Autrement

  • "Vous avez le droit de me poser les questions que vous voulez, de me faire les remarques que vous voulez, il n'y a pas de tabou ici."

    Depuis cinq ans, plusieurs fois par semaine, j'ai cet échange avec les spectateurs de la pièce que j'ai écrite, Djihad, qui tourne à travers toute la France, la Belgique et la Suisse, le plus souvent à l'initiative des professeurs de français. Dans des collèges, des lycées, des prisons, des salles des fêtes, je prolonge la représentation par un dialogue avec le public. Lors de ces milliers de conversations, j'en ai entendu de toutes les couleurs : un véritable arc-en-ciel de craintes, de méfiance, de préjugés, tant chez des musulmans que chez des non-musulmans, dans les deux sens. Parce que moi, musulman né en Belgique de parents marocains, je suis convaincu que ce qui compte, c'est avant tout de se parler et de s'écouter, j'ai choisi de susciter la parole, de répondre quand je le pouvais, de partager mes hésitations, parfois. Ces échanges, les voici. Cette France de mille nuances, défiances et croyances, en voici le pouls.

  • En 2020, la mort de George Floyd, homme noir qui succombe lors de son arrestation aux cris de « I can't breathe » bouleverse le monde. En 2014 déjà, Eric Garner décédait dans les mêmes circonstances et en prononçant les mêmes paroles.
    Ces neuf essais pétris d'une rage calme exposent l'omniprésence du racisme aux États-Unis, qu'il soit diffus, tapi dans des détails qui n'en sont pas, ou sidérant, énorme, invraisemblable. Du marketing des poupées d'enfants à l'absence de plaque commémorant les victimes de l'esclavage, Brit Bennett désigne de façon saisissante les manifestations de ce racisme qui n'en finit pas de tuer, et qui prospère aussi sur la bonne conscience des « gentils Blancs ». Portée par le désir d'aller de l'avant, elle rend hommage aux auteurs qui, de Toni Morrison à Ta-Nehisi Coates en passant par Jesmyn Ward, ouvrent la voie au changement en donnant à voir une expérience à nulle autre pareille.

  • "Tout a commencé un jour d'octobre 1978. Inspecteur à la brigade de renseignement de la police de Colorado Springs, j'avais notamment pour mission de parcourir les deux quotidiens de la ville à la recherche d'indices sur des activités subversives.
    Les petites annonces ne manquaient jamais de m'étonner. Parfois, entre stupéfiants et prostitution, on tombait sur un message qui sortait de l'ordinaire. Ce fut le cas ce jour-là.
    Ku Klux Klan
    Pour toute information :
    BP 4771
    Security, Colorado 80230
    Moi qui voulais de l'inhabituel, j'étais servi. J'ai décidé de répondre à l'annonce. Deux semaines plus tard, le téléphone a sonné.
    "Bonjour, je suis chargé de monter la section locale du Ku Klux Klan. J'ai reçu votre courrier."
    Merde, et maintenant je fais quoi"

  • Qui étaient les femmes vikings ?

    Il n'y a guère d'imaginaire plus viril que celui des Vikings : barbares pillards à la barbe hirsute, grands explorateurs naviguant sur les mers de Scandinavie tandis que, quelque part entre Asgard et le Valhalla, Týr et Odin ourdissent de grands combats. Mais que faisaient les femmes vikings pendant ce temps ?
    À la croisée des sources historiques, archéologiques et des sagas islandaises, cet ouvrage propose une relecture de la civilisation viking selon un prisme féminin. De la figure de la valkyrie qui décide du sort des guerriers au combat à la fière Guðrún qui venge l'honneur des siens, on découvre une femme viking qui, loin d'être cantonnée aux tâches domestiques, explore, décide, écrit, combat parfois. Chemin faisant, l'imaginaire que nous nous faisons de cette culture s'en trouve profondément modifié. Preuve, s'il en était besoin, que l'histoire ne se fait jamais sans les femmes.

  • « Quand devient-on infirmière ? Est-ce le jour où l'on obtient son diplôme ? celui où l'on pose son premier pansement ? où l'on perd son premier patient ? Est-ce celui où l'on apprend à se blinder, ou celui où l'on espère ne jamais arriver à le faire ?
    Je suis devenue infirmière sur les bancs de l'école, bien sûr, mais aussi au contact des patients. J'ai appris les gestes et les dosages dans les manuels et grâce aux profs, mais aussi et surtout par la pratique et par ce que les autres soignants m'ont transmis. Soigner, c'est cet ensemble de technique, de psychologie et d'attention qui fait que l'humain reste au coeur de chaque contact, de chaque geste et de chaque intervention. Soigner, c'est penser à préserver la pudeur du patient dont je fais la toilette, même si c'est le dixième de la matinée ; c'est savoir quelle est la robe du dimanche de ma patiente, et quelle quantité d'eau de Cologne elle aime que je lui dépose au creux des poignets ; c'est aussi comprendre à la voix de l'un qu'aujourd'hui est un mauvais jour. Et cette connaissance intime des joies, des craintes, des manies ou de la fatigue de chacun est au cooeur de mon métier. C'est pour cela que je l'aime : parce que chacun est unique. C'est aussi pour cela qu'il faut le protéger, ce métier : parce qu'il est essentiel que nous, les soignants, puissions être disponibles, attentifs et compétents auprès de vous lorsque vous en avez besoin. »

  • Vous rêvez d'avoir la peau de l'homo interruptus, ce type au boulot qui parle toujours plus fort (et en même temps) que vous en réunion ? Faut-il vraiment que ce soit vous qui organisiez les pots de départ ? (Réponse : non. Technique : arrêtez de vous proposer) Avez-vous bien en tête le potentiel discriminatoire de la machine à café ?
    Ce guide (plein d'humour mais fort sérieux) est le fruit du Fight Club féministe : quand un groupe de femmes lassées du sexisme au travail se réunissent et rassemblent leurs expériences, cela donne un manifeste piquant, débordant d'astuces et de stratégies de résistance. Avec ses illustrations mordantes, ce manuel aidera les féministes en herbe et averties à comprendre et démanteler le sexisme ordinaire : apprendre à reconnaître l'ennemi, identifier les pièges dans lesquels vous tombez toutes seules, Mesdames, et peut-être même adopter la technique du QFJ (« Que ferait Josh ? », i. e. l'homme blanc lambda qui n'a jamais entendu parler du syndrome de l'imposteur). Parce que le vrai changement commence avec chacune de ces petites victoires, suivez le guide !

  • « Pourquoi ne pas tenter de faire de nos classes le lieu de l'apprentissage, obstiné et joyeux à la fois, de la liberté de penser et de la capacité à fabriquer du commun ? »

    Face aux inégalités et aux injustices, à la montée des individualismes et des intégrismes, aux crises de toutes sortes qui menacent notre avenir commun, l'éducation peut-elle encore quelque chose ? Comment repenser notre École pour qu'elle soit en mesure de répondre à ces urgences ?
    Dans ce nouvel essai personnel et toujours engagé, Philippe Meirieu raconte son histoire de la pédagogie. Des « hussards noirs » de la République aux « enfants sauvages », de Rousseau à Montessori, Freinet et tant d'autres, il livre une fresque passionnante qui revient sur les rencontres, les travaux et les engagements qui ont contribué à forger ses convictions. En s'y décrivant à la fois comme élève et professeur, étudiant et chercheur, père de famille et citoyen engagé, il déploie cette polyphonie de rôles dont il importe de se saisir pour concevoir une éducation pour tous et, peut-être, parvenir enfin à apprendre à nos enfants à penser par eux-mêmes et à travailler ensemble à la construction d'une société plus solidaire. Une ambition que les éducateurs peuvent incarner, dans les moindres gestes, au quotidien.

  • « Spilliaert et moi sommes frères de noir. Ce qui nous différencie, c'est qu'il a du talent,
    une oeuvre et une moustache.
    Ses paysages sont des asiles, ses portraits, les effigies de nos âmes sombres. Avec ses natures mortes, il transcende le réel et rend le banal fantastique.
    C'est un alchimiste : de la boue et la sombreur, il fait du sublime.
    Spilliaert donne du panache au spleen.
    Pour le côtoyer davantage, j'ai voulu écrire sur lui en partant sur ses traces.
    Ostende, Bruxelles, Paris.
    Ce n'était pas si loin.
    J'espère que vous prendrez le même plaisir que moi à faire sa connaissance. »

    E. B.

  • «Quand des Blancs feuillettent un magazine, surfent sur Internet ou zappent à la télévision, il ne leur semble jamais étrange de voir des gens qui leur ressemblent en position d'autorité. Les affirmations positives de la blanchité sont tellement répandues que le Blanc moyen ne les remarque même pas. Être blanc, c'est être humain ; être blanc, c'est universel. Je ne le sais que trop, car je ne suis pas blanche.»

    Après l'élection de Barack Obama, certains ont proclamé l'avènement d'une société post-raciale. Avec une liberté de ton décapante, Reni Eddo-Lodge montre ici combien nous en sommes loin. Elle analyse les méfaits d'un racisme structurel persistant d'autant plus sournois qu'il avance masqué. Car le racisme va bien au-delà de la discrimination ou de l'injure personnelle. Il imprègne le récit historique, l'imaginaire collectif, les institutions et les entreprises.
    Pourquoi les Blancs pensent-ils ne pas avoir d'identité raciale? Pourquoi la simple idée d'un James Bond noir fait-elle scandale? Comment une fillette noire en vient-elle à se persuader qu'en grandissant, elle deviendra blanche? Le racisme n'est pas une question de valeur morale, mais d'exercice du pouvoir. Entretenir la légende d'une égalité universelle n'aide en rien. Au contraire. Car, pour déconstruire le racisme, il faut commencer par reconnaître l'étendue du privilège blanc.

  • Chaque langue a inventé ses propres mots pour dire les choses de la vie - détail du quotidien ou subtilité d'une émotion. Pourquoi ne pas les partager ? Quelle joie qu'un mot nouveau dans son répertoire !
    Ce « Tsun-dico » en recense plus de 200, piochés dans les langues et dialectes du monde entier, pour partager la joie d'une trouvaille, découvrir une habitude cocasse ou simplement apprendre une autre façon de dire le monde. Des bonheurs d'expression qui vous feront sourire, rêver et voyager.

  • 300 mètres carrés, 111 hommes, 70 jours sous la mer : bienvenue à bord d'un SNLE, c'est-à-dire d'un sous-marin nucléaire lanceur d'engins, seigneur des océans. Monstres d'acier, cathédrales de silence, les sous-marins rôdent sous les flots, veillant sur nous et notre sécurité, et nous n'en savons rien. Pourtant bien des choses se passent au fond des eaux, et la vie à bord est tout sauf ennuyeuse. Elle obéit à des règles, une discipline stricte et sereine, des rituels, des loyautés et des amitiés qui ont le goût de l'aventure et sans lesquelles peut-être risquer leur vie aurait moins de sens pour ces hommes.

    Sous-marinier pendant plus de vingt ans, l'amiral François Dupont nous emmène à bord du bateau qu'on lui a confié, immergé avec les hommes dont il a la responsabilité, pour, le temps d'une traversée, partager avec nous la beauté de ce métier où s'incarnent à chaque instant le sens de l'engagement et la notion du devoir.

  • ET SI ON S'ENGAGEAIT ?
    Défense du climat ou lutte contre les inégalités, les jeunes font aujourd'hui preuve d'une farouche volonté de s'engager pour faire évoluer notre société. Le Service Civique les accompagne dans cette envie d'être utiles en leur ouvrant de nombreuses missions auprès de structures à but non lucratif.
    À l'occasion des 10 ans de cette politique publique innovante, la journaliste Anne Dhoquois dresse dans cet ouvrage un panorama de l'engagement des jeunes, mis en perspective par la philosophe Marie Robert et nourri d'entretiens avec des personnalités d'horizons divers.
    Se dessine ainsi, à travers les témoignages de nombreux volontaires, bénéficiaires, tuteurs et décideurs publics, le portrait d'une génération engagée, généreuse et citoyenne.

  • Les métropoles rayonnent sur des territoires de plus en plus vastes. Cette influence grandissante est ambivalente. D'un côté, elle dynamise petites villes et campagnes, au travers de ce qu'on appelle la périurbanisation.
    D'un autre, pour beaucoup de ménages, l'extension des aires métropolitaines s'accompagne d'un éloignement entre lieu d'emploi et résidence. Les dépenses énergétiques qui résultent des déplacements ainsi imposés précarisent certaines familles modestes.
    Cette question sociale est aujourd'hui centrale pour les politiques d'aménagement du territoire.


    Les cahiers POPSU rassemblent les connaissances produites au fil des travaux de recherche-action menés par la Plateforme d'observation des projets et stratégies urbaines (POPSU) dans le cadre du programme « Métropoles ».

  • « Et dans les bas-fonds de ces quartiers, entre l'alcool et la drogue, des gens tâchaient d'élever des enfants. L'un d'eux était ma mère. »

    Grandir dans la pauvreté, c'est grandir sur la défensive. Né dans les quartiers pauvres de Glasgow, Darren McGarvey raconte de l'intérieur ce qu'est la vie dans la misère, comment elle ronge, détruit et étouffe sous une chape de stress permanent. Au coeur des foyers, à l'école, dans la rue, en prison, partout, la pauvreté rend malade, violent, alcoolique, accro, toxico, et il est primordial de le savoir pour comprendre la complexité du fléau. Être pauvre n'est pas le sort des paresseux ou des mauvais gestionnaires, c'est un engrenage dont il est très difficile de sortir. Mais c'est possible.
    Unique en son genre, phénomène au Royaume-Uni, ce témoignage est aussi un essai informé et engagé sur la possibilité d'échapper à son destin et de se réapproprier sa liberté. Fort de son histoire personnelle et de son engagement, l'auteur renvoie dos à dos les politiciens de gauche comme de droite, et remet chacun face à sa responsabilité individuelle, sans aucune complaisance.
    Apparenté à la fois à Hillbilly Elegy, Pourquoi êtes-vous pauvres? et Une colère noire, ce texte percutant éclaire d'un jour cru la colère des laissés-pour-compte.

  • «Je voudrais que ces pages soient consolatoires. Si elles vous donnent le goût d'écouter une chanson, de lire, de danser, ou vous divertissent simplement, leur mission sera accomplie.»

    Eva Bester rassemble et raconte mille et un remèdes à la mélancolie glanés au fil de ses entretiens sur France Inter. Livres, musique, films, recettes, idées réconfortantes : de Bertrand Blier à Sébastien Tellier, de Marie Desplechin à Gérard Garouste, de Tonino Benacquista à Philippe Starck, chacun dévoile ses antidotes personnels en cas de spleen.
    Le livre que vous avez dans les mains est une consolation en soi, mais aussi la promesse de découvertes jouissives, de plaisirs inattendus, de rires et de poésie pure.

    La présente édition de Remèdes à la mélancolie comporte un essai inédit de l'auteure sur l'oeuvre du peintre Léon Spilliaert (1881-1946).

  • Chaque gouvernement charrie avec lui son lot de remèdes miracles pour réformer l'École : dédoublement des classes, méthode syllabique, semaine de quatre jours, réforme du baccalauréat, rétablissement de l'autorité, etc.
    Pêle-mêle, on invoque les neurosciences et les évaluations internationales, le bon sens de Descartes et la pédagogie de Maria Montessori.
    Afin d'y voir plus clair, Philippe Meirieu s'interroge : quels enfants voulons-nous former? Pour quel monde? Et comment faire en sorte que l'École de la République tienne sa promesse de justice et de solidarité?

  • "Deux cent cinquante ans d'esclavage.
    Quatre-vingt-dix ans de lois discriminatoires.
    Soixante ans de ségrégation légale.
    Trente-cinq ans d'une politique du logement raciste.
    Tant que nous n'aurons pas admis notre dette morale écrasante, l'Amérique ne sera jamais unie."
    Dans cet essai implacable et nécessaire qui a reçu le prestigieux George Polk Award, Ta-Nehisi Coates interpelle son pays et le somme de prendre ses responsabilités face aux erreurs du passé.

  • Dans un monde chaotique où la politique s'exerce à coups de tweets virulents et où le repli sur soi est aussi en vogue qu'Instagram, quel sens peuvent encore avoir les contes de fées de notre enfance ? Et si Jack plantait du tofu magique ? Que penserait Mona Chollet de la sorcière de Hansel & Gretel ? Les trois petits cochons (démocrates) arriveraient-ils à résister au grand méchant loup (libéral) ? Voyons comment se passe le Brexit lorsque Boris Johnson débarque chez les trois ours, et attendez-vous à tout moment à tomber sur Poutine.

    Parce que mieux vaut en rire qu'en pleurer, voici un recueil réjouissant de contes revisités, entre humour britannique et sarcasme français. Un grand éclat de rire (jaune) !

  • C'est d'abord un brouillard, ses perceptions qui se troublent, le sentiment que son identité lui échappe. Puis la voix du Capitaine qui assiège sa conscience, assène des ordres, lui met des coups. Pourtant, en même temps qu'elle se fait battre, Arnhild Lauveng a bien conscience que la main qui la bat, c'est la sienne.
    Aujourd'hui guérie d'une schizophrénie pourtant réputée inguérissable, l'auteure partage son expérience. Dans un témoignage exceptionnel, elle raconte la perte du sentiment de soi, les hallucinations qui dévorent le quotidien, le repli et l'isolement, jusqu'à l'internement et la prise en charge médicale. Cette parole rare et sensible dit la souffrance mais aussi l'humanité qui persiste toujours, à chaque instant - la personne qu'il ne faut jamais cesser de voir à côté de la maladie.
    Traduit dans une dizaine de langues, ce récit sidérant est considéré comme un livre de référence sur la schizophrénie.
    Préface de Christophe André

  • «Ça va être compliqué...» : quatre mots leur suffisent pour se débarrasser du problème. Le problème, c'est Ethan. Ethan est un petit garçon polyhandicapé. En soi, bien sûr, Ethan n'est pas un problème, c'est un petit garçon qui demande plus d'attention que les autres, une présence plus soutenue : il faut s'adapter à lui. Mais c'est précisément ce que tout le monde refuse de faire, et voilà comment, par mauvaise volonté plus que par malveillance, un enfant se voit privé d'école.
    Il faut toute l'énergie et tout l'amour de sa mère pour se battre contre ceux qui baissent les bras avant même d'avoir levé le petit doigt.

    Depuis plus de dix ans, Kristelle Chassang se bat pour que son fils aille à l'école, conformément à la loi du 11 février 2005. Malheureusement, ce combat quotidien, c'est aussi contre des soignants et des enseignants qu'elle le mène : cruel paradoxe... Ce témoignage bouleversant met en lumière les défaillances de notre système, la charge immense que portent les parents d'enfants handicapés et notre silence coupable, notre responsabilité collective. Quelle société traite ainsi ses enfants? Pourquoi avons-nous si peur de la différence?

  • « Tout le paradoxe de ce mur est là : facile à escalader, il est plus symbolique qu'efficace. Le contourner à la nage ne poserait aucun problème à un nageur moyen. Pourtant, la barrière s'avance dans l'océan, comme un bras de terre n'appartenant à aucune des deux nations. »

    « Build that wall ! Finish that wall ! » Dans les meetings de Donald Trump, la construction du mur entre Mexique et États-Unis est plébiscitée avec ferveur. Mais dans la zone frontalière, que représente-t-il pour les deux pays ? Quelles sont les marques physiques de sa présence ?
    Pour connaître et peut-être mieux comprendre ce mur dont tout le monde parle sans savoir même à quoi il ressemble, deux journalistes ont choisi d'aller voir de quoi il retourne. Dans un roadtrip de 3 141 kilomètres, ils ont arpenté cette frontière d'est en ouest. Parcourant les rives du Rio Grande où les pays se font face, traversant l'aridité parfois mortelle du désert du Sonora, ce livre est une enquête, un témoignage qui confronte les fantasmes à la réalité ; celle d'un territoire complexe, aux habitants souvent hauts en couleur, où hostilité aux migrations et élans de solidarité s'entrechoquent et se renforcent, jusqu'à donner vie à cette région si singulière : l'Amexique.

  • Du travail de tous dépend le travail de chacun d'eux. De leur parcours professionnel, ils font leurs titres de noblesse. Ils se sentent héritiers, continuateurs et passeurs d'une grande entreprise publique de service public. Ils forment une famille, et cassent facilement la vaisselle. Ils sont toujours attentifs à l'usager-citoyen, facilement circonspects face au client-roi. Ils se sentent porteurs d'une mission unique, source d'amour-propre et d'orgueil, et renouvellent chaque jour la même prouesse collective. Ils sont cheminots. Journalistes de métier, cheminotes de passage, Ariane Verderosa et France Berlioz proposent dans cet ouvrage une enquête sociologique précise et imagée, étayée de témoignages vivants. Loin des préjugés et des lieux communs, les deux auteures livrent un point de vue singulier, un éclairage à part, sur la communauté de travail des cheminots et montrent que contraintes spécifiques, règles sociales particulières et culture professionnelle unique sont indissociables.

  • Savez-vous écouter votre créativité?
    Êtes-vous capable de déjouer les pièges des apparences? de suivre votre instinct quand tout le monde vous conseille de baisser les bras? d'aller au bout d'une idée qund personne n'a jamais foulé le chemin que vous empruntez?
    Aurez-vous le courage d'aller à contre-courant de ce que l'on attend de vous? Mieux, oserez-vous être créatif alors que même personne n'attend rien de vous ?
    Vous autoriserez-vous à croire qu'une seule décision a le pouvoir de changer entièrement votre vie - qu'elle est capable de révolutionner le monde?

    À l'origine de chaque invention, au départ de toute révolution, il y a une décision, une idée, une stratégie. Dans ce livre, le publicitaire Dave Trott nous embarque aux côtés de héros, créateurs, entrepreneurs pour nous emmener au moment où, à partir de rien, un homme change le monde.

  • Nicotine

    Gregor Hens

    Ne vous méprenez pas : Nicotine n'est pas un guide pour arrêter de fumer, mais une analyse minutieuse, teintée d'un génial humour noir, des mécanismes de l'addiction et des rapports ambigus que l'on peut entretenir à la cigarette.
    Car chaque cigarette a une fonction : elle peut être remontant ou tranquillisant, accessoire ou fétiche, instrument de communication ou objet de méditation. Parfois, elle est même tout cela à la fois.
    De la révélation de la première bouffée à la toute dernière clope, Gregor Hens retrace les origines de sa longue relation à la nicotine et détaille ses multiples tentatives pour s'en défaire.

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