Littérature générale

  • Le prince de la coke

    Gérard Faure

    Après Dealer du Tout-Paris, Gérard Fauré poursuit le récit explosif de sa vie et continue à dévoiler ses anciens clients. Il nous plonge dans l'intimité des élites parisiennes qui ont fait de la cocaïne une drogue mondaine et populaire  : acteurs, politiques, journalistes, animateurs télé, artistes, intellectuels, businessmen, avocats... Il évoque des épisodes inédits de sa carrière comme son séjour à Londres, où il a fourni de grandes figures du rock. Il dénonce un réseau pédophile qui a alimenté en toute impunité dans les années  1980 diverses personnalités du monde des affaires et du spectacle. Il dévoile aussi des épisodes plus récents de sa vie, comme sa collaboration avec la DEA (Drug Enforcement Administration) américaine ou encore sa liaison avec un top-modèle qui voulait l'employer comme tueur à gages.
    Gérard Fauré ne s'excuse pas pour son passé de voyou, il a purgé sa peine. En revanche, il veut mettre les points sur les i, dénoncer l'hypocrisie des élites et mettre en garde contre l'usage de la cocaïne.
     
    Gérard Fauré a été trafiquant de drogue, membre du SAC, bras droit du parrain Gaëtan Zampa, braqueur de banques... jusqu'à son arrestation en 1986. La première partie de ses Mémoires, Dealer du Tout-Paris, a connu un très grand succès.
     

  • Dealer du tout Paris

    Gérard Faure

    Dernier survivant des grands voyous qui ont tenu le haut du pavé dans les années 1970-1980, Gérard Fauré a décidé de parler. Le film de sa vie dépasse toutes les fictions. Né au Maroc d'un père officier français et d'une mère berbère, il s'initie au trafic sur le port de Tanger et devient contrebandier. En Espagne, il s'associe avec des anciens de l'OAS pour commettre hold-up et trafic de drogue. Il côtoie la French Connection et développe une organisation criminelle aux Pays-Bas avec le parrain marseillais Gaëtan Zampa. À Paris, il devient dans les années 1980 le « prince de la cocaïne », fournisseur préféré du show-biz, qu'il reçoit dans un hôtel particulier pour des fêtes nocturnes très privées. Sa chute en 1986 provoque bien des angoisses et tractations en coulisses dans le Bottin mondain. Actrices vedettes, mannequins, princesses, animateurs télé, stars d'Hollywood : Gérard Fauré porte avec le recul un regard cruel sur les vices des stars dont il fut le fournisseur privilégié et le compagnon des nuits parisiennes et cannoises. Il évoque également les politiques de haut niveau qui furent ses clients, tout en réclamant publiquement que l'on durcisse la lutte contre la drogue. Il avoue enfin les liens troubles du Milieu avec le SAC (Service d'Action civique) de l'époque Pasqua et les « contrats » d'assassinats réalisés sur commande pour des objectifs politiques. Un témoignage unique et détonant !

  • Guy Bedos est réputé pour ses phrases cinglantes, ses piques redoutables. Sur scène, à l'écran, dans ses écrits ou lors de ses interviews, il a toujours refusé la langue de bois, tirant sur tout ce qui le dérangeait, avec discernement et efficacité.
    300 de ses réparties parmi les plus féroces et les plus pertinentes sont réunies et analysées dans la tradition de la collection «  Le Petit... illustré par l'exemple  ».
    Pour mieux les comprendre et, donc, pour mieux les apprécier. Du Bedos tel qu'en lui-même  : brillant et cinglant.
     
    Je me donne un mal fou pour être antipathique, et j'ai du mal. Mais je m'accroche. (Apostrophes, Antenne 2, 12 mars 1976)
     
    Berlusconi est un enfoiré... Je n'en voudrais pas pour garder mes enfants. Surtout pas ma fille...
    (Sept sur sept, TF1, 5 décembre 1993)
     
    Si on devait arrêter tous les chanteurs que je n'aime pas, il y aurait de la place pour se garer.
    (Polémiques, Antenne 2, 17 novembre 1996)
     
    Mon moteur c'est de pouvoir, le plus longtemps possible, faire chier les cons. (Adieu, je reste,
    France 2, 17 septembre 2004)
     
    Moi, je suis un tank. Je roule sur tout le monde mais je ne roule pour personne. (Le Nouvel Observateur, 10 janvier 2002)
     
     
    Biographe de Michel Audiard, Philippe Durant a aussi commis des ouvrages sur Belmondo, Gabin, Ventura et consorts. Il est également l'auteur du Petit Audiard illustré par l'exemple ou du Petit Jean Yanne illustré par l'exemple, tous deux parus chez Nouveau Monde éditions.

  • «  Je suis un acteur pas très cher. Je demande moins que Travolta, Chuck Norris ou Tom Cruise. Mais je cours moins vite aussi... Je suis un acteur placide.  »
    Studio, avril 1999
     
    «  La manipulation des élites est encore plus facile que celle des masses.  »
    Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil
     
    «  S'il faut tenir du compte de l'opinion du peuple pour gouverner maintenant... en dehors du peuple, tous les hommes sont contents  ?  »
    Michel Serrault, Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ
     
     
    * * *
     
    Jean Yanne était et reste l'un de nos plus grands humoristes.
    Pourchassant la connerie avec une volonté sans faille, stigmatisant les comportements stupides avec une prédilection pour les institutions, les pouvoirs publics et les hommes (et femmes) politiques.
    Il ne faisait aucun cadeau et était capable des plus grands délires. Ce qui explique pourquoi il se fit si souvent «  remercié  » des chaînes de radio et de télévision...
    À travers les meilleures répliques de ses films, des extraits d'interviews toujours grinçantes et certaines interventions radiophoniques (notamment auprès de Pierre Dac), on ici retrouve son langage fleuri, ses réparties cinglantes et son verbe pourfendeur.
    Dans la tradition du Petit Audiard illustré, chaque formule est étudiée à la loupe, disséquée avec humour.
    Une excellente façon de mieux connaître le style Yanne et la richesse de son vocabulaire. Une manière aussi de mieux apprécier la personnalité de ce comique qui n'avait peur de rien ni de personne et qui a tant marqué son époque.

  • Trente ans après sa disparition, les injures de Michel Colucci ("Enfoiré !"), ses expressions ("Circulez y'a rien à voir !"), ses calembours approximatifs ("Analphabète comme ses pieds") ou fautes volontaires ("toute gaite"), ses meilleures répliques aussi ("Monsieur Connard !") continuent de résonner. "Comme disait Coluche" est d'ailleurs une formule employée quotidiennement à la télévision, à la radio, dans la presse, au bistrot ou au boulot, sur Internet, pour tout et n'importe quoi ! Car le parler Coluche est bel et bien vivant. Nourrie au parigot et aux slogans publicitaires, aux discussions de bar et à l'humour absurde d'un Francis Blanche ou d'un Romain Bouteille, aux provocations d'un Jean Yanne et à la poésie d'un Prévert, cette langue possède sa propre musique, sa grammaire et ses signes. Perles d'interviews, répliques cultes ou oubliées, formules célèbres inventées ou empruntées à d'autres, jeux de mots approximatifs ou encore termes indispensables du coluchisme, l'ouvrage décrypte 200 mots et expressions de l'humoriste à travers plus de 300 citations dont de nombreuses inédites. De Abeilles à Zone en passant par Andouille, Balèze, Beauf, Chomiste, Décapsuleur, Miquettes ou encore "C'est nouveau, ça vient de sortir !", "Faire avancer le schmilblick", "Je vous l'donne Emile" et des dizaines d'autres, retrouvez le verbe acéré et la verve étourdissante de Coluche. Et, pour la première fois, découvrez l'origine, le sens particulier et l'influence aujourd'hui de ce langage.
    Gilles Bouley-Franchitti a longtemps été journaliste "société" (Actuel, Nova, Evénement du Jeudi, VSD, etc) avant de devenir éditeur. Il est également l'auteur ou le coauteur de plusieurs ouvrages, souvent d'humour, dont le Dictionnaire Coluche (Balland, 2011).

  • Un virus que Michel Audiard a transmis à son fils, Bruno M. Dans cet ouvrage, il mêle ses souvenirs des moments passés avec ce père à mi-temps aux répliques truculentes de celui qui était aussi le plus célèbre des dialoguistes français. Un florilège de citations et d'anecdotes inédites glanées au fil de leurs rencontres. On y suit Audiard au cinéma : Si on devait aimer les gens pour travailler avec eux, on ne ferait pas grand-chose. " A la campagne : " C'est con Les canards, mais ça fait cossu. " Dans les bistrots, " utiles au dialoguiste, mais il y a un risque : l'alcoolisme ". Ou encore en politique : " On est gouvernés par des lascars qui fixent le prix de la betterave et qui ne seraient seulement pas foutus de faire pousser des radis. " De Bruno à Michel, un voyage unique en Audiardie !Bruno M. est déjà l'auteur de plusieurs ouvrages, dont Le Petit Audiard inédit chez Nouveau Monde éditions et Etre le fils de Michel Audiard."

  • «  Nous n'avions presque pas d'argent, nous manquions des équipements les plus élémentaires comme les jumelles et les radios. Nos fusils étaient souvent plus vieux que nous. Mais à Kobané, entre septembre 2014 et janvier 2015, 2  000 des nôtres, hommes et femmes, ont stoppé les 12  000 soldats de l'État islamique.  »    En 2002, à l'âge de 19 ans, Azad est enrôlé dans l'armée iranienne où il est contraint de se battre contre son propre peuple, les Kurdes. Il décide alors de fuir au Royaume-Uni, où il obtient la nationalité britannique. Plus de dix ans plus tard, de retour au Moyen-Orient, Azad reprend les armes, mais cette fois pour se battre aux côtés des siens.C'est ainsi qu'en 2014, après un entraînement comme tireur d'élite, Azad devient l'un des 17 snipers déployés par l'armée kurde lorsque Daech s'empare de la ville de Kobané, dans le Rojava, la nouvelle région autonome des Kurdes entre Turquie et Syrie. Peu nombreux face aux djihadistes, les Kurdes ne pouvaient gagner qu'en les éliminant un par un. Azad en a abattu plus de 200.Dans Sniper, il relate sans filtre ni faux-semblants ces neuf mois de batailles sanglantes. Et le prix à payer pour vaincre les islamistes. Des sacrifices qui ont permis de sauver non seulement une ville, mais aussi tout un peuple et ses terres. Quand Kobané a été libérée, l'État islamique a amorcé sondéclin.Ce récit de guerre cru, impossible à lâcher, est aussi une autobiographie d'une poésie poignante. Ce témoignage marquant, traduit dans de nombreux pays, raconte comment quelques milliers d'hommes et de femmes ont réussi l'impossible en concrétisant leur rêve de liberté.  Azad Cudi a aujourd'hui 35 ans. Il vit à Londres. 

  • L'enfant des livres

    François Foll

    Paris 1570 : la France est secoué par une guerre de religions qui n'en finit pas. Martin Dubé, 10 ans, orphelin, dont les parents catholiques ont été massacrés, supporte bravement une existence de labeur. Recueilli de mauvaise grâce par son oncle, maître imprimeur catholique, il est l'objet de vexations permanentes et exploité sans remords. Un soir, son destin bascule lorsqu'il croise Isabelle Laborde, fille d'un maître imprimeur aux sympathies protestantes. Martin sera témoin du martyre de sa famille lors de la Saint-Barthélemy.
    Brisé par cette expérience, il se lie d'amitié avec Raymond Puységur, humaniste et calviniste convaincu. D'abord réticent, le colporteur huguenot accepte de faire de Martin son apprenti, lui enseignant la médecine, le latin, le grec, la théologie, mais aussi les arts de la guerre.
    S'en suivra une longue errance qui, des routes de France, les conduira à Genève, la Jérusalem des réformés. C'est là que Martin retrouvera Isabelle, miraculeusement rescapée du massacre. Embrassant un destin d'étudiant à l'université pour se montrer digne de son amour, Martin, victime d'une machination, est condamné à dix ans de prison. Grâce à Puységur, il quitte la cité réformée pour rejoindre les armées protestantes aux côtés d'Henri de Navarre, futur Henri IV. Le destin tourmenté de l'orphelin prendra une tournure apaisée, lorsque la guerre terminée, Henri IV lui offre la fonction de second du directeur de la Bibliothèque Royale. Martin Dubé, chevalier de Ceyras, l'enfant des livres, y trouvera l'occasion de régler ses comptes avec sa famille et de s'accomplir sur la voie de la tolérance.
    Ce roman dense et très documenté a nécessité de nombreuses recherches bibliographiques sur les coutumes, le langage, les tenues vestimentaires, les moeurs, les villes et les villages, la fabrication des livres, les publications de l'époque, les religions, la politique... Tous les personnages historiques, y compris les personnages secondaires tels que les ouvriers imprimeurs de Paris, et de Genève, les professeurs d'université et les «petites gens» réfugiés dans la Jérusalem des Réformés ont existé et réellement vécu les événements qu'évoque ce roman.
    François Foll vit en région parisienne. Il signe ici son premier roman.

  • Olivier Guichard

    Collectif

    «  Conseiller du pouvoir au plus haut niveau, chargé de mis­sions d'intérêt national - l'Organisation commune des régions sahariennes, l'Aménagement du territoire -, plusieurs fois mi­nistre, et notamment à la Justice, Olivier Guichard a toujours montré son respect absolu de la loi, de la Constitution, de la légitimité. Il disait  : Je suis un homme de la loi. C'était le socle de ses convictions et de son action.  » Jérôme Monod    Considéré comme l'un des plus proches et plus fidèles collaborateurs du général de Gaulle, et comme un grand commis de l'État des années 1960-1970 avant de devenir un élu local de poids -  maire de La Baule et président de la région Pays-de-la-Loire  -, Olivier Guichard n'avait jamais fait l'objet d'une étude approfondie et peut apparaître comme un grand oublié de notre histoire politique récente.Afin d'éclairer le «  mystère Guichard  », cet ouvrage étudie sa formation politique et son rôle auprès du général de Gaulle, pendant sa «  traversée du désert  » mais aussi à son retour au pouvoir en mai 1958 et jusqu'après sa mort -  Olivier Guichard avait été pressenti à deux reprises pour Matignon, notamment après le départ de Jacques Chaban-Delmas en 1972.  Publié sous la direction de Frédéric Fogacci, directeur des études et de la recherche à la Fondation Charles de Gaulle, et de Gilles Le Béguec, président sortant du conseil scientifique, cet ouvrage confronte des travaux d'historiens aux témoignages d'anciens collaborateurs d'Olivier Guichard, comme Jean de Boishue ou Jérôme Monod, qui livre ici l'un de ses derniers textes. 

  • "Jeune fille de bonne famille promise à un beau mariage, Suzie a 16 ans lorsque éclate la Première Guerre mondiale. Son destin bascule. Livrée à elle-même et brûlant de se rendre utile, elle participe aux travaux agricoles, soigne un blessé et tombe amoureuse d'un jeune homme inconnu de ses parents. Elle découvre l'horreur des tranchées, mais aussi la difficulté d'être libre quand on est une femme.

    En 1916, pour supporter l'attente de celui qu'elle aime, elle intègre l'équipe de manipulatrices radio formée par Marie Curie et part en mission sur le front. Mais la chercheuse qu'elle admire est soupçonnée de trahison par les services du contre-espionnage français. Tour à tour révoltée et troublée, Suzie part en quête de la vérité, aidée par des femmes d'exception, pacifistes et féministes.

    Au lendemain de l'armistice, malgré leur travail acharné à l'arrière, les femmes sont renvoyées dans leurs foyers. Toujours rebelle, Suzie s'engage dans la recherche autour de la radioactivité. Alors qu'elle travaille à l'Institut du radium auprès d'Irène Curie, elle est approchée par un espion russe qui menace son fiancé, vulnérable et marqué par les combats."

  • Le rôle des femmes au sein de la mafia italienne a longtemps été négligé. Réduites au statut de victimes, sous l'emprise des hommes, reléguées aux tâches domestiques, elles sont une vitrine respectable pour les mafieux, se montrant parfaites, irréprochables, polies et soumises. Difficile d'imaginer ces « madones » respectables mariées à des tueurs sanguinaires.
    Qui sont réellement ces femmes qui accompagnent leurs maris et leurs fils dans des vies de crimes et de prison ?
    On découvre ici qu'elles jouent depuis toujours un rôle central au sein des organisations criminelles : celui de garantes de la culture mafieuse. Alors que les hommes sont en cavale ou sous les verrous, construisent, entretiennent, transmettent les valeurs mafieuses. Ce sont elles qui, devenues veuves, poussent leurs fils à la « vendetta ». Et ce sont elles qui, de plus en plus, deviennent des chefs.
    Et pourtant, nombre de ces femmes, jeunes ou moins jeunes, décident un jour, au péril de leur vie, de rompre avec la « famille », de collaborer avec la justice et de devenir des repentis, pour faire cesser le crime et pour vivre enfin, avec leurs enfants, une vie « normale ».
    Alors, marraines ou madones ? Pour en juger, voici des portraits de femmes issues de Cosa Nostra, de la `NDrangheta et de la Camorra. Leurs destins, hors du commun, nous sont contés, pour la plupart à partir de témoignages inédits, obtenus sur le terrain.

  • Populiste, sexiste, xénophobe et vulgaire, le milliardaire Donald Trump est parvenu à s'imposer comme candidat inévitable à l'élection présidentielle américaine de 2016. Malgré ses outrances et ses provocations verbales, ou peut-être grâce à elles, le magnat de l'immobilier et des médias a déjoué les pronostics et éliminé tous ses rivaux républicains. Un séisme politique pour le camp conservateur.
    Celui qui a annoncé, modestement, qu'il serait «  le plus grand président de l'emploi créé par Dieu  » dispense un avis très personnel sur à peu près tous les sujets (Les femmes  ? «  Il faut les traiter comme de la merde  !  ») et une philosophie de la vie unique («  Les riches sont riches parce qu'ils s'occupent de problèmes compliqués  »). Absurdes, délirantes ou cinglantes, ses saillies appartiennent déjà à l'histoire.
    Cet ouvrage rassemble les piques et répliques prononcées par «  The Donald  » au cours de sa déjà longue carrière. La crème de la crème de Trump parce qu'il vaut mieux en rire... Ou se préparer au pire...
     
    François Durpaire est historien. Premier biographe français de Barack Obama, il a récemment publié Histoire des États-Unis dans la collection «  Que sais-je  ?  » et signé le scénario de la BD de politique-fiction La Présidente, qui imagine une victoire de Marine Le Pen à l'élection présidentielle de 2017.
    Kévin Picciau est journaliste indépendant. Il suit de près l'actualité des Amériques et s'intéresse aux industries de la culture et des médias.

  • 36 quai des Orfèvres, brigade des stups. Dans ces années 90 où la coke fait des ravages, Catherine Giraud, jeune flic, est l'une des premières femmes à s'infiltrer dans les réseaux de la drogue. Pour remonter les filières françaises, turques ou colombiennes, elle côtoie aussi bien des toxicos et des petits dealers que des narco-trafiquants ou des jet-setters accros. Après un stage de formation « undercover » extrêmement dur, Catherine parvient à s'imposer dans un univers ultra masculin. Cette flic aux allures de mannequin et à la gouaille explosive est dotée d'une capacité d'improvisation exceptionnelle qui lui permet de déjouer la méfiance des criminels, même si elle joue souvent avec le feu. Des expériences extrêmes dont personne ne sort indemne et qui feront des ravages dans son entourage proche. Catherine devient bientôt une référence dans la lutte contre le trafic de drogue et est appelée à l'étranger pour former les policiers locaux aux techniques d'infiltration les plus pointues. Des squats du 18e aux célèbres Bains Douches, en passant par Cuba, le Cambodge ou le Pérou, ce parcours de femme hors norme nous plonge dans des scènes dignes de la série « Engrenages ». Véritable shoot d'adrénaline, cette folle vie d'infiltrée racontée avec un rare franc-parler est impossible à lâcher.

  • "An 217 de l'ère chrétienne.
    L'empereur Caracalla vient d'être assassiné en Mésopotamie. Profitant de l'événement, trois princesses syriennes, avides de pouvoir, intriguent pour placer sur le trône de Rome l'héritier mâle de leur dynastie, le jeune Varius. A force de complots, elles parviennent, contre toute attente, à faire proclamer l'adolescent imperator par les légions d'Orient. Le règne le plus décadent de l'histoire romaine commence : durant trois ans et neuf mois, Rome va vivre au rythme des caprices, des extravagances et des provocations de ce jeune homme de quatorze ans, immature et fantasque, que rien ni personne n'a préparé à assumer une telle dignité.
    Adorateur mystique d'une étrange divinité orientale incarnée dans une pierre noire, l'Elagabal solaire, dont il est le grand prêtre, enfant prodigue et imaginatif, homosexuel et travesti, celui que l'Histoire ne connaîtra que sous le sobriquet d'Héliogabale va offrir le spectacle de tous les excès et de toute la démesure que lui inspirent la quête obsessionnelle du plaisir, l'ivresse du pouvoir suprême et la haine de l'ordre établi.
    Surpassant Tibère dans les molles voluptés, Caligula dans la cruauté, Néron dans la folie esthétique et théâtrale, l'enfant-empereur n'aura de cesse de choquer et de scandaliser le vieux monde latin pourtant accoutumé aux excentricités et aux débauches de ses prédécesseurs. Mais derrière lui, s'agitent les ombres inquiétantes de sa grand-mère, de sa mère et de sa tante, qui s'inquiètent de voir la pourpre leur échapper...
    Détesté par le Sénat romain, exécré par l'armée, rejeté par sa famille, l'empereur honni saura-t-il trouver d'autres soutiens que ceux de ses mages et de ses amants ?"

  • Troyes, Paris, Amsterdam, Anvers, Lyon...
    Au gré de ses souvenirs, Guillaume Pradel, libraire et cartographe, nous fait voyager de ville en ville, au temps des guerres de religion. Retraçant la vie de son père et celle de son grand-père, libraires-typographes eux aussi, il évoque la haine réciproque des deux hommes, leur foi fanatique, l'un catholique, l'autre devenu protestant.
    Le milieu des imprimeurs est difficile, le travail est acharné, les rivalités sont grandes et l'on déplaît si vite au roi que le métier est dangereux. Pourtant, en ces temps obscurs ravagés par la peste noire et les haines religieuses, malgré une histoire et une enfance mouvementées, Guillaume choisira cette voie. Fasciné par les progrès des sciences et des techniques, ami de la raison humaniste et du savoir éclairé, il rencontre philosophes et astronomes de son époque, et le cours de sa vie en est bouleversé. En proie au doute, ballotté par des événements auxquels il tente de donner un sens, Guillaume cherche une raison au chaos du monde. Animé par une soif inextinguible de connaissance, il trouve dans son ami Jean des Sept-Écluses, marin et marchand à l'esprit aventurier, son alter ego. Ensemble, ils décident de partir pour le Nouveau Monde.
    Traduit de l'italien par Jacques Barbéri.
    Amineh Pakravan est née en 1946 en Iran. Après des études secondaires au lycée franco-iranien de Téhéran, elle effectue des recherches d'histoire sous la direction de Georges Duby, à Aix-en-Provence. Viticultrice, elle vit en Toscane.
    Le Libraire d'Amsterdam est son premier roman. Il a reçu le prix Molinello (2006), le prix Elio Vittorini (2006) et a été finaliste des prix Berto et Chianti (2006).

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