Club des directeurs de sécurité des entreprises (CDSE)

  • Quel que soit leur secteur d'activité, les entreprises sont exposées à différents types de risques : économique, réglementaire, financier, informatique, naturel, opérationnel, et bien sûr sécuritaire.
    Avec une activité à l'étranger, des collaborateurs amenés à se déplacer, des sites parfois implantés dans des pays « exposés » à des problèmes sécuritaires, l'entreprise en s'internationalisant s'expose à un ensemble de risques nouveaux.
    Si entreprendre à l'international, c'est s'ouvrir à de nombreuses opportunités, il n'en demeure pas moins que ce développement doit être accompagné par l'action de professionnels de la sûreté.

  • Face à la diversification des menaces et des risques (cyber, terrorisme, géopolitique), les enjeux de sécurité et de sûreté sont intégrés pleinement à la stratégie des entreprises. Cette diversification s'accompagne d'une complexité croissante, qui accentue le besoin de spécialisation et d'expertise des métiers de la filière. Confrontées à ce double phénomène, les directions Sécurité-Sûreté en entreprise adaptent leur organisation et un travail important d'harmonisation de la communication sur ces métiers est mené. Par ailleurs, suite à une étude métier effectuée par le Club des Directeurs de Sécurité et de Sûreté des Entreprises (CDSE), celui-ci dresse un panorama de la filière des métiers de la Sécurité et Sûreté en entreprise, répartis en 12 fonctions identifiées, de la gouvernance au conseil ou au déploiement opérationnel. Ainsi, pour le CDSE, ce référentiel des métiers inédit doit permettre de faire émerger un positionnement collectif de la filière, au service de la sécurité globale des entreprises.

  • Chaque jour, plus de 150 000 agents prennent en charge sur le territoire national la sécurité des biens et des personnes dans les espaces privés, qu'ils soient ouverts ou non au public. Ces professionnels, qui interviennent dans un cadre réglementaire précis, représentent une force complémentaire à la Police nationale et à la Gendarmerie pour garantir la sécurité des citoyens, des entreprises et du territoire.
    Si la sécurité privée a longtemps suscité de la méfiance dans un pays de tradition jacobine, réfractaire à la privatisation de missions jugées régaliennes, elle fait dorénavant partie de la vie quotidienne des français et bénéficie d'une image qui n'a cessé de s'améliorer.
    L'Etat à travers le Conseil National des Activités Privées de Sécurité a indéniablement joué un rôle important dans cette évolution.

  • Ce numéro a pour objectif de mettre l'accent sur les processus et logiques qui ont mené les Etats, les organismes internationaux et les individus à adopter de nouvelles technologies de sécurité pour lutter contre les risques et anticiper de potentiels dangers. En France, c'est la loi d'orientation et de programmation relative à la sécurité du 21 janvier 1995 qui relance le déploiement de plusieurs technologies de surveillance parmi lesquelles la vidéo surveillance. Face à l'augmentation et la diversification des risques et des menaces, les technologies de rupture représentent pour les forces de sécurité intérieure l'opportunité de disposer de moyens d'action modernes et adaptés. Ainsi, le paysage de la sécurité s'apprête à connaître de nouveaux bouleversements.

  • Face à la menace terroriste, à l'augmentation exponentielle des risques, les entreprises doivent mettre en oeuvre des solutions répondant aux besoins sécuritaires internes et externes et développer une nouvelle culture de la sûreté.
    Les responsables sûreté et sécurité des sites sensibles doivent à plus forte raison, pour remplir la mission qui leur est confiée, trouver les outils et méthodes leur permettant d'anticiper, protéger, analyser, et intervenir sur tout type de menaces. En effet, ces sites de par leur nature constituent un enjeu majeur pour la sécurité de l'Etat, des entreprises mais aussi de la population.

  • Lors de rencontres ou d'événements (qu'ils soient culturels, sportifs ou politiques), la sécurité des personnes reste un impératif absolu qui doit être soigneusement planifié et géré. Bien qu'ayant récemment assumé avec succès dans la durée deux rencontres internationales importantes (la COP 21 qui s'est déroulée du 30 novembre au 12 décembre 2015, et, d'autre part, l'EURO 2016 de football qui s'est déroulé du 10 juin au 10 juillet 2016), le contexte actuel a conduit la préfecture de police et tous les acteurs de la sécurité à réviser leurs schémas opérationnels pour les optimiser. Ce sont toutes ces opérations de planification, méthodiquement évaluées et mises en place, en vue d'assurer la sécurité de ces manifestations qui sont ici décrites ainsi que le travail en amont de coordination interministérielle et des équipes sur le terrain.

  • La radicalisation des salariés constitue un risque nouveau érigé au rang de préoccupation majeure depuis les attentats de 2015. Et la plupart des managers sont démunis face à ces phénomènes de durcissement des postures en particulier religieuses ; or, les entreprises doivent très tôt apprendre à déceler l'ensemble des signaux faibles qui peuvent aboutir à la forme ultime de la radicalisation violente, le terrorisme, et l'intégrer comme risque. Depuis les années 2000, les entreprises doivent également faire face à des risques émanant de groupes radicaux. Ils appartiennent à quatre courants idéologiques : l'écologie radicale (zadistes), le néo-luddisme (technophobes), certains courants de défense de la cause animale et l'ultragauche. Les entreprises vont donc devoir apporter une réponse à la fois sécuritaire et sociétale à ces menaces. Ce dossier tente de répondre à ces enjeux en donnant des outils d'anticipation et quelques clés de compréhension de ces phénomènes de société.

  • Sommaire
    DOSSIER La gestion des événements traumatiques en entreprise
    La gestion des événements traumatiques en entreprise - Docteur Gérard Lopez
    Le stress post-traumatique : comprendre pour le prévenir et éviter le handicap - Docteur Paule Nathan
    Interview : Retours d’expériences au sein d’une direction sûreté, Jean-Louis Fiamenghi, directeur sûreté du groupe Véolia et Jérôme Simon, chargé de mission au sein de la direction sûreté du groupe Véolia - Annick Rimlinger
    Appréciation judiciaire de l’état de stress post-traumatique (ESPT) lié à la mobilité internationale - Monica Goncalves
    Et si la gestion de crise devenait notre quotidien : Retour d’expériences - Patricia Cadre
    Interview : Regards croisés sur le dispositif de gestion d’événements traumatiques et sa déclinaison locale, Denis Lauretou, directeur sûreté de la Banque de France et Didier Collet, directeur départemental de la Banque de France - Nice - Annick Rimlinger
    UN AUTRE REGARD SUR LA SÉCURITÉ
    Sécurité et liberté : discussion entre un philosophe anglais et un philosophe français, Hobbes et Rousseau - Emmanuelle Rousset
    INTERNATIONAL
    Mais que se passe-t-il en Côte d’Ivoire ? - Expert d’ONG, spécialiste de l’Afrique
    ACTUALITÉS DU CDSE
    Retour sur le baromètre de la sûreté à l’international
    Présentation du jeu “Mission sécurité à l’international”
    Le CDSE a du talent
    Note aux auteurs

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