Éditions Druide

  • Finaliste au Prix France-Acadie 2017

    Après avoir épousé Randolph Nesbitt, un attaché d'ambassade, et passé plus de vingt ans en Europe, Élise Robichaud rentre en terre natale de Nouvelle-Écosse, portant en elle un lourd secret. En visite chez une amie, elle revoit Jérôme, un inconnu muet, amputé des deux jambes et à l'esprit demeuré, qu'on avait jadis recueilli sur une plage par un matin froid et brumeux. Surprise de constater qu'elle l'avait oublié après tout ce temps, Élise est surtout consternée par le manque d'ardeur de ses congénères à vouloir éclaircir le mystère qui entoure toujours le pauvre homme. Cherchant à redonner un sens à sa propre vie, Élise décide de se lancer dans une enquête visant à rendre à Jérôme son véritable nom, son histoire et sa dignité. Mais cette aventure ne sera pas de tout repos puisqu'elle se heurte rapidement au scepticisme et au fatalisme des gens de sa communauté. Saura-t-elle mener à bien cette mission qu'elle s'est fixée et ainsi se retrouver elle-même ?

    La légende de Jérôme occupe encore aujourd'hui une place importante dans le folklore acadien de la Nouvelle-Écosse. C'est par hasard que Sylvie Ouellette l'a découverte et elle l'a trouvée si intrigante qu'elle lui a consacré des années de recherche et d'écriture. Il en résulte un roman captivant qui allie à merveille réalité et fiction, âpreté de la vie et passion.

  • Contraints de quitter l'Ukraine en 1914, c'est vers une terre de liberté que croyaient voguer la jeune Alyona Loveneck, une violoniste prodige, et son frère Vitaly. Mais à leur arrivée au Canada, la guerre est déclarée et ils se retrouvent parmi les familles des prisonniers au camp de Spirit Lake. Trahie, dépouillée de ses biens, Alyona doit y prendre des décisions qui changeront à jamais le cours de son destin et celui de son frère. Malgré tout, quand elle fait la connaissance d'Alexandre Lavallière, elle est forcée d'admettre que, derrière la guerre qui fait rage, il y a encore des gens heureux. Dans le tourbillon des évènements qui bouleversent sa vie, a-t-elle toujours le droit de rêver ? Son amour interdit, dévoilé à la face du monde, devient source de mépris. Et lorsque son univers s'écroule, entraînant Alexandre dans la débâcle, ils sont désormais perçus comme des amants maudits...

    Au début de la première Grande Guerre, poussé par la xénophobie croissante de la population, le gouvernement canadien érigea vingt-quatre camps de détention à travers le pays, dont celui de Spirit Lake, en Abitibi. Des Turcs, des Allemands, mais surtout des Ukrainiens y furent enfermés. Deux seulement parmi ces camps purent accueillir les familles des prisonniers, et Spirit Lake fut l'un d'eux. C'est autour de ce site peu connu que Claire Bergeron a choisi de camper ce roman captivant, instructif et émouvant.

  • Quand Maud Graham est appelée à éclaircir le meurtre d'un homme trouvé gisant dans son sang, seul dans son appartement, elle ne peut se douter des motifs de ce crime. Qui pouvait bien en vouloir à ce point à cet homme pourtant sans histoire ? Avec ses coéquipiers - McEwen, Joubert, Nguyen et Rouaix -, la détective avance en plein brouillard jusqu'à ce que commence à se dessiner une toile complexe. La victime a été témoin d'une violence qu'on aurait voulu garder dissimulée à tout jamais. Et si l'enquête porte d'abord sur l'assassinat d'un homme, c'est sur la maltraitance subie par des femmes qu'on lèvera le voile en cours d'investigation.

    « Chaque fois, Graham éprouvait le même découragement face à une société qui continuait d'engendrer des êtres violents et une colère froide envers les institutions qui ne protégeaient pas assez les victimes. On leur conseillait de porter plainte contre leur conjoint, mais entre le moment où une femme racontait que son mari menaçait de la tuer et celui où elle était entendue par un juge, six mois pouvaient s'écouler. Alors que six minutes suffisaient amplement pour qu'un homme étrangle son épouse. »

    Alarmée par le danger qui menace ces femmes devenues des proies malgré elles, Graham se lance sur la trace de l'agresseur. Une poignante course contre la montre démarre...

  • Rien de plus frustrant pour un policier qu'un cold case : une enquête qui, par manque de preuves, reste non résolue. Malgré toute son expérience, Maud Graham a toujours de la difficulté à accepter que ces cas inexpliqués fassent partie du métier. Surtout que, dans une ville paisible comme Québec, les actes criminels ne sont pas légion. Néanmoins, de nouveaux indices viennent remettre à l'avant-plan un meurtre et une disparition survenus des années plus tôt et pour lesquels ni coupables ni motivations n'avaient été trouvés. Avec ses coéquipiers, Graham ne pourra que constater, encore une fois, à quel point la haine viscérale de quelques individus peut conduire au drame et à la dévastation. On aimerait croire que, dans nos sociétés modernes, les crimes homophobes et xénophobes n'existent plus. Ce serait se mentir...

    Une intrigue dense, saisissante et sombre, qu'éclaire le grand talent de Chrystine Brouillet pour brosser un portrait social riche et nuancé.

  • Abusée dans un pensionnat de la Saskatchewan, Agathe Nikweto, une jeune Autochtone de quinze ans, s'enfuit avec son nouveau-né. Après dix années de pérégrinations, elle s'installe à Val-d'Or, en Abitibi, afin de permettre à son garçon, Richard, de poursuivre ses études. De son côté, Nathan Desmarais est un homme trahi qui tente de préserver son fils, Étienne, d'une mère égoïste. Il décide de fuir Québec en acceptant un poste d'enseignant dans la lointaine région abitibienne. Richard et Étienne se retrouvent ainsi dans la même classe et se lient d'amitié avec Sophie, une fillette porteuse d'un lourd secret. Le jour où quelqu'un de la bourgeoisie locale est découvert assassiné, c'est vers Agathe que les soupçons se tournent aussitôt. Dans cette région où les fortunes se font et se défont au gré de la richesse des gisements, et de l'ambition des hommes, Agathe, Nathan et leurs enfants, parviendront-ils à déjouer l'ignorance et les préjugés qui les submergent ?

  • Sa parole contre la mienne Nouv.

    Myriam est une jeune journaliste assoiffée de justice. Déterminée à révéler au grand jour les agressions sexuelles commises par un animateur vedette dont a été victime l'une de ses amies, elle se lance à la recherche d'autres femmes ayant subi le même sort. Mais en s'intéressant d'un peu trop près au passé et à l'entourage de cet homme, elle découvre de terribles vérités qui la plongent au coeur d'une enquête d'une ampleur inimaginable, dans laquelle se mêlent jeux de pouvoir, liens inavouables, trahisons, abus et meurtres. Avec l'aide d'un policier aussi tenace qu'elle, Myriam tente par tous les moyens de lever le voile sur
    ces crimes et, surtout, d'épingler les responsables.

  • Veuve après quarante-cinq années de bonheur, Fabiola Sutherland prépare son déménagement en compagnie de sa petite-fille Gladys. Dans un missel, l'adolescente découvre le certificat d'un premier mariage, vieux de cinquante-sept ans. Sa grand-mère
    le lui arrache des mains avant qu'elle ait pu lire le nom de ce premier amour, gardé secret. Gladys réalise alors que jamais son aïeule n'a parlé de sa jeunesse, comme si son existence avait commencé le jour où elle avait épousé Égide, son second mari... Que cache ce mystérieux silence ?

    Claire Bergeron nous entraîne au milieu des années 1880, à travers le destin tragique d'une jeune femme devenue trop tôt héritière d'une florissante entreprise familiale à Sutherland City, un village au bord du lac Témiscamingue, région riche de ressources naturelles et d'une population
    mouvante et métissée.

  • Gervais d'Anceny, ancien drapier retiré dans un monastère normand, n'aura pas joui longtemps de la paix du cloître. Quelques mois à peine après le meurtre de l'hôtel Despréaux, il reçoit un appel au secours de son fils, Philippe. Ce dernier lui apprend que son petit garçon a été enlevé au marché pendant un instant d'inattention de sa mère et de sa nourrice et qu'il pourrait avoir été la cible d'un réseau de voleurs d'enfants qui sévit à Paris. Hypothèse terrifiante. Même s'il n'a pas grand espoir de réussite, Gervais, déterminé à tout faire pour retrouver son petit-fils, part aussitôt pour la capitale mener sa propre enquête. Après Meurtre à l'hôtel Despréaux, voici le deuxième volet des Chroniques de Gervais d'Anceny. Avec cette série, Maryse Rouy revient au Moyen Âge, dont elle est spécialiste, et au polar, une combinaison qui lui a valu, en 2003, le prix Saint-Pacôme du roman policier pour Au nom de Compostelle.

    « Parfait dosage d'érudition et de suspense, ce polar historique, à la fois divertissant et instructif, est une belle réussite. »

    Norbert Spehner, La Presse+, au sujet de Meurtre à l'hôtel Despréaux

  • « Ah, que j'aime l'écriture de cette auteure ! [...] À l'instar des autres romans de l'auteure, Tout simplement compliqué pullule de revirements de situation et de quiproquos tant dans la vie professionnelle des personnages que dans leur vie sentimentale. » (Yannick Ollassa, Livresquement boulimique)

    Jean-Simon, le détective grognon, vit encore une fois une rupture, alors qu'Emma, la médium récalcitrante, est amoureuse. Installés dans leurs routines, les deux amis et collaborateurs occasionnels se trouvent soudain plongés dans une inquiétante enquête lorsqu'un esprit déterminé réquisitionne leur aide. Rien ne va plus. Des gens meurent, Jean-Simon néglige ses clients, Emma sabote sa relation avec Charles, et tous deux n'ont d'autres choix que de se laisser surprendre par les détours de la vie. Tout ne se déroule pas comme ils le veulent, mais c'est souvent mieux ainsi, non ?

    Pas besoin d'avoir lu Ce ne sera pas si simple pour plonger avec délectation dans la lecture du nouveau roman d'Annie L'Italien. Mais si vous l'avez lu, vous aurez le plaisir de retrouver ici ses deux divertissants narrateurs, Emma et Jean-Simon. De petits bonheurs en grandes déceptions, de surprises en revirements, de nouvelles facettes de leur personnalité seront dévoilées... avec des meurtres en toile de fond ! Comme le soulignait la chroniqueuse Chrystine Brouillet à la parution de Ce ne sera pas si simple, Annie L'Italien a un don pour créer « un délicieux cocktail de fantaisie et de suspense ! »

  • Treize a table

    Collectif

    Gagnant canadien : Gourmand World Cookbook Awards (catégorie «Food writing»)

    Au coeur de nos histoires les plus intimes, les plus étonnantes, les plus révélatrices s'inscrit fort souvent la nourriture. Inspirées par cette thématique alléchante et guidées par le plaisir des sens, Chrystine Brouillet et Geneviève Lefebvre ont attablé treize auteurs de grand talent. Au menu : de savoureuses nouvelles en tous genres, où se courtisent des univers aussi distincts que complémentaires.

    ///

    Avec la participation de Michel Marc Bouchard, Chrystine Brouillet, Geneviève Brouillette, Rafaële Germain, Patrice Godin, Michel Jean, Samuel Larochelle, Geneviève Lefebvre, François Lévesque, Annie L'Italien, Ian Manook, Michèle Plomer et Erika Soucy.

    ///

    Résumé :
    Certaines saveurs rencontrées au détour des voyages, à travers les hasards du quotidien détiennent le pouvoir de changer nos vies. Que ce soit l'odeur de la tarte aux pommes de notre enfance, le parfum délicat de l'amitié lors d'un repas gastronomique, en passant par des confitures pour Pina Bausch, de simplissimes oeufs au réveil, une soupe aux poireaux, le canard aux pêches d'un rebelle andalou, les boulettes de viande fort surprenantes d'un mercenaire ou le goût inoubliable d'une olive croquée sur une terrasse de Malaga, tous ces bonheurs sont blottis dans nos mémoires.
    Célébrons ensemble la gourmandise, l'amitié et la littérature à l'occasion de ce banquet d'auteurs dont les nouvelles charment l'esprit tout en titillant les papilles.

  • À la parution de son premier roman, À cause des garçons, Samuel Larochelle a fait une entrée remarquée. Danielle Laurin écrivait dans Elle Québec : « Il a 27 ans, du bagou, du talent. » Voici la suite de cette première publication, le deuxième volet des tribulations amoureuses, professionnelles et existentielles d'Émile. Ponctué d'humour et d'élans d'émotions, ce deuxième titre aborde de front le couple sous toutes ses formes et tous ses angles, en plus d'écorcher l'homophobie ambiante et notre rapport à l'image.

    Été 2012. Émile Leclair est en Asie, perdu, malade et seul. Pourtant, six mois plus tôt, à Montréal, le couple qu'il formait avec Davide était un exemple de fulgurance amoureuse capable de convertir les plus cyniques. À travers le regard du jeune Gaspésien, ses souvenirs, son intensité et ses réflexions souvent très drôles, on revisite l'année toute en montagnes russes qui a précédé ce voyage et les surprises qui ont suivi... Sa complicité avec Davide a-t-elle succombé aux obstacles placés sur leur route ? Est-il plutôt arrivé quelque chose au peintre italo-iranien, dont la carrière semblait sur le point d'éclore ? Ou est-ce le jeune photographe qui aurait perdu pied, à travers ses premiers contrats, ses projets d'expositions et ses questionnements persistants sur le regard des autres ? D'une manière ou d'une autre, Émile gagne en maturité au fil du temps et des expériences. Et comme toujours, ses proches - Lilie, Clara, Charles, Bryan et la mamma - savent l'entourer, sans se gêner pour le confronter à ses certitudes sur le couple !

  • Après l'histoire du Papillon bleu, portée à l'écran en 2004, voici une autre aventure rocambolesque de l'infatigable voyageur. En 1993, Georges Brossard boucle ses valises, nourri par l'espoir de faire la chasse de sa vie et de ramener une quantité phénoménale d'insectes et d'arachnides, qui viendront s'ajouter à sa collection déjà impressionnante. L'Afrique du Sud recèle de fabuleux paysages et une faune grandiose. Toutefois, l'époque est incertaine et, pour l'excentrique aventurier, les péripéties plus ou moins heureuses se succèdent. Malgré tout, au-delà des multiples contrariétés éprouvées et des innombrables dangers courus, ce récit est surtout une histoire de relations humaines : les personnes que l'on quitte, celles dont on fait la connaissance, les liens d'amitié qui se tissent et se défont, les ambitions partagées et les opinions contraires. Le passionné chasseur de « bibittes » est avant tout profondément humain, curieux des gens et de la vie. Tantôt provocateur, tantôt charmeur, toujours surprenant, il raconte ici son séjour en Afrique du Sud, avec ferveur et humour.

  • Finaliste au Prix Arthur Ellis (meilleur roman policier en français)

    Quatrième et dernier volet des Chroniques de Gervais d'Anceny, La mort en bleu pastel est rythmé par une double intrigue : le vol d'un précieux manuscrit dans le monastère normand où Gervais d'Anceny rédige ses souvenirs et l'assassinat de jeunes toulousaines alors qu'adolescent il accomplissait sa formation de marchand chez un drapier languedocien. Deux enquêtes habilement enchevêtrées qui nous permettent d'explorer deux facettes de la vie médiévale, laïque et monacale, et le mode d'existence propre à chacune. Deux trames dramatiques mettant en scène des personnages que l'on quitte à regret.

  • Il y a cinq ans de cela, la soeur jumelle de Louise Portal, la comédienne bien connue Pauline Lapointe, est décédée. Sans fard, l'auteure raconte la maladie, la mort, la vie dans ce qu'elle a de lumineux, mais aussi de souffrant. Car si les jumelles ont partagé une complicité réjouissante, leur relation aura également été marquée par les déchirements, les ruptures et les réconciliations.

    Pauline Lapointe, la femme et l'artiste, nous est révélée ici dans toute sa beauté, sa force, sa fragilité et sa démesure grâce à la plume fine et puissante de sa soeur Louise. Vérité, respect et spiritualité imprègnent chacune des pages.

    Récit émouvant d'une grande épreuve vécue et surmontée, « Pauline et moi » est une invitation à croire en l'amour au-delà des limites humaines.

  • Après avoir partagé le quotidien des téléspectateurs et des auditeurs pendant des années, François Paradis a été obligé de prendre une décision lourde de conséquences. Pour tenter de sauver sa vie, il a mis ses activités professionnelles entre parenthèses, avec les risques d'oubli que cela comporte pour une personnalité publique. Un intrus ravageur, le cancer, s'était attaqué à son instrument de travail : ses cordes vocales. Pourtant, rien ne prédisposait cet homme à l'apparition de la maladie. Cette épreuve de la vie, familière pour certains, et que le plus grand nombre redoute, François Paradis nous la raconte en toute simplicité. Il nous emmène avec lui sur un parcours parsemé d'incompréhension, de peur, de chagrin, mais de rire aussi, cet incomparable outil pour dédramatiser. En grand sportif qu'il est, il relate sa bataille contre la maladie qu'il mène tel un match de tennis, allant jusqu'à partager ses questionnements sur nos façons d'aborder les épreuves, quelles qu'elles soient. Rassurez-vous, l'histoire se termine bien, amenant une saine réflexion sur nos doutes, notre ignorance, nos forces, notre entourage, nos peines, mais aussi sur nos victoires. Et si beaucoup d'hommes se reconnaîtront dans sa manière authentique et toute en retenue de relater son expérience, beaucoup de femmes y reconnaîtront leurs hommes...

  • Tout le monde nous entretient de choses vitales. À pleine tribune, et de manière parfois tonitruante, on veut nous convaincre, nous séduire, nous vendre des idées, des babioles ou des attitudes, et nous persuader que ces soucis-là sont le coeur de notre vie. Ici, vous ne trouverez que des trucs inutiles, des réflexions lancées comme des balles dans l'espace à propos de notre vie au quotidien, une vie où nous poursuivons des objectifs élevés et très nobles, mais aussi une vie parsemée de gestes anodins, de banalités, de broutilles, d'insignifiances essentielles : quelques riens. Et la somme de tous ces détails signe toutefois avec éclat notre présence et notre ferveur, installées dans une durée évidemment comique. Devant ces chroniques, vous allez probablement rire un peu, sourire, réfléchir, m'en vouloir, regarder dehors - je vous le souhaite en tout cas. Et écrire aussi, peut-être. Si une écriture peut faire en sorte qu'une autre écriture se mette en branle, ce sera magique.

    - Jean Pierre Girard

    On parle rarement, dans un livre, à la fois de l'accompagnement d'un mourant, de la signification des mots « Papa » et « Maman » dans la bouche d'un enfant et de la désespérante minceur du papier Q dans les établissements publics. En abordant ces sujets et bien d'autres, Jean Pierre Girard nous invite à prendre le temps de regarder « cet essentiel très visible pour les yeux ». Usant de la grande qualité d'écriture qu'on lui connaît, avec humeur et humour, souvent étonnant, parfois déroutant, Girard nous offre ici un regard discret sur ce qu'il peut percevoir de l'existence.

  • Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l'année 1947 voit renaître l'envie de vivre. Au Québec, tout est moins calme qu'il n'y paraît. La grande noirceur conservatrice est zébrée d'éclairs qui fissurent peu à peu le glacis traditionnel. Entre le bouillonnement culturel et les combats sociaux secouant la province, des audacieux dénoncent la dictature du passé. C'est sur cette toile de fond que des personnages plus vrais que nature entrent non sans mal dans l'époque, celle des effervescentes années cinquante. À Saint-Jérôme, le vétéran Rodrigue, meurtri par la guerre et la perte tragique de sa femme anglaise, tente de rebâtir sa vie au milieu des siens, entre sa fille Catherine et son amie Jane, venue d'Angleterre. Marie-Jeanne, sa soeur bien-aimée, cherche à surmonter les blessures de son passé de femme pour connaître enfin le bonheur, pendant que Denis, son neveu venu diriger la petite entreprise familiale, pressent avec une lucidité angoissée des combats que nul n'anticipe encore. Un récit poignant, souvent délicieusement drôle et toujours émouvant.

    «Quand Rodrigue revint de guerre» est la suite du roman «Écris-moi, Marie-Jeanne».

  • Monstre d'acier ou de béton, le pont, silhouette massive, occupe le paysage urbain et se fond au décor jusqu'à parfois s'y faire oublier. Voici treize nouvelles où toujours il se dresse, à la fois lien et tremplin, entre le bien et le mal, l'admiration et les désillusions. Alors que certains sautent dans le vide pour noyer leur mal-être, d'autres voient le mythique saut de l'ange comme une renaissance. Entre un futur proche où l'on coupe les ponts et une dynastie familiale sur le déclin émergent des problèmes de jeu, des couples en péril, mais aussi la grandeur de l'enfance et des retrouvailles inattendues.

    Charmée par la beauté brute des oeuvres composant la série « Ponts », de l'artiste montréalais James Kennedy, Chrystine Brouillet a invité douze créateurs à livrer un texte inspiré d'une pièce unique, chacune reproduite au début de la nouvelle s'y rattachant. Avec la participation de Marie-Eve Bourassa, Claudine Bourbonnais, Benoît Bouthillette, Chrystine Brouillet, R. J. Ellory, Claude A. Garneau, David Goudreault, François Lévesque, Tristan Malavoy, Martin Michaud, Ariane Moffatt, Marie-Ève Sévigny et Johanne Seymour

  • Trois grandes amies - Louise Portal, Christiane Pasquier et Marie-Lou Dion - se remémorent l'année 1975, où elles jouèrent
    ensemble dans Madeleine de Verchères au Théâtre La Marjolaine, en plus de cohabiter dans le même chalet. Un été brûlant, tant
    sur les planches que dans l'intimité de leur petit refuge, où elles recevaient les princes de la nuit... Un été pendant lequel, surtout,
    des liens forts se sont noués entre elles.

    Dans trois récits vibrants, chacune remonte le fil du temps, dans les entrelacements de ce que la vie, l'amour et le métier lui a réservé ; chacune témoigne des sentiers amoureux et créatifs qu'elle a empruntés, ainsi que de cinquante ans d'amitié. Aussi proches que différentes, ces trois femmes révèlent ce qui les a portées toutes ces décennies, ce qui les unit et ce qui leur donne, encore et toujours, envie de célébrer la vie.

  • À l'automne 1933, Elizabeth remplace son mari obligé d'abandonner son poste de professeur à bord du wagon-école à la suite d'un diagnostic de tuberculose. Tandis qu'il est confiné loin des siens dans un sanatorium, elle renoue avec sa première passion : l'enseignement. Pour assister aux cours offerts dans cet établissement ambulant hors du commun, des enfants de cheminots, de bûcherons, de trappeurs et de jeunes amérindiens parcourent de grandes distances à pied, en canot ou en raquettes. Le soir, c'est au tour des parents de se rendre au wagon non seulement pour jouer au bingo ou aux cartes, mais aussi pour suivre des cours d'alphabétisation ou d'économie domestique. Parmi les proches d'Elizabeth, certains croient que la vie nomade ne convient pas à une mère respectable et ils lui mènent la vie dure. Cependant, elle maintient le cap, épaulée par sa soeur et portée par l'espoir de voir l'état de son mari s'améliorer.

    Dans ce roman inspiré des wagons-écoles qui ont sillonné des régions reculées du Canada au siècle dernier, Maryse Rouy donne à voir la beauté du Nord, la misère de ceux qui vivaient à l'orée des chemins de fer de même que le combat mené par les malades pour guérir et retourner vivre auprès des leurs.

  • Un pont entre nos vérités Nouv.

    Clara perd ses parents accidentellement. Encore sous le choc, elle tombe sur des textes dont elle ignorait l'existence, rédigés par sa mère. Par ces écrits, Clara reconstitue la femme complexe que fut Marie-Louise Chamelian. Une femme qui chercha à replanter ses racines dans le Québec de la Révolution tranquille après avoir émigré d'Égypte, notamment à travers les amours, l'engagement citoyen, la maternité, les deuils et la pratique de la médecine.

    Le temps faisant son oeuvre de consolation, Clara se résout peu à peu à mettre aussi en ordre d'autres textes, levant ainsi le voile
    sur ce que sa mère fut « avant eux », ses sept enfants. Elle déterre alors un passé fuyant, teinté de bouleversements sociaux et politiques au Moyen-Orient. La route parcourue par Marie-Louise et sa famille d'origine se révèle jalonnée d'héroïsme, de folie et d'amitié. Et en trame de fond, des remarques et des documents font soupçonner qu'une importante propriété industrielle appartenant à la famille, au Caire, a été usurpée.

    Dans ce roman à quatre mains, Clara et sa mère jettent des ponts entre la déchirure de l'exil et la richesse des origines que l'on porte en soi au-delà des frontières, entre le génocide des Arméniens et la vie au Québec, entre le présent et le passé, et même le futur.

  • « L'écriture d'Asphalte city est efficace, l'intérêt ne se dément pas. » (Normand Cazelais, Lettres québécoises)

    Alors qu'elle circule à bicyclette, une fillette de 10 ans se fait frapper par une voiture. Son père, Claude Beausoleil, en est profondément affecté, d'autant plus qu'il en avait la garde pendant l'absence de sa mère. Et Beausoleil n'est pas au bout de ses peines. Tandis que la petite est toujours à l'hôpital, entre la vie et la mort, le nombre d'accidentés de la route ne cesse d'augmenter. Cherchant à comprendre ce qui se passe, il découvre les règlements d'un concours pour lequel on doit blesser et tuer un maximum de piétons et de cyclistes. Qui sont les fous responsables de ce carnage ? D'abord avec des amis, puis avec des enquêteurs de police, Beausoleil ne reculera devant rien pour retrouver les criminels et les arrêter, mais il le fera à ses risques et périls...

    Dans une ville hallucinée, en proie aux peurs de toutes sortes, s'affrontent désormais piétons et automobilistes, cyclistes et camionneurs. Claude Beausoleil, lui, cherche surtout à reprendre contact avec sa fille, victime d'un délit de fuite et plongée dans un coma profond. Combat entre la lenteur et la vitesse, la nature et le progrès, la vie et la mort, le thriller Asphalte City est aussi un roman poignant sur la responsabilité de chacun, qu'elle soit personnelle ou collective.

  • À vingt ans, amoureux et sans le sou, Florent, l'aîné des garçons dans une fratrie de onze, commet un méfait qui tourne mal. Quand il est reconnu coupable de meurtre prémédité et condamné à la peine capitale, c'est la vie de toute sa famille qui fait naufrage. Les Lamonde découvrent, désespérés, l'incompétence de leur avocat, tandis que la pauvreté les rend sans voix en haut lieu. Le journaliste Bernard Saint-Onge et le juge à la retraite Alban Chavigny - ardent militant pour l'abolition de la peine de mort - chercheront l'argument indéniable qui leur permettra de stopper l'irréparable. Mais leurs voix risquent de se perdre : en 1945, la guerre tire à sa fin, et avec toutes ces mères qui pleurent des héros tombés au champ d'honneur, les larmes de celle d'un présumé assassin, si jeune soit-il, parviendront-elles à attendrir les juges de la Cour d'appel ?

    Inspiré d'un fait vécu, ce roman poignant nous permet de revivre une troublante page d'histoire. C'est le récit des répercussions tragiques d'un procès bâclé sur la vie d'une famille douloureusement éprouvée, mais qui demeure digne et unie dans l'épreuve.

  • À l'aube de ses vingt ans, Émile quitte sa Gaspésie natale, pressé de vivre ses premières expériences amoureuses à Montréal, ville de toutes les promesses. S'il laisse avec peine son amie Lilie et son incomparable mamma, c'est dans la joie qu'il arpente les rues de la métropole... et les fiches des sites de rencontres. Lucide et naïf, démonstratif et mal assuré, assoiffé d'authenticité, mais en pleine crise d'identité, Émile découvre les montagnes russes du dating et réalise que l'aventure vient avec son lot de déceptions et d'humiliations. Croisant tour à tour des candidats charmants, troublants et repoussants, il commence à douter de ses choix. Et ça ne va pas mieux dans sa vie professionnelle, tout aussi remplie d'interrogations. À partir de quand doit-on cesser de croire que l'univers nous rit au visage? Se pourrait-il que les rêves et les envies d'Émile soient assombris par la perte de son père, quatre ans plus tôt ? Doit-il simplement développer cette chose qu'on appelle « le lâcher-prise » ?

    C'est drôle, c'est tendre, c'est vrai.
    C'est la «première fois» à l'heure d'Internet.
    C'est l'abondance et la solitude.
    C'est l'amitié et la famille, malgré tout. Par-dessus tout.

empty