petit prince grogna de plaisir et ferma les yeux.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Un véritable emballement. Succomberez-vous au phénomène di Fulvio ? - Adèle Bréau, Elle
    Comme «le Gang des Rêves», qui a fait un tabac en Allemagne où l'auteur est une star, Le Soleil des Rebelles offre une galerie de personnages hauts en couleur, brutes épaisses qui feraient passer Game of Thrones pour Bambi. Bientôt sur Netflix ? - Didier Jacob, Nouvel Obs
    Le Dickens italien. Des pavés que l'on n'arrive pas à lâcher un fois la première page lue. Luca di Fulvio a le don d'entraîner son lecteur dans une épopée romanesque à 100 à l'heure. Un zeste de violence, beaucoup de suspense, sans oublier une histoire d'amour avec un grand A ! - Sandrine Bajos, Le Parisien
    Aucune hésitation, vous pouvez le consommer tout de suite, cul sec ou le garder comme provision de pavé pour le hamac de cet été. Pensez simplement à prévenir votre entourage que vous n'y serez pour personne pendant quelques jours. Et moi je me demande ce que Luca di Fulvio va bien pouvoir nous inventer la prochaine fois... - Nicole Grundlinger, motspourmots.fr
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    On ne présente plus Luca di Fulvio ! Il est l'auteur du Gang des rêves et des Enfants de Venise, deux sagas à couper le souffle dont le succès retentissant en France doit beaucoup à la mobilisation des blogueurs, qui ont fait en quelques mois de Luca di Fulvio un véritable phénomène.

  • Après l'immense succès du Gang des rêves, Luca di Fulvio signe ici un nouveau roman historique qui nous plonge dans l'Italie du XVIe siècle « Quand Mercurio s'était jeté dans le canal, Giuditta avait eu la tentation de le retenir. Ou de s'y jeter avec lui. Elle ne voulait pas renoncer à la sensation de sa main dans la sienne. Elle ne voulait pas renoncer à lui. Déjà, les nuits précédentes, dans le chariot, elle avait senti une forte attraction pour les yeux de cet étrange garçon. Qui était-il ? Il n'était pas prêtre, il le lui avait avoué. Quels mots avait-il dits en sautant du bateau ? Elle se souvenait à peine. Sa tête se faisait légère. "Je te retrouverai", voilà ce qu'il avait dit. » La misère radieuse d'une bande d'enfants perdus, la fille secrète d'un médecin sans diplômes, la découverte de l'amour, l'or, le sang, la boue, l'honneur... pour son nouveau roman, Luca Di Fulvio vous emporte à Venise. Une intrigue efficace, des dialogues authentiques et des personnages tous plus attachants les uns que les autres... Un roman historique unique. EXTRAIT Il entendit une voix : « Mercurio... » Puis de nouveau : « Mercurio... t'es là ? » Il sauta de la plate-forme, la torche à la main. Penché à l'entrée de son refuge, il vit devant lui Benedetta, Zolfo et Ercole. « Qu'est-ce que vous voulez ? Je vous ai dit de partir », dit-il. Pour rien au monde il n'aurait avoué qu'il était content de les voir. « À l'osteria de' poeti..., commença à raconter Benedetta, les larmes aux yeux, eh ben, l'aubergiste... - Il nous a volé une pièce d'or ! conclut Zolfo. - Et alors ? fit Mercurio, agitant sa torche devant leur visage. - On a donné nos poissons à des mendiants, continua Benedetta. Nous, on voulait manger comme les riches... alors je suis allée à l'auberge et j'ai commandé plein de bonnes choses, et le patron... il m'a demandé si j'avais de quoi payer. Moi, j'ai montré ma pièce d'or. Il l'a mordue pour voir si elle était vraie. Puis il m'a dit : "Elle est à moi, cette pièce. Tu peux aller te plaindre aux gardes de sa sainteté, si tu veux. Tu seras bien en peine de prouver d'où elle vient, cette pièce d'or, vu que tu pues la voleuse à une lieue. Disparais." Il s'est mis à rire, et j'étais déjà partie qu'il riait encore... - Le maudit voleur ! », s'exclama Zolfo. Mercurio les fixa. « Et qu'est-ce que vous voulez ? » Benedetta parut surprise. « Je... commença-t-elle à dire. - Nous... », bafouilla Zolfo. Mercurio les fixait sans rien dire. « Aide-nous, finit par dire benedetta. - Oui, aide-nous, dit Zolfo en écho. À PROPOS DE L'AUTEUR Dramaturge, le romain Luca Di Fulvio est l'auteur de dix romans, dont deux ont déjà été adaptés au cinéma. Aujourd'hui, il revient avec un nouveau roman historique, Les enfants de Venise.

  • L'Autre Monde est dangereux, et trois jeunes aventuriers vont le découvrir !
    Derrière l'Autre Mer, il y a l'Autre Monde, un royaume interdit où tout est inversé : le jour devient la nuit, les petits se changent en grands et les bons sont méchants. Rares sont ceux qui sont allés dans l'Autre Monde. Personne n'en est jamais revenu. Lily, Red et Max décident de tenter l'aventure. On est pirate ou on ne l'est pas. Les Aventuriers de l'Autre Monde est l'unique roman jeunesse de Luca Di Fulvio. Un Gang des rêves tous publics, dont les trois héros vivent en Italie, comme l'auteur.
    Découvrez l'unique roman jeunesse de l'auteur à succès Luca Di Fulvio, et suivez une aventure fantastique dans un monde paradoxal qui séduira votre imagination !
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Né à Rome où il vit et écrit, Luca Di Fulvio est l'auteur de dix romans dont quatre sagas mythiques, parues chez Slatkine & Cie : Le Gang des rêves, Les Enfants de Venise, Le Soleil des rebelles et Les Prisionniers de la Libertés, toutes disponibles chez Pocket.

  • Le Stradivarius de Goebbels Nouv.

    Nejiko Suwa, musicienne virtuose, se voit offrir un Stradivarius en 1943 par Joseph Goebbels, mais elle ne parvient pas à jouer de l'instrument... Que signifie exactement son rapport tourmenté avec ce violon dont elle ignore la provenance ?
    Ce récit est le roman vrai de Nejiko Suwa, jeune virtuose japonaise à qui, en 1943, Joseph Goebbels offre un Stradivarius pour célébrer l'Axe Berlin-Tokyo.
    Nejiko l'ignore alors, le violon appartient à un Français, Lazare Braun, musicien juif spolié et assassiné par les nazis. Elle ne parvient pas à jouer de l'instrument. Tous les violons ont une âme. L'histoire du Stradivarius la hante.
    Après-guerre, Félix Sitterlin, le narrateur, est chargé par les autorités de la France Libre de retrouver le violon volé. Il rencontre Nejiko. Elle finit par lui confier son journal.
    Découvrez cette fiction historique sur fond de Seconde Guerre Mondiale et le destin de Nejiko Suwa qui pose la question de la conscience politique des artistes.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    - Le livre se termine en apothéose. Un feu d'artifice littéraire. Un premier livre qui laisse présager pour l'auteur un bel avenir. Une histoire qui ne laisse pas indifférent. La réalité nous rattrape, une histoire de plus qu'on ignorait, la folie et le machiavélisme des hommes. Un destin? Une manipulation? Un égoïsme? Le jugment est trop aisé et dangereux. Il ne manque qu'une chose : la voix de Nejiko Suwa. - Lune, Babelio
    - Yoann Iacono a brillamment composé avec la réalité et la fiction, navigant finement au coeur d'une intrigue, mêlée d'anecdotes sur de nombreux artistes - dont la renommée n'est plus à faire - et la destinée peu banale d'une violoniste (morte en 2012) aujourd'hui pratiquement inconnue du grand public ... Un très joli roman qui se dévore d'une traite ! Une lecture passionnante et particulièrement enrichissante ! -AnitaMillot, Babelio
    - Ce premier roman est passionnant. La narration à la première personne du singulier met le lecteur dans la position du spectateur d'un scénario hallucinant digne du plus machiavélique des dictateurs. C'est un peu comme si la scène se déroulait sous nos yeux et donnait à cette fiction un ancrage dans le monde réel. Audacieux et très réussi. - Tlivrestarts, Babelio
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Pour écrire ce premier roman, Yoann Iacono, 39 ans, a enquêté plusieurs années en France, en Allemagne, au Japon et aux États-Unis où il a eu accès à des fonds d'archives aussi inédits que son sujet. Il a choisi le mode romanesque non pas pour mentir vrai mais parce que, comme l'écrivait Mark Twain, « si la réalité dépasse la fiction, c'est que la fiction doit rester crédible, pas la réalité ».

  • L'inspecteur Auer quitte son petit village des Alpes vaudoises pour retourner sur les traces de ses ancêtres en Suède.
    Après la révélation du lourd secret familial que sa soeur ne pouvait plus garder, Andreas retourne à Gotland sur les traces de son histoire personnelle.
    En arrivant sur l'île, il est loin de s'imaginer que ce passé qui le hantait va devenir un cauchemar. Andreas se retrouve dans le cimetière de Fide devant... sa propre tombe. Et, à côté, celle de ses vrais parents et de sa soeur. Que s'est-il passé ?
    La femme qui portait un masque de fer ne peut se permettre que la vérité éclate au grand jour. Une femme est retrouvée assassinée selon un ancien rite viking : sa cage thoracique est ouverte dans le dos, les côtes sectionnées et déployées comme des ailes...
    Retrouvez l'inspecteur Auer dans un polar haletant sur les traces de son passé en plein coeur d'anciens rites vikings.
    EXTRAIT
    Andreas se réveilla en nage. L'horloge indiquait 4 h 30. Il avait la sensation désagréable d'avoir été tenu en éveil toute la nuit par son cerveau qui générait des images troublantes et angoissantes. Ces rêves pouvaient être d'origine post-traumatique, selon les dires de son psychanalyste. Ces dernières années, il avait vécu une multitude d'événements éprouvants et douloureux qui alimentaient ses cauchemars. Il parvenait à saisir l'origine de la plupart d'entre eux, mais celui qu'il venait de faire restait un mystère. Ce rêve revenait à intervalles réguliers. D'une fois sur l'autre, les détails différaient, de nouveaux éléments apparaissaient. Les oiseaux étaient parfois des aigles blancs, parfois de sinistres corbeaux noirs. Cette nuit, pour la première fois, les volatiles avaient pris un visage humain : l'un d'eux avait celui de Mikaël.
    Avec le temps, Andreas avait l'impression que son rêve n'était pas seulement une représentation symbolique, mais qu'il renvoyait à un événement bien réel. Son inconscient tentait de faire remonter à la surface ce qui n'était sans doute pas qu'une chimère onirique, mais un souvenir tangible. Depuis que Jessica lui avait révélé son secret, il en était encore plus convaincu.
    Andreas entra dans la cabine de douche, régla le mitigeur sur froid. L'eau glacée stimulait son organisme. Il sentait, sous son épiderme, le sang s'activer dans ses veines. La sensation de fatigue et la tension de la nuit disparurent au rythme de l'eau qui s'écoulait sur sa peau. Il ferma ensuite les yeux et leva la tête pour que le jet d'eau se déverse sur son visage. Ses pensées le transportèrent alors trois ans plus tôt. Il avait l'impression de revivre tous les instants de cette journée qui l'avait marqué au fer rouge. C'était le vendredi 5 avril 2013. Il voyait tout comme dans un film.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    C'est une plongée saisissante au coeur des Vikings et de leurs moeurs. Thor, Odin, sacrifices et coutumes barbares, runes, rites... Oserez-vous connaître le rite de "L'aigle de sang" ? - Elodie, Au Chapitre
    L'écriture est fluide, le vocabulaire riche, il y a des fausses pistes et des rebondissements, bref, tout ce qu'il faut pour faire de polar un pur bonheur de lecture et un gros coup de coeur. - pat0212, Babelio
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Marc Voltenauer est né en 1973 à Genève d'un père allemand et d'une mère suédoise. Son premier roman, Le Dragon de Muveran, s'est vendu à plus de 60 000 exemplaires dans le monde francophone. En 2017, il poursuit les aventures d'Andreas Auer dans un second volume, Qui a tué Heidi ?, lui aussi numéro 1 des ventes en Suisse pendant plusieurs semaines.

  • Découvrez dix récits aux univers inédits et aux personnages touchants !
    Dix grandes histoires sur des petits riens, et pourtant sur l'essentiel. Des histoires sur le malheur d'être libre, et sur une femme confrontée à une décision existentielle. Des histoires à propos d'un endroit où on ne veut pas aller, mais qui devient un foyer. À propos d'un scénariste d'aujourd'hui qui, en panne d'inspiration, est catapulté dans le Hollywood des années 70. Et, enfin, des histoires tirées de La Fin de la solitude, éclairant un sombre secret de famille et un rêve d'enfant...
    Dix grandes histoires très différentes, d'un monde dans lequel mensonges, rêves, vérités se croisent et se confondent. Tour à tour touchantes, drôles, surprenantes et, souvent, inoubliables.
    Alternant réalisme et fantastique, ce recueil de nouvelles courtes mais inoubliables vous emportera entre vérité et mensonge jusqu'à des dénouements surprenants !
    EXTRAIT
    Une douleur subite et inconnue lui transperça la cheville. Henry haleta de fureur. Il ôta chaussure et chaussette et passa son doigt sur la zone enflée, la grosse veine palpitait. Soudain il cria, étonnamment fort. Il tendit l'oreille, mais la forêt ne lui envoya d'autre réponse que le clapotement sans fin de la pluie. Et toujours cette image de son fils au moment où il était parti, qui voulait encore lui dire quelque chose, et lui qui sortait dans le couloir pour téléphoner.
    Henry regarda le chemin blafard devant lui, il ne le distinguait presque plus. Les larmes lui montèrent aux yeux. Il eut honte, mais il était trop épuisé pour s'en défendre. Avec ses mains froides il s'essuya le visage, puis repartit en clopinant. À chacun de ses pas, il imaginait un puits dans lequel il déverserait toutes ses souffrances ; un truc qu'il avait appris du temps de son service militaire.
    Maintenant, il devait être minuit. Il se considérait comme sportif, mais il n'avait quasiment plus de force dans les jambes tellement il était fatigué et affamé. Il s'entendait haleter ; les vieillards devaient avoir cette sensation ! Mais penser à ses enfants le faisait avancer. Peut-être fallait-il une virée de ce genre pour qu'il comprenne la leçon, il allait corriger ses erreurs et tout changer, à supposer qu'il finisse par rentrer chez lui.
    Quand il atteignit enfin la clairière, plongée dans la nuit, il n'y croyait presque plus. Dans sa tête, l'image floue d'un après-midi d'été, quand sa fille était partie en courant puis s'était retournée pour lui faire signe de loin.
    Henry descendit lentement la rue en boitillant jusqu'à leur maison de vacances. Quand il était jeune, dans des moments comme ça il se serait déjà mis à courir, et maintenant aussi il sentait son coeur battre plus vite à chaque pas. En passant devant la maison du voisin, il fit une courte pause : ce cabanon vitré de mauvais goût avait-il toujours été là ? Il secoua la tête, l'architecte était nul.
    Enfin, il arriva à la clôture du jardin de sa propriété. Il se disait que tout le monde dormirait, que les fenêtres seraient plongées dans l'obscurité, mais à sa grande surprise la lumière était encore allumée dans la salle de séjour, et il vit sa femme assise sur les marches devant la porte.Comme quand elle l'attendait à la fin de la journée. Henry la regarda un assez long moment avec émotion, mais il avait du mal à la distinguer dans l'obscurité. Et à cet instant, elle le vit.

  • Voyage au plus noir de l'âme humaine...
    Qu'a-t-il bien pu arriver à l'inspecteur Auer ?
    Un tueur à gages abat un politicien à l'opéra de Berlin, en plein milieu d'une représentation. Sa prochaine destination : Genève. Et puis, Gryon. Gryon où Andreas Auer, qui vient d'être suspendu par le commandant de la police, décide d'aider un ami paysan à la ferme pour sortir de sa déprime. Gryon, ce petit village si paisible. Paisible ? Pas si sûr...
    Dans la chambre de sa mère, un homme rumine ses fantasmes les plus fous. Il est prêt à passer à l'acte. Un chassé-croisé infernal se profile, et va tout balayer sur son passage. Andreas et les siens en sortiront-ils indemnes ?
    Après le succès du Dragon du Muveran, le nouveau polar glaçant de Marc Voltenauer vous entraîne au coeur des Alpes vaudoises.
    EXTRAIT
    Au volant de sa vieille BMW, Andreas enchaînait les virages et jouait avec les limites qu'imposait la route sinueuse. À la sortie d'une courbe, la voiture frôla le ravin. Il se fichait de se faire flasher par un radar, mais un accident n'arrangerait rien. Il décida de ralentir. L'autoradio diffusait encore la chanson de Mylène Farmer, À quoi je sers. Le refrain lancinant résonnait au fond de lui, comme un écho de son état intérieur.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Il est toujours bon de retrouver un roman policier où il faut monopoliser ces petites cellules grises, où le récit n'est pas architecturé façon cinéma à grand coup de rebondissements alambiqués, effets de surprise ou effets gore. Avec une écriture plaisante et fluide, Marc Voltenauer s'inscrit dans la lignée des Agatha Christie ou P.D. James, en apportant un brin de modernité. - Blog bepolar.fr
    Bref, tout en dégustant avec un réel plaisir Qui a tué Heidi?, on se réjouit déjà de découvrir la suite clairement annoncée par une fin ouverte digne des meilleurs feuilletons. - Mireille Descombes, Le Temps
    Une fois de plus Marc Voltenauer nous manipule avec brio dans un rythme à vous couper le souffle.C'est fluide, rapide, subtil et j'en passe. Les personnages : tous à leur place et là aussi zéro faute ! C'est une vraie caverne d'Ali Baba, il y en a pour tous les goûts. Bon vous l'avez compris, j'ai adoré et je le revendique haut et fort ! et puis je vous met au défi de trouver l'assassin avant la fin, c'est du lourd. Pour ma part, c'est succès assuré. Coup de coeur de l'été ! - Marie Noëlle, Collectif polar
    Une enquête qui tient la route, des rebondissements, de l'action et un personnage principal en tout point sympathique. Tout cela me semble parfait pour envisager de longues heures de plaisir ! - Blog Franck's books
    C'est frais (rien de le dire), c'est original et surprenant par endroit. Rien de mieux pour passer un agréable, mais angoissant, moment de lecture. - Blog Lettres it be
    Un très bon polar comme on les aime : un récit prenant riche en émotions et un suspens insoutenable. - Jean-Michel Dufour, Babelio
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Marc Voltenauer est né en 1973 à Genève, et a vécu à Versoix, au bord du Léman, les vingt premières années de sa vie. Enfant, il est partagé entre sa passion pour le foot et son attrait pour une carrière de pasteur, peut-être pour suivre les traces de son grand-père, évêque au sein de l'église luthérienne de Suède. Après des études de Théologie à l'Université de Genève, Marc Voltenauer s'engage comme Secrétaire général des Unions Chrétiennes de Genève et opte ensuite pour un poste dans les ressources humaines au sein d'une banque. C'est suite à un voyage autour du monde qu'il décide de se mettre à l'écriture, et trouve à son retour son inspiration dans le pittoresque village montagnard de Gryon. Grand amateur de films et de romans policiers, il se dirige tout naturellement vers le polar.

  • Venus des quatre coins de l'Europe, trois destins brisés se retrouvent dans l'enfer de Buenos Aires en 1912.
    Argentine, 1912. Trois destins, trois chemins qui se croisent et se perdent, trois jeunes gens bousculés par la vie rêvant d'un monde nouveau.
    Rosetta a été déshonorée à Alcamo, la famille de Raquel est massacrée à Sorochyintsi, Rocco refuse de se soumettre à la loi de Palerme.
    Venus vaincus des quatre coins d'Europe, ils n'auraient jamais dû se rencontrer.
    Ils se retrouvent dans l'enfer de Buenos Aires.
    Découvrez sans plus attendre le nouveau roman historique de l'auteur des best-sellers internationaux Le Gang des rêves, Les Enfants de Venise et Le Soleil des rebelles !
    EXTRAIT
    « Il est arrivé ? » dit le policier en entrant dans la pièce où le capitaine Ramirez tenait Raquel prisonnière. Elle comprit qu'il parlait d'Amos. Et il lui sembla totalement absurde d'être arrivée jusqu'ici pour mourir d'une manière aussi stupide et cruelle. « Fais-le attendre à l'arrière, ordonna le capitaine. Je lui amène la fille. » Mais ensuite, il leva la main : « Non, attends ! Je vais lui parler d'abord, sourit-il. Mieux vaut préciser tout de suite les termes de la... transaction. On ne va pas faire ça juste pour sa belle gueule de juif, hein ? » Il cligna de l'oeil, et l'autre se mit à rire.
    Le capitaine sortit de la pièce, suivi du policier. « Reste là devant et ne fais entrer personne », commanda-t-il avant de fermer la porte. Dès qu'elle se retrouva seule, Raquel se recroquevilla sur le sol. Tout était fini. La vie était encore plus cruelle que les hommes. 
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Un ouvrage épique aux accents romanesques sur la soif de liberté abordant les thèmes des migrations et de l'injustice notamment celle des femmes et sur leur condition au début du XXe siècle. Un roman dont on savoure la finesse et la justesse [...] Un livre à la fois bouleversant, teinté d'acidité et de tendresse qui tiendra le lecteur en haleine jusqu'à la dernière page. - Icicnancy.fr
    Un roman aussi poignant que haletant, qui plonge le lecteur dans les bas-fonds de la condition des migrants. Cent ans plus tard, les obstacles ont sûrement pris des formes différentes. Mais cette dureté a-t-elle vraiment évolué ? - Ouest France
    Le Gang des rêves, Les Enfants de Venise, Le Soleil des rebelles. Que l'intrigue se passe au début de la Renaissance en Italie ou dans les années 1920 à New York, chaque roman fait un carton. Sorti en septembre dernier, Les Prisonniers de la liberté, quatrième livre de Luca Di Fulvio, semble bien partie pour emprunter le même chemin. - LeProgrès.fr
    Avec des personnages extrêmement attachants, une intrigue qui tient en haleine et une réflexion sous-jacente sur la condition féminine et la corruption sous toutes ses formes, Luca Di Fulvio signe là un roman dont on redemande encore, même après 600 pages. Captivant et ébouriffant de bout en bout. Un vrai coup de coeur. - Joalie.donc.je.suis
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Né à Rome où il vit et écrit, Luca Di Fulvio est l'auteur de dix romans dont trois sagas mythiques, parues chez Slatkine & Cie : Le Gang des rêves, Les Enfants de Venise et Le Soleil des rebelles, toutes disponibles chez Pocket. Son nouveau roman, Les Prisonniers de la liberté, est en cours de traduction dans le monde entier.

  • Le légendaire Trésor de Rommel refait surface un beau jour d'été, aux côtés d'un cadavre...
    La nouvelle enquête du procureur Feuz ! En 1943, alors que les Alliés s'apprêtent à libérer la Corse, un convoi SS quitte un couvent sur les hauteurs de Bastia en emportant une mystérieuse cargaison. Chargées sur une barge à destination de l'Italie, les caisses sont victimes d'un bombardement américain et finissent englouties au large du Cap Corse. Ainsi naît la légende du Trésor de Rommel, qui suscitera bien des convoitises...
    Jusqu'à ce jour de l'été 2018 où un lingot d'or caractéristique réapparaît en Suisse, à côté du cadavre d'un vieux bijoutier de Neuchâtel. Le premier d'une longue série, qui va entraîner le procureur Norbert Jemsen, sa greffière Flavie Keller et l'inspectrice Tanja Stojkaj dans un tourbillon mortel entre la Suisse et la Corse.
    Accompagnez le procureur Norbert, sa greffière Flavie et l'inspectrice Tanja dans une enquête passionnante sur une série de meurtres commis entre la Suisse et la Corse. Un nouveau polar trépidant portant la signature du procureur Feuz !
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Procureur de la République spécialisé dans le trafic de stupéfiants le jour, écrivain le reste du temps, il a de la matière... Avec son look gominé, ses tatouages tribaux et sa carrure baraquée, il a plus de l'acteur rebelle que d'un austère procureur de la République. Et pourtant, il excelle autant avec sa robe qu'avec sa plume... Ses deux précédents romans Le miroir des âmes et Horrora borealis ont été publiés en France. Depuis, sa notoriété a dépassé les frontières de sa Suisse natale. - Nadia Amar, Corse Matin
    Le rythme est soutenu et tendu, aidé par de courts chapitres. C'est rapide, ça court, ça tire, c'est très cinématographique et j'aime ça. (...) Le dénouement est à l'image des précédents romans de Nicolas Feuz, à savoir assez bluffant ! - Pascal K., Univers Polar
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Nicolas Feuz est procureur de la République et auteur de romans noirs.
    Il a étudié le droit à l'Université et obtenu le brevet d'avocat, avant d'être élu en 1999 comme juge d'instruction, puis en 2008 comme président du collège des juges d'instruction, et enfin en 2011 comme procureur du canton de Neuchâtel. Depuis plus de 16 ans, il est spécialisé dans la lutte contre le trafic de stupéfiants.
    Marié et père de deux enfants, il s'est lancé dans l'écriture de romans noirs en 2010.

  • Un quarantenaire, une fille et un guitariste sont liés par l'illusion de pouvoir rattraper le temps perdu.
    « J'ai besoin de souvenirs, tout ce qui compte ce sont les souvenirs ».
    Un prof guetté par la quarantaine, une fille qui n'est pas son genre, un guitariste prodige et l'illusion de pouvoir rattraper le temps perdu.
    Le premier roman de Benedict Wells.
    Découvrez les personnages de ce premier roman de Benedict Wells et partez à la découverte des relations humaines qui les unissent.
    EXTRAIT
    De retour à la maison après avoir ramené le garçon chez lui, Beck appela de nouveau Lara à Rome. Mais elle était plutôt à la bourre, parce qu'elle était invitée à une soirée dans le Trastevere, avec des gens dont elle venait juste de faire la connaissance. Parmi eux il y avait Marc Schumann, un écrivain allemand soi-disant archi-connu qui était pensionnaire à la Villa Médicis, et puis d'ailleurs tout était tellement passionnant.
    Sur ce, elle raccrocha.
    Beck garda le combiné dans la main pendant quelques minutes. Il devenait jaloux. De ce Marc Schumann, mais surtout de Lara. Elle se bougeait les fesses et allait au-devant d'une vie meilleure. Quant à lui, il alla vers le réfrigérateur. Beck considéra dans sa main la bière qu'il s'apprêtait à boire. Lara était déjà si loin, presque impossible à rattraper. Il fallait qu'il mette un terme à ces beuveries du soir s'il voulait rester à la hauteur.
    Comme il se savait faible, il vida sa bière dans l'évier et fit de même avec les bouteilles restantes. Sinon, il avait peur qu'elles ne l'appellent alors qu'il serait déjà au lit en train de s'endormir.
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Benedict Wells est né en 1984 à Munich. En 2003, alors jeune diplômé, il s'installe à Berlin et décide de se consacrer à l'écriture. Il publie en 2008 un premier roman applaudi par la critique, Becks letzter Sommer, en français Le Dernier Été, qui lui vaut alors le prix Bavarois des arts et de la littérature. Le roman a depuis été adapté à l'écran avec Nahuel Perez Biscayart (120 battements par minute, Au revoir là-haut). Il est aujourd'hui publié en France chez Slatkine & Cie, après la parution chez le même éditeur de La Fin de la solitude en 2017, depuis publié au format poche (Le Livre de Poche, 2018).

  • La fraternité

    Takis Würger

    Les fraternités universitaires peuvent receler de nombreux secrets...
    Pour élucider malgré lui le mystère d'un crime dont il ignore tout, un jeune homme se fait introniser dans le club le plus select de Cambridge.
    Sur fond de campus novel et d'amours impossibles, un premier roman vertigineux.
    EXTRAIT
    « Hans, je veux que tu fasses tes études ici, tu auras une place et une bourse, je m'occupe de ça. En échange, tu deviendras membre d'un club. Tu n'en as sans doute jamais entendu parler. Tu seras membre du Pitt Club. »
    Elle me regarda, dans l'attente d'une réaction.
    « Désolé », dis-je sans raison, mais Alex ne releva pas.
    Dans la cour, les Asiatiques se photographiaient maintenant en train de faire des bonds. Le déclencheur de l'iPad semblait trop lent, les jeunes femmes bondissaient et bondissaient encore.
    Alex reprit la parole, très calme.
    « Ton rôle est de découvrir ce que les boxeurs de l'université font là-bas. Tu boxes toujours, n'est-ce pas ?
    - Désolé, mais je ne comprends rien, dis-je.
    - Je sais, ça peut paraître bizarre. Il s'agit d'un club pour les jeunes hommes qui sont ici, à l'université, et qui se croient meilleurs que les autres.
    - Un club ?
    - Une sorte de fraternité. Vieille de plusieurs siècles.
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Takis Würger, né en 1985, est un journaliste d'investigation allemand, correspondant de guerre et rédacteur pour Der Spiegel. Il a effectué pour ce journal des reportages en Afghanistan, en Irak, en Ukraine, au Bangladesh ou encore en Egypte. Un reportage sur les soldats allemands en Afghanistan lui vaut le Deutsche Reporterpreis et le CNN Journalist Award. C'est à Cambridge, où il a étudié l'histoire des idées et boxé pour l'équipe de l'université, que Takis Würger puise l'inspiration pour son premier roman, Der Club, véritable best-seller en Allemagne, aujourd'hui traduit aux éditions Slatkine & Cie.

  • Après la perte tragique de leurs parents dans un accident de voiture, trois orphelins tentent de se reconstruire à leur manière.
    Jules n'a rien en commun avec ses frères et soeurs, Marty et Liz. Rien à part le tragique accident de voiture en France où ils passent toutes leurs vacances qui leur ôtent très jeunes leurs parents. Placés dans le même pensionnat froid et sans âmes, ils deviennent vite des étrangers les uns pour les autres, s'enfermant chacun dans une forme de solitude - écriture, drogue, écrans. Jules devient alors un loup solitaire. Jusqu'au jour où il rencontre la mystérieuse Alva, avec ses cheveux roux et ses lunettes en écailles. Elle sera son seul et unique amour. Les années passent. Mais le passé sera toujours là pour les rattraper.
    La Fin de la solitude, lauréat du Prix de Littérature de l'Union Européenne 2011, est le roman du processus de deuil et de la solitude qui s'ensuit. Mais avant toute chose, c'est une grande histoire d'amour.
    EXTRAIT
    Je connais la mort depuis longtemps, mais désormais la mort me connaît aussi. Avec prudence, j'entrouvre les paupières, je cligne des yeux. L'obscurité se dissipe peu à peu. Une pièce nue, éclairée seulement par la lueur verte et rouge des appareils et le filet de lumière qui passe par la porte entrebâillée. Le silence nocturne d'un hôpital.
    C'est comme si je sortais d'un rêve de plusieurs jours une douleur sourde et chaude dans la jambe droite, le ventre, la poitrine. Et dans la tête, un léger bourdonnement qui s'intensifie. Je devine ce qui a dû se passer. J'ai survécu.
    Des images refont surface. Je quitte la ville à moto, j'accélère, je revois le virage devant moi. Les roues n'adhèrent plus, l'arbre fonce droit sur moi, j'essaie en vain de l'éviter, je ferme les yeux...
    Qu'est-ce qui m'a sauvé ?
    Je louche un peu pour inspecter mon corps. une minerve, la jambe droite immobilisée, sans doute un plâtre, la clavicule bandée. Avant l'accident, j'étais en bonne forme, en très bonne forme pour mon âge. C'est peut-être ce qui m'a aidé.
    Avant l'accident... il y avait quoi avant ? Mais je ne veux pas m'en souvenir, j'aime autant repenser à ce jour où j'ai appris aux enfants à faire des ricochets ; aux mains gesticulantes de mon frère quand il bavardait avec moi. Au périple en italie avec ma femme, notre balade au petit matin le long d'une crique de la côte amalfitaine, quand tout s'éclaire autour de nous et que la mer écume doucement sur les rochers...
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Le John Irving que n'a pas écrit Irving. - New York Times
    La fin de la solitude pourrait être la suite moderne de L'attrape-coeurs - Lettres-It-Be
    Benedict Wells, le jeune prodige de la littérature Allemande. - Andrea Fies, ARTE
    Benedict Wells raconte comment plusieurs personnages se croisent et tentent d'échapper à la solitude. - Contrepoints
    On le referme le coeur lourd mais l'âme légère, bouleversé et attendri. - Toute la Culture
    Benedict Wells a composé une merveilleuse histoire d'amour, à la fois triste, heureuse et bouleversante. - Hamburger Abendblatt
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    À 24 ans, Benedict Wells publie le premier roman qu'il a commencé d'écrire à 16 ans, Becks, l'été dernier. La presse est unanime, il reçoit le prestigieux Prix des Arts et de la Culture.
    En cours de traduction dans 24 pays, La Fin de la solitude, son quatrième roman, a été couronné par le Prix de Littérature de l'Union Européenne. En tête du palmarès des ventes du Spiegel pendant de nombreuses semaines consécutives, La Fin de la solitude est le premier des quatre livres de Wells que publie Slatkine & Cie.

  • Le mystère entoure un attentat, des meurtres sanglants et un personnage surnommé Le Vénitien.
    Un attentat sans commanditaire, des meurtres sans mobile apparent, l'auteur est à son affaire, il est procureur du Canton de Neuchâtel. Dans ce polar essouflant, il fait endosser à son personnage principal la robe d'un magistrat qui pourrait être son double si tout n'était précisément double et trouble dans ce Miroir des âmes : les flics, les filles, les politiques, les juges et jusqu'à ce mystérieux tueur en série que la police a surnommé Le Vénitien parce qu'il coule du verre de Murano dans la gorge de ses victimes. Le style est au couteau, l'efficacité radicale. Implacable et précis, comme un détonateur.
    Qui est donc Le Vénitien ? La police parviendra-t-elle à mettre la main dessus ? Découvrez ce polar haletant sur les traces d'un attentat et de meurtres pleins de mystère...
    EXTRAIT
    En revenant du Locle, Justin Mollier avait profité d'un arrêt au Pit-Stop à Boudevilliers pour s'acheter un petit-déjeuner. Café froid, croissants et jus d'orange. Puis il avait rejoint Neuchâtel et la route des Clos à Auvernier.
    Luc Autier habitait une somptueuse villa sur les hauteurs. Entourée de vignes, elle offrait une vue plongeante sur le lac, avec vaste terrasse et piscine à débordement. Il se murmurait que le Secrétaire général de département avait hérité de cette propriété et qu'il y vivait seul. Un paradis avec ses défauts. La présence de l'autoroute en contrebas, dont le bruit montait jusqu'aux oreilles de Mollier, et la laideur des bâtiments de l'entreprise PMP SA - Philip Morris Products - à l'est, le poumon financier de la région.
    Assis dans sa voiture, Mollier était sur le point d'engloutir son troisième croissant, quand son téléphone sonna. Il décrocha.
    - T'es où ? demanda Kramer.
    - Devant chez Autier.
    - Il est chez lui ?
    - Oui. Sa voiture est là et je l'ai aperçu en jogging sur sa terrasse. D'allure svelte, le Secrétaire de Pierre Keppler devait s'adonner à la pratique régulière d'un sport. Cette hygiène de vie contribuait à le rendre encore plus antipathique aux yeux de Mollier.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    La lecture en est très fluide, les chapitres, plutôt brefs, rythment bien la progression de l'intrigue. On entre dans l'histoire très vite, et on n'en sort qu'une fois le livre refermé. - Ô Grimoire !
    Nicolas Feuz impose son style aiguisé, incisif, déchirant, haletant. Les chapitres ultra-courts se succèdent plus vite encore que nos respirations, et la chasse au Vénitien montre crescendo jusqu'à un final brûlant à mi-chemin entre Stephen King et Dennis Lehane. Quelle force de caractère dans une plume qui témoigne déjà d'une très grande expérience en la matière ! - Lettres it be
    Enquête parfaitement menée par l'auteur, pleine de rebondissements. La fin m'a laissée sans voix, je ne m'y attendais pas. Style direct, sans accrocs, précis. Les chapitres sont courts, efficaces et détonants. - polar.zonelivre.fr
    Action, rebondissements et rythme effréné sont les éléments moteurs de cette intrigue. Impossible de s'ennuyer, impossible de le lâcher, Nicolas Feuz est un auteur à suivre à tout prix ! - Anaïs serial lectrice
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Né en 1971 à Neuchâtel, en Suisse, Nicolas Feuz a étudié le droit à l'université et obtenu son diplôme d'avocat, avant d'être élu juge d'instruction en 1999, puis président du collège des juges d'instruction en 2008 et, enfin, en 2011, procureur de cette petite République helvétique. Il s'est lancé dans l'écriture de romans noirs en 2010. Le Miroir des âmes est son neuvième polar, le premier publié par Slatkine & Cie.

  • Une enfance en Afrique.
    Le premier roman de Roukiata Ouedraogo est le récit très personnel d'une petite fille confrontée à l'univers des hommes. Avec l'humour tendre qui l'a rendue célèbre en France et dans toute la Francophonie, l'actrice burkinabè tient la chronique douce du drame qui a bouleversé son enfance.
    Dans ce roman, l'auteure raconte avec humour et tendresse son enfance au Burkina Faso.
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Roukiata Ouedraogo est née à Fada N'Gourma, au Burkina Faso. Ancienne élève du Cours Florent, elle enchaîne tournages et tournées. Chroniqueuse sur France Inter, elle y parle beaucoup de sa mère, comme dans ce livre.

  • Bleu calypso

    Charles Aubert

    En un instant, la vie de Niels bascule.
    Écrit à l'ombre du paradis simple et sauvage d'un Sud où l'auteur a lui-même planté sa cabane, ce polar doux se déroule dans une partie secrète de l'étang des Moures où ne vont jamais les touristes, entre sel et mer, pas très loin de Sète, un peu en-dessous de Montpellier. Niels s'est retiré là pour refaire sa vie, au calme, loin de la ville qui s'essouffle. Il fabrique des leurres pour la pêche et les vend sur internet. Un matin, il découvre par hasard un cadavre. Tout l'accuse, tout bascule.
    Plongez-vous sans plus attendre dans ce thriller à l'intrigue envoûtante, dans une région du sud de la France en apparence paisible...
    EXTRAIT
    /> On voyait clairement les traits du visage. le nez, la bouche, le menton, les yeux vitreux. les cheveux se mélangeaient avec les algues. la peau était verte, de la couleur de l'eau. Comment avais-je fait pour ne pas le voir tout de suite? on aurait dit ces dessins pour enfants, ces illusions d'optique qui, à force de les regarder, laissent apparaître un cheval au milieu des branches d'un arbre. Je devinais qu'il s'agissait d'un homme. les chairs étaient gon?ées. J'ai véri?é sur les autres photos, le visage n'apparaissait pas.
    le capitaine de la brigade de gendarmerie est arrivé dans la matinée, un colosse de plus d'un mètre quatre-vingt-dix, avec un physique de deuxième ligne de rugby. il s'appelait Franck Capel. C'était un pêcheur lui aussi, issu d'une vieille famille du cru. il possédait une barque qu'il laissait à l'amarre près des cabanes du pilou. Je le connaissais bien, c'était un lient ?dèle. il faisait partie de ceux qui venaient régulièrement à la chasse aux informations. Ça faisait partie du jeu. Je leur vendais des leurres et je leur indiquais le spot où ils pourraient faire une bonne pêche. Je leur expliquais les animations du moment, les couleurs qui marchaient bien. Je n'étais jamais avare de conseils avec les bons clients. Ceux qui ne m'achetaient jamais rien, je leur re?lais les coins et les recommandations les plus improbables. J'avais quand même un business à faire tourner, il ne fallait pas l'oublier. Franck s'est pointé avec un homme en costume gris que je ne connaissais pas.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Charles Aubert était directeur commercial d'une société d'assurances. A la faveur d'un plan social, il décide de quitter la ville et s'installe au sud de Montpellier, avec femme et enfants. Il choisit une cabane au bord de l'étang des Moures, où il fabrique des bracelets-montres, à son rythme, en écrivant la suite de Bleu Calypso.

  • L'inspecteur Andreas n'a que quelques heures pour découvrir l'identité des ravisseurs et leurs motivations !
    « Saler sa propre vie était une exhortation à être en paix avec soi-même et avec les autres. Saler sa vie signifiait s'élever contre toute forme d'injustice, de discrimination et d'intolérance. Saler sa vie, c'était mettre au coeur de son existence une exigence morale d'amour qui dépasse frontières et différences. Pourtant, ils étaient allés trop loin. »
    Le 16 mai 1826, Aaron Salzberg descend d'une diligence sur la place de Bex. Il a quitté sa Pologne natale pour travailler dans les mines de sel qui font la notoriété de la petite ville suisse. Son exil dans les Alpes vaudoises va tourner à la tragédie. Près de deux siècles plus tard, l'inspecteur Andreas Auer est appelé en urgence : un homme, déguisé en Charlot, retient des otages dans la mine. Parmi eux, les élèves d'une classe de l'enseignement secondaire. Le compte à rebours commence.
    Une enquête surprenante qui conduira le lecteur à remonter le passé...
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Après le succès de ses trois premiers polars, Le Dragon du Muveran, Qui a tué Heidi ? et L'Aigle de sang, publiés chez Slatkine & Cie et repris en poche chez Pocket, Marc Voltenauer est de retour avec une nouvelle enquête de l'inspecteur Andreas Auer.

  • Fuir le bonheur Nouv.

    Élise est invitée au mariage de sa soeur Myrianna. Elle est bien obligée puisqu'elle est la témoin...
    « Je fuis le bonheur de peur qu'il ne se sauve pas. » Francis Picabia
    Élise se serait bien passée d'aller au mariage de sa soeur Myriana. Est-ce l'idée d'affronter ces heures fugitives, bruyantes, un peu navrantes et faussement hystériques ? La personnalité très particulière de sa soeur ? Celle de son fiancé ? Ou la présence lancinante d'un secret ?
    En route pour le mariage, Élise dénoue les fils qui relient chacun des invités, pour un soir, et pour toujours.
    Une comédie triste et légère. La vie, la vie en vrai.
    Découvrez cette palette de sentiments humains où les pensées de la narratrice vagabondent et nous présentent les invités !
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    - J'ai beaucoup aimé cette atmosphère douce amère, cette relation à la fois tendre et très conflictuelle entre les deux soeurs. S'il y a finalement un thème dominant dans ce livre, c'est celui de la complexité des relations familiales et amicales et l'aspect trompeur des apparences. Merci pour ce beau roman que je recommande chaleureusement, il sort de mes habitudes et j'ai beaucoup aimé ce voyage. - Pat0212, Babelio
    -Ce sont des bouts de vie, des faits qui révèlent l'essence de ceux qu'elle évoque, à travers leurs choix. Certains passages sont tendres, d'autres sont tragiques. Il y a aussi de la nostalgie ou des hasards qui font sourire, parce qu'ils sont à l'origine de belles histoires. Élise décrit ces tranches de vie avec beaucoup de dérision : elle semble, parfois, un peu sarcastique, cependant, sa manière de raconter m'a bouleversée. Les mots sont brodés autour de ce qui n'est pas dit clairement et qui est le coeur du sujet. - Valmyvoyou_lit, Babelio
    - Ce roman alterne les chapitres narrant la vie passée ou présente d'Elise, et des chapitres consacrés à l'un des invités ou une personne liés de près ou de loin à ce mariage. Un livre tranche de vie douce-amère où certains fuient le bonheur ou sont passés à côté, mais d'autres l'ont attrapé et le conservent bien au chaud. La plume est extrêment fluide, agréable et délicate. J'ai passé un très bon moment de lecture en compagnie des protagonistes follement humains, pleins d'espoir ou de désespoir, mais qui s'accrochent à la vie. Je vous recommande donc ce petit livre qui vous offrira une vaste palette des sentiments humains. - Ptit_cake,Babelio
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Francine Burlaud vit à Bordeaux. Fuir le bonheur est son deuxième roman.

  • Un road trip pas comme les autres !
    Francis, dix-sept ans, vit avec sa mère dans un trailer park, à Claymont, New Jersey. Lorsqu'il apprend qu'il est le fils d'un donneur anonyme sélectionné pour son QI, Francis se met en tête de retrouver son géniteur. Il entraîne dans son road trip son meilleur ami, le geek Grover, et la mystérieuse Anne-May, dont il vient de tomber amoureux.
    Un roman qui vous fera voyager sur les routes des Etat-Unis.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Traduit dans 34 langues, Benedict Wells est l'auteur de cinq romans dont La Fin de la solitude.

  • La double vie du Collectionneur : dans l'une, il est comme vous et moi, dans l'autre, il est le gardien d'un musée de famille très particulier.
    Le Collectionneur a tout organisé et mène une double vie. Dans l'une, il est comme vous et moi. Dans l'autre, il est le gardien d'un macabre musée de famille : une collection d'ossements humains. Les collectionneurs cherchent toujours la rareté, l'objet unique. Deux enfants, Jakey Frith et Clara Foyle, souffrent l'un et l'autre d'une maladie génétique orpheline (une centaine de cas en France) qui fait se dédoubler les cartilages puis pousser les os jusqu'à l'étouffement, la maladie de l'homme de pierre. Le Collectionneur se doit d'avoir ces deux pièces rarissimes que sont deux petits squelettes au tout début de leur déformation. Dans sa traque éperdue, il déjoue la vigilance du père de Jakey et celle d'un détective trouble, Etta Fitzroy, qui enquête sur une série d'enlèvements.
    Avec un style cutter aussi efficace que glaçant, Fiona Cummins plonge et fouaille dans les pensées du psychopate. Les Anglais ont adoré.
    Suivez la traque éperdue du Collectionneur à la recherche de l'objet rare et unique et vivez une plongée glaçante dans les pensées de ce psychopathe avec ce thriller !
    EXTRAIT
    « Tu as entendu ? »
    Elle frissonne, alors que le chauffage est au maximum.
    C'est l'enquêtrice qui s'exprime maintenant, l'inspectrice Etta Fitzroy.
    Il introduit une autre cuillerée dans la bouche de sa femme.
    « Oui, nous recherchons le même suspect dans les deux affaires, mais je me refuse à tout autre commentaire dans l'immédiat. Les familles vivent un moment extrêmement difficile. N'oubliez pas, je vous prie, que les spéculations de toutes sortes ne sont d'aucun secours. »
    Il détecte un frisson de panique sous la surface, et il sourit. Cela lui ouvre l'appétit. Il a presque de la peine pour elle. Ce soir, quand il se sera emparé du garçon, la panique aura pris le dessus.
    Peut-être qu'il lui enverra un petit quelque chose. De personnel. Un cadeau pour attiser les flammes. Faire monter les enchères. Se moquer de son échec.
    Il hoche la tête intérieurement. Oui, il prendra plaisir à la voir cavaler dans tous les sens comme un de ses insectes.
    Il dépose le bol sur la chaise et zappe sur la chaîne d'infos en continu. Même reportage, même inspectrice, mais il perçoit la tension maintenant, visible dans la crispation de la mâchoire, les poches sous les yeux.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Après une nuit blanche, je peux vous affirmer que Le Collectionneur est à la hauteur des meilleures histoires de Stephen King. Fiona Cummins crée des personnages tourmentés dans leur quotidien et criant de sincérité. -Abracada Books
    Il s'agit donc d'un thriller qui ne s'appuie pas que sur du «gore»: bien qu'il contienne évidemment tous les ingrédients morbides pour faire plaisir aux amateurs de ce genre dont nous faisons partie, il permet de suivre une intrigue réellement palpitante en compagnie de personnages montrés dans leur faiblesse humaine. - Le regard libre
    Je vous conseille ce thriller si vous voulez un roman "page turner" empreint d'horreur et plein de rebondissements à chaque chapitre. - Tassa dans les Myriades
    La douleur imprègne chaque page, laisse une empreinte, une marque et donne à ce récit cette touche particulière. Tout est aussi touchant que terrifiant. À lire, c'est certain !! - Sangpages.com
    Si vous êtes à la recherche d'un thriller macabre de par son histoire et son personnage, je vous invite à foncer en librairie. - Tomabooks
    Pour son premier livre « Le collectionneur », Fiona Cummings nous offre un thriller hors du commun et atypique. - Blog Les lectures du Chapitre

  • Voyage littéraire dans la lune!
    Muse immortelle, la Lune a toujours inspiré la littérature. D'Emily Brontë à Virgile, elle intrigue les poètes, fascine les écrivains. Elle est la confidente des amoureux, la reine de la nuit. Tantôt lumineuse, tantôt mystérieuse, la Lune a fait couler beaucoup d'encre. Eschyle disait d'elle qu'elle est l'oeil de la nuit, García Lorca invoquait la Lune gitane en séductrice fatale. Fatoumata Kebe vous invite à un voyage littéraire dans la Lune.
    Découvrez une compilation de textes littéraires sur la lune, à travers différentes époques et régions du monde.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Fatoumata Kebe cite des textes de près d'une cinquantaine d'auteurs. Dans ses belles notes liminaires, elle fait montre de son amour des lettres et des langues, de sa curiosité, qui ne se limite donc pas à la science mais se prolonge dans l'inépuisable imaginaire lunaire. - Francis Richard, Le blog de Francis Richard
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Docteure en astronomie à la Sorbonne-Université à 31 ans seulement, formée à l'ingénierie spatiale à l'Université de Tokyo, Fatoumata Kebe est spécialiste de la trajectoire des débris spatiaux.

  • Étudiant rendu solitaire par sa condition épileptique, Antonio est emmené par son père à Marseille pour consulter un spécialiste.
    En juin 1983, un Italien de dix-sept ans se retrouve à Marseille avec son père. Pour finaliser un traitement médical, on préconise au jeune homme de ne pas dormir durant quarante-huit heures et de prendre à intervalles réguliers des amphétamines. Son père l'accompagne. Un livre initiatique aussi fin qu'émouvant. La rencontre que vous n'avez jamais eue avec votre père.
    Une histoire déchirante sur la relation d'un père et son fils, sur le passage du temps, les illusions et les regrets, sur l'amour.
    EXTRAIT
    Un jour de février, mon père est venu nous voir à la maison. Ma mère et lui se sont dit bonjour avec cette courtoisie habituelle qui me tapait tellement sur les nerfs. Je me demandais toujours pourquoi ma mère, qui avait, pour autant que je puisse en juger, été larguée par mon père, ne nourrissait pas, ne manifestait pas un sain ressentiment à son égard.
    « Lundi prochain, on va à Marseille », a annoncé mon père sans préambule. Ma mère écoutait en silence, à l'évidence elle était déjà au courant du projet.
    - Où ça ? ai-je demandé.
    - À Marseille, en France.
    - Et qu'est-ce qu'on va y faire ?
    Il m'a expliqué que ma mère et lui avaient compris que tout ne fonctionnait pas dans le traitement que je suivais. Ils avaient des doutes sur la quantité de médicaments, sur leur dosage, et sur l'extravagance de certaines règles de vie. Ils avaient compris que, dans l'ensemble, j'étais en difficulté (quelle foudroyante intuition ! ai-je failli m'exclamer avec ce qui me restait d'agressivité adolescente). En bref, il fallait consulter un autre médecin et vérifier si la thérapie que je suivais convenait ou s'il fallait la modifier. Ils avaient commencé à s'informer pour savoir quels étaient en Italie et à l'étranger les meilleurs spécialistes de ce « trouble » ? je crois que mes parents n'ont jamais prononcé en ma présence le mot « épilepsie ». Leur recherche les avait amenés à conclure que le meilleur spécialiste de ce « trouble » chez les enfants et les jeunes était un certain professeur Henri Gastaut, à Marseille.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Gianrico Carofiglio est né à Bari en 1961. Procureur, conseiller du Comité anti-mafia au Parlement italien, il a été sénateur de 2008 à 2013. Ses romans et ses essais sont traduits dans le monde entier.

  • Le journal inédit d'Alexander Werth, correspondant du Guardian à Paris en 1940 Mai 1940 : la France capitule. Deux mois plus tard, le maréchal Pétain reçoit les pleins pouvoirs, et le régime de Vichy s'installe pendant que les Allemands envahissent le pays. Intime, par ses fonctions, de l'ensemble du personnel politique, Alexander Werth raconte les ralliements spectaculaires à ce qui va devenir Vichy, les accommodements quotidiens et lâches d'une élite exclusivement préoccupée de la survie de son confort. Il raconte aussi la rue, les Parisiens. Passées les quelques heures d'abattement de rigueur, les terrasses des cafés sont pleines, la bonne humeur remplace l'inquiétude, on s'agite, on discute, on rigole... Et surtout, en visionnaire, il annonce le déroulement et l'issue de la guerre, anticipant par là les thèses que défendront plus tard de nombreux historiens. Un journal à lire absolument pour l'éclairage particulier qu'il jette sur la Seconde Guerre mondiale EXTRAIT Vendredi 10 mai 1940 Maintenant, ça y est. Je dormais encore à huit heures et demie dans ma chambre du quai Voltaire quand le téléphone a sonné. C'était Gilbert : « Ce matin à quatre heures, les Boches ont envahi la Hollande, la Belgique et le Luxembourg. Petite nouvelle que j'ai cru devoir t'intéresser. Tu peux maintenant aller t'acheter un pyjama doublé en ciment ». Et voilà. Il y avait eu, tous les quinze jours plus ou moins, des rumeurs d'une invasion possible des Pays-Bas. Mais depuis quelques jours, il n'en était plus question. La semaine dernière, j'ai vu Sandberg, de Het Folk, le journal socialiste d'Amsterdam. Il revenait de Hollande. Bien que la cinquième colonne fût très active - son frère et son père sont tous deux nazis et croient que seule une invasion nazie peut leur assurer une tranquillité favorable à la reprise des affaires - il était convaincu que les Allemands n'attaqueraient pas la Hollande avant juillet ou août. Maintenant, c'est arrivé ; au moment peut-être où nous nous y attendions le moins - nous nous y attendions sûrement moins qu'à bien d'autres moments au cours des huit derniers mois. À PROPOS DE L'AUTEUR Né à Saint-Petersbourg en 1901, Alexander Werth était un journaliste et correspondant de guerre britannique. Les derniers jours de Paris reprend les chroniques qu'il a rédigées durant la Seconde Guerre mondiale.

  • Tandis que les parents de la petite Clara Foyle s'accrochent à l'espoir de la revoir en vie, Ella Fitzroy se démène pour retrouver l'homme suspecté de l'avoir enlevée.
    Clara Foyle, cinq ans, a été enlevée il y a bientôt trois mois. La petite fille est atteinte d'ectrodactylie, une maladie osseuse aussi appelée syndrome des mains en « pince de crabe ».
    Le principal suspect, Brian Howley, est toujours en fuite après avoir échappé à la surveillance de la police. Sa collection d'ossements humains a disparu dans l'incendie de sa maison. Pour la recommencer, il a besoin d'une pièce unique : Clara. Malgré la ténacité de l'inspectrice Ella Fitzroy, la petite fille demeure introuvable. Un terrible compte à rebours commence. Avec un style-cutter aussi efficace que glaçant, Fiona Cummins plonge dans l'âme du psychopathe. Vous ne laisserez plus jamais vos enfants revenir seuls de l'école.
    Le Collectionneur, quant à lui, s'est remis en traque...
    EXTRAIT
    Arrivée à quelques mètres des marches en béton qui, de la plage, remontent la pente herbeuse menant à leur logement, Gloria arrête un bref instant de courir. Sa chaussure a heurté un caillou et cette brutale interruption du mouvement lui fait perdre l'équilibre. Elle s'affale sur l'étroite bande de sable. Saul attend de la voir se relever, à quatre pattes, puis se redresser et tituber jusqu'à la maison, ainsi qu'elle l'a fait d'innombrables fois.
    Mais sa mère demeure immobile dans le sable, bouche entrouverte, ses longs cheveux noirs étalés comme des algues.
    Comme des brins de laine.
    La marée, presque haute maintenant, vient lécher l'ourlet de son manteau, telle une amie trop familière. Le temps que Saul lace ses chaussures, dévale l'escalier de la maison, traverse la route, passe devant les bancs ornés de plaques commémoratives et les bacs de roses à l'agonie, qu'il descende les marches pentues conduisant à la plage, les poumons de sa mère vont se remplir d'eau salée.
    Toutefois, peut-être que s'il fait un gros effort, il arrivera juste au moment où le filet de liquide saumâtre pénètrera dans sa bouche.
    Mais Saul s'aperçoit que ses pieds restent collés à la moquette tachée, et même si ses yeux sont rivés sur la silhouette de sa mère, il est incapable de bouger.
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Fiona Cummins est journaliste. Après Le Collectionneur, désormais disponible au Livre de Poche, L'Ossuaire est son deuxième roman. L'un et l'autre sont en cours d'adaptation.

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