Géorama Éditions

  • Prix Pierre Loti, Hendaye 2010 Une école de commerce est tout sauf une fabrique à auto-stoppeurs, l'objectif premier étant de former les chefs d'entreprise et décideurs de demain et de les préparer au marché du travail. Ludovic Hubler, Alsacien formé à l'école de commerce de Strasbourg, a choisi quant à lui de casser tous les schémas de formation établis et de procéder différemment. 24 ans au moment de l'obtention de son Master, il part du principe qu'une découverte des réalités du monde est un préambule nécessaire avant de s'ouvrir à la vie professionnelle. C'est ainsi qu'il se lance le 1er janvier 2003 dans un « tour des hommes », qu'il aime appeler son « doctorat de la route ». Son aventure va durer cinq années, au cours desquelles il utilisera uniquement le stop sous toutes ses formes pour se déplacer. Du « voilier-stop » pour traverser notamment les océans Atlantique et Pacifique au « brise-glace-stop » pour se rendre sur le continent Antarctique en passant par la traversée du Sahara ou de pays comme la Colombie ou l'Afghanistan, Ludovic aura testé son pouce dans toutes les situations possibles et imaginables. Ses rencontres furent aussi nombreuses que variées. Parmi les plus marquantes figurent celle avec le Dalaï-lama qui l'a reçu dans sa demeure de Dharamsala en Inde mais aussi celles de plusieurs milliers d'étudiants de tous horizons avec qui Ludovic a partagé son aventure en cours de route. 5 années de voyage, 170 000 km parcourus, 59 pays traversés, des centaines de conférences données et les services de plus de 1 300 conducteurs donnent une idée de l'ampleur et de la richesse du périple. Plus qu'un nouvel exploit de l'extrême, ce livre retrace une aventure humaine extraordinaire dont le souffle de liberté ne manquera pas de vous emporter... Ce récit de voyage, fort d'aventures, vous emmènera au bout du monde CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - "A la frontière entre le récit, le journal intime et le livre géo politique, « Le monde en stop » est un ouvrage passionnant que je recommande à tout amateur de voyage et à ceux qui souhaitent voir le monde autrement" aroundtheworld.fr EXTRAIT J'ai toujours pensé qu'écrire un livre était un exercice très difficile. Étant naturellement plus attiré par les chiffres que par les lettres, je m'étais promis avant mon départ de partager mon parcours uniquement avec des photographies et des histoires orales. Surtout pas via l'écriture d'un livre ! Pourtant, au fil des années de voyage, de nombreuses personnes m'ont encouragé à prendre la plume afin de mieux partager ce tour du monde en stop. « Ton expérience mérite un bouquin, Ludo. Fais de ton mieux et surtout laisse parler ton coeur » m'a-t-on répété de nombreuses fois. Après réflexion, j'ai décidé de les écouter et me suis lancé dans l'écriture comme je m'étais lancé sur les routes du monde, c'est-à-dire sans aucune certitude mais avec une forte volonté de mener le projet à bien. Je ne m'étais pas trompé, l'entreprise littéraire s'est avérée un véritable défi pour moi, peut-être encore plus difficile que la traversée de la planète avec la seule aide de mon pouce et de ma personnalité. Il m'a fallu puiser au fond de moi pour traduire mes émotions par des mots et pour décrire correctement mes expériences. Il m'a fallu aussi accepter, après cinq années de rencontres et de découvertes, de rester cloîtré plusieurs mois devant un ordinateur à taper, changer et rechanger mon texte jusqu'à ce qu'il me paraisse enfin acceptable.

  • Depuis plusieurs années, Michael a fait du monde son domicile. De pays en pays, de continent en continent, il arpente la planète pour étancher sa soif de découvertes et d'expériences qu'il partage avec le plus grand nombre. Il sent pourtant que son insatiable curiosité s'érode peu à peu et qu'il sombre dans une sorte de routine inexplicable qui va à l'opposé de son sens de la vie... Il lui faut un nouveau projet. C'est à Dakar qu'il ressort d'un tiroir une idée qui ne l'a jamais quittée : relier Téhéran à vélo depuis Paris, un challenge de plusieurs mois qui lui semble à la hauteur de ses interrogations.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Voyageur et entrepreneur, Michael Pinatton est le fondateur de Traverser la frontière, le blog et le podcast destinés à toutes les personnes souhaitant voyager et vivre à l'étranger.

  • Qu'est-ce qu'un haïku ? C'est, en quelques mots, la saisie poétique dans l'instant d'un événement personnel, si modeste soit-il.
    Le haïku nous apprend souvent à ressentir ce qui est devenu invisible aux yeux de tous. La tradition littéraire japonaise a codifié ce mode d'expression selon des règles simples qu'Alain Kervern nous dévoile dans ce très beau recueil de présentation, agrémenté d'exemples de haïkus anciens et contemporains. La structure de ce livre s'inspire de celle de l'almanach poétique du Japon (saïjiki) qui répertorie l'ensemble des mots de saisons caractérisant les émotions saisonnières vécues au long d'une année. L'almanach poétique constitue d'abord un guide pratique à l'usage de ceux qui composent le haïku mais c'est également une précieuse encyclopédie pour le grand public des villes de l'archipel qui se sent coupé de ses racines profondes.
    Ce merveilleux document est une porte ouverte sur la culture japonaise dans son intimité.
    EXTRAIT
    Semer du riz jusqu'à ma mort
    les yeux toujours levés
    vers la même montagne
    Taki Harushige
    Humble sentier
    jusqu'en haut des herbes
    planter des grains de riz
    Kobayashi Issa (1763-1827)
    Au pied d'une montagne sainte
    là est ma demeure
    là je fais des semis pour le riz
    Yamaguchi Mizuho
    Semailles de riz
    jusqu'aux limites de la voûte céleste
    Le couchant s'enflamme
    Ôno Rinka (1904-1984)
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Alain Kervern est né à Saïgon. Diplômé de l'École Nationale des Langues Orientales Vivantes, et de l'université de Paris VII, il revient définitivement à Brest en 1973, où il a enseigné le japonais à l'Université de Bretagne Occidentale. Il a traduit de nombreux ouvrages sur les traditions classique et moderne du haïku et organise des stages et des animations dans un esprit d'éducation populaire.

  • Il y a les huîtres de Bretagne, les crêpes de Bretagne, le cidre de Bretagne. Et voici les « Brèves de Bretagne » labellisées Hervé Bellec !
    Hervé Bellec réussit toujours à nous surprendre ! On savait qu'il marchait beaucoup, qu'il écrivait remarquablement et qu'il aimait sa Bretagne mais on ignorait que, depuis des années, il menait un travail d'orpailleur, collectant mot après mot les plus belles pépites du genre écrit. Le résultat de cette nouvelle édition, revue et enrichie, nous révèle un trésor où il fait bon piocher et extraire, au hasard de l'inspiration, ces fragments d'Armorique comme autant d'éclats d'une Bretagne aux multiples facettes. 
    Un recueil qui met en lumière les mille et une facettes de l'une des plus belles régions de France.
    EXTRAIT
    Crêpes ou galettes ? L'une des plus grandes énigmes bretonnes. En Basse-Bretagne (entre nous soit dit la partie la plus haute de la région), la crêpe, composée de blé noir, est salée alors que la galette, faite de froment, est sucrée. En Haute-Bretagne (par ailleurs partie la moins élevée de la même région) une crêpe est sucrée alors qu'une galette est salée. N'y aurait-il pas comme qui dirait un conflit de civilisations dans l'air (iodé) entre les deux extrémités de notre chère péninsule armoricaine ?
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Hervé Bellec est né en 1955. Après avoir été successivement musicien puis patron de Bar, il est aujourd'hui professeur d'histoire-géographie dans un lycée de Brest. Il a publié de nombreux romans et nouvelles ayant pour théâtre la Bretagne dont il sait à merveille traduire les ambiances.
    Ses récits de voyages, servis par un style littéraire alerte et une profonde humanité, lui valent toujours un large succès auprès des lecteurs.

  • Embarquez à Brest et partez à l'assaut de la Sibérie ! Après Saint-Jacques-de-Compostelle, Hervé Bellec reprend sa plume d'écrivain voyageur et nous entraîne vers un autre voyage initiatique, à bord du mythique transsibérien, au coeur de l'hiver russe, jusqu'à la ville de Vladivostok. Une plume alerte et précise, beaucoup d'humour et d'humanité, un savoir voir et un billet de train pour Vladivostok sont les ingrédients de ce récit envoûtant et profond, qui nous mène loin, très loin, dans un pays sans fin nommé Russie ! La taïga sibérienne est de loin la plus grande forêt du monde puisqu'elle représente le tiers de la surface boisée de la planète et par là même demeure une des principales réserves d'oxygène de la biosphère. En Sibérie, elle occupe une bande de 1000 kilomètres de large sur 5000 km de long. Les pins, les mélèzes, les cèdres et les bouleaux se succèdent inlassablement et quand on regarde à travers la vitre du train, on a parfois l'impression de voir défiler le plus long code-barre du monde. C'est à mourir d'ennui et bizarrement, on n'en meurt pas. On dit que le Transsibérien est un train de légende. A mon sens, c'est plutôt un train de réalités, passées ou présentes, avec une histoire faite de sang et de larmes, avec des voyageurs en chair et en os. De Brest à Vladivostok, c'est à dire des deux points les plus opposés de l'Eurasie, via Moscou, la ville aux mille surprises, mon périple n'aura duré qu'une quinzaine de jours. Quinze jours à travers la Sibérie au coeur de l'hiver le plus cinglant. A mourir de froid et pourtant, je n'en ai ramené que de la chaleur. Hervé Bellec nous livre dans son carnet de route son voyage initiatique à bord du célèbre train, de la Bretagne à l'extrême Russie, en passant par la taïga. A PROPOS DE L'AUTEUR Hervé Bellec est né en 1955. Après avoir été successivement musicien puis patron de bar, il est aujourd'hui professeur d'histoire-géographie dans un lycée de Brest. Il a publié de nombreux romans et nouvelles ayant pour théâtre la Bretagne dont il sait à merveille traduire les ambiances. Ses récits de voyages, servis par un style littéraire alerte et une profonde humanité, lui valent toujours un large succès auprès des lecteurs. Avec Les Sirènes du Transsibérien, Hervé Bellec confirme son statut d'écrivain voyageur et nous entraîne loin, très loin, au coeur de l'hiver russe. EXTRAIT Un matin d'hiver, sur les coups de dix heures, j'embarque dans mon vieux VW et mets cap à l'ouest, direction la pointe de Corsen, située face à la mer d'Iroise sur la paroisse de Trezien. Les gens d'ici connaissent. Si l'on excepte les îles Molène et Ouessant ainsi que le chapelet d'îlots qui égrène l'océan comme des points de suspension oubliés à la queue du continent, il s'agit du cap le plus occidental du pays. Nous nous trouvons à 4° 37' de latitude ouest. Plus au sud, sur les côtes portugaises et galiciennes, ou plus au nord en Irlande, la vieille Europe continue sa percée dans l'Atlantique mais ici, l'endroit reste emblématique. On est au bout du bout de tout, sans vraiment savoir si l'on se trouve au début ou à la fin de l'histoire mais c'est la raison pour laquelle je me trouve ici, engourdi jusqu'aux os. J'ai un rendez-vous. Un bien étrange rendez-vous avec la géographie.

  • Un témoignage puissant sur le Liban Asma Abdelkarim sort à peine de l'adolescence lorsqu'elle quitte la Tunisie, où elle a grandi, pour retrouver le pays de ses origines et s'installer à Beyrouth. Elle découvre un pays complexe, attachant, fascinant, tourmenté qui, peu à peu, lui révèle ses mille facettes. Nulle indulgence sous la plume vive et acérée d'Asma. Son ouvrage nous plonge dans la réalité du Liban avec ses contradictions et ses déchirures. L'immersion est totale, elle se livre, note tous les détails, son sens de la formule fait mouche. Ce puissant témoignage recèle plusieurs niveaux de lecture qui en font toute la richesse : à la fois récit, essai et histoire d'amour, il se distingue également par sa dimension initiatique. Le Liban devient pour elle le berceau de l'émancipation d'une petite fille espiègle devenue, sous le ciel de Beyrouth, une jeune femme pétillante au parcours atypique, passionné et passionnant. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - "Loin des clichés qui résument le Liban à la guerre et aux attentats, mais sans renier cette réalité, Asma Abdelkarim brosse le portrait de sa bien-aimée Beyrouth : complexe, passionnante, fascinante, éternelle." (N.K. Le Télégramme) A PROPOS DE L'AUTEUR Asma ABDELKARIM est journaliste, spécialiste du Moyen-Orient. Diplômée de l'Université Saint-Joseph de Beyrouth et de la Sorbonne, elle vit désormais à Paris où elle poursuit ses études doctorales sur le paysage médiatique de la région MENA (Middle East and North Africa) après les soulèvements du Printemps arabe. Elle exerce en parallèle le métier de traductrice. Depuis quelques années, elle travaille dans le domaine du développement médiatique en apportant son expertise aux médias alternatifs indépendants du Proche-Orient. EXTRAIT Sans doute le dernier souvenir de ma mère avant ma naissance est celui de vernir ses ongles soigneusement limés pour être fin prête à accueillir ceux qui allaient venir la féliciter. C'était à la clinique Notre-Dame, à Mutuelle-Ville, un faubourg chic sur les hauteurs de Tunis. Quelques secondes plus tard, elle était déjà sous l'effet de l'anesthésie. « Quelle maîtrise de soi, Assia ! Toujours égale à toi-même en toutes circonstances ! », s'exclama ma tante. Ma mère, institutrice de son état, suscitait l'admiration de son entourage. Fille unique ayant grandi dans une famille de cinq frères, elle avait obtenu son permis de conduire à vingt ans à peine. À vingt-cinq ans, elle était déjà une femme accomplie qui arrivait à l'école de la rue Lénine à Tunis au volant de sa Renault Dauphine, toujours tirée à quatre épingles. Rare femme dans un milieu à majorité masculine, elle avait réussi par son génie pédagogique et son travail passionné à se forger une place d'exception dans le coeur de ses élèves et de ses collègues, qui lui vouaient admiration et respect.

  • Enfin, une nouvelle édition de La terre n'est qu'un seul pays ! Ce grand récit d'aventures qui a tant fait rêver de lecteurs et suscité tant de vocations, au niveau du voyage tout comme à celui de l'éveil spirituel. L'auteur, André Brugiroux, qui n'a cessé de voyager depuis, y raconte comment il a réussi à parcourir 400.000 km autour du monde en stop avec un dollar par jour et sans dormir à l'hôtel. Cela lui a pris 18 ans d'une incroyable bourlingue sans rentrer à la maison. Parti à 17 ans, avec 10F en poche et un diplôme de l'Ecole hôtelière de Paris, il a ramené de cette longue quête à travers quelques 135 pays, une vision nouvelle de l'histoire des hommes, une vision porteuse d'espoir. Un récit hautement rocambolesque (l'auteur a connu 7 prisons et a failli se faire descendre une demi-douzaine de fois) qui s'adresse au coeur de chacun. Car il s'agit plus en définitive d'un tour « des hommes » que d'un tour du monde. Un appel à la fraternité plus que jamais d'actualité, appel qui remémore les fameux chemins de Katmandou, devenus mythiques aujourd'hui. Un ouvrage incontournable, une vraie invitation au voyage et à l'éveil spirituel A PROPOS DE L'AUTEUR André Brugiroux est considéré aujourd'hui comme l'un des plus grands voyageurs de la planète. Né en 1937, il a parcouru et visité tous les pays du monde sur une période de soixante ans. EXTRAIT Je m'étais juré que la dernière voiture me déposerait devant la porte. Chez moi. La trouverai-je cette dernière voiture, en ce jour d'octobre 1973. Le temps était incertain, l'air relativement frais et humide. Novembre approchait. J'avais froid, pour la dernière fois sans doute. Je marchais dans les rues de Troyes, sur les trottoirs humides il n'y avait presque personne, à l'exception d'un flic qui très vite me repéra. Le quatrième depuis Strasbourg. - Vos papiers ! Triste retour ! Après tant d'années passées sur tous les chemins de la terre, j'étais suspect, à 136 km de chez moi, dans mon propre pays. - Au bout de la descente, de l'autre côté du pont, tu trouveras la Nationale. Je ne devais pas m'éterniser à Troyes, il me le faisait clairement sentir. L'endroit était très mauvais pour arrêter une voiture. Je le compris d'emblée, comme par instinct. Je marchai encore vingt minutes, sans m'en rendre compte, sans sentir sur mon dos le poids de mon sac qui me donnait des allures de vagabond, de suspect... J'avais oublié le flic, le sac, le froid. J'étais de retour.

  • Oublier ses certitudes et s'ouvrir aux autres S'engager dans l'action bénévole suscite, à un moment ou un autre, le doute sur le bien fondé de son action. Ce formidable récit offre à ces interrogations légitimes une réponse concrète et simple. Michel Damblant rassure dès les premières lignes. À tous ceux qui hésiteraient à donner à d'autres hommes, proches et moins proches, leur temps, le fruit de leurs expériences, leur capacité d'écoute, il apporte avec humour la démonstration des joies qui en résultent : celles du plaisir de partager, celles du bonheur d'être utile, celles d'une curiosité sans cesse sollicitée. Par son expérience dans l'apprentissage des techniques du maraîchage et la restauration de barrages au Niger et au Mali, Michel Damblant répond à l'un des tout premiers besoins humains : se nourrir et maîtriser l'eau sans laquelle il n'est pas de vie possible. Ces Jardins au Sahara nous invitent à vivre, comme son auteur, de telles expériences, autant d'occasions de mesurer combien les hommes rencontrés sont à la fois si différents et si semblables ; combien leurs cultures sont riches et touchent à la fois l'esprit et le coeur de ceux qui veulent bien oublier un peu de leurs certitudes. Un récit engagé et empreint d'optimisme EXTRAIT Sous prétexte de chercher l'inspiration, me revoilà sur les montagnes de l'Aïr, au Nord Niger. Protégé de l'harmattan par les énormes blocs de lave au-dessus des jardins de Diatafane, je tente un pastel. Ma main crayonne les ombres bleues des dattiers ; mes pensées me ramènent aux requêtes de l'instituteur. Pourquoi s'adresse-t-il à moi avec autant d'insistance pour financer le jardin potager de son école ? Pas d'autres clients sans doute ; les visiteurs ne sont pas légion dans la contrée : la rébellion touareg a isolé le pays entre 1990 et 1999. Malgré les accords de paix, la mise aux normes du tarmac d'Agadez n'est pas terminée. Je suis venu cette année avec un Fokker d'Air Algérie depuis Tamanrasset, les gros-porteurs ne peuvent pas se poser. A PROPOS DE L'AUTEUR Michel Damblant vit à Belle-Île-en-Mer. Paysagiste de profession aujourd'hui retraité, il est engagé depuis douze ans au Niger et au Mali où il apporte son expérience face aux problèmes alimentaires de peuples oubliés. Outre la création de jardins pédagogiques, il a mené plusieurs projets d'amélioration des retenues d'eau potable en partenariat avec l'ONG AGIRabcd.

  • Comment voyager en privilégiant l'écologie de la planète Des filets récupérant l'eau de la brume dans le désert chilien, du carburant états-unien à base d'algues, des fours solaires argentins, du cohabitat à la canadienne... De nombreux projets sont déjà menés pour répondre aux angoisses d'un monde en pleine démence. Enthousiastes et utopistes, deux étudiants, Béa et Guillaume, profitent d'une année de césure pour recueillir les témoignages de ces acteurs du développement durable. Au programme, 10 mois de voyage, 17 pays traversés, 40 000 kilomètres parcourus. Au-delà des rencontres, ils vont partager des histoires de vie, celles de centaines des personnes qui les prennent en stop et les hébergent, d'un bout à l'autre du continent américain. Guidé par l'esprit de la route, le jeune couple ne sait pas encore qu'il va aller à sa propre rencontre et se heurter aux aléas d'un voyage volontairement spartiate. Quel est le sens de cette quête idéaliste ? Vont-ils trouver réponse à leurs attentes ? Attention, un voyage peut en cacher un autre... Véritable globe-trotter, Guillaume Mouton propose une solution : multiplier les aventures autour du monde en restant attentif au développement durable A PROPOS DE L'AUTEUR Une enfance très rurale ne peut qu'exacerber ce fort attachement à l'environnement humain et naturel que Guillaume Mouton s'attache à comprendre et protéger depuis l'adolescence. Après des études de Génie Civil à l'INSA de Toulouse puis d'urbanisme durable à KTH en Suède, il mène à bien le projet EcoAmerica relaté dans ce livre. Il est aujourd'hui voyageur-réalisateur et co-réalise, alias MOUTS, la série documentaire NUS & CULOTTÉS diffusée sur France 5 depuis l'été 2012. EXTRAIT Au moment d'effectuer mon périple, je m'occupais depuis trois ans, avec quelques amis, de deux associations, le Club Écolo de l'INSA de Toulouse et Nature Propre, qui avaient pour objectifs d'organiser des ramassages de déchets dans la nature, de sensibiliser les enfants en intervenant dans les écoles primaires ou encore de publier des articles autour de l'écologie dans deux hebdomadaires de l'INSA. Seulement, nos mobilisations me semblaient vaines. Je trépignais que nos actions n'aient pas davantage d'impact, alors que la situation environnementale devenait de plus en plus préoccupante. C'est pour cette raison qu'avec ma compagne, Béatrice, nous sommes partis à la rencontre des acteurs du changement en nous improvisant reporters le temps d'une année sabbatique. Au commencement du projet, l'idée était de cibler une région en particulier afin d'éviter l'avion, mais également pour ne pas tomber dans l'écueil d'un tour du monde symbolique, certes mythique, mais trop rapide et vide de sens. Pour le temps dont nous disposions, l'échelle du continent américain me paraissait cohérente. D'autant que ledit continent accueille une diversité de cultures et d'écosystèmes remarquable, multipliant par là même la diversité des contextes, des problématiques et des enjeux.

  • Montez à bord d'une pulka et partez pour un voyage au coeur de la Scandinavie « Je m'appelle Nathalie. Je chausse mes skis à Ivalo, en Finlande. Je charge ma pulka et j'accueille, avec une volupté grimaçante, sur mes épaules et au creux de mes reins, ses 71 kg de chargement. Toute ma vie tient là-dedans pour les deux mois et demi à venir. J'y mets aussi, je le sais bien, mes doutes et mes espoirs. Cette aventure, c'est aussi la solitude, les angoisses et les euphories, les détails d'une nature ensevelie sous la neige, en léthargie, où le moindre sursaut s'apparente à une effervescence. J'espère démystifier l'idée que cette nature n'est qu'hostile. Je veux, sans doute aussi, montrer qu'avec une préparation méticuleuse, beaucoup de projets qui paraissent inaccessibles deviennent réalisables. Que l'anonyme que je suis peut atteindre le cap Nord, puis redescendre en partie le long de la colonne vertébrale scandinave, en autonomie, avant le printemps et la fonte. 71 kilos. 71 jours. 71° nord. Et plus de 1 200 kilomètres de glace et de neige... » Un récit de voyage magistral, idéal pour partir à l'aventure ! A PROPOS DE L'AUTEUR Nathalie Courtet est originaire du Jura où elle est accompagnatrice en moyenne montagne. Grande voyageuse, elle a parcouru de nombreux pays avant d'entreprendre, en 2008, un immense périple à vélo couché, relaté dans une trilogie parue aux éditions Phébus (Aux portes de l'Orient, Les routes de la démesure, De la jungle birmane à la taïga russe). Son expédition en Laponie est également relatée dans le film 71° Solitude Nord, réalisé par Damien Artero (Production Planète D). EXTRAIT 71 n'est pas son année de naissance, ni son âge - encore. 71 n'est ni le nombre de ses amants ni le numéro correspondant au département de sa résidence, bien qu'elle y ait un quart de ses origines, pas plus que le nombre de ses paires de chaussures ou celui de ses victoires sur un vélo, et loin d'être celui de ses Amis, je veux dire les vrais... Ce n'est pour le coup ni une moyenne kilométrique journalière ni une vitesse de croisière. 71 ne correspond pas à son poids ni même à ses mensurations bien que son tour de taille n'en soit pas loin. 71 est un peu l'histoire d'une femme - ou plutôt les histoires d'une femme - qui me ressemble à s'y méprendre. Peut-être le nombre d'or d'une aventure aussi. Les histoires d'une femme qui vit une aventure. Une aventure ? Amoureuse ? Non. Mais peut-être une histoire d'amour tout de même.

  • Le grand frisson d'espérance des années soixante aimanta vers l'orient des jeunes par milliers. Mais que sont devenus aujourd'hui leurs rêves de paix, d'amour et de justice ?
    Issus de pays et de milieux différents mais réunis par les péripéties d'une même quête, Juan José le Mexicain, Jennifer l'Américaine et Antoine le Français, trois authentiques super-routards, nous font revivre à travers ce superbe récit d'aventures ce que furent les grandes années de la Route et nous montrent ce qui, de cette forte et belle expérience, subsiste dans leur vie quotidienne.
    Ce récit oublié fut édité une première fois en 1990 (Séguier). André Brugiroux a été à la fois acteur et témoin de l'épopée dont il raconte ici les temps forts. Auteur de plusieurs ouvrages, dont le best-seller La terre n'est qu'un seul pays, il nous livre dans ce récit quelques-unes des plus belles et des plus significatives histoires de la Route pour laquelle il a consacré l'essentiel de sa vie. Il est aujourd'hui l'une des très rares personnes à avoir pu pénétrer tous les pays et territoires du monde et ainsi réaliser son rêve de jeunesse : faire le tour de la Terre et des hommes.
    Un récit  unique, qui nous fait voyager tant à travers le monde qu'à travers le temps.
    EXTRAIT
    Piqué au vif par la remarque de son père : « Tu te crois malin », Antoine s'était juré de ne pas rentrer avant au moins un an. Il l'avait tant désiré, ce voyage, et voilà que maintenant il se trouvait au pied du mur. Il fallait se débrouiller.
    Ses débuts à Leeds ne furent pas très brillants. Il ne se sentait pas fier du tout face à son premier breakfast. Timidement, il s'était assis à la grande table du personnel devant un invraisemblable fouillis de produits bizarres et de fioles. Y avait-il des malades parmi le personnel ? Comment pouvait-on avaler, dès le matin, oeufs, saucisses, tomates, poisson fumé, rognons, bouillie de gruau, le tout assaisonné d'une sauce appelée HP, Worcestershire, chutney ou ketchup ? Le nouvel arrivé fixait une boîte où était inscrit un drôle de mot : corn-flakes. Tiens donc, les gens avalaient même des petits bouts de carton dans ce pays ? Il rougit de son ignorance lorsqu'on lui expliqua ce que c'était. Il était le nouveau, l'étranger. Il avait tout à découvrir. Tous le regardaient. Lorsqu'il trempa tout naturellement sa tartine dans son café au lait, il remarqua leur air dégoûté. Ils avalèrent leur thé, leurs toasts, leur pharmacie à grande vitesse et quittèrent la table. L'un d'eux haussa même les épaules puis se retourna, méprisant : « Maudit Français qui ne sait même pas qu'en Angleterre on ne "trempe" pas son pain dans le café. Shocking ! »
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Né en 1937, le globe-trotter André Brugiroux a parcouru tous les pays et territoires du monde en l'espace de 50 ans, de 1955 à 2005. Il est l'auteur de plusieurs livres, parmi lesquels La Terre n'est qu'un seul pays et Les Chemins de la Paix.

  • "Finalement, j'ai pris une vie sabbatique" constate non sans surprise mon globe-trotter de patron en rentrant de son dernier pays visité, le Mustang.
    C'était le 249e et dernier pays de sa longue liste. Le rêve d'André Brugiroux était de taille : voir le monde entier...il l'a réalisé! Moi, "Sire de la besace", son fidèle sac à dos, j'ai suivi ce diable de bourlingueur, que j'appelle affectueusement "Monsieur" André, sur tous les chemins de la terre et je peux certifier qu'il a passé sa vie sur la route. Cela nous a pris un demi-siècle en tout. Mon Maître et Seigneur a déjà relaté les dix-huit premières années de son rêve, au cours desquelles il a parcouru 400 000 kilomètres autour du monde en stop (de 1955 à 1973) dans La Terre n'est qu'un seul pays. C'est moi, votre humble serviteur à bretelles qui, en tant que témoin priviliégié, me charge maintenant de vous conter les péripéties et tribulations que mon patron a connues depuis cette odyssée. Car un apostolat de pacifiste l'a galvanisé dès son retour et son insatiable curiosité ne l'a jamais lâché, le malheureux !
    "Mieux vaut voir une fois qu'entendre cent fois", dit le proverbe.
    Dans Une vie sur la route, le globe-trotter André Brugiroux poursuit, non sans humour, le récit de ses voyages.
    EXTRAIT
    « Tu te crois malin de faire le tour du monde ! Tu ferais mieux de travailler et de te marier comme tes frères », grommela son père le 29 octobre 1973 en lui ouvrant le portail de leur pavillon de banlieue, à Brunoy.
    Le retour commençait bien !
    Voilà dix-huit ans qu'ils ne s'étaient pas vus et ce brave homme ne trouvait rien d'autre à bougonner ! Bonjour l'accueil ! « Monsieur » André aurait pu protester, dire quelque chose pour se justifier, mais à quoi bon... Son père ne pouvait pas comprendre. À regret, il enfila de suite l'escalier qui menait à sa mansarde. Son père n'entendra jamais aucune histoire de la formidable épopée qu'il venait de vivre. Sa mère, elle, aurait écouté avec intérêt mais elle les avait quittés malheureusement entre temps. Tout était là, comme dans son souvenir. Il me laissa tomber machinalement sur le parquet, d'un geste mille fois répété. Sans grande précaution, comme d'habitude. Il était enfin de retour. Il déroula son duvet auprès de moi pour se reposer un peu. Il y avait déjà belle lurette qu'il ne supportait plus le moelleux d'un lit. Dents crispées, il tenta de s'allonger dessus, le dos cisaillé par une douleur contractée la veille sur les planches glaciales d'une cabane abandonnée de Troyes.
    Mon Rouletabosse de patron était au bout du rouleau après avoir parcouru le monde entier au cours des six dernières années de sa longue absence. En stop, qui plus est. Il ne savait même pas comment il avait pu continuer à avancer après la dysenterie qui lui avait sapé ses dernières forces au Pakistan, ni comment il avait réussi ensuite à sillonner l'Afrique et à remonter jusqu'au Cap Nord, avant d'abandonner. Pécuniairement il aurait pu tenir deux cents jours de plus. Il lui restait encore des pays à voir, certes, mais il lui était impossible de continuer car il avait déjà été au-delà du supportable et son corps lui criait « pouce » !
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Né en 1937, le globe-trotter André Brugiroux a parcouru tous les pays et territoires du monde en l'espace de 50 ans, de 1955 à 2005. Il est l'auteur de plusieurs livres, parmi lesquels La Terre n'est qu'un seul pays et Les Chemins de la Paix.

  • Vérité d'une expérience exprimée en une formule ramassée, le proverbe est de toutes les civilisations.
    Son antiquité est souvent soulignée par l'archaïsme dans l'expression ou par des références historiques anciennes. Les proverbes japonais ne font pas exception puisque ceux-ci s'inspirent de la sagesse des générations passées et même parfois de l'héritage de la Chine ancienne.
    Feuilleter les pages de cet ouvrage, c'est revenir à l'authenticité. C'est tourner le dos à tous les clichés convenus sur le Japon, pour puiser directement à la source de l'esprit inventif d'un peuple très attachant.
    EXTRAIT
    Mort, naissance
    San nin narande shashin o toru to mannaka no hito ga saki ni shinu - De trois personnes alignées pour une photo, celle du centre meurt la première.
    Superstition qui trouve son origine dans l'arrivée de la photo
    au Japon. Très respectueux de la hiérarchie sociale, les Japonais plaçaient
    systématiquement la personne la plus importante au centre de la photo,
    l'âge étant un facteur majeur de notabilité au Japon.
    À PROPOS DES AUTEURS
    Izumi Kohama et Xavier Moulin sont designers de formation. Leurs travaux et recherches vont les mener en Europe puis au Japon où ils s'installent en 2000.
    Ce pays sera pour eux une inépuisable source d'inspiration. Depuis le désastre de Fukushima, ils sont implantés en Bretagne.

  • Une volonté de vivre à toute épreuve malgré le handicap Au départ, Vincent est un enfant comme les autres : une enfance sans réels problèmes, une aptitude aux études, un goût prononcé pour le sport. Mais à 18 ans, une première épreuve vient enrayer son évolution. Atteint d'un lymphôme d'Hodgkin, il consacre son énergie à vaincre la maladie. Tout en poursuivant des études d'ingénieur, Il se tourne vers la haute montagne et décide de tenter le concours de guide. Tout s'enchaîne plutôt bien jusqu'au jour où il dévisse d'une paroi et chute de 80 mètres ! S'il s'en sort miraculeusement, les dégâts sont considérables. Coma, rééducation, Vincent est brisé. Il lui faudra près de deux ans d'efforts pour retrouver une vie « normale » et assumer son « statut » de personne handicapée traumatisé crânien et une nouvelle position dans la société. Ses rêves d'altitudes s'envolent à jamais. Il reprend ses études et le vélo mais le destin s'acharne : à 28 ans, une violente chute, tête la première sur un plot de béton, le plonge dans un nouvel abîme. Sa force mentale hors du commun l'aidera, une fois de plus, à s'en sortir. Persuadé que son expérience peut servir d'exemple, il se lance le défi « Résilience » dont le but est de rejoindre, seul, le Népal à vélo au départ de Brest. En porte-parole de tous ceux qui doivent affronter l'épreuve du handicap et de la maladie, son aventure se veut un message d'espoir. De l'Europe à l'Asie centrale, du Tibet au Népal, ce voyage fleuve témoigne d'une force et d'une volonté de vivre à toute épreuve. Un parcours difficile que Vincent affronte jour après jour, pour atteindre enfin son but qui, plus qu'un aboutissement, résonne pour lui comme un nouveau départ dans la vie... Ce témoignage touchant démontre que le voyage peut être une réelle thérapie CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - "Son marathon hors-norme en Asie reste un exemple pour beaucoup, mais surtout le signe qu'on peut résister au handicap et accomplir ses rêves." (France bleu) A PROPOS DE L'AUTEUR Vincent Bernard est né en 1980 à Mâcon. Diplômé de L'ENSTA Bretagne, il est ingénieur océanographe. Il a fondé l'association Résilience 29 dont le but est de favoriser l'insertion des personnes handicapées et des traumatisés crâniens. EXTRAIT Tout peut arriver en montagne, on le sait, on l'entend, on rencontre des alpinistes qui en témoignent... Mais tout cela semble lointain, abstrait, tant que la montagne vous épargne. Je faisais partie de ces privilégiés-là jusqu'au 14 février 2004. À 23 ans je vivais avec la montagne comme avec la plus fidèle des maîtresses, je l'arpentais, la caressais, m'y agrippais, persuadé que rien ni personne ne pourrait nous arracher l'un à l'autre. Je la pensais incapable de me trahir, certain d'en connaître chaque relief, chaque danger. Pourtant ce jour-là, alors que toute ma semaine d'escalade s'était déroulée dans des conditions optimales, que j'étais prêt pour devenir guide de haute montagne, rien ne se passa comme prévu...

  • Jean-Paul Le Bihan nous propose d'élargir nos horizons avec une belle découverte culturelle On ne dispose que de très peu de témoignages sur l'Abkhazie vécue de l'intérieur. Car qui connaît l'Abkhazie et pourquoi s'y rendre ? Pour la plupart des gens, ce pays ne signifie rien, rares même ceux qui peuvent le situer. Profitant d'un colloque d'archéologie, Jean-Paul Le Bihan nous entraîne dans l'intimité de cette République du Caucase, autoproclamée indépendante en 1992 - mais seulement reconnue par quatre États - avant de plonger dans une guerre qui fera près de 20 000 victimes. Avec cette touche de sensibilité et de recul indispensables à l'appréhension des anciennes Républiques soviétiques, Jean-Paul Le Bihan nous plonge dans une réalité parfois crue et franche, rehaussée par la poésie bien réelle et forte des lieux d'Histoire et des gens qui l'écrivent. Par ce témoignage nous parviennent les « murmures d'Abkhazie », d'un lointain et mystérieux Caucase oublié du monde... EXTRAIT C'est au pied du Caucase, au jardin des kakis bercés par la mer Noire, que me fut rapportée l'histoire de l'Abkhazie ou, plutôt, celle de sa naissance. La légende la situe bien avant que Jason n'ait bordé la Colchide de ses quais de calcaire fin le long du port antique de Dioscures, l'actuelle Soukhoum ; bien avant que les Argonautes et les Grecs cupides n'aient dérobé la Toison d'or. C'était au temps où, déjà, le peuple des hautes vallées de Svanétie pratiquait l'orpaillage dans les torrents montagnards en usant de peaux de mouton pour attraper les paillettes du précieux métal, mais avant que la soif de minerais et de métaux précieux ne se soit emparée des grandes civilisations de la Méditerranée. À PROPOS DE L'AUTEUR Jean-Paul Le Bihan est né en 1944. Cet homme qui voulait être prof de gym et qui, à 26 ans, s'est découvert une vocation d'archéologue amateur en 1970. En 1983, alors professeur d'histoire-géographie au lycée Brizeux, il devient archéologue municipal de Quimper, à mi-temps, avant de le devenir à plein temps en 1987. Les grandes fouilles gauloises du quartier du Braden justifièrent cette création de poste. C'est pour raconter ce qu'il a découvert et partager son expérience qu'il s'est mis à écrire. En 2010, il publie Un archéologue, entretiens imaginaires à Rostov, en édition bilingue puis le journal de ses fouilles en Russie, avant d'aborder la littérature avec Cheveux d'ange et la poésie avec Océans. À PROPOS DES ÉDITIONS Fondées à Brest en 1999, les éditions Géorama sont, à l'image des auteurs qui en nourrissent le fond, l'héritage d'années de voyages, de reportages, de conférences et de missions à travers les six continents. Entre récits, albums documentaires, littérature ou coups de coeur, le catalogue se veut un reflet instinctif et sensible du monde dans toute sa diversité. Les éditions sont désormais installées sur l'extrême pointe du Finistère, dans la commune de Porspoder, face à l'océan, dans le célèbre CHENAL, restaurant-café-librairie-Galerie, lieu de convivialité ouvert sur le large et sur le monde...

  • Haïkus de la mer est un dialogue entre peinture et poésie, entre Marion Zylberman et Alain Kervern.
    Habités par un silence toujours plus profond, poussés par la force d'un esprit ouvert à l'inconnaissable, ils interrogent l'un et l'autre les pulsions de l'univers, à l'heure où finit l'océan des hommes, où commence la nuit du monde. Saisir les variations du ciel, de l'air, de la mer, dans l'espace et le temps, poursuivre la mobilité des choses et des êtres par des esquisses sans cesse renouvelées, procéder par arrêts sur images pour capturer l'instant, la trace, le sillage, le vestige, la cicatrice, est leur voie commune...
    Reste une succession de temps sans durée dont le déroulé peut être lu comme un récit ouvert aux énergies de la mer et du ciel.
    EXTRAIT
    averse
    seul sous le fanal
    il love des cordages
    quatre heures du matin
    les mains crispées
    sur la drisse
    à coups redoublés
    l'océan sur la plage
    marque son territoire
    posé
    sur le miroir de l'aube
    un rocher
    À PROPOS DES AUTEURS
    Alain Kervern est né à Saïgon. Diplômé de l'École Nationale des Langues Orientales Vivantes, et de l'université de Paris VII, il revient définitivement à Brest en 1973, où il a enseigné le japonais à l'Université de Bretagne Occidentale. Il a traduit de nombreux ouvrages sur les traditions classique et moderne du haïku et organise des stages et des animations dans un esprit d'éducation populaire.
    Après des années de voyages et de navigations à travers le monde, Marion Zylberman est aujourd'hui installée à Penmarc'h. Son oeuvre traduit une communion intime avec les éléments qu'elle fixe sur ses carnets et dessins.

  • Portrait amoureux d'une ville riche de son histoire.
    Il en est des villes comme des hommes, certaines marquent l'histoire en majuscules. Berlin n'est pas un simple point névralgique sur une carte, elle est avant tout la mémoire vivante de l'Europe, capable d'un destin historique autant que de fougues individuelles. Dans un récit très personnel, Jérôme Enez-Vriad nous offre le spectacle fascinant d'une mégalopole contemporaine indissociable de la culture qui l'a faite. Il mêle le présent au passé, en même temps que s'entrecroise l'histoire de la ville avec sa propre existence. Défilent au gré des pages des figures d'hier et d'aujourd'hui, certaines célèbres, d'autres plus anonymes ; sont convoqués tour à tour l'histoire, la littérature, la photographie, la musique, le cinéma, l'architecture...
    À travers ce témoignage qui se distingue à la fois par ses qualités littéraires et ses connaissances encyclopédiques, Jérôme Enez-Vriad nous entraîne dans un voyage autant initiatique que récréatif.
    EXTRAIT
    La voix de l'hôtesse résonna. Attachez vos ceintures. Éteignez vos cigarettes. L'avion mordit la piste. Je me revois passer la douane en observant autour de moi, surpris d'un aéroport moins grand qu'une gare parisienne. Le vent... Le froid... L'hiver... Ma jeunesse timide n'eut aucun mal à trouver la voiture qui m'attendait.
    Le temps a fait son oeuvre depuis cette Saint-Valentin. Eh oui ! 14 février ! Est-ce la raison du coup de foudre ? Je dis bien « du », non pas « de mon » coup de foudre, car il fut réciproque. Les villes sont des entités vivantes génératrices d'amour et de haine, autant de va-et-vient romanesques entre ce qu'elles dégagent et leurs habitants. Dès mon arrivée, j'ai su que Berlin m'apprivoiserait.
    J'y ai vécu, étudié, travaillé, écrit des livres, rencontré des duchesses et des tapins (les premières ressemblaient parfois aux seconds, et inversement), j'y ai flirté avec les extrêmes et la modération, avec le tango et la techno, avec la drogue et le sport, tant de souvenirs qui, à ma grande surprise, retrouvent naturellement leurs contours à l'heure de les exposer.
    Rares étaient les livres sur Berlin en 1987. Celui-ci ne raconte pas la ville, il constitue plutôt une baguenaude où l'intime prend le pas sur la force historique. Chaque chapitre est construit à la manière d'une lanterne dont l'aura recompose le paysage. S'y mêlent la générosité du partage et l'égoïsme des véritables amours.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Jérôme Enez-Vriad est né à Dinan, dans les Côtes d'Armor. Après des études de droit, il construit sa carrière dans le tourisme jusqu'à la parution de son premier Roman, Shuffle, en 2012. Critique, romancier, il a signé de nombreuses interviews pour la presse-magazine, parmi lesquelles celles de Brigitte Bardot, Brigitte Fontaine, Fred Vargas, Gary Numan... Il vit entre Berlin, Paris et Los Angeles.

  • Puisse cet ouvrage encourager chacun à vivre ses propres rêves ... S'échapper, en camping-car, à la découverte du monde, de ses sites naturels et historiques les plus remarquables, rencontrer les peuples de notre planète et vivre avec eux des moments simples mais souvent chargés de ces émotions si rares dans une vie organisée, enfin, vivre en famille une tranche de vie exceptionnelle, tels étaient les objectifs de ce long voyage. Partis le 1er septembre 2002 pour parcourir 140 000 kilomètres à travers les Amériques, l'Océanie, l'Asie du sud-est, le Moyen-Orient et l'Europe de l'Est et du Nord, la famille Münch rentre trois ans plus tard, abreuvés d'images et de rencontres qui, souvent, sont allées au-delà de leurs rêves. Pour en témoigner, ce livre rassemble, sur 365 pages, les plus beaux souvenirs de voyage, les plus belles découvertes (certaines encore peu connues), les plus importantes rencontres, les plus grandes émotions, et des dizaines d'anecdotes, sans taire évidemment les moments difficiles qui égrènent inévitablement un tel voyage ainsi que les déceptions. Un magnifique témoignage d'une famille autour du monde EXTRAIT 21 mai 2005, Monastère d'Humor, Roumanie. En cette fin de journée lumineuse d'un printemps roumain éclatant, les jeunes religieuses d'Humor se rassemblent, comme à leur habitude, dans la chapelle du vieux monastère. Du choeur recueilli qu'elles forment autour de leurs icônes sacrées, s'élèvent les chants mélodieux et poignants de la liturgie orthodoxe. M'abandonnant à mes pensées, je songe aux trois dernières années de ma vie. A notre fabuleux voyage désormais si proche de son terme, à la magie des innombrables rencontres souvent bouleversantes qui l'ont enrichi, à ceux qui chez nous attendent notre retour, à ceux qui ne nous verront pas rentrer parce qu'ils nous ont quitté pour toujours...

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