Alire

  • 17 septembre 1894...   La grande salle de l'hôtel Windsor est bondée de notables. Tous sont venus entendre Georges Villeneuve, médecin-expert à la morgue de Montréal, et son collègue, le docteur Wyatt Johnston, exposer les raisons qui les poussent à demander la construction d'une nouvelle morgue. Villeneuve a à peine terminé son discours quand surgit le lieutenant Bruno Lafontaine : une atrocité s'est produite dans un taudis de Griffintown et il a besoin de son expertise.   Sur la scène du crime, une jeune femme gît dans son sang, littéralement éventrée à la suite d'un avortement clandestin. Villeneuve, qui tente d'inculquer aux forces de l'ordre des méthodes d'analyse modernes, dé­couvre bien peu d'indices en raison de l'incurie des agents. L'enquête sera longue et laborieuse.   Villeneuve n'en poursuit pas moins ses autopsies à la morgue, ses cours aux étudiants en médecine et, depuis peu, son travail d'assistant-surintendant à l'asile Saint-Jean-de-Dieu, car il a enfin obtenu le poste d'aliéniste qu'il convoitait. Or, quand une deuxième, puis une troisième boucherie sont découvertes, la presse s'enflamme et la pression pour que soit arrêté le fou meurtrier devient intenable. Pour Villeneuve, à cette obligation de résultat immédiat s'ajoute une terrible responsa­bilité : celle de l'aliéniste, dont le devoir est de protéger à tout prix les personnes atteintes de maladie mentale !

  • Paris, juillet 1889...
    À vingt-sept ans, Georges Villeneuve a terminé ses études en médecine. Désireux de se spécialiser en médecine légale des aliénés, il quitte le Québec pour se rendre à Paris où il aura la chance d'étudier avec les plus grands aliénistes de l'époque, Valentin Magnan à l'asile Sainte-Anne et Jean-Martin Charcot à la Salpêtrière. Le jeune Montréalais en profitera aussi pour assister aux cours réputés de Brouardel, à la morgue de Paris, et pour suivre une formation avec Mégnin, le pionnier de l'entomologie judiciaire.
    Mais dès la première journée du Congrès international de médecine mentale de Paris, qui se tient à l'asile Sainte-Anne, Villeneuve est témoin de l'admission dramatique d'un patient atteint d'une sévère intoxication à l'absinthe. Quand Magnan apprend que la police croit ce malade dangereux et veut s'en emparer pour l'accuser de meurtre - ce serait le fameux « coupeur de nattes » dont la presse parle tant depuis des mois -, il demande à son jeune élève de veiller sur lui, mais aussi de mener sa propre enquête. Or, les recherches de Villeneuve l'amènent très vite sur une tout autre piste, celle d'un étrange dandy au passé trouble et qui entretenait de bien curieuses accointances avec son patient...

    PRIX ARTHUR-ELLIS 2011

  • À Paris, soixante-quatre ans après l'Instauration de la Régence, tous les arrondissements sont éclairés par la singulière lumière cyan des réverbères teslaïques, le temps est rigoureusement
    contrôlé et les autorités s'apprêtent à inaugurer la tour du Perikardia qui, entre autres prouesses technologiques, générera un dôme inviolable de particules au-dessus de la capitale afin de la protéger des attaques de la Russie trotskiste. Pourtant, le Mal du Siècle - ce que les poètes nommaient anciennement le spleen - frappe maintenant plus de dix pour cent de la population parisienne, qui sombre lentement mais sûrement dans la folie...
    Quand Danijel Tesla, le fils du célèbre Nikola, est assassiné, le lieutenant-Geist Georges Parent, chargé de l'enquête, constate que les indices démontrent que l'ingénieur a été tué par un séculaire, un de ces fous atteints du Mal du Siècle. Pourtant, la fille de la victime, Mariska, affirme que son père était un grand prescient qui aurait pu sans peine se prémunir contre l'assaut d'un séculaire.
    Pour Georges Parent, une seule conclusion s'impose : Danijel Tesla a été victime d'un complot et c'est à lui de découvrir qui l'a ourdi. Or, le lieutenant-Geist est loin de se douter que son enquête le mènera à la source même de ce qui gangrène les plus hautes sphères de la Régence...

  • Toutes les peurs

    Rick Mofina

    Contre toute attente - les médecins jugeaient la possibilité plus qu'improbable -, Lee et Maria Colson ont réussi à concevoir un enfant, qu'ils ont prénommé Dylan. Mais le bonheur de la nouvelle famille tourne au cauchemar quand, au matin d'une journée qui s'annonçait sans histoire, leur petit trésor est kidnappé. Et pour ajouter au malheur de Lee, Maria, gravement blessée pendant la fuite des ravisseurs, a sombré dans un coma profond.
    Devenu journaliste permanent au Seattle Mirror, Jason Wade est dépêché sur les lieux de l'enlèvement où il constate que Grace Garner, l'inspectrice chargée de l'affaire, dispose d'un seul indice pour lancer son enquête : l'image floue, captée par la caméra de sécurité d'un commerce voisin, de l'arrière d'une fourgonnette sur lequel on distingue un décalque représentant un palmier.
    Or, quand le père de Jason, détective privé, apprend à son fils que cette fourgonnette a été impliquée le même jour dans un accident de la route avec délit de fuite et qu'il en connaît le numéro de plaque, Jason comprend qu'il possède une longueur d'avance sur la compétition - et la police ! Avec l'aide de son père, il décide aussitôt de se lancer à la poursuite des ravisseurs.

  • La voie des pierres

    Elisabeth Vonarburg

    • Alire
    • 22 Février 2018

    Au XIIe siècle de notre ère - celle de Jésus et de sa soeur Sophia -, l'Europe est divisée entre les Christiens et les Géminites. Si, chez ces derniers, l'usage de la magie est encouragé, chez les Christiens, qui considèrent la soeur du Christ comme une envoyée de Satan, le seul fait d'être pourvu du talent peut valoir la mort.
    Le jeune Briann a grandi sans cette peur dans le domaine d'Angresay, en Bretagne. N'a-t-il pas, très jeune, rencontré en rêve une splendide déesse, la Morrigane, qui lui a donné un bouton de rose ayant été précieusement conservé ? Voilà pourquoi, devenu adulte, il ne pardonne pas à son père, le baron Carolus, d'avoir refusé l'intervention des sages-femmes - ces sorcières ! - afin de sauver Alyson, sa femme en couches. Furieux, il choisira l'exil en rejoignant les Croisés.
    Dix ans plus tard, à la mort de Carolus, le frère cadet de Briann, Cédric, quitte à son tour Angresay. Il a promis de ramener au domaine son aîné, même si ce dernier est devenu entre-temps le champion du roi Richard. Or, les retrouvailles ne se dérouleront pas comme prévu et voilà les deux frères mêlés à un complot qui va bouleverser leur vie, celle du roi... et le destin tout entier de l'Europe !
    La Voie des pierres : le premier volume d'une trilogie appelée à devenir une oeuvre charnière de la fantasy historique.

  • 2901 - CALENDRIER UNIVERSEL TERRESTRE
    Les Éridanis, lointains descendants hermaphrodites des humains, ont entrepris de coloniser la Voie lactée. À bord du Lemnoth, ces posthumains de chair et de métal s'apprêtent à accomplir un nouveau saut interstellaire en fondant une colonie sur Selckin-2. Nemrick, de la caste des Ludis, a intégré la mission afin de suivre l'amour de sa vie, le Techno Rumack, qui rêve de créer un milieu de vie idéal pour leurs descendants...

    3045 - CALENDRIER UNIVERSEL TERRESTRE
    Plus d'un siècle après l'arrivée des Éridanis, de nombreuses cités s'éparpillent sur Selckin-2. Elles sont habitées par les Mikaïs, une race à mi-chemin entre homo habilis et homo sapiens créée par Rumack. Ce sont eux qui ont construit les prodigieux édifices de ces villes pourtant prévues pour des Éridanis.
    Takeo habite Nagack, la somptueuse ville située sur le flanc du mont Lemnoth. S'il vénère les « Maîtres », il ne s'en inquiète pas moins de la progression du « Mal de Rumack » qui condamne les Mikaïs à sombrer dans la sauvagerie s'ils ne reçoivent pas l'aide des arbres-machines. Pendant que des rumeurs de guerre se propagent dans la ville, Takeo cherche à sauver son grand-père de la régression. Mais une rencontre fortuite avec le fantôme de Rumack fera de lui la pièce maîtresse d'un jeu qui a débuté bien avant sa naissance, celui du Démiurge !

  • 2901 - CALENDRIER UNIVERSEL TERRESTRE
    Les Éridanis, lointains descendants hermaphrodites des humains, ont entrepris de coloniser la Voie lactée. À bord du Lemnoth, ces posthumains de chair et de métal s'apprêtent à accomplir un nouveau saut interstellaire en fondant une colonie sur Selckin-2. Nemrick, de la caste des Ludis, a intégré la mission afin de suivre l'amour de sa vie, le Techno Rumack, qui rêve de créer un milieu de vie idéal pour leurs descendants...

    3045 - CALENDRIER UNIVERSEL TERRESTRE
    Plus d'un siècle après l'arrivée des Éridanis, de nombreuses cités s'éparpillent sur Selckin-2. Elles sont habitées par les Mikaïs, une race à mi-chemin entre homo habilis et homo sapiens créée par Rumack. Ce sont eux qui ont construit les prodigieux édifices de ces villes pourtant prévues pour des Éridanis.
    Takeo habite Nagack, la somptueuse ville située sur le flanc du mont Lemnoth. S'il vénère les « Maîtres », il ne s'en inquiète pas moins de la progression du « Mal de Rumack » qui condamne les Mikaïs à sombrer dans la sauvagerie s'ils ne reçoivent pas l'aide des arbres-machines. Pendant que des rumeurs de guerre se propagent dans la ville, Takeo cherche à sauver son grand-père de la régression. Mais une rencontre fortuite avec le fantôme de Rumack fera de lui la pièce maîtresse d'un jeu qui a débuté bien avant sa naissance, celui du Démiurge !

  • Sans retour

    Rick Mofina

    Au San Francisco Star, le journaliste vedette Tom Reed ne sait plus sur quel pied danser. Alors qu'il était prêt à annoncer sa démission à Bob Shepherd, son nouveau patron, une discussion entre eux révèle que les deux hommes ont de nombreux atomes crochus. Au même moment, au centre-ville, un vol de bijoux tourne au drame. Une femme est prise en otage et un policier abattu. Shepherd demande à Reed d'aller couvrir l'événement et de lui pondre un article à la Joyce. Tom n'en croit pas ses oreilles : et s'il pouvait enfin travailler pour un chef de rédaction compétent et sensible à sa fibre littéraire ? Du côté des cambrioleurs, le plan est simple : il faut éliminer l'otage, témoin gênant, et foncer à toute vitesse vers le Texas, où les attend le receleur qui fera d'eux des millionnaires. Mais quand un membre du groupe réalise que le hasard a mis sur son chemin la femme de Tom Reed, le salaud de journaliste qui, d'un seul article, a gâché sa vie, il décide de faire d'une pierre deux coups... Très vite, une chasse à l'homme effrénée s'enclenche, mais aussi une course à la nouvelle puisqu'un nouveau joueur a fait son apparition sur la scène médiatique de San Francisco : Worldwide News. Or, pour Tia Layne, sa pétulante animatrice, tous les coups, même les plus bas, sont permis pour obtenir un scoop !

  • Parole de Sarkozy, je m'étais juré de ne pas remettre les pieds à Saint-Trailouin. Après tout, la vie de mon fils en dépendait, et c'est pour être près de lui que j'ai ouvert il y a quelques mois une boutique de livres d'occasion à Drummondville. Or, quand Émile m'a annoncé qu'il partait pour la France avec mon ex, j'ai un peu pété les plombs... avant de réaliser que je pourrais peut-être tirer avantage de cette situation.
    Me voilà donc de retour à Malphas. Avec l'aide de Simon Gracq - ça n'a pas été simple de le convaincre de me faire à nouveau confiance -, je compte enfin mener à terme mon enquête sur ce qui se passe dans la cave du cégep. Et régler une fois pour toutes mon différend avec les Archlax père et fils. Et découvrir la véritable identité de Rachel Red et les motivations secrètes qui l'animent... et rêvons un peu, l'animer à mon tour.
    Hélas, malgré le subterfuge qui me permettait d'évoluer en sécurité à Malphas, je dois admettre que le plan que j'avais imaginé pour arriver à mes fins a rapidement foiré. Et me voilà de nouveau dans le « gros trouble ».
    Mais cette fois, je ne suis pas le seul dans le pétrin, car la grève étudiante est imminente à Malphas. Et un raz-de-marée de carrés rouges à Saint-Trailouin, ça risque d'être plus intense qu'ailleurs...

  • Dans une Amérique contrôlée par l'extrême droite et le fanatisme religieux, et où toute utilisation des technologies avancées est considérée comme une perversion, Diane Fletcher est une Chasseuse, c'est-à-dire une détective privée qui a la capacité de voir et de sentir les émotions de ses semblables. C'est pourquoi la police, dans certains cas difficiles, lui demande son aide.
    Lorsque Jonathan Mask, tenu pour le plus grand acteur des États-Unis, est trouvé mort dans sa loge, électrocuté par un machiavélique costume de scène, on demande à Fletcher d'user de son talent particulier : s'agit-il d'un accident, d'un suicide ou d'un meurtre ?
    Or, même pour l'empathe, les circonstances de la mort de Mask demeurent nébuleuses. Pourtant, à mesure que l'enquête progresse, Diane Fletcher se convainc d'une chose : les relations extrêmement troubles qu'entretenait Mask avec ses collègues, mais aussi avec les hautes sphères religieuses et politiques, n'ont pu que le conduire tout droit vers ces zones d'ombre où la justice fait souvent office de vengeance... et vice-versa !

    PRIX ARTHUR-ELLIS 1993 PRIX AURORA 1993

  • Une soif de création, voilà ce qui a toujours caractérisé Élise Lépine. Pourtant, à vingt-quatre ans, après une rupture amoureuse, la fin du groupe musical auquel elle venait de se joindre et la découverte des lubies de sa tante Mélisande quant au retour du « Rôdeur », l'ancestral ennemi de la famille Malenfant, c'est plutôt le désespoir qui décolore les pensées de la jeune femme. Mais Bernadette, une organisatrice d'événements, change soudain la donne quand elle demande à Élise de participer à la conception d'une fête privée commandée par un richissime client.
    Si le projet monopolise sa créativité, Élise n'en demeure pas moins préoccupée par les propos de sa tante. Elle va donc consulter Edgar, son vieil oncle irascible. Il s'avère cependant que le comédien à la retraite a de la compagnie : un jeune colocataire, Steve, un amateur de comics qui a reconnu en Edgar Malenfant le « mononc' Morbide » de son émission de jeunesse favorite.
    Les propos surprenants d'Edgar sur les superstitions familiales et le comportement étrange de Steve, qui semble vouloir attenter à la vie de son oncle, ne font rien pour calmer les angoisses d'Élise. Mais sa machine à créer s'est de nouveau emballée et voilà qu'elle décide d'accorder une place de choix à mononc' Morbide dans le déroulement de la fête qu'elle prépare, au risque de heurter les goûts de Pierre Daigle, son très riche, très capricieux et très énigmatique client...

  • Je m'appelle Julien Sarkozy. Oui, oui, je me prénomme bien Julien ! Professeur de littérature, j'étais fin prêt il y a quelques jours pour ma première session au cégep de Malphas. Le directeur pédagogique, Rupert Archlax, m'avait annoncé que j'aurais trois groupes dans le cours 102. Comme c'est celui qui se donne pendant la session d'hiver et que nous étions en août, j'avais tout de suite compris que mes élèves seraient ceux qui avaient coulé le cours à la dernière session.  Pour un professeur qui a quatorze années d'ancienneté - les trois premières à Montréal, les autres à Drummondville -, ce n'est pas la situation rêvée. Mais je ne me suis pas plaint : après ce qui est arrivé l'an dernier, je... Enfin, disons que j'étais simplement heureux de pouvoir continuer à enseigner et que le cégep de Malphas, qui est si reculé que même Internet haute vitesse n'est pas encore rendu ici, représentait ma dernière chance !  Et puis, comme je venais de vivre un divorce pénible, je croyais que l'éloignement et le calme allaient m'être bénéfiques. Mais j'ai vite déchanté en ce qui concerne le calme, car Malphas n'est vraiment pas un cégep comme les autres. Tellement que j'en suis à me demander combien il me restera d'étudiants en vie à la fin de la session...

  • Les Grandes Marées ont déjà considérablement rongé la falaise ; ce n'était d'ailleurs déjà à leur époque qu'un promontoire oblique de quelques centaines de mètres de long, une résurgence de la montagne dont l'échine érodée par l'âge, mais artificiellement consolidée, constitue l'assise de Baïblanca un peu plus au sud. Ils y venaient souvent dans leur enfance, Narval et elle. C'est là qu'il a fait construire sa villa...
    À la pointe d'un Sud, au bord d'une mer, dans un monde posé entre mort et renaissance, se dresse Baïblanca, ville hantée par la montée des eaux, où se côtoient humains métamorphosés, oeuvres d'art vivantes et autres créatures énigmatiques.
    Or, est-ce bien une ville ? Ou plusieurs ? Ou alors le point nodal de différents univers, l'attracteur étrange qui leur permet peut-être de communiquer ?
    Sept nouvelles d'hier et d'aujourd'hui, sept voyages dans l'espace-temps infiniment flexible d'Élisabeth Vonarburg.

  • « Il a ouvert les yeux en entendant le bruit de l'aile qui se déployait. Très bleus, les yeux. Ça aussi, un atavisme. Avec des mouvements désordonnés, la surprise, il a coulé un peu en avalant de l'eau, le réflexe lui a fait saisir les plumes les plus proches, je l'ai tiré vers le parapet. Mais il s'est repris, m'a lâchée et s'est mis à nager à toute allure vers l'autre bord du canal, d'une efficace brasse coulée. Il avait l'habitude, de toute évidence. Un Périm. Qui savait nager. Dans un canal. À Baïblanca... » À sa première rencontre avec Cara, Kristan, douze ans, lui a confié son rêve : apprendre à voler comme elle. Deux décennies ont passé depuis - un instant pour la Djénie, mais une éternité pour le Périm !
    À Cyblande, les fondateurs ont voulu surpasser la nature. C'est donc à l'aide des formidables modules cybernétiques qui remplacent ses sens que Nathany, sept ans, explore son univers. Mais que resterait-il si elle les fermait tous ?...
    De tout temps, le Multiple a protégé le peuple de Tennara, et de tout temps, ce dernier lui a dédié ses Visions de l'avenir. Mais quand Libélisha, sa soeur jumelle, transgresse la Loi, les yeux de Tennara s'ouvrent pour la toute première fois...
    Huit nouvelles comme autant de voyages fabuleux et initiatiques, huit plongées inoubliables dans l'espace-temps infiniment flexible d'Élisabeth Vonarburg.

  • Après un mois de convalescence à l'hôpital de Saint-Devlon - les blessures récoltées lors de la dernière séance du club de lecture du cégep de Malphas n'étaient pas mineures -, je suis retourné à Saint-Trailouin, prêt à entamer la session d'hiver 2011. Enfin, je devrais plutôt dire « prêt physiquement », car pour le moral...  De fait, outre le mystère de l'inquiétant occupant de la cave du cégep, j'ai eu droit, pour me pourrir l'existence, au coup de téléphone de mon ex, qui m'a interdit de voir mon fils Émile pendant le temps des Fêtes, puis à une tentative d'assassinat. Oui, oui, vous avez bien lu : on a attenté à ma vie à moi, Julien Sarkozy ! Mais si je me doute bien de l'identité des personnes qui ont engagé le tueur - les Archlax père et fils -, je n'ai pas encore compris pourquoi je ne suis pas mort !  Si j'ajoute l'absence de Simon Gracq, toujours recherché par la police, mon doute grandissant sur la fiabilité de Rachel Red, ma divine collègue du département, pour enquêter sur le mystère de Malphas, et les morts qui surviennent autour de moi, vous conviendrez que j'ai de bonnes raisons d'avoir augmenté un tantinet ma consommation !
    Pourtant, c'est seulement quand j'ai trouvé la façon de m'introduire dans la cave du cégep que j'ai vraiment su ce que ça voulait dire, être dans le « gros trouble » !

  • Sauvé contre son gré et à l'insu de tous d'une mort certaine grâce à l'intervention de Rébecca, Briann d'Angresay est de nouveau contraint à l'exil. Comme promis, le fidèle Guillem, désormais beaucoup plus qu'un serviteur, l'a rejoint et c'est ensemble qu'ils s'engagent sur la Voie des roses - le pèlerinage vers Sainte-Marie-en-Galice auquel tant les Christiens que les Géminites s'adonnent - comme auxiliaires dans une compagnie qui protège les voyageurs des brigands à l'affût. Or, si Briann est parvenu à préserver son anonymat, ses talents guerriers ne sont pas demeurés inaperçus et il a été rapidement promu capitaine.
    Rébecca a dû quitter Angresay elle aussi. Avec Isaac, son père, elle s'est installée à Tolosà où domina Aubrard, ayant remarqué ses talents d'apothicaire, facilite son admission au Magistère de Montpellier pour qu'elle y apprenne le métier de paramètje, un niveau d'étude inatteignable pour une femme en Christienté.
    Mais alors qu'une guerre civile se prépare en Tolosà, une menace plus grande encore plane sur l'Europe. De fait, le nouveau roi anglais et les Christiens songeraient à lancer une nouvelle Croisade, cette fois contre les Géminites, car la rumeur affirme qu'ils posséderaient une arme... invulnérable à la magie !
    La Voie des roses : le deuxième volume d'une trilogie appelée à devenir une oeuvre charnière de la fantasy historique..

  • Montréal, 1942...
    Marié avec Simone, son amour de jeunesse, Frank Bélair est depuis peu le papa d'un charmant petit garçon mais surtout, grâce à Alan Rourke, un malfrat qui l'a récompensé pour sa loyauté dans une vieille affaire, il est le propriétaire du Blue Dahlia, le cabaret à la mode à Montréal.
    Chaque soir, entre deux floor shows, il boit du whisky, accueille les clients ou expulse ceux qui sont éméchés et, en bon maître des lieux, prend son pied à souhait avec Béatrice, sa préférée du moment. La vie rêvée, quoi ! Tant qu'il paie sa cut à monsieur Rourke...
    Mais en ces années de guerre, le passé vous rattrape rapidement dans la métropole du vice et Frank comprend trop tard que les ficelles qui le lient à la famille Rourke tissent autour de lui une toile solide dont il doit à tout prix s'extirper...
    La Vie rêvée de Frank Bélair : le vibrant hommage de Maxime Houde, le créateur de Stan Coveleski, aux films noirs des années 40 et 50.

  • Il y aura des morts

    Patrick Senécal

    • Alire
    • 9 Novembre 2017

    À huit heures vingt-quatre, ce vendredi 12 août 2016, Carl Mongeau émerge du sommeil sans se douter qu'aujourd'hui, sa vie basculera dans un cauchemar paranoïaque. Même si, comme tout le monde, il connaît son lot de petits problèmes et d'irritations diverses, il mène une existence somme toute frappée par les sceaux de la quiétude et de la sérénité, mais dans moins de neuf heures, ceux-ci disparaîtront, et ce, de façon définitive.
    Pourtant, la journée de Carl, propriétaire du bar Le Lindsay à Drummondville, s'annonce normale. Le seul événement vraiment étrange est la visite de cette inconnue qui lui annonce quelque chose de troublant. Mais comme il s'agit sans doute d'une blague de mauvais goût, Carl se concentre plutôt sur les festivités du 20e anniversaire de son établissement qu'il prépare avec minutie. Car l'homme de cinquante et un ans, malgré quelques déceptions (comme sa séparation après vingt-huit ans de vie en couple) a toujours contrôlé son existence et aujourd'hui, il considère qu'il mène la vie presque parfaite qu'il mérite.
    ... sauf qu'à partir de 17:05, l'anniversaire de son bistrot sera le dernier de ses soucis. Comme tout ce qui concerne l'organisation de son quotidien, d'ailleurs.

  • Policier à la carrière peu exemplaire, Marcel Banville, un célibataire endurci qui ne s'est guère fait d'amis au fil des ans, a repoussé à l'extrême limite le moment de prendre sa retraite tant il appréhende l'ennui qui s'ensuivra. Or, c'est à quelques semaines de la date fatidique qu'il hérite de l'enquête sur les meurtres sordides de prêtres associés à des actes pédophiles, enquête qu'il sait ne pouvoir résoudre avant de remettre son insigne.
    C'est donc en toute illégalité que Marcel décide de reprendre son rôle quand, en feuilletant par désoeuvrement les albums photos de sa mère - dont le suicide en pleine force de l'âge constitue le douloureux mystère de sa jeunesse -, il réalise que de nombreux religieux gravitaient à cette époque autour de sa mère.
    Avec un sentiment d'urgence qu'il n'avait pas ressenti depuis ses années folles de petit délinquant dans ce quartier Limoilou qu'il habite toujours, Banville s'associe avec des gens possédant un sens tout aussi personnel que lui de la justice, comme Charles McNicoll, un tueur à gages mélomane de son état.
    Et les voilà sur la piste d'un véritable panier de crabes de religieux sans scrupules... et d'un lugubre prédateur qui, étrangement, semble poursuivre les mêmes objectifs qu'eux !

  • Pour Francis Pagliaro, l'affaire débute quand l'un de ses proches collègues, le policier expert en informatique Nicolas Turmel, est froidement assassiné chez lui d'une balle en pleine tête. Le jeune père de famille était assis devant son ordinateur, casque d'écoute sur la tête. Motif de l'agression : inconnu.
    Pour Louis Collard, professeur de musique à l'Université Laval, l'affaire s'enclenche le lendemain quand il apprend que sa femme Geneviève, une décoratrice de théâtre, vient d'être tout aussi froidement tuée d'une balle en plein coeur. Motif de l'agression : inconnu.
    Très vite, les enquêteurs de Montréal et de Québec découvrent qu'un élément relie ces deux meurtres sordides : l'arme du crime. De fait, tout indique qu'un pistolet de fabrication russe, dont la possession est interdite au Canada, a été utilisé. Pour Pagliaro, il ne fait aucun doute qu'un « professionnel » est à l'origine de ces meurtres, et qu'il faudra découvrir ce qu'il cherchait avant de pouvoir même penser l'appréhender !
    C'est pourquoi il décide de creuser dans le passé de Louis Collard. Or, le saxophoniste, dévasté par la mort de sa femme, n'a jamais porté les policiers dans son coeur, et sa collaboration est loin d'être acquise. C'est pourtant Collard qui, sans le savoir, détient la clé de l'affaire, ce dont il commence à se douter quand il découvre qu'une de ses vieilles connaissances a elle aussi été victime du tueur...

  • Neiges rouges

    François Lévesque

    • Alire
    • 18 Octobre 2018

    Soupçonnant un trafic de stupéfiants, le poste de la Sûreté du Québec de Nottaway dépêche Vincent Parent et son partenaire Antoine Lemay au domicile d'Anna Wabanonik, dont le dossier criminel est vierge. Mais à leur arrivée, l'Autochtone et Kanti, sa fille de quatorze ans, surprennent les policiers en s'enfuyant en raquettes à travers les forêts enneigées.
    À la suite d'une pénible poursuite - le froid est mordant et les agents sont mal chaussés -, le drame survient : sans l'ombre d'un geste menaçant de la part d'Anna, Lemay pointe une arme sur elle et l'abat. Horrifié, Parent, qui a remarqué que le revolver utilisé n'est pas le Glock de service de son collègue, exige des explications. « Écoute, Vincent. J'ai une femme, j'ai deux beaux p'tits gars... Y'est pas question qu'une guidoune vienne scraper ça », lance-t-il en redirigeant son arme vers Parent.
    Une semaine plus tard, Vincent Parent, qui a été plus rapide - et précis ! - que Lemay, se remet de ses blessures. Or, si l'enquête menée par le sergent-détective Jean-Pierre Vadeboncoeur, du Service de police de la Ville de Montréal, confirme qu'il a agi en situation de légitime défense, deux questions monopolisent son esprit : que signifient les dernières paroles de Lemay, et où diable, en plein hiver, a pu se réfugier la jeune Kanti, dont on a perdu la trace depuis la mort tragique de sa mère ?

  • Au coeur d'un printemps parisien tardif, le frêle cadavre de Vincent Guyon est trouvé nu devant la résidence de son père, un riche banquier. Pour éviter le salissage de la réputation de son fils - et surtout de la sienne ! -, l'homme d'affaires, qui réside dans le Ier arrondissement, fait jouer ses contacts pour que la DGSI, plus discrète que la Police judiciaire, soit chargée de l'enquête.
    Or, face à la pression médiatique, Gonzague Leclercq, à qui la tâche a été confiée, doit vite la céder à la PJ. Il pourra cependant poursuivre officieusement ses recherches, mais avec un seul homme et un budget ridicule ! Il s'entoure donc de consultants non rémunérés comme son ami Théberge - l'autre Gonzague -, en vacances dans la ville lumière, et Victor Prose, l'écrivain dont les théories littéraires tissent des parallèles entre les mécanismes de la narration fictionnelle et ceux de crimes bien réels.
    Quand, à la suite de la découverte de deux corps de petit gabarit dans le IIe arrondissement puis de trois autres dans le IIIe, l'opinion publique s'embrase sur les réseaux sociaux, l'équipe de Leclercq - pas plus avancée que la PJ - sait néanmoins qu'elle doit avant tout répondre à une question primordiale : quelle histoire raconte-t-on à travers ces crimes sordides et, surtout, qui en est le narrateur ?

  • Machine god

    Jean-Jacques Pelletier

    La crucifixion d'un archevêque, diffusée en direct sur les écrans géants de Times Square, puis un imam retrouvé décapité, sèment l'inquiétude parmi la population : est-ce le début d'une série de meurtres à caractère religieux ou le second n'est-il qu'une réponse au premier ?
    Le lieutenant Calvin Chase se pose ces questions quand il est approché par une agente de la DGSI française, Laurence Parraud. Malgré ses réticences, il accepte sa collaboration, car ses sources se révèlent trop fiables pour être ignorées.
    Or, plusieurs des indices recueillis pointent vers un seul suspect : Victor Prose, un écrivain disparu depuis deux ans et connu pour avoir collaboré avec les services secrets français. Mais, aux yeux de Parraud, tout ça paraît trop facile et elle a l'impression, tout comme Chase, qu'on cherche à téléguider l'enquête.
    Ce que l'officier new-yorkais ignore, c'est que sa nouvelle consoeur porte plusieurs noms, dont celui de Natalya Circo, une tueuse à gages qui a des raisons particulières de s'intéresser à Prose. Et si elle a presque réussi à convaincre Chase de son innocence, la résurrection du blogue de son « ex » et les propos acides qu'il y publie la poussent à douter : et si, de philosophe lucide, Victor s'était métamorphosé en idéaliste malsain ?

  • On tue...

    Jean-Jacques Pelletier

    • Alire
    • 14 Novembre 2019

    « On tue... On tue... Tous... On tue les vaches... les rhinocéros... On tue... On tue... On tue les papillons... Les grenouilles... On tue... On tue les requins... On tue... On tue le bleu... On tue... »
    Cette ritournelle est répétée par un des rares survivants de ce qu'il faut bien appeler un massacre dans une résidence pour personnes âgées. Car comment décrire autrement l'état dans lequel les victimes ont été retrouvées ? Rachitiques, sous-alimentées, le corps couvert de blessures mal soignées, vivant dans des conditions d'hygiène épouvantables...
    Or, pour l'inspecteur Henri Dufaux, qui est chargé de l'enquête, tout va mal. Son équipe se dépeuple, un « zélé » des Affaires internes se met sur son cas et c'est sur fond de chantage politique et d'interventions du SCRS qu'il devra résoudre cette série de meurtres horribles que certains qualifient de « petites cruautés éparpillées » et de « crimes pédagogiques ».
    Parmi les suspects : le crime organisé, un tueur en série... sans oublier un groupe de sauveurs autoproclamés de la planète, les Ultravéganes. Et comme si ce n'était pas assez, Dufaux comprend petit à petit que l'auteur de toutes ces atrocités entretient une vendetta personnelle contre lui !

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