Sciences humaines & sociales

  • Officiellement, le Vatican n'a pas de service d'espionnage...   Mais cela ne veut pas dire que personne ne s'y occupe de renseignement  ! Le Saint-siège a toujours été la cible de services secrets étrangers. Persuadés que le Vatican dispose d'un réseau de renseignement sans équivalent, ils veulent soit en percer les secrets, soit s'en faire un allié.
    Pendant la Seconde Guerre mondiale et la guerre froide, Rome a été un véritable nid d'espions de toutes nationalités. Sous couverture de diverses institutions comme la secrétairerie d'État, certains monsignori ou simples prêtres se sont impliqués dans des missions allant de la chasse aux «  taupes  » à la diplomatie secrète, en passant par des enquêtes sur les assassinats de prêtres ou des scandales susceptibles d'éclabousser l'Église, mais aussi des missions à haut risque de l'autre côté du rideau de fer.
    Pour la première fois, ce livre raconte de façon aussi complète que possible 80 années de guerres secrètes et de coups tordus. L'ouverture des archives de nombreux services ayant travaillé contre ou avec le Vatican permet de lever le voile sur des affaires longtemps ignorées. L'infiltration de prêtres russophones en Union soviétique sous Staline, presque tous démasqués par le KGB, les négociations secrètes menées par Jean XXIII avec Khrouchtchev par des intermédiaires peu conventionnels, les relations étroites du cardinal Montini, futur Paul VI, avec la CIA, l'infiltration agressive du Vatican par les différents services du bloc de l'est, les fonds secrets de la banque du Vatican destinés à combattre le communisme en Amérique du Sud, puis à soutenir la lutte de Solidarnosc en Pologne... Ces épisodes et bien d'autres dessinent une autre histoire de la papauté contemporaine.
    La chute du communisme a marqué la victoire personnelle de Jean-Paul II, sans doute le pape qui s'est le plus impliqué personnellement via une petite cellule de prêtres polonais dans des opérations secrètes à haut risque. Mais elle n'a pas marqué la fin de l'histoire  : l'ouvrage aborde également les affrontements souterrains qui ont opposé certains groupes au sein de l'Église (comme les Jésuites et l'Opus Dei), avec des méthodes dignes des services secrets et l'implication de la CIA. Il revient enfin sur les affaires financières controversées de l'Église dans les années 1970-80 et leurs effets non encore expliqués à ce jour.
     
    Historien et spécialiste du renseignement,  Yvonnick Denoël a notamment publié chez Nouveau Monde éditions  Histoire secrète du XXe siècle, Le Livre noir de la CIA, Les guerres secrètes du Mossad et Mémoires d'espions. 

  • 24 heures héro

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    24 heures héro c'est un roman noir qui nous plonge dans le quotidien de deux jeunes toxicos et qui ne nous épargne rien -  sauf l'humour, quand l'horreur le dispute à l'absurde.
    24 heures héro en écho à la série «  24 heures chrono  », car l'histoire se déroule sur une journée -  en mode apnée.
    24 heures héro c'est un mix de Bret Easton Ellis et de Virginie Despentes, à la sauce C'est arrivé près de chez nous -  bienvenue dans les bas-fonds de Charleroi...
     
    Arnaud et Nadia sont amoureux. La vingtaine. Ils sont beaux. Ou plutôt l'ont été. Nadia a grandi comme elle a pu dans un milieu modeste avec une mère toxique. L'enfer c'était déjà à la maison, alors le viol, la prostitution, la drogue... c'était presque la suite logique. Arnaud, lui, est bien né. Étudiant brillant, la fête et la drogue font partie son quotidien, jusqu'au jour où il transgresse le tabou suprême en prenant de l'héro. Le début de la fin. Ou le début d'autre chose. D'une autre vie. D'un autre monde. Question de perspective. C'est justement à travers les yeux de Nadia et Arnaud -  alternativement  - que les auteurs nous le font découvrir. Un voyage-éclair éprouvant dans les squats sordides et les parcs peuplés de zombies à la dérive de Charleroi. Un univers sombre et violent où trouver sa dose est une question de survie. Quoi qu'il en coûte. Dans ce monde-là, un travailleur social à l'écoute, une vieille sdf qui partage le peu qu'elle a, une étudiante qui donne son kebab, apparaissent comme des lumières d'espoir. Et la quête effrénée d'Arnaud et Nadia se fait épopée.
    Inspiré de multiples expériences vécues collectées par les auteurs, choquant par son écriture nerveuse et trash, ce roman noir dénonce une réalité sociale particulièrement sombre tout en redonnant une humanité à une population le plus souvent invisibilisée.
     
    Saphir Essiaf a une formation d'éducateur spécialisé. Après plusieurs années dans la sécurité privée, il partage aujourd'hui son temps entre son travail au sein de la cellule sdf de Charleroi et son école de Muay Thai. Régulièrement, il anime des ateliers de gestion de la violence et intervient comme écrivain public auprès d'une population précarisée.
    Philippe Dylewski a une formation de psychologue clinicien. Il a dirigé un cabinet de recrutement avant de devenir détective privé spécialisé dans la recherche de personnes disparues. Il se consacre désormais à l'écriture. Il a notamment publié Confessions d'un privé (L'Express, 2010).

  • La papauté suscite de nombreux fantasmes quant à sa secrète influence dans l'histoire occidentale. On lui attribue souvent un rôle occulte et déterminant. Cet ouvrage rigoureux permet de rétablir la vérité des faits. Peuplée de têtes couronnées et de chefs d'État, de diplomates espions, de prêtres déchus et de mercenaires, cette fresque dévoile les ressorts peu connus de l'histoire diplomatique des XIXe et XXe siècles. De Pie VII, farouche adversaire de Napoléon, à Pie XII, accusé de complaisance envers le nazisme, l'auteur brosse une histoire de l'espionnage au service du Vatican. On apprend que, pendant la Grande Guerre, l'assistant personnel du pape Benoît XV était un espion allemand et que, pendant la Seconde Guerre mondiale, les nazis ne reculèrent devant rien pour faire pression sur Pie XII et infiltrer le Vatican de faux prêtres. On y découvre par ailleurs que le Saint-Siège a parfois succombé à la tentation d'opérations clandestines, tantôt contre des catholiques jugés trop libéraux, tantôt contre le régime communiste d'URSS. Enfin, l'ouvrage fait la lumière sur ce que savait le Vatican de la Shoah. Un sujet très sensible depuis la volonté de Benoît XVI de rapprocher les religions juive et catholique.
     
    David Alvarez est professeur de sciences politiques au Saint Mary's College of California. Il a publié plusieurs ouvrages consacrés à l'histoire du renseignement pendant la Seconde Guerre mondiale.
     

  • Le 10 juin 1945, un corps calciné est découvert à proximité de Madrid.
    L'homme est identifié sous le nom de Mendel Szkolnikoff, un Juif d'origine russe, curieusement détenteur d'un passeport allemand et d'une autorisation de circuler dans les territoires

  • C'était il y a 40 ans déjà  ! En 1981. Deux articles scientifiques décrivaient 5 cas de malades à Los Angeles et 26 à New York. De quoi s'agissait-il  ? D'une aberration clinique  ? D'un épiphénomène  ? Ce sont en fait les premiers cas recensés d'une nouvelle maladie  qu'on appellera bientôt le sida. Une maladie qui se transforme en véritable pandémie touchant encore 38 millions de personnes aujourd'hui.
    Ce livre ne raconte pas le sida. Il tente de retracer certaines des luttes qu'il a engendrées, en France, entre le début des années 1980 et aujourd'hui. Des luttes qui ont bouleversé de nombreuses vies, mais plus largement la société.
    L'ouvrage nous replonge ainsi au tout début de l'épidémie, dans l'urgence des malades et celle des premières découvertes. Puis il nous fait vivre les premières années, au plus près des personnes touchées, de leurs proches et de leurs soignants. Il revient enfin sur cette mobilisation extraordinaire, sur ce mouvement social unique qui a chamboulé la politique, le droit, la santé publique, la recherche et le soin.
    Olivier MAUREL est consultant-chercheur indépendant, après avoir été dirigeant associatif pendant près de 15 ans. Diplômé en science politique et en gestion, il enseigne aussi dans plusieurs universités. Il est par ailleurs l'auteur des ouvrages suivants : La responsabilité des entreprises en matière de droits de l'Homme (2008-2009), Le Livre blanc des Etats généraux «  Vers un plan Coeur  » (avec C. Compagnon, 2014), La gestion des associations (avec J. Bernet, P. Eynaud et C. Vercher-Chaptal, 2016).
    Michel BOURRELLY est docteur en pharmacie. Il a effectué toute sa vie professionnelle dans la lutte contre le sida en tant que salarié, notamment à l'association Aides et au Crips Île-de-France. Consultant en santé publique et santé communautaire, il a rejoint l'unité mixte 1252 INSERM, SESSTIM à Marseille en 2016. Il est aussi l'auteur, avec Bruno Spire, du chapitre sur le sida dans l'ouvrage Santé publique : l'état des savoirs (coord. par B. Hauray et D. Fassin, 2019).

  • En novembre 1832, Vidocq, ancien chef emblématique de la Sûreté, crée le «  Bureau de renseignements universels dans l'intérêt du commerce ». Ses agents ont pour mission de traquer dans le Paris de la monarchie de Juillet les escrocs en tout genre qui nuisent à la bonne marche des affaires. La police privée est alors une activité en plein essor. Peu à peu, les praticiens de ce nouveau métier passent de la surveillance des escrocs à la chasse aux criminels. Le détective devient une figure populaire incontournable, mais sa réputation sulfureuse le condamne à la marginalité. Loin de l'image prestigieuse associée aux figures de Sherlock Holmes en Angleterre ou de véritables détectives comme Allan Pinkerton aux États-Unis, le détective français ne s'est pas imposé sans peine dans le monde judiciaire hexagonal. Peut-être parce que comme nous le dit l'historien, cet homme de l'ombre, «  qui détient l'explication du monde social, qui ouvre et qui referme les portes comme il l'entend  », a très vite représenté aux yeux de l'institution policière, une concurrence difficile à tolérer. 
     
    Ancien professeur d'histoire contemporaine à l'université de Paris I Panthéon-Sorbonne, Dominique Kalifa a notamment publié L'Encre et le sang. Récits de crimes et société à la Belle Époque (Fayard, 1995) et La Culture de masse en France. 1860-1930 (La Découverte, 2001).

  • Créé à la fin 1940 par l'Intelligence Service britannique, Jade est l'un des rares réseaux de résistance à n'avoir pas fait jusqu'à présent l'objet d'une étude systématique. Exclusivement déployé en France, il a pourtant maintenu son activité jusqu'à la capitulation de l'Allemagne. La liste de ses succès est impressionnante, de l'infiltration du service d'espionnage allemand à la transmission à l'IS de renseignements sur les plus importants dispositifs militaires de l'ennemi. Et le prix payé a été lourd en victimes, tant hommes que femmes - internés, fusillés, déportés, pendus à Buchenwald.
    Parmi les renseignements transmis à Londres, plusieurs étaient d'une importance stratégique considérable, y compris au moment où l'état-major des forces alliées après le débarquement en Normandie choisit de lancer le général Leclerc à l'assaut de Paris. Le réseau disposa d'une équipe chargée d'organiser l'atterrissage nocturne d'avions légers de la RAF afin d'assurer clandestinement le transport vers l'Angleterre de certaines personnalités éminentes de la Résistance française.
    Le présent ouvrage est l'aboutissement d'une enquête menée depuis les années 1990 auprès d'anciens membres du réseau et du dépouillement de plusieurs dépôts d'archives en France, Angleterre et Allemagne.
     
    Docteur d'État ès Lettres, André Kervella est retraité de la fonction publique, il habite à Brest. Au cours de sa carrière il a exercé aux ministères de la Défense, de l'Éducation, des Affaires étrangères. Entre autres, il a rempli des missions de longue durée auprès de gouvernements africains ayant des accords de coopération avec la France.

  • Sous le Second Empire émerge un nouveau groupe social, des femmes, qu'Alexandre Dumas fils nomme «  les demi-mondaines  ». Actrices ou danseuses, ces «  cocottes  » entretenues ont inspiré les écrivains les plus célèbres de leur temps  : de la Coralie des Illusions perdues de Balzac à Odette de Crécy dans À la Recherche du Temps perdu de Proust, en passant par la célèbre Nana d'Émile Zola.
    Anne-Marie Chassaigne (1869-1950), plus connue sous le nom de Liane de Pougy, a immortalisé la figure de la «  Grande Horizontale  » à l'aide de ses Mémoires, ses Cahiers Bleus. Témoin de la  Belle Époque et des «  années folles  », danseuse aux Folies Bergère, écrivaine à ses heures perdues, cette people avant l'heure a notamment été l'amante de Jean Cocteau, de Colette et de Gabriele d'Annunzio. Jonglant entre la tendresse et le dédain, ses portraits dressent le tableau unique du luxe et des habitués des nuits parisiennes de la fin du XIXe et du début du XXe.

  • Une introduction, accessible à tous, à l'histoire de l'Afrique. En coédition avec la revue L'Histoire

  • Admirés par Zola mais boudés de leur vivant, Edmond et Jules  de Goncourt sont aujourd'hui reconnus pour leurs talents de  romanciers, et la célèbre Académie créée par Edmond. Mais  ce que l'on ignore, c'est que les deux frères étaient aussi des  passionnés d'histoire. Dans la continuité de leurs oeuvres naturalistes,
    qui mettent souvent en scène la gent féminine, les  deux hommes se sont penchés sur la condition des femmes  qui les ont précédés.
    Dans La Femme au XVIIIe siècle, les  Goncourt décortiquent le quotidien des jeunes filles et les  conséquences d'une éducation souvent oppressante.
    Dans les plus hautes sphères sociales, ils dépeignent une  éducation qui empêche toute spontanéité : grâce factice, éducation  religieuse et stricte du couvent, mariage sans consultation... 
    Sont dépeintes aussi les femmes philosophes, celles  qui tiennent salon, comme Mme de Tencin, Mme de Lambert  ou Mme du Deffand, et les intrigantes prêtes à défaire des  ministères...
    Au sein de la bourgeoisie, la famille limite le passage au couvent  et préfère laisser aux jeunes femmes le libre choix de  leur époux. Enfin, pour reprendre la formule des Goncourt, la  femme du peuple « n'est femme que par le sexe, est peuple
    avant d'être femme ». Pourtant, les archives retrouvées par les  deux écrivains montrent que les actrices et les courtisanes  étaient traitées en égal dans la haute société. 
    Sous la plume vive et précise des frère Goncourt, les femmes  du siècle des Lumières prennent vie sous nos yeux. 

  • Jamais dans l'histoire américaine, un candidat n'a passé plus de temps que lui en politique. Jamais une victoire n'a été plus attendue dans le monde entier...
    Joe Biden a été le plus jeune élu du Sénat fédéral en 1972. Il a connu des épreuves dramatiques, les a toutes dépassées et a trouvé la force de poursuivre son chemin jusqu'au sommet. Cette biographie, la plus complète en français à ce jour, va bien au-delà des épisodes évoqués par tous les médias comme la mort de sa femme en 1972 ou celle de son fils Beau en 2015. Riche en anecdotes et témoignages révélateurs, elle montre comment s'est forgé, dans l'adversité, le caractère résilient d'un jeune lycéen d'origine modeste, affligé de bégaiement  ; comment tout jeune juriste il s'est engagé dans la défense des Noirs et des plus modestes. Pourquoi, tout jeune sénateur, il est vite devenu un personnage influent du parti démocrate. Ce récit dévoile aussi l'importance des femmes dans son parcours  : ses conquêtes étudiantes, ses deux épouses, ses alliées connues ou restées dans l'ombre et enfin sa soeur, sa plus proche collaboratrice mais aussi une femme très influente... Sans oublier celle qu'il s'est choisi comme vice-présidente  : Kamala Harris. Le récit ne cache rien des accidents de parcours dans lesquels l'équipe de Donald Trump a tenté de trouver une faille qui pourrait lui être fatale.
    Le parcours de Joe Biden est tellement ancré dans le rêve américain, fait de dépassement de soi, de résistance à la difficulté, que les Américains ont vu en lui un exemple. Biden inspire confiance. Mais saura-t-il réparer une Amérique bien mal en point après quatre  années de Trump  ?
     
    Jean-Eric Branaa est chercheur au centre de  relations internationales Thucydide et enseigne à l'université d'Assas. Lauréat d'une bourse Fulbright, il a vécu dans la vallée de Lehigh, région où est né et a grandi  Joe Biden. Il a été le seul observateur français à annoncer que Joe Biden serait candidat  quand la plupart des spécialistes le jugeaient trop vieux, puis le seul à prédire qu'il remporterait les primaires puis la présidence. En 2016, il avait déjà annoncé la victoire de Donald Trump. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur les États-Unis, parmi lesquels La présidence de Barack Obama (Ellipses, 2019), Et s'il gagnait encore ? (VA éditions, 2019) ou Joe Biden : le 3e mandat de Barack Obama ( VA éditions, 2019).

  • En janvier 2011, une foule compacte investit les rues de Tunis et prend des allures de peuple insurgé. Le départ de Ben Ali, le 14 janvier 2011, lui donne la conviction qu'elle est en train de jouer un rôle majeur dans la vie politique du pays. Le peuple entend renouveler les élites et mettre fin aux clientélismes.
    Rapidement, l'union nationale laisse place à des affrontements, certains voulant conserver des pans du passé politique, ou sur la question de la place de l'islam. Les élections législatives et présidentielles de 2011 et de 2019 qui encadrent cette décennie de transition auront finalement été les seuls moments où le clivage «  moderniste » / islamiste laissait place à la volonté populaire, dans un élan révolutionnaire ou dans le cadre d'un populisme qui s'impose sur la scène politique en 2019.
    Historienne et politologue, Khadija Finan brosse l'histoire de cette décennie sans pareille en l'inscrivant dans l'histoire longue de la Tunisie. Elle met l'accent sur sa singularité  : la transition tunisienne, unique dans la région, constitue au coeur du monde arabe un laboratoire de modernité politique. L'auteure s'attache à montrer les difficultés inhérentes à l'apprentissage de la démocratie dans un pays qui a tourné la page de l'autoritarisme, sans rompre avec son passé politique. Le comportement des acteurs politiques, comme les attentes citoyennes attestent de cette ambivalence.
    Cet essai décrit l'émergence de forces politiques, dans une démocratie balbutiante et fragilisée par les luttes de pouvoir entre formations antagonistes qui paralysent le pays. La précarité économique est aggravée par la situation sécuritaire puis par la pandémie de coronavirus. La transition doit également prendre en compte les effets de la géopolitique régionale, avec le soutien du Qatar aux islamistes d'Ennahda, et l'appui des Émirats arabes unis au camp moderniste.
     
    Khadija Mohsen-Finan enseigne sur le Maghreb à l'université de Paris 1 (Panthéon-Sorbonne). Elle est l'auteure de nombreux articles et ouvrages, parmi lesquels Le Maghreb dans les relations internationales (CNRS 2011), L'Image de la femme au Maghreb (Actes Sud 2008) et, avec Pierre Vermeren, Dissidents du Maghreb (Belin, 2018).

  • Martin Bormann est la seule figure majeure du nazisme a n'avoir fait l'objet d'aucune biographie depuis quarante ans. Les rares écrits sur lui se cantonnent à un propos moraliste  : Bormann le pire des nazis, plus cruel que Hitler dont il aurait été le « mauvais génie ».
    L'auteur utilise de nombreuses archives, en historien, en établissant des faits et en laissant le lecteur tirer ses propres conclusions. Il démontre que Hitler était bel et bien son propre maître en politique. Bormann est son instrument docile. Son ascension, à partir d'une embauche comme secrétaire-dactylographe au siège du Parti nazi à l'âge de 29 ans, tient non pas à l'arrivisme que tous lui prêtent mais à sa foi nazie et à sa capacité de la mettre au service de deux dirigeants successifs, Rudolf Hess, puis Hitler lui-même.
    Chemin faisant, Bormann est devenu l'intime du dictateur en gérant ses finances et ses domaines. Donc au courant de beaucoup d'aspects du IIIe Reich restés obscurs, et que cette biographie propose d'éclairer.
    Sa réputation de « mauvais génie » n'est cependant pas sans fondement. Il est ce qu'on appelle en politique un « fusible », un collaborateur qui concentre le blâme pour les reproches suscités, à tort ou à raison, par les décisions du chef. Sauf que ce fusible ne fond jamais ! La carrière de Bormann culmine avec un titre de « secrétaire du Führer » obtenu en 1943.
     
    Ancien élève de l'ENS, docteur en histoire et habilité à diriger des recherches, François Delpa étudie depuis trente ans le Troisième Reich et la Seconde Guerre mondiale. Il a publié une biographie de Hitler (Grasset, 1999) et chez Nouveau Monde la première édition scientifique de ses Propos intimes et politiques (2018) et Hitler et Pétain (2019).
     

  • Province of freedom : naissance de la Sierra Leone ; de l'abolitionnisme au colonialisme Nouv.

    Province of Freedom. C'est le nom de la colonie à vocation agricole et marchande fondée en Afrique de l'Ouest par une association d'abolitionnistes évangéliques anglais, en 1787. La colonie, visant à accueillir d'anciens esclaves très pauvres de Londres, les "black poors" devait être gérée par un Noir et accorderait une grande place à l'autogestion et à la démocratie directe. Quatre ans plus tard, la colonie devient la Sierra Leone Company, sous une direction blanche et autoritaire, visant à accueillir les esclaves d'Amérique à qui la liberté avait été promise à condition qu'ils se joignent aux troupes loyalistes pendant la guerre d'indépendance américaine. Harry Washington, esclave fugitif de George Washington, fut l'un de ses pionniers.
    L'ouvrage retrace cette aventure en deux actes : acte un, la Province Liberté ; acte deux, la Compagnie de la Sierra Leone. Il replace cette histoire dans le contexte des débats qui ont animé le XVIIIe siècle, entre les penseurs des Lumières et les auteurs chrétiens abolitionnistes d'une part, et les colonialistes d'autre part. Le livre relate la reprise de la colonie de la Sierra Leone par les Anglais, provoquant ainsi le mouvement général des hinterlands et la création de colonies. Il raconte comment les puissances européennes ont instrumentalisé l'abolitionnisme afin de légitimer leur conquêtes territoriales.
    Tout cela débouchera sur la partition de l'Afrique lors de la conférence de Berlin, en 1884.
    Thierry Paulais est économiste et essayiste. Il est spécialisé dans les problématiques du développement en général, et de l'Afrique en particulier. Au sein de l'Agence française de développement (AFD), il a acquis une expérience pratique de terrain dans plus de quarante-cinq pays du continent africain et s'est beaucoup investi dans l'analyse des mutations des sociétés africaines. Il est l'auteur de  Le Liberia. Une singulière histoire (Éditions du Cavalier Bleu, 2018).

  • Galeriste hors pair, marchand d'art, dénicheur de talents, Ambroise Vollard (1866-1939) est devenu le symbole d'une réussite prodigieuse dans un métier hasardeux. Grâce à son intuition exceptionnelle, il a révélé au monde les plus grands artistes, parmi lesquels Gauguin, Matisse, Cézanne, Renoir et Picasso.
    Avec ces  Souvenirs, il revient sur les étapes successives d'une carrière placée tout entière sous le signe de l'audace. Il raconte, par petites touches, les succès de ses découvertes, ses déceptions face aux échecs, et puis les débats, que ses choix très avant-gardistes n'ont pas manqué de susciter dans le marché de l'art. Il évoque les amitiés  qu'il entretenait avec ses protégés  - Manet, le Douanier Rousseau, Degas, Rodin -, leurs confidences, et  nous fait revivre les grandes heures de sa célèbre galerie de la rue Laffitte, à Paris.  Ses récits et analyses, toujours pittoresques, souvent teintés d'humour, font des  Souvenirs d'un marchand de tableaux  une référence dans l'histoire de l'art moderne.
     
    «  On sent que l'auteur a éprouvé à écrire ce livre un immense plaisir, que les souvenirs se sont ajoutés aux souvenirs, les portraits au burin à ceux de l'aquarelle et que chaque phrase fut prise et reprise cent fois. Un livre écrit dans la joie est souvent divertissant : on ne s'ennuie pas une seconde en compagnie de M. Vollard.  » (Georges Charensol) 

  • Trente ans après la réunification officielle des deux Allemagne le 3 octobre 1990, ce livre propose une histoire de la transition entre deux sociétés. Avec le recul du temps -  qui permet de dépasser le seul symbole de liberté qu'a pu représenter la chute du Mur  -, les auteures dressent un état des lieux de la situation sociale, culturelle et économique de l'Allemagne de l'Est basé sur les recherches les plus récentes et, surtout, sur les témoignages de celles et ceux qui ont vécu en RDA.
    Elles explorent les traces de la RDA perceptibles dans le quotidien des Allemands de l'Est aujourd'hui, dans les types de solidarité, dans la conception du travail, de la famille, dans la place donnée à l'art ou encore dans le vote, toujours très différent entre l'Est et l'Ouest.
    Cette histoire vivante, incarnée et différente de l'image de la RDA diffusée dans les manuels d'histoire ou dans les médias, montre que la RDA continue de vivre dans les mémoires. Elle reste dans certains domaines une référence pour ceux qui l'ont connue -  sans pour autant être un objet de nostalgie.
    Ce livre offre une perspective inédite et apporte une pierre majeure à la connaissance de la société est-allemande contemporaine. À travers la mémoire de la RDA, c'est un autre modèle d'organisation sociale qui est présenté ici, dont l'actualité est de plus en plus frappante. 
     
     
    Élisa Goudin-Steinmann est maître de conférences en civilisation allemande contemporaine à la Sorbonne Nouvelle, elle a dirigé et participé à plusieurs ouvrages sur l'Allemagne et la RDA.
    Chercheuse en histoire contemporaine à l'université Friedrich-Schiller de Iéna depuis quatorze ans, Agnès Arp travaille sur la RDA, la période de la « transformation » et l'histoire orale, elle est l'auteure de plusieurs ouvrages.

  • Comment animait-on les banquets au xve  siècle  ? Qui pouvait-on croiser dans les rues des grandes villes  ? Comment soignait-on gangrènes et autres maux  ? Pourquoi croyait-on en l'existence de licornes et d'hommes-chiens orientaux  ? Comment menait-on l'enquête lors des procès médiévaux  ? D'où vient l'expression «  payer en monnaie de singe  »  ? À quels métiers pouvaient prétendre les femmes  ? Les chevaliers ont-ils toujours été les héros sans peur ni défaut de notre imaginaire  ?
    Justine Defrance, alias «  La Prof  » sur YouTube, nous propose une découverte du Moyen Âge à travers ses aspects les plus quotidiens et les plus concrets, tordant le cou au passage à nombre d'idées reçues.
    Alimentation, hygiène, santé, famille, femmes, éducation, vie en ville ou dans les campagnes, justice, imaginaires et superstitions, arts et loisirs... Sans prétendre à l'exhaustivité pour cette période qui dura mille ans, l'auteure nous raconte véritablement comment l'on vivait au Moyen Âge en s'appuyant sur de nombreuses sources tout aussi sérieuses que divertissantes (traités de savoir-vivre, d'éducation, «  tutos beauté  », chartes en tout genre, poèmes nuptiaux, bestiaires...) et sur une iconographie variée et éloquente.
    Une introduction au Moyen Âge vivante, incarnée et accessible qui privilégie l'«  histoire d'en bas  » plutôt que celle des grands hommes.
     
    Professeure d'histoire-géographie dans le secondaire, Justine Defrance est «  La Prof  » sur YouTube, où elle donne des mini-cours d'histoire décalés mêlant son expérience d'enseignante et son goût pour la comédie.

  • Pour la première fois, des officiers de la DGSI (Direction Générale de la Sécurité Intérieure), racontent avec franchise leur travail sur le terrain. Nous les accompagnons dans leurs surveillances et l'espionnage de djihadistes, le recrutement de sources, le démantèlement de réseaux terroristes, la manipulation rocambolesque d'un responsable du programme d'armement syrien... Ces missions ont lieu tous les jours, sous nos yeux, mais nous ne les voyons pas.Ce carnet de bord, rédigé sur plusieurs années, offre une radiographie sans précédent des succès et des ratages du renseignement intérieur. On y découvre comment la France a échappé à un attentat chimique qui aurait été bien plus meurtrier que ceux du 13 novembre 2015. Comment certaines figures du djihadisme mondial sont passées entre les mailles du filet sécuritaire. Comment les réorganisations des services et stratégies de carrière de la hiérarchie mettent parfois à mal les missions les mieux préparées.Au cours du récit, on croise des services secrets "amis" et parfois concurrents, comme le Mossad ou la CIA. On traque les tentatives russes ou chinoises de recrutement au coeur des industries stratégiques française, ou les nationalistes corses aux marges du banditisme. On subit les contrecoups de la guerre feutrée entre services français en charge de la lutte antiterroriste. Coups tordus, ordres venus "d'en haut", parfois très politiques, grand banditisme, trafics au nom de la raison d'État... Cette plongée inédite au coeur des services nous fait entrer dans un monde terrifiant de vérité auquel nous n'avions jamais eu accès.  Alex Jordanov est journaliste d'investigation et documentariste. Il a travaillé notamment pour Capa et "Le Vrai Journal" de Canal+ et sillonné de nombreux pays du Moyen-Orient. Il a déjà publié chez Nouveau Monde éditions Merah, l'itinéraire secret (2015), ainsi que dans L'Obs, First Look Media et le New Yorker.

  • «  Mon nom est Alain Chemedikian. Durant plusieurs années je fus l'une des têtes du gang des ripoux. Un gang qui fit couler pas mal d'encre et courir beaucoup de flics, jusqu'à ce que la France découvre, abasourdie, une association contre-nature entre la police et le monde des voyous lyonnais.  »
     
    Voici l'histoire d'un descendant d'immigrés arméniens, un fils d'ouvrier promis à un destin de maçon, mais qui va choisir la voie de la rébellion et de la délinquance. Avec ses deux amis d'enfance, il forme un gang de petits voyous. Mais lorsqu'un des membres du trio est assassiné par le gang des Lyonnais, leur vie bascule.
    Alain s'associe en 1985 avec un policier «  ripou  » que lui présente un parrain lyonnais. Leur nouveau gang va compter pas moins de 5 «  flics  », tous issus du même commissariat du centre-ville de Lyon  !  Un commissariat à la dérive dont le patron est «  tenu  » par un chantage d'ordre sexuel. À l'actif de ce gang inédit, pas moins de 55 braquages en 6 ans  : bars PMU, banques, supérettes... À l'aube, armés et cachés derrière des masques de vieillards ou d'hommes politiques célèbres, les truands se font remettre la caisse. En tout, le butin amassé est énorme  : 24 millions de francs  !
    Mais l'odyssée va finir dans le sang... Le gang tombe en 1990 dans les filets du commissaire Neyret et ses deux leaders sont condamnés à perpétuité.
     
    Après 20 années de réclusion, libéré pour bonne conduite, Alain Chemedikian parle pour la première fois et raconte les coulisses d'une des plus incroyables affaires de l'histoire criminelle.
    Frédéric Ploquin est l'auteur de nombreux ouvrages sur l'histoire du grand banditisme et de la police. Il a notamment publié chez Fayard la trilogie Parrains et caïds ainsi que Les Gangsters et la République.

  • «  Mes lecteurs ont vu comment d'un homme on faisait un esclave  ; ils vont voir comment un esclave devint un homme.  »  Né dans une plantation du Maryland en 1818, Frederick Augustus Washington Bailey est esclave de père blanc. En 1825, il est envoyé comme manoeuvre à Baltimore, puis loué à un negro breaker (casseur d'esclaves) en 1834. À 20 ans, il s'évade, déguisé en marin, et se réfugie dans le Massachusetts où il prend le nom de Douglass et participe à des meetings abolitionnistes.En 1845, il publie ses Mémoires dans lesquelles il dissèque le système esclavagiste. Celui qui avait appris seul à lire et à écrire - persuadé que l'éducation était la clé de la liberté - relate sa vie d'esclave et son émancipation, physique et intellectuelle. Douglass sait que la libération passe par la sortie de l'ignorance.Il se convertit rapidement en une des grandes figures abolitionnistes des États-Unis et en père du Mouvement de libération des Noirs. Comme Twelve Years a Slave de Solomon Northup quelques années plus tard, ses Mémoires deviennent un des grands textes classiques sur la condition des esclaves racontée par eux-mêmes et une référence de la littérature antiesclavagiste.En 1852, il déclarera  : «  Nulle part au monde il n'y a une nation qui soit coupable de crimes aussi sanglants et aussi ignobles que ceux que commettent en ce jour et à cette heure les citoyens des États-Unis.  »    Frederick Douglass (1818-1895)Orateur éloquent, abolitionniste, Frederick Douglass écrit son autobiographie en 1845. La notoriété de son récit met en péril sa liberté illégale dans les États non esclavagistes du Nord. Il se réfugie en Europe où il obtient son affranchissement officiel.Conférencier populaire à partir de 1866, il occupe diverses fonctions administratives dans le gouvernement entre 1871 et 1895.Frederick Douglass croyait fermement à l'égalité de tous, incluant les descendants d'africains, les femmes, les immigrants, et évidemment tous les autres américains d'ascendance européenne.    Préface de Marie-Jeanne Rossignol, Professeure d'études américaines - Université Paris Diderot. Laboratoire de recherches sur les cultures anglophones)

  • "La Seconde Guerre mondiale a été marquée par le développement des forces spéciales et des actions commandos chez tous les acteurs du conflit : cette guerre non conventionnelle faite de « coups de main » à l'intérieur des lignes ennemies a souvent joué un rôle crucial dans la guerre, jusqu'à renverser des rapports de force qui semblaient inéluctables.
    Pour la première fois, un ouvrage francophone offre un point de vue d'ensemble sur cette « guerre dans la guerre » à travers trente des plus spectaculaires opérations commandos conduites sur tous les fronts, analysant succès et échecs.
    Tous les groupes sont ici présentés, des plus connus (SAS britanniques, FFI français, spetsnaz soviétiques, hommes torpilles du prince Borghese, commandos paras allemands...) aux plus méconnus (commandos skieurs finlandais, norvégiens, résistants, commandos japonais, Chindits...).
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  • « Les réseaux Foccart » : la formule a fait couler beaucoup d'encre. Comme s'ils étaient le sésame invisible et insaisissable de la Françafrique. En 1969, le journaliste Georges Chaffard brosse le portrait de « Jacques Foccart. L'homme des affaires secrètes ». La France est en plein post-mai 68 ; le général de Gaulle vient de quitter le pouvoir et « l'affaire Foccart » a éclaté dans les médias. L'heure est aux règlements de comptes politiques. Reprenant l'enquête de Georges Chaffard dans une édition critique nourrie des archives découvertes depuis un demi-siècle autour de Jacques Foccart et d'enquêtes de terrain en Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale, Jean-Pierre Bat propose une photographie historique de la France et de la décolonisation de l'Afrique dans les années 1960. La biographie de Foccart permet de retracer les sociabilités et trajectoires politiques nées de la Seconde Guerre mondiale et de la crise coloniale à travers une génération qui connaît l'apogée de son influence avec la fondation de la Ve  République. Une « balade » étonnante dans les coulisses de la République franco-africaine à l'heure des indépendances.  Jean-Pierre Bat, archiviste paléographe, agrégé et docteur en histoire, est chercheur associé à l'École nationale des chartes (PSL Université). Il a été responsable du «  fonds Foccart  » aux Archives nationales. Il est notamment l'auteur du Syndrome Foccart (Folio, 2012) et de La Fabrique des barbouzes (Nouveau Monde éditions, 2015). 

  • Des champignons hallucinogènes au LSD, du coca à la cocaïne, des amphétamines à l'ecstasy, cet ouvrage raconte une autre histoire des guerres, depuis Homère jusqu'aux conflits actuels au Moyen-Orient. Il démontre que les soldats de toutes époques et de toutes civilisations ont souvent eu recours aux drogues et alcools, de leur propre initiative, ou grâce à leurs hiérarchies.Si l'usage de drogues par les GI's américains au Vietnam ou les nazis pendant le second conflit mondial était déjà documenté, Kamie ski élargit de façon spectaculaire le tableau en dévoilant une pratique quasi universelle, des Vikings aux armées high-tech du futur. On y apprend comment le haschich a conquis les Européens pendant la campagne d'Égypte de Napoléon, comment l'opium s'est imposé pendant la guerre civile américaine, avant que la Première Guerre mondiale ne crée un marché de la drogue en Amérique du nord, ou encore comment on enrôle les enfants soldats de l'Afrique actuelle.Le but de ces pratiques universelles ? Vaincre la peur, doper les guerriers au combat, supporter le manque de sommeil, surmonter la dépression.Aujourd'hui, en toute légalité, des laboratoires (y compris français) préparent les drogues du futur qui permettront de réguler le sommeil, supprimer les syndromes post-traumatiques, mais aussi droguer l'ennemi à   son insu pour l'amener à renoncer au combat. Des perspectives bien réelles qui ouvrent de nombreuses questions éthiques et philosophiques.Une histoire vraie qui ressemble parfois aux romans déjantés de Tom Wolfe ou de Hunter S. Thompson.  ukasz Kamie ski est professeur associé à la faculté d'études internationales et politiques de l'université Jagiellonian de Cracovie en Pologne. Ses recherches portent sur les technologies militaires, les biotechnologies, l'art de la guerre et la stratégie.  Un ouvrage en cours de traduction dans une dizaine de langues, salué par la critique internationale.

  • Dans son ouvrage paru en France en 1931 et jamais réédité, Sternbeck fait revivre le temps des pirates et des flibustiers du XVIe siècle. Depuis la découverte de l'Eldorado des Amériques jusqu'à l'expédition des Indes orientales en passant par la chasse à l'or dans le Pacifique, il retrace les épopées des figures majeures de la piraterie. Ce sont les voix des capitaines Kidd, Hawkins ou Morgan (le "roi des boucaniers"), comme de l'impitoyable Blackbeard, que l'on entend ici. Sur l'île du Diable ou de la Tortue, à bord du Pelican ou du Golden Hind, les espoirs, les peurs et les combats ne sont pas sans liens avec les intérêts des couronnes européennes. Sous la plume alerte et amusée de Sternbeck, les récits de ces navigateurs extraordinaires forment une histoire de la flibusterie, devenue source d'inspiration pour de nombreux auteurs.
     
    Alfred Sternbeck (1879-1942) a publié plusieurs ouvrages d'histoire, dont Charles II d'Angleterre et La Guerre mondiale en France. Traduction du commandant P. Teillac, capitaine de frégate de réserve.

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