Sciences humaines & sociales

  • Stéphane Pajot a retrouvé non seulement les origines des noms des principales rues, avenues et places de Nantes, mais, en bon journaliste, il a su les faire parler. Il nous offre mille anecdotes, nous présente mille personnages et mille événements heureux ou tragiques qui restent attachés à ces lieux si connus des Nantais. Histoire et petite histoire, en images souvent inédites, se conjuguent pour stimuler notre mémoire et transmettre un prestigieux patrimoine.
    Dans la lignée des beaux-livres de mémoire publiés par l'auteur, cet ouvrage est conçu de façon originale pour associer un dictionnaire de l'histoire des noms de rues à un livre d'images et d'anecdotes mises en exergue ; il se feuillette sans ordre précis pour le simple plaisir de découvrir des faits et des personnages oubliés ou méconnus. Chacun possède sa ou ses rues de prédilection : celle où il est né, où il a vécu, où il a connu quelqu'un... rues qu'il retrouvera avec bonheur dans ce beau livre essentiel qui constituera un usuel incontournable de toute bonne bibliothèque pendant longtemps.
    Si vous ne le saviez pas, découvrez-le dans ce livre :
    - Stanislas Baudry, le Nantais qui inventa l'omnibus, se tira une balle dans la tête !
    - Louise Antonini, pour aller se battre, se déguisait en homme.
    - Robert Fulton, inventeur du bateau à vapeur, inspira le Nautilus à Jules Verne.
    - la Duchesse de Berry se cacha dans une cheminée, rue Mathelin-Rodier, près du château.
    - Monsieur de Crais-Billon écrivit un roman licencieux : Le Sopha.

  • Un peu plus d'un siècle après sa fondation par Napoléon, la ville nouvelle de La Roche-sur-Yon est devenue une petite cité administrative et un relais de la nouvelle société républicaine, laïque, libérale et individualiste au coeur de la Vendée restée en grande partie attachée à ses traditions. La ville a certes commencé à développer des activités économiques en profitant notamment de l'arrivée du chemin de fer en 1866. Mais ces activités sont encore réduites. Elle a peu d'influence sur son environnement vendéen et reste assez isolée dans un département éclaté. 1914 ouvre une nouvelle période. Les années qui suivent sont en effet marquées par deux guerres mondiales et par une crise économique aux redoutables répercussions sociales, politiques et idéologiques. Entre 1914 et 1944, dans ce difficile contexte, comment évolue La Roche-sur-Yon ? Comment poursuit-elle son développement ? Parvient-elle à renforcer son enracinement local ? Ces questions sont au centre de ce volume qui se termine par une mise en perspective évoquant les principales transformations survenues depuis 1945. Celles-ci permettent-elles à La Roche-sur-Yon, en s'appuyant sur sa rapide croissance et sur son influence grandissante, de se présenter comme « la capitale de la Vendée » ? Ce volume qui comprend de nombreuses illustrations, fait suite à « La ville de Napoléon, La Roche-sur-Yon 1804-1870 » et à « Une ville républicaine, La Roche-sur-Yon 1870-1914 », chez le même éditeur.

  • La langue du zinc n'est pas une langue de bois. On y parle la langue du coeur. Du coeur gros qu'on soigne au vin chaud, du coeur gros comme ça qu'on soigne au pastaga. La langue des bistrots, entre le pire et le barbare, a ses aristos comme Boudard, Blondin, Rimbaud, Dimey, Bukow et puis Gainsbar, poètes blanc sec, accros de la Kro, esthètes de la fine à l'eau. La langue des bistrots pour le dire a des mots qui naissent du comptoir. Des mots pousse-cafard dans la fumée du soir, des mots d'amour, toujours, des mots copains d'un jour, nos mots de tous les jours. Il fallait bien en faire le tour. Ce glossaire contemporain, illustré de nombreuses photos, amusera le lecteur curieux ou l'amoureux des troquets, qui, en lisant ce livre dans la collection « Le Jeu des mots », cédera au plaisir de découvrir ou de retrouver des expressions pleines de saveur et porteuses d'images. Un petit dico d'aujourd'hui, plein d'humour pour étancher les grandes soifs de vocabulaire limonadier.

  • Un récit de campagne Pendant plus de 2 ans, Henri IV (qui n'était alors qu'Henri de Navarre) guerroya dans l'Ouest de la France, de La Rochelle à Beauvoir en passant par Marans, Fontenay-le-Comte, Talmont, Montaigu, Niort et Coutras, où se déroulèrent de mémorables batailles pendant les terribles Guerres de Religion. Cette période pleine de rebondissements et d'intrigues, était peu connue. Gilles Bresson, dans un travail de recherche considérable, nous la restitue depuis la Saint-Barthélémy jusqu'à l'assassinat du duc de Guise, et nous fait vivre les péripéties dramatiques des guerres de l'intolérance en chevauchant au côté de celui qui deviendra le « bon roi Henri ». Le récit passionnant et très détaillé - presque au jour le jour - de la vie et des batailles, des traités, accords et trahisons, de celui qui deviendra un très grand roi de France. Des témoignages inédits, pour une meilleure connaissance de la période troublée des Guerres de Religion, et une galerie de portraits de ceux qui en étaient les acteurs. Une contribution essentielle à l'Histoire, richement illustrée de documents anciens. Une page peu connue de l'Histoire Sur fond de Guerres de Religion, Gilles Bresson raconte une partie importante de la vie d'Henri IV. Protestants et Catholiques, divisés par leurs idées, s'affrontent lors de combats sanglants. Ces guerres d'intolérance, témoignent du conflit des convictions religieuses qui brisèrent bien des liens familiaux et amicaux d'Henri IV et d'autres grands hommes de cette deuxième moitié du xvie siècle. Le livre comporte, en plus du texte, une documentation précise sur les principaux lieux et les personnages clés de cette période peu connue de la vie d'Henri IV.

  • Gilles Bresson, auteur de nombreux ouvrages historiques aux Éditions D'Orbestier, se penche sur une période un peu oubliée de notre Histoire. La découverte dans les archives de sa famille des carnets et notes de voyage d'un ancêtre mobilisé pendant la guerre de 1870 et fait prisonnier en Prusse orientale permet à l'auteur de témoigner du sacrifice de ces nombreux soldats qui ont défendu la France lors de ce conflit.
    Les Français prennent les armes
    Dans cet ouvrage, Gilles Bresson rappelle les circonstances du déclenchement de la guerre de 1870 et s'attache à l'épopée des nombreux Vendéens, qu'ils soient gradés ou simples soldats, engagés pour défendre avec courage et ferveur leur pays. Au regard de son fort ancrage catholique et légitimiste et de son passé insurgé lors de la Révolution, la réaction diligente des Vendéens dans ce conflit est assez inattendue. Descendants des chouans, Athanase Charette et Henri de Cathelineau prennent les armes pour défendre la Patrie au nom de Dieu. La légion des Volontaires de l'Ouest, anciens zouaves pontificaux menés par Charette, et les Francs-tireurs de Vendée se battent aux côtés des unités républicaines et préludent ainsi l'Union sacrée de 1914.
    Le calvaire de deux soldats
    Mobilisés, Auguste Guyonnet et Abel-Isaac Potet ont noté quotidiennement leur incroyable épopée pédestre de plus de 2000 km, depuis les champs de bataille de l'Est de la France jusqu'à leurs prisons, à Koenigsberg, aujourd'hui en Russie, pour l'un deux. C'est un prodigieux témoignage de la vie des soldats qui nous est décrit avec émotion. La faim, le froid et la douleur de perdre leurs camarades ne viendront pas à bout de ces courageux soldats dont les souvenirs précieux pour la mémoire collective sont ainsi pérennisés grâce à ce livre. Les Vendéens dans la guerre de 1870, très documenté, apporte un éclairage inédit sur cette période, marquée par la fin de l'empire de Napoléon III, la proclamation de la IIIe République et les barricades de la Commune.

  • C'est à une lecture passionnante, pleine de rebondissements et de suspense, où le drame côtoie l'incongru et l'humour, que vous invite un brillant avocat. Entrez dans le prétoire, découvrez le monde étonnant des accusés, celui de la justice, à travers l'évocation de quatre grandes affaires criminelles plaidées par Michel Laurent (Lulu la Sablaise, les Katangais de l'Odéon, le crime de la Jument, le « Grand mât » à l'Île d'Yeu) et cinq autres procès qui sortent tous du commun.

  • 1906 : Georges Clemenceau fait sa première visite officielle en Vendée à La Roche-sur-Yon. Évoquant la Révolution, les chouans, la séparation de l'Église et de l'État, il prononce un discours grandiose selon Jean-Baptiste Duroselle. Dans ce livre, après une biographie du Tigre, l'auteur replace le discours de Clemenceau - jamais encore publié - dans son contexte social, politique et humain durant la période troublée des Inventaires. Le livre est illustré de nombreuses photos et documents ; certains sont inédits.

  • Nantes, 6 janvier 1919, 18 heures. Nu sur un lit, dans la chambre n° 34 du Grand Hôtel de France, place Graslin, Jacques Vaché et un de ses amis meurent après avoir fumé et ingéré plusieurs boulettes d'opium. Surdose ou suicide ? Rien ne sera jamais totalement élucidé. Jacques Vaché qui n'écrivit rien d'autres que ses "Lettres de guerre" publiées par André Breton après sa mort, reste un personnage énigmatique, imprégné de la dérision de Jarry et témoin du désarroi des combattants de la Grande Guerre. Ce livre évoque la dernière nuit du dandy nantais qui inspira à André Breton le surréalisme. À partir d'archives qui n'avaient pas été publiées à ce jour - les rapports de police -, ce fait divers, entre fiction et réalité, est aussi l'occasion d'évoquer d'un moment fort de l'histoire d'un pays qui pansait à peine les blessures vives de la première Guerre mondiale..

  • Conserver des aliments a toujours été un souci de l'humanité pour subsister en période difficile. Le développement rapide à Nantes, au siècle dernier, de l'industrie de la conserve, qui gagnera bientôt tous les ports du littoral atlantique, va bouleverser la pêche, mais aussi la vie sociale des marins et de leurs familles. Ce sont ces trois histoires : pêche à la sardine et au thon, essor des conserveries sur les côtes de Vendée, mais aussi vie des marins et de leurs femmes, premières ouvrières en usines, que nous raconte Constant Friconneau. L'auteur relate enfin, dans une chronologie très documentée, les affrontements, parfois violents, qui opposèrent marins vendéens des Sables d'Olonne, de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, de l'Île d'Yeu ou de Noirmoutier aux marins bretons de Douarnenez ou d'autres ports du Finistère et l'émergence des premières luttes sociales de ces travailleurs de la mer.

  • Que connaît-on de Réaumur ? Son nom est attaché à une commune de Vendée où il possédait un château à quelques lieues de La Rochelle, sa ville natale. Ce grand savant du XVIIIe siècle participa à la publication d'une oeuvre considérable, la Description des Arts et Métiers voulue par Colbert, à laquelle l'Encyclopédie de Diderot « emprunta » de nombreuses planches. Réaumur ne fut pas seulement celui qui mit au point un thermomètre fiable qui porte son nom mais étudia, décrivit, expérimenta un grand nombre de techniques, toujours d'actualité. À la fois biologiste, généticien, botaniste, géologue, mécanicien et physicien, il fut un touche-à-tout des sciences de son époque avec le souci permanent d'être utile à ses contemporains. Grâce à la précision de son thermomètre, Réaumur put améliorer le niveau de vie des populations rurales en inventant, par exemple, des fours à poulets, premières couveuses semi-industrielles. Fondateur de l'entomologie, il consacra une grande partie de sa vie aux insectes.

  • Nantes la jolie

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    Le passionné Stéphane Pajot nous a habitué à nous faire découvrir les côtés originaux du passé nantais. Il persiste et signe cette fois un magnifique album d'anciennes photos dont nombre n'avait jamais été publiées. Au fil de l'histoire de Nantes et des 112 pages de ce bel ouvrage, découvrez plus de 130 remarquables photographies accompagnées de commentaires avisés, dans une mise en page esthétique, évitant la lassitude fréquemment éprouvée lors de la lecture de certains livres de photographies. Stéphane Pajot n'en est plus à son coup d'essai mais il nous offre à nouveau un coup de maître ! Plongez dans ces agrandissements d'anciennes photographies inconnues, et transportez-vous il y a plus d'un siècle. Si vous aimez Nantes, vous n'aurez aucun mal à vous y retrouver. Imaginez... Bien que serré contre d'autres passagers qui, comme vous, traversent la Loire grâce au pont Transbordeur, vous appréciez la vue panoramique qui s'offre à cette hauteur. Devant vous se déploie le fleuve majestueux, en son milieu flotte l'île Feydeau, le marché de la Petite Hollande à sa poupe. Le ciel dégagé de cette journée estivale vous permet de distinguer les deux tours de l'usine LU au fond, sur la droite. Vous tournant, prêt à descendre, vous apercevez les ouvriers des Chantiers Navals oeuvrant sur une estacade à la construction d'un paquebot. Vous longez à présent le quai de la Fosse et souriez en entendant les commérages des blanchisseuses sur les vendeuses de poissons de la Petite Hollande qui polluent l'eau de la Loire en y déversant les boyaux de leurs poissons ! Ces « jolis » noms d'oiseaux sont interrompus par un train qui passe sur votre gauche et s'arrête un peu plus loin, à la gare de la Bourse. Vous décidez à présent de vous arrêter prendre un café au bistrot « Le Commerce ». Vous vous installez au bar, le patron en profite pour tailler la bavette avec vous... les temps sont durs, ses clients qui s'enrichissent préfèrent maintenant « pavoiser » à « La Cigale » ! Après cette pause, vous repartez en direction de la place Louis XVI. En remontant le long de l'Erdre vous apercevez, au niveau de l'écluse, une gabare, attendant la montée des eaux pour pouvoir rejoindre le canal de Nantes à Brest. Vous traversez la rivière en empruntant le pont Morand, vous vous arrêtez en son milieu, le temps de regarder un bâteau-lavoir passer sous vos pieds. À coup sûr, en passant sur le parvis de la cathédrale, vous entendrez le célèbre son nasillard de la vielle du père Zim Zim... À votre bon coeur Messieurs Dames ! Vous voilà maintenant arrivé à destination, vous allez pouvoir profiter, pour le restant de votre journée, de l'Exposition de Nantes, et voir pour la première fois un village de nos colonies reconstitué, avec ses curieux indigènes, courageux guerriers aux rites étranges dit-on... Ce splendide ouvrage est un billet pour un retour dans le passé, un brin de nostalgie dans le coeur, et un hommage aux photographes qui ont fixé pour toujours une mémoire évanouie.

  • L'héritage napoléonien... Napoléon et le Ier Empire... Ces mots évoquent aussitôt des uniformes chamarrés et le portrait de l'Empereur en colonel, bref la guerre, et avant tout la gloire. Des images qui ont pourtant terriblement vieilli, car une guerre entre grandes puissances ne mènerait plus aujourd'hui à des conquêtes mais à des destructions irrémédiables. On jette un autre regard sur Napoléon : on s'inquiète plus que jadis du déficit démocratique de l'Empire. Mais pourquoi les institutions de l'Empire n'ont-elles pas été balayées à sa chute ? Le Code civil, le Cadastre, la Banque de France, la Légion d'Honneur, le Conseil d'État, l'Université, les préfectures, etc. sont même parvenus jusqu'à nous. L'héritage est tel qu'il manifeste dès l'origine un acquiescement au régime, dont ce livre voudrait donner une approche. À travers deux préfets exemplaires Et si Napoléon avait aussi représenté la paix aux yeux des Français ? Son programme était de refaire l'unité du pays, profondément divisé par dix années de Révolution. Le cas de la Vendée devient alors emblématique : à l'avènement de Bonaparte, on y relançait la guerre civile ; à sa chute, il était manifeste que la population ne s'y prêterait plus. Entre les deux, c'est bien la paix qui s'y était enracinée, sous l'administration attentive des préfets. Ces hommes veillèrent à dissiper la peur qui continuait à séparer les partis. Ils comprirent aussi les limites d'une pacification - celle-ci dépend toujours de la force -, et ils eurent à coeur de rallier la population pour l'installer dans la paix. Les archives inédites des préfets Merlet et Barante, utilisées pour la première fois dans cet ouvrage, nous font pénétrer dans l'intimité de ceux qui relayèrent, avec coeur et intelligence, les intuitions fortes de Napoléon.
    L'auteur Thierry Heckmann, archiviste paléographe, est conservateur en chef aux Archives départementales de la Vendée. Il est aussi codirecteur de la revue Recherches Vendéennes.

  • Quand l'incroyable frappe à votre porte... Les Histoires extraordinaires et inédites de Nantes et de Loire-Atlantique invitent au voyage sans retour, aux mystères et tragédies près de chez vous. Difficile d'échapper au terrible destin de la mariée de Pont-Rousseau à l'amant aux yeux de braise ! Impossible de ne pas retenir son souffle lors de la découverte du cadavre d'une religieuse au lycée Clemenceau ! Comment être insensible au marin pacifiste qui perdit ses yeux pour sauver deux enfants ? Qui peut imaginer qu'un arbre du quai de la Fosse se transforma en visage du Christ, et qu'un geyser jaillit sous le pont de la Morinière ? Connaissez-vous le Roi des Rats du musée Dobrée, la sorcière du Vieux Bel air, le dernier bourreau de Nantes ? Ces anecdotes hors du commun, dont de nombreuses inédites, 25 pages étonnantes autour de Jules Verne, d'Edgar Poe, de Clemenceau et de beaucoup d'autres personnages célèbres ou inconnus, nous font découvrir des faits inhabituels de notre histoire, grande et petite, que l'auteur a heureusement sauvé de l'oubli. Si l'envie de pousser la porte de l'inconnu vous tente, cet ouvrage richement illustré vous est fortement recommandé. .

  • On connaît peu les premières années monacales de François Rabelais quand il vint en Vendée (alors le Bas-Poitou) et où, pour lui, tout commença. Pendant au moins 8 ans, Rabelais parcourut en tous sens ce terroir d'où il allait tirer la substantifique moelle de ses prodigieux écrits. Quand le pauvre moine franciscain arrive à Fontenay-le-Comte, sans doute vers 1520, il va rencontrer de grands humanistes, juristes et philosophes de son époque ; puis à Maillezais, promu chanoine, il devient secrétaire de l'évêque. C'est en Vendée qu'il va découvrir un monde peuplé de fantasmes, depuis la mâchoire de narval de Geoffroy la Grand Dent jusqu'au bras de Saint Rigomère ; des Bêtes Pharamines aux feux follets qui dansent sur le marais mouillé... Miroirs grossissants, déformants, enchantés. C'est en Vendée que va se nourrir son imaginaire, cette démesure que l'on retrouvera dans Gargantua, Pichrocole ou Grandgousier. C'est toujours en Vendée que naîtront - suite à diverses expériences - ses plus violentes aversions pour les femmes, les magistrats, le clergé, mais où s'éveillera aussi sa vocation de médecin. Et c'est sans doute Olonne, où Rabelais vit la mer pour la première fois, qui fut à l'origine de ses premiers récits de voyages imaginaires. 

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