Littérature traduite

  • Texte fondateur du taoïsme, le Lao-tseu, connu également sous le titre de Tao-tö-king (Livre de la Voie et de la Vertu), demeure l'une des plus précieuses clefs pour pénétrer la pensée chinoise.
    Ce grand classique se présente sous un nouveau visage. La présente édition est en effet fondée sur les versions les plus anciennes de ce texte qui offrent la particularité remarquable d'inverser l'ordre des parties (Le Livre de la Vertu y précède Le Livre de la Voie).
    Accompagnée de commentaires éclairants, cette nouvelle traduction permet de saisir l'ampleur de la pensée taoïste jusque dans ses versants politiques et stratégiques : la Voie se fait Loi.

  • Zarathoustra (ou Zoroastre) est le grand oublié de l’histoire des religions. Inventeur du monothéisme il y a 3700 ans, il a donné naissance à la religion des empires perses jusqu’à l’avènement de l’islam. Il a fallu attendre le XIXe siècle pour que soit enfin déchiffrée la langue des écrits originels de Zarathoustra, les Gathas, langue oubliée depuis des millénaires par les zoroastriens eux-mêmes. Le message de ces hymnes d’une grande poésie se révèle étonnamment moderne. Apôtre de la Justesse et de la Pensée Juste, les deux premiers attributs de ce Dieu unique qu’il appelle Ahura Mazda, Zarathoustra veut mener hommes et femmes vers une vie heureuse et dénonce la corruption des élites politiques et religieuses, les faux dieux et les sacrifices sanglants.

    Les plus grands philosophes grecs se réclamaient de lui, tandis que le judaïsme et le christianisme ont puisé à sa source les notions fondamentales de paradis, d’enfer, de royaume de Dieu.

    Khosro Khazai Pardis, l’un des grands spécialistes de ces textes et zoroastrien lui-même, nous livre ici une superbe traduction de ces hymnes qui ont fondé le monothéisme. Il nous explique également leur histoire, la philosophie qui s’en dégage et leur influence à travers les siècles.

  • Entre source et nuage n'est pas une simple anthologie, mais la transcription d'un héritage poétique et spirituel auquel François Cheng donne ici une vie renouvelée, avec toute la ferveur née de son expérience intérieure de poète naviguant entre deux langues et deux cultures.Ce recueil se compose principalement de poèmes de la dynastie des Tang (618-907) et de celle des Sung (960-1279), qui font partie de l âge d'or dela poésie classique chinoise. Li Po, taoïste, chante la communion totale avec la nature et les êtres ; Tu Fu, confucéen, exprime le destin douloureux de l'homme, mais aussi sa grandeur ; Wang Wei, l'adepte du bouddhisme Ch an, fixe ses méditations dans des vers d'une parfaite simplicité. À côté de ces géants, d'autres voix dans la Chine contemporaine participent de la même aventure. Malgré une histoire souvent tragique, les poètes de la Chine d'hier et d'aujourd'hui ont su porter témoignage d'une spiritualité toujours vivante.

  • Dans l'oeuvre d'Ibn ‘Arabî (560/1165 - 638/1240), L'Interprète des désirs occupe une place à part. Le grand mystique a en effet choisi le vers arabe classique pour exprimer les principes de sa philosophie, qu'il a lui-même commentés. On y retrouve l'apport de la Révélation coranique dans laquelle Dieu est Miséricorde, ainsi que les traits de la culture bédouine de la presqu'île arabique, et ceux de la fertile Andalousie où le maître est né. Le thème principal de cette somme poétique est l'Amour, à la fois quête éperdue de l'Amant divin et approche de l'être aimé - en l'occurrence la jeune Iranienne Nizhâm (Harmonie). Celle-ci, par sa pureté et sa très grande beauté, symbolise la sagesse divine et incarne l'Amour essentiel qui meut tout l'univers. Remarquable traducteur du Traité de l'amour et spécialiste des maîtres du soufisme, Maurice Gloton nous offre ici le texte français intégral de cette oeuvre dont il a su rendre la beauté du style poétique et l'inépuisable richesse des commentaires. Ainsi le lecteur retrouvera le jaillissement, l'effet d'envoûtement auxquels les Arabes ont toujours été extrêmement sensibles, mais aussi les thèmes centraux de l'expérience spirituelle et de la doctrine d'Ibn ‘Arabî, l'un des plus grands auteurs de la littérature soufie.

  • « Tchouang Tseu rêva qu'il était papillon, voletant, heureux de son sort, ne sachant pas qu'il était Tchouang Tseu. Il se réveilla soudain et s'aperçut qu'il était Tchouang Tseu. Il ne savait plus s'il était Tchouang Tseu qui venait de rêver qu'il était papillon ou s'il était un papillon qui rêvait qu'il était Tchouang Tseu. » Cette fameuse formulation, qui pose la question de la frontière entre le rêve et la réalité, constitue le fil conducteur des oeuvres complètes de Tchouang Tseu, rassemblées dans ce volume.Épousant tantôt la forme du dialogue paradoxal, tantôt celle du conte allégorique, tantôt celle du poème mystique, ce chef-d'oeuvre datant du IVe siècle avant notre ère contient tout l'esprit du Tao. On y trouve Confucius rendant visite à Lao Tseu, un mille-pattes jaloux d'un serpent, et tant d'autres figures, réelles ou imaginaires, qui illustrent, non sans humour, les enseignements de la sagesse chinoise.

  • Dans cette anthologie de poésie chinoise, l´art de la sieste est célébré comme jamais : sous la brise douce de l´été, maîtres ch´an et taoïstes célèbrent le non-agir, le détachement, la joie de vivre et de se laisser vivre en harmonie avec la nature... Autant de réjouissances qui s´accompagnent souvent d´une coupe de vin, seul ou entre amis. Orné de superbes calligraphies, ce recueil est le compagnon idéal des longs après-midis à l´ombre des pins, ou des douces nuits embaumées de jasmin...
    "sur la mousse verte qui recouvre la terre, le début de l´éclaircie sous les arbres verdoyants, de la sieste je me réveille, personne seul le vent du sud, ancienne connaissance, ouvre furtivement la porte et feuillette un livre".
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  • Éviter de sombrer dans l abîme des illusions et de l attachement générateur de souffrances, telle est la voie vers une vie plus harmonieuse que présente Thich Nhat Hanh, moine bouddhiste zen de renommée internationale.
    À travers la pratique quotidienne des « Cinq Entraînements », le chemin qui mène à la « Pleine Conscience » du bouddhisme se dessine. Respect de la vie, générosité, responsabilité sexuelle, écoute et parole aimantes, consommation consciente, autant d exercices qui, liés à l art de la concentration, sont les fruits de la « Vision Profonde ». Mais pour que cette voie spirituelle connaisse un véritable accomplissement, il convient, souligne Thich Nhat Hanh, de trouver refuge dans les « Trois Joyaux » qui ont pour nom : le Bouddha, le guide spirituel ; le Dharma, l enseignement qui conduit à la sagesse et à l amour ; et enfin la Sangha, la communauté des pratiquants unie dans la méditation. Ces joyaux sont, en effet, autant de remparts à l insécurité du monde et à son impermanence.
    Avec simplicité et dans un langage accessible à tous, le maître zen nous indique un chemin pour changer l avenir, celui de notre existence personnelle comme celui de l humanité.

  • Fidèle au caractère thérapeutique de ses écrits, Alexandro Jodorowsky nous fait à nouveau entrer dans le monde des fables spirituelles et des contes salvateurs pour mener notre véritable Moi, maltraité par la vie, vers la liberté et la paix.Ce volume regroupe trois contes magiques : « L’enfant qui ne savait pas mourir », « Loïe du ciel » et « L’incroyable mouche humaine », autant de paraboles qui nous apprennent à retrouver notre unité profonde. Ils sont suivis de petits contes qui nous offrent, à travers la métaphore, des pistes pour aller vers nous-mêmes.

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