Éditions Somme toute

  • Le Parti québécois est placé devant un questionnement fondamental : se refonder ou s'effondrer; capter le changement de société qui s'est opéré ou s'étioler. La remise en question devient celle d'un monde politique dominé par des establishments en mal de continuité. Sommes-nous condamnés à une politique façonnée par le discours fallacieux et la compromission? Pierre Céré refuse ce fatalisme et propose ici les éléments d'un projet de société fondé sur le développement du modèle québécois et la souveraineté du Québec. Candidat lors de la course à la direction du Parti québécois de 2014-2015, Pierre Céré offre également aux lecteurs un point de vue privilégié sur cette expérience. Jugé marginal en début de parcours, il en a surpris plus d'un en remuant certaines fausses certitudes et en questionnant le carcan dans lequel s'est enfermé le PQ.

  • Les chevaliers de l'apocalypse linguistique s'imaginent que le franglais a envahi les rues de Montréal, rendant la métropole incompréhensible, invivable et infréquentable pour le commun des unilingues francophones. À en croire leur discours alarmiste, ce dialecte rébarbatif s'est imposé comme langue commune d'une génération insouciante de Québécois. Ces monomaniaques du français sont unis dans leur adoration fantasmée de la France et leur détestation obsessive de l'anglais, langue du conquérant britannique, de l'envahisseur culturel américain et de l'oppresseur politique canadien. Selon eux, le péril linguistique est à nos portes. Ce court manifeste se veut une réponse à l'hystérie de ces curés aux oreilles écorchées par le chiac de Lisa LeBlanc et le joual des personnages de Xavier Dolan. Pour le chroniqueur Marc Cassivi, qui a grandi dans un milieu anglophone, il est grand temps que l'on revoie notre rapport, souvent malsain, à la langue anglaise. Le Québécois est maître chez lui, ainsi que l'avait souhaité Jean Lesage. Ce n'est pas le refrain en franglais d'une chanson des Dead Obies qui y changera quoi que ce soit.

  • Le populisme a le vent en poupe, à droite comme à gauche. Nourri par des institutions qui croulent sous les effets de la politique-spectacle et de la démagogie, il menace du même coup la démocratie et l'État de droit. Traquant le cynisme, la culture du conflit d'intérêts et l'aveuglement de nos dirigeants face, entre autres, aux problèmes environnementaux, Frédéric Bérard refuse pourtant de baisser les bras, malgré le pessimisme qui l'habite. Il jette un regard acéré sur les élites politiques et médiatiques et dénonce leur duplicité, ici comme ailleurs. À la maladie identitaire qui gangrène la société, il oppose une parole forte et engagée, tout en analysant les attaques contre l'État de droit qui fragilisent des droits fondamentaux, de la liberté d'expression à la liberté de culte. Un cri du coeur en forme de coup de poing, à une époque qui en a bien besoin.

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