Littérature anglophone

  • Ils sont tous deux allemands. L'un est juif, l'autre non, et leur amitié semble indéfectible. Ils s'expatrient pour fonder ensemble une galerie d'art en Californie, mais, en 1932, Martin rentre en Allemagne. Au fil de leurs échanges épistolaires, Max devient le témoin impuissant d'une contamination morale sournoise et terrifiante : Martin semble peu à peu gagné par l'idéologie du IIIe Reich. Le sentiment de trahison est immense ; la tragédie ne fait que commencer...
    Ce texte d'une force inouïe, au dénouement lumineux, a connu un succès instantané lors de sa parution aux États-Unis en 1938 dans le magazine Story. Redécouvert soixante ans plus tard grâce à la publication par Autrement de la traduction française, qui s'est écoulée à un demi-million d'exemplaires, il est aujourd'hui considéré comme un classique du xxe siècle.

  • « Tous les grands secrets ont un goût particulier. »
    Nadia a 17 ans et la vie devant elle. Mais quand elle perd sa mère et avorte en cachette, tout change. Elle choisit alors de quitter la communauté noire et religieuse qui l'a vue grandir. Boursière dans une grande université, Nadia fréquente l'élite. Elle a laissé derrière elle Luke, son ancien amant aux rêves brisés, et Aubrey, sa meilleure amie. Durant une décennie marquée des affres de la vie, les trajectoires des trois jeunes gens vont se croiser puis diverger, tendues à l'extrême par le poids du secret.
    Dans la lignée d'Elena Ferrante et de Chimamanda Ngozi Adichie, Brit Bennett donne voix à des héros en quête d'accomplissement et nous offre un roman lumineux, inoubliable.

  • Voilà ce qu'il faut que tu saches : en Amérique, la destruction du corps noir est une tradition - un héritage. Je ne voudrais pas que tu te couches dans un rêve. Je voudrais que tu sois un citoyen de ce monde beau et terrible à la fois, un citoyen conscient. J'ai décidé de ne rien te cacher. « Je me suis demandé qui remplirait le vide intellectuel après la mort de James Baldwin. Sans aucun doute, c'est Ta-Nehisi Coates... Une lecture indispensable. » Toni Morrison, Prix Nobel de Littérature. National Book Award 2015

  • Ils sont tous deux allemands. L'un est juif, l'autre non, et leur amitié semble indéfectible. Ils s'expatrient pour fonder ensemble une galerie d'art en Californie, mais, en 1932, Martin rentre en Allemagne. Au fil de leurs échanges épistolaires, Max devient le témoin impuissant d'une contamination morale sournoise et terrifiante : Martin semble peu à peu gagné par l'idéologie du IIIe Reich. Le sentiment de trahison est immense ; la tragédie ne fait que commencer...Ce texte d'une force inouïe, au dénouement lumineux, a connu un succès instantané lors de sa parution aux États-Unis en 1938 dans le magazine Story. Redécouvert soixante ans plus tard grâce à la publication par Autrement de la traduction française, qui s'est écoulée à un demi-million d'exemplaires, il est aujourd'hui considéré comme un classique du xxe siècle.Pour leur 40e anniversaire, les éditions Autrementrééditent ce roman dans une édition limitée et enrichie :photos, témoignages et documents inédits mettent à jourles secrets d'un classique contemporain.o Le texte intégral dans une traduction révisée ;o Préface de Philippe Claudel, lauréat du prix Renaudot 2003pour Les Âmes grises ;o L'incroyable destin d'un livre culte ;o Documents et photos d'archives inédits ;o Kathrine Kressmann Taylor, une vie romanesque ;o Interviews inédites de l'auteur et de son fi ls C. Douglas Taylor ;o Le succès de la pièce de théâtre raconté par Delphine de Malherbe, metteur en scène, Laurent Ruquier et Jean-Marc Dumontet, directeurs du Théâtre Antoine ;o Cahier photos des duos d'acteurs ayant porté le roman sur les planches.

  • «3 novembre 1949 Les livres me sont bien parvenus, le Stevenson est tellement beau qu'il fait honte à mes étagères bricolées avec des caisses à oranges. Moi qui ai toujours eu l'habitude du papier trop blanc et des couvertures raides et cartonnées des livres américains, je ne savais pas que toucher un livre pouvait donner autant de joie.» Livre culte depuis sa première publication en 1970, ce petit joyau de correspondance est une véritable déclaration d'amour aux livres et aux librairies.

  • « Il y eut une longue pause, durant laquelle Benny émit de petits bruits de bouche compatissants, et enfin le kangourou ouvrit ses deux yeux injectés de sang. Je vous jure qu'à cet instant, il a grimacé... Puis il bondit soudain par-dessus la palissade et partit comme un bolide vers la brasserie. »Que faire face à un kangourou qui a pris goût à la bière ? Peut-être pas le poursuivre à travers toute la ville pour le mettre en état d'arrestation... sauf chez Kenneth Cook, dont les mésaventures trouvent toujours une issue aussi hilarante qu'absurde. Une simple partie de voile dans la baie de Sydney, un séjour forcé dans une cabane en compagnie d'un rat, la présence d'inoffensifs lézards à bord d'un avion, tout devient homérique !

  • « Wombats sur ma gauche, wombats sur ma droite : tous piétinaient et grognaient. Planté parmi eux au clair de lune, immense, le corps flasque et hardi, le filet dans une main, la seringue dans l'autre, j'attendais le wombat qui m'intéressait. [...] Je n'eus pas le temps de me décider. Le wombat s'approcha de moi en poussant un grognement meurtrier, avec la ferme intention d'anéantir tous les mythes sur le caractère inoffensif et herbivore des wombats. »Une rencontre dans un bar, quelques bières fraîches, un rien de faiblesse, et voilà Kenneth Cook, écrivain d'âge mûr « en léger surpoids », embarqué dans d'incroyables aventures. Kangourou suicidaire, koalas explosifs, wombats vindicatifs, reptiles dérangés, chercheurs d'opales amateurs de paris stupides, Aborigènes roublards : ils finissent toujours par contrarier son penchant naturel pour le confort. Heureusement, car Cook en tire une brassée d'histoires plus vraies que nature, racontées avec un sens inné du gag.

  • « Ces hommes qui sont tous nés dans le même hôpital, qui ont grandi ensemble, fréquenté les mêmes filles, respiré le même air. Ils ont développé une langue à eux, comme des bêtes sauvages. » Ils étaient quatre. Inséparables, du moins le pensaient-ils. Arrivés à l'âge adulte, ils ont pris des chemins différents. Certains sont partis loin, d'autres sont restés. Ils sont devenus fermier, rock star, courtier et champion de rodéo.
    Une chose les unit encore : l'attachement indéfectible à leur ville natale, Little Wing, et à sa communauté. Aujourd'hui, l'heure des retrouvailles a sonné. Pour ces jeunes trentenaires, c'est aussi celle des bilans, de la nostalgie, du doute...
    Nickolas Butler signe un premier roman singulier, subtil et tendre, récit d'une magnifique amitié et véritable chant d'amour au Midwest américain.

  • « Il y a maintenant trois semaines que nous sommes en mer. C'était peut-être une idée folle de suivre Laura. » Une croisière autour du monde aux côtés de la femme qu'il aime. C'est ainsi qu'Edmund Carr, journaliste d'une cinquantaine d'années, a choisi de passer les derniers mois qu'il lui reste à vivre. Il a délibérément caché à Laura, la jeune veuve dont il est épris, la nature de ses sentiments et le mal qui l'accable. Au fil des jours, Edmund sent la passion grandir en lui, et avec elle, la jalousie. Pourquoi Laura passe-t-elle autant de temps avec le séduisant colonel Dalrymple ? Que faisait-il au sortir de sa cabine en pleine nuit ?
    Huis-clos amoureux dans l'univers confiné d'un paquebot de luxe, La Traversée amoureuse confirme le talent d'observatrice de Vita Sackville-West et son incroyable modernité.

  • « Voilà une caractéristique bien particulière des gens de l'Ouest, songea Grant. Tu peux coucher avec leurs femmes, spolier leurs filles, vivre à leurs crochets, les escroquer, faire presque tout ce qui te frapperait d'ostracisme dans une société normale : ils n'y prêtent guère attention. Mais refuser de boire un coup avec eux et tu passes immédiatement dans le camp des ennemis mortels. Et merde, à quoi bon ? Il ne voulait même plus penser à l'Ouest, à ses habitants et à leurs manies. Laissons-les tranquilles. Une fois à Sydney, qui sait, il ne remettrait peut-être plus jamais les pieds ici. » Jeune instituteur planté au fin fond de l'Outback, coeur de l'Australie, John Grant doit passer la nuit à Bundanyabba avant de prendre l'avion pour des vacances à Sydney. Il dépose ses valises à l'hôtel, va boire un verre et jouer dans l'un des nombreux pubs de la ville surchauffée et poussiéreuse, où tout le monde s'ennuie... Thriller atypique, à la fois initiatique et nihiliste, Cinq matins de trop nous transporte dans le cauchemar éveillé d'un homme ordinaire, autant acteur que spectateur, petit à petit enchaîné à l'alcool, au jeu, au sexe, à la violence, à l'autodestruction.

  • « Piste d'Obiri. Danger d'ici à Obiri. La chaleur, les sables mouvants et autres dangers rendent la traversée extrêmement périlleuse. En cas de panne, n'abandonnez jamais votre voiture ». Katie et Shaw se connaissent depuis vingt-quatre heures à peine. Pourtant, entre eux, c'est déjà « à la vie, à la mort », au sens propre du terme. Coincés dans une petite Honda lancée à toute berzingue sur la piste d'Obiri - six cents kilomètres de fournaise et de poussière au coeur de l'outback australien -, ils sont poursuivis par une monstrueuse créature prête à tout pour les éliminer. Doivent-ils rebrousser chemin et affronter leur assaillant ? Ou continuer leur course folle sur cette piste qui semble mener droit en enfer ?« Un roman d'action pur et dur qui tient en haleine du début à la fin. » Douglas Kennedy

  • « Devant le nombre de jeunes morts ou défigurés, dans une ville qui comptait à peine quatre mille habitants, une clameur d'indignation désespérée s'éleva, appelant à la justice. »Missouri, 1929 : travailleurs, petits bourgeois, cul-terreux, prêtres et hors-la-loi se côtoient dans la petite ville ordinaire et misérable de West Table. Cet été-là, un terrible incendie ravage le Arbor Dance Hall. Trente années plus tard, Alma raconte le drame à son petit-fils Alek : les corps carbonisés propulsés dans les airs, sa soeur Ruby et ses amours coupables, les errements de l'enquête, la vérité enfin. Mais il n'y a pas de vérité dans une petite ville du Midwest - tout au plus des événements que chacun accepte de taire.Dans un tourbillon de portraits saisissants de vérité, servis par une langue à la pureté tranchante, c'est la ville tout entière qui se révèle.« Un feu d'origine inconnue est le couronnement splendide d'un grand maître américain. » Newsweek.Traduit de l'anglais (États-Unis) par Sabine Porte.

  • « Pourquoi avoir choisi Mr Gatacre comme victime ? Je suppose que vous n'avez rien à lui reprocher ?- En partie parce qu'il était petit, frêle, facile à endormir... Et je ne tenais pas à ce qu'il souffre. »Westease, adorable village de la campagne anglaise, préservé des horreurs d'une guerre encore toute fraîche, est bien tranquille... trop, peut-être ?Lorsque Roger Liddiard, jeune et brillant romancier, s'y arrête au volant de sa Jaguar, il en tombe amoureux et décide de s'y établir, non loin du Professeur, vieux gentleman solitaire, du peintre Wyldbore Ryan, et de Mary Gatacre, la fille du révérend.Voici que Mr Gatacre est assassiné, sans raison ni indice évidents... Liddiard brûle de résoudre l'énigme. Sans savoir à quel point sa propre responsabilité pourrait être engagée.Traduit de l'anglais par Micha Venaille.

  • Elle n'a que lui et elle l'adore, mais lui ne pense qu'à s'enfuir au plus vite.. Elle dort à ses côtés, et lui, « les yeux grand ouverts dans la nuit », rêve à une autre... Elle attend depuis toujours qu'il s'engage, et lui ne peut attendre de lui révéler sa nouvelle existence... L'amour à sens unique, l'amour trahi, la vie qui se fendille en une seule phrase, négligemment glissée dans la conversation : dans ces six nouvelles composées entre 1922 et 1932, Vita Sackville-West montre une fois de plus à quel point elle excelle dans le tableau doux-amer des sentiments inexprimés.

    « La reine de l'élégance acide et d'un cynisme sans égal » (S. Des Horts, Valeurs actuelles).
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  • Intermède

    Owen Martell

    « Scott était stupéfiant aussi beau à entendre quà voir. Bill, dun autre côté, eh bien, on lentendait avancer à tâtons. On voyait, en tout cas, la façon dont cela le troublait, la façon dont il se courbait en deux sur le piano, sa tête touchant presque les notes, ses doigts semblables à des tiges de saule se laissant traîner dans le courant. » Bill, jeune pianiste dont la célébrité commence à dépasser la scène new-yorkaise, est dévasté par la mort de son bassiste, Scott. Ses pas lentraînent la nuit vers Harlem et ses tentations. Son frère, ses parents tentent de le protéger de cette dérive. Mais cest comme sil ne voulait plus quon laide. Il ne leur reste quà veiller sur lui.
    Inspiré de la vie de Bill Evans (1929-1980), Intermède bouleverse par sa vision romanesque dune rare intensité. Owen Martell sy impose avec une force littéraire exceptionnelle.

  • « Presque toute la population de Ginger Whisker habite dans des maisons troglodytes. Nous vivons comme des taupes ou plutôt comme des wombats, puisque nous sommes australiens. Mais qu'est-ce que je suis venu foutre dans ce satané trou perdu ? » Rien ne va plus dans la vie de Simon Crown. À trente-cinq ans, il est déjà divorcé. La station de radio dont il est propriétaire est au bord de la faillite. Pas la moindre trace d'opales dans la mine où il a englouti ses dernières économies.
    Pire, il habite une petite ville écrasée de soleil où la seule question qui vaille est : bière ou whisky ?
    Soudain pris d'une irrésistible envie d'en découdre, Simon se retrouve empêtré dans une succession de situations absurdes, dangereuses et parfaitement réjouissantes.

  • Sophie comprenait beaucoup mieux les gens, et la faonde les manipuler, qu'elle ne le laissait paratre. Au momentmme o j'ai ouvert la porte, elle a su qu'elle pouvaitfaire de moi ce qu'elle voulait. Allison vient de quitter sa Virginie natale pour NewYork. Elle travaille dans un bar et n'a aucune ambition,aucun avenir. Puis elle rencontre Sophie Stark, une jeuneralisatrice dcide faire d'elle une star. Daniel, ancienchampion de basket, se remet d'un terrible accidentde voiture. Ses retrouvailles avec Sophie Stark, son amourde jeunesse, lui redonnent le got de vivre. La carrirede George, producteur hollywoodien, est au point mort.Pour renouer avec le succs, il dcide d'appeler SophieStark, toile montante du cinma indpendant.Artiste passionne, gniale et insaisissable, Sophietransforme et transcende la vie de ceux qui croisentsa route. Pour le meilleur et pour le pire.

  • « Ils évoluaient ensemble dans l'obscurité glaciale, si proches à Crawfish Creek que Kat sentait le corps de Pieter enveloppé de caoutchouc, ses palmes dans l'eau froide et noire. »Ils se sont rencontrés dans un parc d'attractions désert : Kat est abonnée aux échecs amoureux, Pieter vient de rentrer d'Afghanistan. Coup de foudre. Kat se laisse convaincre d'accompagner Pieter à un bain de minuit dans le lac, le 1er janvier, sous un mètre de glace. Peut-elle lui faire confiance ?En dix nouvelles, qui sont autant de balades le long des routes de l'Amérique profonde, Nickolas Butler déplace les frontières entre bien et mal, et confirme son talent pour croquer la meilleure part des hommes.

  • Aucun homme ni dieu

    William Giraldi

    « Le premier enfant disparut alors qu'il tirait sa luge sur les hauteurs du village. Sans un bruit - nul cri, d'homme ou de loup, pour témoin. » Quand Russell Core arrive dans le village de Keelut, la lettre de Medora Slone soigneusement pliée dans la poche de sa veste, il se sent épié. Dans la cabane des Slone, il écoute l'histoire de Medora : les loups descendus des collines, la disparition de son fils unique, la rage et l'impuissance. Aux premières lueurs de l'aube, Core s'enfonce dans la toundra glacée à la poursuite de la meute.
    Aucun homme ni dieu nous entraîne aux confins de l'Alaska, dans cette immensité blanche où chaque corps qui tombe, chaque cri, semble absorbé par la splendeur silencieuse de la nature. Un roman envoûtant, poétique, inoubliable.

  • « L'abatteur éprouvait un malaise que même la bière qu'il engloutissait maintenant ne parvenait pas à apaiser. Il ne souffrait pas à cause de ses blessures - la douleur physique ne l'avait jamais beaucoup affecté -, non, il souffrait de s'apercevoir qu'il avait subi trois défaites humiliantes dans le même après-midi. Il avait dû payer pour une femme (son camarade avait payé pour lui, mais ça ne changeait rien), il s'était fait sérieusement amocher dans une bagarre et il avait regardé une fille nue en sachant qu'il ne pouvait rien lui faire. Il en résultait un déséquilibre certain ; la seule manière de redresser la balance était de démolir quelqu'un. » Que s'est-il passé le samedi 17 juin au Calpe, l'hôtel-bar-discothèque, où viennent s'amuser les jeunes Australiens ? Par quel enchaînement en est-on arrivé à ce « tableau d'ignominie, d'effroi et de confusion » décrit par le procureur ? Les frustrations de John Verdon, après une dure semaine de travail aux abattoirs, ont sans doute pesé lourd... Mais il n'est pas le seul à s'être laissé entraîner par ses pulsions vers l'issue fatale. Il fallait tout l'art de Kenneth Cook (1929-1987) pour bâtir ce roman aussi dense qu'efficace, où de courts extraits du procès mettent en perspective les trajectoires des principaux protagonistes jusqu'au dénouement final. Sous le sobre énoncé des faits transparaissent ici, comme dans Cinq matins de trop (Autrement, 2005), des interrogations aux résonances profondes. Ni relation d'un quelconque fait divers ni roman tout à fait noir, À coups redoublés met brillamment en question la responsabilité d'individus ordinaires poussés à tous les dérapages.

  • "Deux cent cinquante ans d'esclavage.
    Quatre-vingt-dix ans de lois discriminatoires.
    Soixante ans de ségrégation légale.
    Trente-cinq ans d'une politique du logement raciste.
    Tant que nous n'aurons pas admis notre dette morale écrasante, l'Amérique ne sera jamais unie."
    Dans cet essai implacable et nécessaire qui a reçu le prestigieux George Polk Award, Ta-Nehisi Coates interpelle son pays et le somme de prendre ses responsabilités face aux erreurs du passé.

  • « Foster regarda longuement la Santa Maria amarrée au quai principal. [...] Il la revit telle qu'il l'avait vue la première fois, ancrée au fond de l'océan par cette chaîne fatale.- Je jure devant Dieu que j'aurais préféré ne jamais voir ta sale gueule, lui dit-il à voix haute. Mais il ne le pensait pas vraiment. il voulait ce bateau avec une passion qui s'apparentait à un désir charnel. » La Santa Maria n'a pas porté chance aux Italiens : l'un d'eux se noie et quand les « métèques » envisagent de vendre, la nouvelle fait le tour de Bernadine, petit port australien replié sur lui-même. Pour Jack Foster, l'occasion est belle. La Santa Maria lui permettrait de se lancer dans la grande pêche, la plus lucrative, celle du thon. La saison va commencer. Il a toutes les chances d'amortir le bateau et d'assurer enfin l'avenir de sa famille. Reste à trouver l'argent, à empiler les emprunts à très brève échéance, puis à tenter le coup. En envoyant la prudence valser par-dessus bord. Avec ce roman basé sur des faits réels, Kenneth Cook réalise une nouvelle fois un superbe portrait, celui d'un homme prêt à jouer sa vie contre une pêche miraculeuse.

  • « Nos visages sont devenus blêmes, certains ont la voix presque brisée, d'autres songent avec gravité aux souffrances et aux drames qui se jouent dans cette nuit diluvienne et opaque... » Le soir du 3 novembre 1966, Florence est engloutie par son fleuve.

  • « C'est seulement dans l'imagination des hommes que toute vérité trouve une vie indéniable et réelle. Ce n'est pas l'invention, mais l'imagination, qui est le maître suprême de l'art comme de la vie. » En 1908, Joseph Conrad est attaqué par un critique a

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