Éditions Druide

  • Portrait d'une génération en mal de repères, Jelly bean offre une prose authentique et dénuée d'inhibitions. Un texte où se côtoient obsession de la beauté et modèles féminins variés, dans un dialogue marqué tantôt par la démesure, tantôt par la magnificence. Grâce à une langue crue qui invite le lecteur dans une proximité où les sensations sont exacerbées, Virginie Francoeur propose ici un premier roman explosif.


    Ophélie, enfant unique, a reçu une solide éducation catholique dans un pensionnat pour filles. Lorsqu'elle fait la rencontre de Sandra, danseuse nue en manque de tendresse, elle en perd rapidement son innocence. Sandra devient la grande soeur qu'elle n'a jamais eue, entraînant Ophélie dans les milieux glauques de Montréal. Djamila, fille d'immigrés algériens, élevée dans la tradition musulmane, les fascinera. Inséparables, les trois filles plongent sans retenue dans des aventures qui défient le quotidien pour réinventer le sens profond de leur réalité. À travers amours et trahisons, voici le destin de trois BFF qui verront leurs dérives les rattraper jusqu'au jour où tout bascule.

  • À la manière d'une longue déambulation intérieure, Danielle Dussault propose ici un roman choral tout sauf conventionnel, porté par les voix de trois femmes fortes, distinctes, mais unies par leur quête de liberté. Le fleuve, indéniablement, rejoint ces femmes. C'est par ce mystère, ce cours invisible, que toute la trame narrative s'impose.

    Trois femmes se retrouvent au bord d'un fleuve afin de raconter à leur façon un destin unique. Entre le désir d'enracinement et la tentation de la fuite qui relient les trois narratrices, chaque parcours est ponctué de périodes charnières et de rites de passage qui les définissent en tant que femmes. Autant de trajectoires qui les amèneront à se rejoindre dans l'affirmation d'une identité unifiée.

  • Plus de dix ans après depuis la parution de son premier roman (Les jambes de Steffi Graf, 2007), Pierre Cayouette revient en force avec un roman tout en contrastes, oscillant habilement entre l'exaltation de la jeunesse et les thématiques plus sombres telles que la maladie et l'avortement. Un roman qui nous transporte à l'époque du référendum, vécue de l'intérieur par un jeune homme aux grandes aspirations.

    Mai 1980. L'effervescence du premier référendum, Christian la ressent, dans tous les pores de sa peau. Enfant de la banlieue et de la Révolution tranquille, le jeune militant a des rêves de grandeur et hume déjà le parfum de la victoire. À travers la banalité d'un quotidien partagé entre Geneviève, son amoureuse, et Jean, un professeur à la retraite, il s'imprègne de la poésie de Miron et des discours porteurs de René Lévesque. Rempli de la ferveur de ses dix-huit ans, il rencontre la défaite et la mort et découvre aussi l'espoir des amitiés improbables.

  • «J'ai adoré La séparation des corps. C'est aussi bouleversant que drôle. Très fort.» - Amélie Nothomb

    Ce récit est avant tout une histoire d'amour passionné entre Christina et Marie-Ange, la cuisinière de la famille. Rencontre de deux expériences subjectives, de deux perspectives dont rien ne prédisait la collision. Issues de générations et de milieux sociaux différents, les deux femmes vont traverser ensemble les affres sentimentales, jusqu'à la désintégration prophétique de leur relation. Le regard mort ou vif d'une jeune adulte qui s'assume pleinement trouve ici celui d'une femme mature, nostalgique, au destin fantôme, qui manifeste un goût prononcé pour le passé et les incendies.


    Explorant les contrastes de la rupture et du renouveau, ce roman aborde de plein fouet les paradoxes de la relation amoureuse et nous fait retrouver avec plaisir la voix d'une auteure singulière, qui livre ici un roman coup-de-poing.

  • Un petit village situé près du golfe du Saint-Laurent est sous l'effet d'une rumeur mystérieuse qui annonce l'arrivée imminente d'un tsunami. Serait-ce Robinson qui l'aurait répandue, lui qui, depuis la mort de sa femme, rêve d'une solitude totale de façon maladive ? Alors que ce dernier s'est enfermé dans son appartement miteux pour se plonger dans la poésie d'Horace, il est transporté vers d'autres sphères : d'un banquet dans la Rome antique à l'Écosse des années 1950, aux pêcheurs de lamproies de la Basse-Loire du xiie siècle. Un roman surréaliste sur l'impossible réconciliation entre l'amour des autres et l'effroi qu'ils nous inspirent.

  • Alors que deux soeurs partagent leurs joies et leurs peines dans une résidence pour personnes âgées, un homme décide d'enjamber la rambarde de son penthouse pour commettre l'irréparable. Ailleurs, une femme exprime ses doutes à l'enfant qu'elle porte et qui va bientôt naître, tandis qu'une jeune fille évoque le drame du Bataclan. Chaque nouvelle, précédée d'une photographie d'Anne-Marie Guérineau, puise dans les bouleversements du quotidien pour mieux laisser filtrer une lumière qui nous réconcilie avec le côté éphémère de toute chose. Qui se cache réellement derrière ces clichés figés dans le temps ? La réponse est chaque fois étonnante.

  • Voici l'histoire d'un homme heureux. Toutefois, attention ! Si le bonheur est simple à vivre, on ne peut pas dire qu'il soit facile à trouver, comme en témoigne la vie de Joseph Bouchard. De l'adolescence au déclin de l'âge adulte, la chance sourit à cet homme naïf qui deviendra avocat d'affaires de Chicoutimi, respecté par sa ville et sa profession. Alors que l'argent s'accumule,
    que les responsabilités s'additionnent et que les compliments pleuvent sur lui, Joseph semble aspiré par un vide impossible à combler. Chercherait-il la recette du bonheur ? À force d'acharnement, ce p'tit gars du Lac-Saint-Jean qui refuse les compromis finira par trouver sa voie, mais d'une façon si inattendue et inhabituelle que l'on ne pourra ensuite que s'incliner avec respect en
    pensant à l'histoire de Joseph Bouchard.

  • Inspiré par le travail du photographe Gregory Crewdson, Hugues Corriveau plonge à pieds joints au coeur de l'Amérique contemporaine, sondant ses paradoxes et ses idéaux. En résulte un ouvrage tout à fait singulier et autonome, qui éclaire la solitude implacable montrée dans les oeuvres de Crewdson et interprète à sa façon l'envers de l'American dream.

    Se révèlent au fil des pages une violence latente, l'étrangeté d'un événement improbable, de curieux rêves et d'inexplicables phénomènes. À travers une grande charge émotive doublée d'une rare finesse psychologique, ces textes traduisent une réelle fascination pour l'humanité dans toute sa diversité. Les personnages de ces nouvelles se rejoignent pour donner à voir, de l'intérieur, la fragilité comme la force de ceux et celles qui résistent à leurs peurs et acceptent leur singularité.

  • Punaises

    Laurent Lemay

    Le temps d'un automne de bouette et de pluie, un jeune homme nous fait partager ses cigarettes de fins de soirée et son jogging matinal. Les études en cinéma et son emploi stagnant dans une petite épicerie de Rosemont. Les visites éclair dans le nid familial, où sa petite soeur s'isole depuis des jours et des nuits. Une audition pour obtenir un rôle minable dans un film d'horreur. Un plan de vengeance aux contours grotesques. Une idylle sans espoir, étanchée à coups de grands verres d'alcool et de rages de sucre. Voilà une histoire d'infestations multiples. Un je-ne-sais-quoi qui démange au fond du squelette. Et l'impossibilité de se gratter comme on le voudrait.

  • La vie de Manuel Anatole Mendoza bascule le matin où il découvre le corps inanimé de sa femme, Gabriela, victime d'une défaillance Du coeur. Sur un coup de tête, Manuel décide de quitter son poste de médecin à l'hôpital local pour tenter de sauver la maison d'édition fondée par Gabriela. Il
    reçoit alors un mystérieux manuscrit dont la lecture éveille en lui des soupçons relatifs à un moment trouble de son passé. Au volant de sa vieille Mercedes, Manuel devra rouler jusqu'aux Terres rouges, à l'autre bout du pays, pour trouver des réponses à ses questions et découvrir, au fil de ses
    errances, qu'on ne refait pas l'Histoire.

  • Il a douze ans, l'âge du cul-de-sac de l'enfance. Partagé entre une mère hospitalisée et un père qu'il déteste, obsédé par le Livre Guinness des records et les mystères de l'univers, il accepte sa solitude avec le stoïcisme de ce Hollandais qui est resté immergé dans la glace durant une heure quarante-deux minutes vingt-deux secondes. Jusqu'à ce qu'il rencontre Sébastian, alias Jésus, cet enfant pur dont il deviendra le protecteur et l'apôtre. Ensemble, ils tenteront de s'évader du camp de survie où ils devaient passer l'été, sans se douter de ce qui les attend. C'est l'histoire, surtout, d'une ville où la nature a repris ses droits, où les animaux chassent les humains et où des enfants disparaissent sans laisser de trace.

  • S'inspirant d'une nouvelle écrite il y a quelques années, Hugues Corriveau replonge au coeur d'une des thématiques qui lui sont chères : celle de l'enfance blessée, au détour de crimes involontaires et d'innocences brisées. À travers les yeux de Thomas, un jeune garçon, l'on vit le drame et l'enquête, grâce à laquelle se déploieront les trames d'un passé meurtri. Un récit intrigant, prenant.

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    Résumé

    Thomas s'amuse à voler de la gomme à mâcher Bazooka au dépanneur du coin. Un soir où il s'apprête à commettre son larcin habituel sous l'oeil complice de la fille au comptoir, deux voleurs entrent et tuent cette dernière. L'enfant, terrifié, se retrouve avec, entre les mains, le révolver des deux assaillants et commet l'irréparable. Au fil de son enquête, un homme patient cherchera à comprendre pourquoi Thomas a tiré, voudra savoir si ce geste a un lien avec la mort de son frère aîné, Will, survenue deux ans plus tôt. Un récit qui, avec une grande délicatesse et une profonde tendresse, dévoile l'imagination fertile de l'enfance face au poids du passé et des drames du quotidien.

    ***

    L'auteur

    Hugues Corriveau est poète, romancier, nouvelliste et essayiste. Cinq fois mis en nomination pour le Prix du Gouverneur général du Canada, entre autres pour Les enfants de Liverpool (Druide, 2015), il a reçu de nombreux prix littéraires, dont le Grand Prix du livre de la Ville de Sherbrooke à trois reprises et le prix Alfred-DesRochers à deux reprises. En 1999, l'Académie des lettres du Québec lui remettait le prix Alain-Grandbois pour son recueil Le livre du frère (Éditions du Noroît, 1998). La fêlure de Thomas est son 33e livre.

  • Ce roman, proche du roman policier ou d'enquête, est inspiré du meurtre du petit James Bulger, âgé de deux ans et demi, le 12 février 1993 à Liverpool. Il avait été kidnappé dans un centre commercial par Robert Thompson et Jon Venables, chacun alors âgé de dix ans. Ce roman est centré sur les deux enfants assassins. Il retrace leur vie, les motivations qui les ont poussés à un tel acte, et suit pas à pas le trio durant cette journée fatidique vers son issue fatale. Les lecteurs seront subjugués par cette quête de vérité autour d'un acte terrible. Pris au piège de cette inéluctable machine qui entraine ces deux enfants vers leur perte, les lecteurs voudront connaitre les détails de ce drame comme sa résolution et saisir comment une société peut voir naitre le mal chez de si jeunes enfants. Roman fascinant qui met en jeu un aspect de la société moderne vue à partir d'une situation bien singulière.

    Finaliste au Prix littéraire du Gouverneur général 2016 (catégorie Romans et nouvelles)

  • Tout récit est fait de temps. N'y échappent pas ce missionnaire tourmenté faisant voile vers la colonie naissante ni cet amateur d'art en admiration devant un Greco, encore moins ce jeune homme qui sera marqué par l'éruption spectaculaire du mont Royal. Le temps se révèle à la fois sujet, personnage et narrateur des sept nouvelles qui composent cet assemblage de textes ludiques. Chacune de ces histoires devient un prétexte au déploiement de quelque chose de plus grand et de complètement affranchi. Chacune nous ouvre la porte d'un monde nouveau de possibilités.

  • Trois grands enfants s'enfoncent dans la forêt laurentienne en suivant la rivière Montmorency, qui fut leur terrain de jeu tout au long des années 1960. Ils cherchent la source qu'ils imaginent pure, unique, de ce grand cours d'eau auquel ils identifient le fil de leur vie. Les rapports troubles de gémellité et d'amitié, de couple, d'amour, de haine, jetteront les bases d'une nouvelle forme de vie commune, dont la sauvagerie des bois sera le modèle bien plus que l'urbanité des villes qu'ils ne cessent de fuir. Leur voyage s'étalera sur près de dix ans, pendant lesquels ils feront trois expéditions, à onze, à seize et à vingt ans, pénétrant chaque fois plus loin dans la forêt, dont ils n'atteindront le coeur qu'à la toute fin, faisant à chaque étape de nouvelles expériences qui les changeront à jamais.

  • En sortant de l'institut psychiatrique où elle a été internée, Suzanne fait le point sur une vie qui l'a coupée des siens durant douze ans. Osera-t-elle parler à ses filles, maintenant devenues des femmes, de ses rêves d'enfant, de cet animal imaginaire qui l'accompagnait, la menant hors d'un lieu familial sclérosant ? Elle en sait si peu sur elle-même, sur son propre passé ! À la suggestion des médecins qui la suivent au cours de cette nouvelle étape de sa vie, elle accepte d'écrire un journal à condition de le détruire, au jour le jour, en l'enfouissant près d'un lit de pivoines en bordure de la maison. Alors qu'elle amorce sa réinsertion délicate au coeur de la cellule familiale, Suzanne deviendra, par un jeu de circonstances inattendues, à la fois confidente et conseillère auprès des siens.

  • L'aventure extraordinaire d'Andrée Ricard, engendrée dans un camp de travail nazi, née sur une route allemande le jour de la libération, ayant vécu Mai 68, Montréal dans l'effervescence des années contre-culturelles, et lancée sur les routes de l'Inde. Départ avec Idhant, son ami étudiant en physique, pour l'ashram de Poona et son grand gourou, Rajnesh. Les nouveaux amis, tels Werner, l'héritier des Habsbourg, et le futur philosophe Dieter Flosserbijk. Les recherches de son ami physicien et l'invention de l'Astralum, une machine de thérapie par les couleurs. Naissance de Jacinthe, sa fille, aujourd'hui errant sur d'autres routes, américaines, pratiquant le couch surfing et ne connaissant pas son père biologique. Retrouvailles de tous ces personnages à Sainte-Lucie-des Laurentides, à l'occasion de la mort imminente du père maudit.

    Ce roman, ni nouvel âge ni cynique, très documenté, souvent très drôle, campe l'horizon spirituel des années soixante-dix, ses espoirs, ses acquis comme ses illusions.

  • Une poignée de personnages singuliers habitent un petit territoire désolé que tous désignent comme étant « sur l'île ». D'hier à aujourd'hui, le récit traverse plusieurs époques, évoque le naufrage du Longfellow à Petit-Matane, la présence, en mer gaspésienne, de sous-marins allemands, et se façonne à partir de superstitions, de rumeurs, de disparitions et de fragments d'histoires croisées. Une histoire tissée au rythme des marées, dans le grondement sourd des silences et des non-dits.

  • Ce visage où habiter relate l'histoire touchante d'un homme qui, un matin de septembre 1938, abandonne les siens dans leur maison triste pour prendre le large, pour s'inventer une vie capable de faire battre son coeur autrement. Il oubliera d'où il vient, tentera d'effacer Notre-Dame-du-Lac, arrière-pays de poussière et de soumission. Plus tard, vraiment plus tard, il reviendra d'Europe avec son imperméable de cinéma et des gestes d'oiseaux rares. Et une certaine clarté sur les épaules. Il retrouvera une campagne inchangée - la ligne d'arbres autour du lac et son obscurité - ses souvenirs, leur amertume, et des soeurs accablées. Des femmes qui pourtant s'aiment. Il ne s'agit pas de l'amour sous sa forme parfaite, mais de quelques friables tendresses qui s'épuisent dans leurs mains. C'est qu'à la vérité elles cherchent les mots qui leur permettraient de traverser les désordres du monde.

  • « Toute une aventure! [...] Robert Maltais partage ce don qu'est l'imagination avec les lecteurs, et de très belle façon, car il a une plume fluide, vivifiante, douce à lire et un ton très juste. » - Marie-France Bornais, Journal de Montréal

    Olivier Genest, cinquante-cinq ans, plonge dans une aventure inusitée pour lui : père au foyer. Il n'a jamais vécu un agenda aussi serré que celui de sa fille. Lola n'entend pas à rire, question biberon et fesses mouillées. On ne négocie
    pas quand on a la couche pleine.

    À quarante ans, la mère de Lola prend sa place dans le monde. Claire négocie avec mille employés.

    Le Québécois et la Suissesse feront-ils longtemps bon ménage ?

    L'orphelin s'enracinait dans l'avenir jusqu'à ce qu'une fenêtre s'ouvre sur ses origines. Un homme vivant à Montréal semble sa copie. Quelle est l'importance de savoir d'où l'on vient ? Olivier en apprendra de belles. Non seulement son histoire sera chamboulée, mais le sens de l'Histoire subira une remise en question qui redessinera sa vie. Quand on ouvre la porte au changement, il souffle où il veut, sans demander d'autorisation. Et les Sauvages ? Ils s'imposeront sans lever le petit doigt...

  • Oscillant sans cesse entre humour et gravité, Le rose des
    temps entraîne le lecteur dans l'« aventure d'une écriture ».
    Après la mort de sa mère, Viviane entreprend un roman
    sur le temps, projet qui la conduit jusqu'en Égypte pour
    y explorer le côté hiéroglyphe de ce qu'on appelle le réel.
    La mort de son père la ramène sur Terre. Au terme d'un
    périple transformateur, l'héroïne en arrive à réconcilier en
    elle l'amour rayonnant hérité de ses ancêtres, tout comme
    leur silence farouche.

    Du Montréal contemporain au Tadoussac d'un autre
    siècle, jusqu'au monde virtuel de la Twittosphère, le roman
    est traversé par les soulèvements de l'époque et porteur de
    l'espoir d'un nouveau monde en chantier.

  • Finaliste au prix littéraire des collégiens

    Interpellé à la sortie d'un théâtre par une vague connaissance qui lui lance « Je vais te lire bientôt », un homme, qui n'a rien publié depuis des années, perd pied, foudroyé par la réalité à laquelle il croyait s'être soustrait. Et nous voilà plongés au coeur de ce recueil de nouvelles où le doute l'emporte sur les certitudes, où une voiture qui refuse de démarrer présage une issue fatale, où un jeune frère voit enfin poindre le jour où il pourra prendre sa revanche sur sa soeur aînée, où le désir d'une petite fille de six ans de se faire percer les oreilles nous plonge au coeur de la fragilité de la vie, où une femme voit peu à peu le plaisir lui être interdit, et une autre la noirceur l'envelopper.

    « Si la richesse linguistique et stylistique du recueil est remarquable, son sceau d'originalité lui vient de la structure des nouvelles. [...] Fais pas cette tête témoigne d'une finesse d'observation, de la maîtrise du genre et d'un art littéraire réjouissant. »

    - Pierrette Boivin, Nuit blanche

  • Accéder à une conscience trouble devant un monde qui déraille. Habiter la pensée d'un homme, tressée d'images d'une langue riche et audacieuse. Se laisser emporter dans une quête improbable. Se demander si, à trop écouter cette voix, on n'en perd pas de vue la vérité. Un roman d'une très inquiétante étrangeté...

    Mais qui est donc cette « morte du métro » qui obsède Albert ? Où a-t-il vu cette femme avant ? Qu'a-t-elle voulu lui dire ?

    Albert tente de retrouver la morte, du moins un peu de ce qu'elle a laissé derrière. Il rencontre plusieurs imposteurs qui l'entraînent sur de mauvaises pistes, se méprend sur les noms, les identités, se met à douter des images, des lieux, même des faits. Tandis qu'il s'égare dans le passé d'une morte, il poursuit inconsciemment une quête de vérité sur lui-même et découvre tout un pan de sa vie érigé en trompe-l'oeil.

  • Entre la ville et les hautes mers gaspésiennes, on trouvera au coeur des Variations Burroughs un chat du nom d'Einstein, des poupées de carton toutes prénommées Elizabeth, la photo d'un amoureux remisée au congélateur sous les petits pois, un artiste en quête de l'ADN de William S. Burroughs, un homme à qui il manque des doigts, le décès d'un frère, la survie d'un autre, et la vie dans ses petits comme dans ses grands mystères.

    Le tout est orchestré autour d'une boîte de livres que le frère récupère des ordures pour l'offrir à la soeur adorée. De cette boîte trouvée dans les ordures surgiront la découverte de la grande littérature et sans doute aussi l'annonce d'une écriture à venir, qui aurait pu émerger d'une question que s'est posée la narratrice, enfant, alors qu'elle voyait sa mère plongée dans la lecture de romans : l'amour d'une mère se cache-t-il entre les lignes d'un livre ?

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