FeniXX réédition numérique (Éditions France-Empire)

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  • Des bilans de toute sorte ont été établis sur la Révolution. Curieusement, pourtant, on avait omis d'inscrire dans ces bilans ce qui fut l'une des destructions les plus lourdes de conséquences pour l'avenir de la France : celle de notre marine, à son zénith en 1789 et qui, dix ans plus tard, n'existait pratiquement plus. L'ouvrage de Joseph Martray présente d'abord la situation de la marine à la veille de la Révolution, lorsque les flottes de Louis XVI plaçaient la France en tête des nations pouvant alors prétendre à la puissance maritime, qui s'annonçait alors comme la base de la véritable suprématie : celle qui donnait - au début de l'ère industrielle - les moyens d'assurer les communications, la sécurité des transports, l'approvisionnement en denrées et matières premières. Cette grande marine de la fin de la monarchie sera détruite en quelques années, par sectarisme idéologique, avant même qu'elle n'affronte les forces de l'Angleterre à qui la Convention devait, si légèrement, déclarer la guerre le 1er février 1793 : une guerre qui ne s'achèvera qu'en 1815, avec notre élimination totale des océans. Comment a-t-on pu en venir là ? Quels enseignements faut-il en tirer ? Tel est l'objet de cet ouvrage qui va certes provoquer beaucoup de polémiques. Mais comment pourrait-on contester la masse des faits ici rassemblés pour la première fois et leur analyse ? Ce sera, à coup sûr, l'un des livres marquants de la littérature historique produite à l'occasion du bicentenaire de la Révolution Française.

  • Pendant les trois siècles, du XVIe au XVIIIe, où la traite des noirs fut permise, l'Afrique, du Sénégal au Congo, a perdu de quarante à cinquante millions de ses enfants. Achetés ou volés, ceux-ci furent transportés en Amérique du Nord ou du Sud par des navires battant pavillon de la plupart des nations maritimes européennes. Cette transplantation d'êtres humains fut la plus gigantesque que le monde ait jamais connue. De tous les ports qui se livrèrent au commerce et au transport des « pièces d'Inde » au XVIIIe siècle, Nantes fut le plus actif et en tira l'essentiel de sa fortune d'alors, jusqu'au jour où la Révolution abolit l'esclavage dans les colonies françaises d'Amérique et interdit le trafic. Menacés de ruine par cette mesure, certains armateurs négriers décidèrent de prendre le risque de passer outre. « Les négriers » nous conte l'histoire fantastique d'un brick spécialement construit à Nantes pour poursuivre cette traite devenue illicite. Si son auteur, Jean Lainé, qui a longtemps participé aux activités économiques de la région nantaise et s'est passionné pour son histoire, a emprunté le nom de ce brick à un voilier qui prendra la mer seulement de nombreuses années plus tard, si ses personnages campés de main de maître sont imaginaires, en revanche il a veillé à ce que la vraisemblance du récit soit toujours scrupuleusement respectée. Toutes les circonstances du voyage, les modalités d'achat des noirs, leur vie à bord, leur révolte, sont véridiques. Et que dire de cet extraordinaire et authentique maquillage du bateau soigneusement préparé pour dissimuler ses desseins aux autorités de contrôle, sinon qu'il constituait par lui-même un exploit ! Les péripéties du voyage du « Vigilant », qui affrontera tour à tour l'attaque d'une frégate anglaise, une révolte à bord et la tempête avant de se trouver à portée de canon d'une corvette française, les personnalités attachantes du capitaine Tachet, de son second Lucien Gillon et de Corinne de Kersatel, la fille de l'armateur embarquée clandestinement à bord dans le but de rejoindre son cousin et héros chouan réfugié en Amérique, la fierté de Mawba, le jeune chef noir, et la truculence de Peter l'Anglais, l'un des trafiquants de « pièces d'Inde » sur la côte de la Guinée, font de ce livre un document particulièrement émouvant sur la traite des noirs et un récit passionnant d'aventures de mer.

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  • « Une route difficile vers de Gaulle »... est celle qu'ont suivie les marins du Régiment Blindé de Fusiliers-Marins à travers les épreuves tragiques de la Marine française de 1940 à 1943. Leur histoire commence avec la campagne de Norvège, aux côtés des marins anglais, leurs alliés. Elle se poursuit par la destruction de leurs bâtiments par ces mêmes marins anglais et plus tard, américains, par des combats à terre contre les forces anglaises débarquées, par les prisons anglaises... Mais elle s'achève par leur revanche éclatante sur les années cruelles, en prenant une part glorieuse à la Libération de la France. Leur route, de la mer du Nord, l'océan Indien, Diego-Suarez, l'Angleterre... à l'Afrique du Nord, fut longue et semée d'obstacles par des ennemis et amis de tous bords. Puis, par un de ces miracles qui sont l'aboutissement de beaucoup de persévérance, ils ont, à l'heure voulue, rencontré sur leur chemin, le général de Gaulle et forgé avec lui leur nouveau destin. Désignés pour armer le Régiment de Chasseurs de chars (Tank-Destroyers ou TD) de la 2e Division Blindée, ils ont débarqué en Normandie avec le général Leclerc, sont entrés à Paris et ont fait toute la campagne de France jusqu'au coeur de l'Allemagne. Étonnant parcours pour des marins ! Ils ont terminé la guerre avec le plus beau palmarès de la 2e D.B. et probablement de l'Armée Française, en chars et en canons anti-chars allemands détruits. La guerre finie, ils sont revenus à la mer... Après la campagne de Norvège et celle du croiseur auxiliaire Bougainville dans l'océan Indien, l'amiral Maggiar a créé et commandé en Afrique du Nord, le Bataillon Bizerte, puis, jusqu'à la victoire, le Régiment Blindé de Fusiliers-Marins de la 2e D.B. Contre-amiral (CR), grand officier de la Légion d'Honneur, il est titulaire de dix citations.

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  • « Il est des livres, tel « Le Grand Meaulnes », qui vous collent à la peau, « Hans » est de ceux-là, c'est un chef-d'oeuvre. » C'est en ces termes enthousiastes que Bernard Clavel, de l'Académie Goncourt, salue la sortie du nouveau roman de Michel Boutron qui fait l'objet d'une adaptation de Jean Cosmos. - Quatre fois couronné par l'Académie Française, lauréat du Grand Prix de littérature sportive, retenu à plusieurs reprises parmi les finalistes du Renaudot et du Fémina, Michel Boutron appartient, en effet, à la race des romanciers authentiques. Mieux qu'aucun autre écrivain de sa génération, il sait faire rayonner, par une sobriété rigoureuse de moyens, une poésie frémissante des réalités de l'existence. Ce talent si personnel ne s'est peut-être jamais mieux exprimé que dans « Hans », histoire apparemment très simple dont les prolongements laissent percevoir l'ampleur dramatique de l'incompréhension et de l'isolement fonciers des hommes. Car « Hans » n'est pas seulement l'aventure d'un prisonnier de guerre allemand faisant dédaigneusement l'apprentissage des travaux des champs dans une ferme savoyarde, en 1944, sous la coupe d'un ancien maquisard torturé par les nazis. C'est aussi, à la faveur de la confrontation de ces deux personnages le lent cheminement qui conduit deux hommes à dépasser leurs ressentiments personnels. C'est donc un événement important dans le domaine du roman que constitue la publication de ce livre qui réussit à associer étroitement le lecteur au destin de ses héros dans la découverte d'un avenir que le respect réciproque des êtres saura rendre plus fraternel.

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  • Écrit par René Schaefer, qui connaît parfaitement ces territoires, "Révolution en Algérie" nous parle d'Islam, des relations entre la France et l'Algérie, de la population algérienne. Mais il aborde aussi les délicates questions d'un potentiel fatalisme musulman, de la désintégration de la société algérienne, des problèmes démographiques, des troubles que connaît ce pays et de l'économie algérienne, dont il dresse un bilan complet.

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  • Les marches sur la Lune, la recherche d'une vie martienne, les photographies en gros plan des satellites de Jupiter : ces expériences, parmi bien d'autres, ont soulevé l'enthousiasme et forcent notre admiration. Mais la conquête spatiale, qui permet à l'homme d'assouvir sa vieille passion pour l'exploration, est une belle médaille qui a son revers. Car en arrière de la scène, se joue une action beaucoup moins connue mais permanente : celle des satellites militaires. Sait-on en effet qu'ils ont accaparé à eux seuls plus de la moitié des quelques deux mille lancements spatiaux effectués à ce jour ? Ces satellites méconnus sont presque exclusivement soviétiques ou américains, et constituent une panoplie des plus complètes. Les satellites-espions, les plus nombreux, côtoient les satellites d'alerte - véritables chiens de garde du cosmos -, les relais de télécommunications, les satellites de navigation et une foule de satellites destinés à mettre au point des systèmes d'armes comme les intercepteurs spatiaux ou les bombes orbitales. Sans parler des armes terrestres qui les complètent, des missiles de croisière aux canons à particules... Tous les ingrédients de base sont maintenant réunis pour donner naissance à une nouvelle forme de conflit, impensable il y a encore quelques années : la guerre spatiale. Il faudrait sans doute peu de chose pour que les deux Grands se livrent au-dessus de nos têtes à un véritable duel par satellites interposés. Avec « La première guerre spatiale », Pierre Kohler nous propose un scénario parmi bien d'autres, avec les accents du réalisme. Ce n'est pas un récit de fiction, mais bien plutôt de l'anticipation. Car aucun des satellites ou des techniques présentés ne sont le fruit de l'imagination. Tous existent déjà ou sont en cours de mise au point. Tout au long du récit une série d'« encadrés » permettent au lecteur de faire le point en prenant connaissance des données actuelles du problème, lesquelles donnent à l'action un ton très réaliste.

  • Gaston de Galliffet - héros légendaire et personnage honni, né à Paris en 1830. Aristocrate et révolutionnaire, à la fois d'Artagnan et don Juan. Il s'est couvert de gloire à Sedan en 1870 et a été comblé d'honneurs. Il a cependant réussi à se mettre mal avec tout le monde : avec la gauche, en réprimant durement la Commune, ce qui lui valut le surnom de « fusilleur de la Commune » ; avec la droite, qui lui reprocha d'avoir servi la République et d'être devenu ministre de la Guerre - en 1899 et 1900 - en prenant parti pour Dreyfus. Le temps de l'équité est-il venu ? André Gillois a pu rétablir la vérité en remontant aux sources et en utilisant des documents inédits, que lui a communiqué le petit-fils de Galliffet. Il a ainsi reconstitué les Mémoires qu'avait écrits le général de Galliffet et que celui-ci a jetés au feu. Mémoires apocryphes peut-être, mais qui respectent les faits et donnent ses véritables dimensions à ce personnage de roman.

  • Voici le témoignage vécu de Mariotto Albertinelli, peintre florentin de la Renaissance, né en 1474, mort en 1515 : Vassari a écrit sa biographie dans ses « Vies ». Le peintre a donc connu la fin du règne de Laurent le Magnifique, avec ses scandales ; il a assisté aux échecs répétés du fils, Pierre le Malchanceux, face à Savonarole ; il a approché Léon X, qui n'était autre que Jean de Médicis, cet autre fils de Laurent, devenu pape. Il a surtout été le « protégé » d'Alphonsina de Médicis, l'héritière du pouvoir à Florence - une liaison que la famille ne pardonnera ni à l'un ni à l'autre. Mariotto Albertinelli, dont les oeuvres sont aujourd'hui exposées dans les principaux musées d'Europe (les Offices à Florence, le Musée d'Art et d'Histoire de Genève, le Louvre à Paris), disparaît mystérieusement à 41 ans, en 1515, peu de temps après sa maîtresse. On a l'habitude de voir dans cette date, restée pour d'autres raisons dans toutes les mémoires, le triomphe des Français en Italie, le début prestigieux du règne de François Ier, l'aube des temps nouveaux, et on oublie qu'elle marque tout autant une étape importante dans le projet politique des Médicis qui était de conquérir un à un tous les trônes de l'Europe. Si c'est évidemment par hasard que les dates de la vie de Mariotto Albertinelli donnent à cette période une unité incontestable, il eût été dommage de manquer cette approche, où son point de vue à lui donne aux événements une dimension et une signification nouvelles.

  • Quelqu'un qui m'est cher m'a dit, après avoir lu le manuscrit : « C'est Werther. Un tournant de l'histoire de la sensibilité humaine. L'aube d'un nouveau romantisme où l'amour deviendra platonique et se rapprochera de l'amitié. » Bien que romancé - car je désirais toucher un vaste public de lecteurs et non pas celui des essais - il y a là beaucoup de faits vrais, de pages vécues. En tous les cas, tout tourne autour d'une idée que j'ai découverte en relisant les lettres d'un ami, mort à vingt ans : toute la vie sentimentale de certains êtres ne fait que reproduire le premier attachement qu'ils ont eu pour un ami. L'amour, plus tard, prendra la relève de l'amitié. Mais c'est par l'amitié que nous faisons nos premiers pas, sur les chemins du coeur. Gérard Mourgue

  • Sampiero est l'une des figures les plus populaires de l'histoire corse. Mercenaire dans les « bandes noires » du grand condottiere Jean de Médicis, soldat dans les armées de François 1er, Henri II et Charles IX, colonel intrépide qui a l'honneur de figurer dans la galerie des grands capitaines que Brantôme a immortalisés, Sampiero est un personnage haut en couleurs, très représentatif de son époque et de la Corse de son temps. Mais c'est aussi l'une des figures de proue de la résistance des Corses à l'occupation génoise. Déjà libérateur de sa patrie en 1553 dans les rangs de l'armée française, il n'a de cesse, après le traité de Cateau-Cambrésis - qui a rendu la Corse à Gênes en 1559 - de la reconquérir et de la libérer à nouveau. Figure emblématique de la mémoire collective des Corses, Sampiero n'avait pas encore eu de biographie - une lacune que le professeur Pierre Antonetti, historien bien connu de la Corse, a entrepris de combler, avec cet ouvrage où la rigueur des faits est au service de la reconstitution, pleine de vie, d'une époque et d'un personnage fascinants. Replacé dans son contexte histotique, celui des guerres d'Italie, de François 1er, de Charles-Quint, d'Henri Il et de Philippe II, sans oublier Soliman le Magnifique, Sampiero est enfin restitué dans sa vérité. II en ressort plus humain, plus attachant et son action est enfin révélée dans tous ses aspects, même ceux qui, tel le meurtre de sa femme Vannina, ont été déformés par la légende noire.

  • Le Docteur Dupuch, dont une importante partie de la carrière s'est déroulée au Maroc a été très marqué par son séjour dans ce pays. Il évoque dans ce livre les souvenirs inoubliables qu'il en a conservés. Ses fonctions l'ayant amené à pénétrer dans l'intimité de ses clients, du plus puissant personnage au plus humble fellah, il a pu apprécier leur hospitalité hors de pair, leurs qualités de coeur, leur spiritualité et leur grandeur d'âme face aux coups du sort. Les années durant lesquelles il a vécu au Maghreb ont été particulièrement riches en événements historiques. L'auteur en fait état dans son récit, mais sans s'y attarder. C'était également l'époque des grandes épidémies et des grandes endémies. Le typhus, la peste, la variole, le paludisme, la lèpre, la fièvre récurrente, etc., faisaient des ravages. Bien des médecins français ont payé leur tribut à ces affections, mais leur action, poursuivie par celle des jeunes médecins marocains qui ont pris la relève, a permis de juguler ces fléaux. Actuellement, ce pays est en pleine expansion. Le Docteur Dupuch y fait de fréquents séjours. Il est toujours reçu, avec amitié, générosité, parfois même avec faste par ses anciens clients. Les moments qu'il a passés au chevet de ses malades marocains restent dans sa mémoire comme les plus émouvants et les plus enrichissants de sa vie professionnelle.

  • Charles Ford, historien du cinéma bien connu, auteur de nombreux ouvrages qui font autorité, notamment « Histoire du cinéma français contemporain », « Douglas Fairbanks ou la nostalgie de Hollywood » et « Pierre Fresnay, gentilhomme de l'écran » (aux Editions France-Empire), réalise ici une biographie du doyen des comédiens français, Charles Vanel. Cet ouvrage retrace la prodigieuse carrière de ce grand acteur, évoque ses créations les plus marquantes, analyse ses rôles les plus importants et s'efforce de tracer de lui un portrait véridique qui n'est pas toujours en accord avec la légende. Les lecteurs découvriront un acteur humain et épris de son art, interprète de plus de deux cents films au cours d'une carrière qui s'est poursuivie sur plus de soixante-dix ans, de 1912 à 1982, et aussi un personnage hors du commun. Charles Vanel est une anti-star qui a exercé son métier de comédien à l'écran, exactement comme il aurait exercé le métier d'ébéniste (comme son père) ou d'imprimeur. Il n'a jamais eu le temps ni surtout l'envie d'être une vedette. Mais il reste l'un des plus grands acteurs du cinéma mondial. En écrivant ce livre, Charles Ford comble une lacune, car aucun ouvrage n'avait jamais été consacré au merveilleux interprète de « Pêcheur d'Islande », du « Ciel est à vous » et du « Salaire de la Peur ».

  • Durant la dernière guerre mondiale, des résistants de toutes nationalités, arrêtés dans les pays occupés par Hitler, ainsi que des condamnés de droit commun extraits de leur prison, connurent dans les bagnes nazis une effroyable agonie. Dominique Gaussen fut arrêté comme « frontalier » par la Gestapo le 9 juin 1943. Il fuyait la réquisition des étudiants de vingt ans pour le Service du Travail Obligatoire en Allemagne et cherchait à rejoindre par l'Espagne les Forces Françaises Libres. Il passa par les prisons de Pau, Biarritz, Bayonne, Bordeaux, puis par les camps de Compiègne et Buchenwald, avant d'aboutir à celui de Dora, l'usine installée dans un tunnel au nord de Weimar dans la Saxe, où les nazis fabriquaient leur arme secrète, les fusées V-2. A Dora, comme dans tous les autres camps hitlériens, certains détenus privilégiés, les Kapos - valets des S.S. - avaient droit de vie et de mort sur les autres détenus. « Le Kapo » de Dominique Gaussen, c'est le Grand Georges, gigantesque silhouette inoubliable circulant dans l'enfer souterrain du tunnel, toujours flanqué de son inséparable compagnon, le petit interprète aux yeux candides. Dans cet enfer, 20 000 hommes moururent, dont 3 000 Français. A certaines périodes, on comptait soixante-dix pendaisons par jour... Avec un impitoyable réalisme, Dominique Gaussen décrit ce que fut son existence et celle de ses camarades pendant les dix-sept mois qu'il passa à Dora, puis son hallucinante évasion quand l'usine souterraine fut évacuée devant l'avance des Alliés.

  • La démagogie d'après l'Avènement oblige aujourd'hui à une rigueur aux effets cependant insuffisants. Le différentiel d'inflation vis-à-vis du mark contraindra à un réajustement monétaire. L'endettement extérieur contredit une politique étrangère des « mains libres ». La présence de ministres communistes hypothèque moralement le régime, sans fournir une solidarité gouvernementale normale. De même que Napoléon III continuait, une fois sur le trône, à conspirer..., Monsieur Mitterrand ne dépouille pas complètement le politicien de la IVe République. Il s'embarque dans de condamnables opérations de « diversion », comme « la loi anti-Hersant » sur la presse. Il manque à la règle de la continuité de l'Etat, avec certaines manoeuvres contre ses adversaires (le dossier des « avions renifleurs »). Mais l'Histoire dira que dans l'affaire fondamentale, essentielle, quasi-vitale, des euro-missiles, le Président François Mitterrand a agi avec la lucidité et la détermination de l'Homme d'Etat. Cette atlantisation nucléaire de la défense de l'Europe était indispensable à notre sécurité. Il faut à présent sortir, autant que faire se peut, de la logique de Yalta. A mi-septennat, on entrevoit la victoire de l'Opposition aux Législatives de 1986, ce qui obligerait politiquement le chef de l'Etat à se retirer, ou à solliciter un nouveau mandat. L'Opposition se doit d'éviter l'esprit de revanche. Le manichéïsme serait dévastateur à tous points de vue. Sommes-nous en démocratie ? Il faudra demain gouverner et « restructurer ». Il convient notamment de souhaiter la préservation « d'une politique contractuelle », laquelle civilise les relations sociales par trop conflictuelles. Monsieur Raymond Barre n'hésite pas à se reconnaître comme « modéré, très modéré ». Oui, depuis Henri IV, la France se gouverne au centre. Notre situation dans le monde ne nous autorise pas à des guerres de religion. Nécessité pour l'Homme d'Etat de transcender l'opposition droite-gauche.

  • L'arrivée des socialistes au pouvoir a, sans aucun doute, beaucoup contribué au renouvellement de la classe politique. Dynamisée par son rôle d'opposant, toute une nouvelle génération de responsables s'est affirmée depuis 1981. Parmi ces « cadets de l'opposition », Jean-Claude Gaudin joue aujourd'hui un rôle prépondérant. Elu député de Marseille en 1978, à trente-huit ans, ce professeur d'histoire et de géographie a su résister à la « vague rose » tout en confortant ses racines locales, par ses élections de conseiller général des Bouches-du-Rhône et de maire des 6e et 8e arrondissements de Marseille. Porté par ses collègues à la présidence du groupe UDF de l'Assemblée Nationale, il a participé en première ligne à tous les combats menés par l'opposition au Palais Bourbon. Sa campagne municipale de 1983 dans la cité phocéenne, où il totalisait plus de voix que son adversaire, lui valut la sympathie des Français. Son talent de tribun et son verbe imagé, sa spontanéité, son caractère chaleureux et, aussi, ses qualités de diplomate ont permis à cet authentique provençal de renforcer la cohésion du groupe parlementaire qui, au fil des mois, s'est affirmé comme la meilleure vitrine de l'UDF. Au-delà du leader politique et de l'homme de terrain, Jean-Claude Gaudin s'attache également à la réflexion. Son nouveau livre, La Gauche à l'imparfait, s'inscrit dans la ligne de ses deux ouvrages précédents : Une passion nommée Marseille et Comment ils défont la France. Ces 300 pages contiennent bien autre chose qu'un essai supplémentaire sur le libéralisme. Avec conviction et aussi avec humour, Jean-Claude Gaudin ouvre une porte sur les arcanes et les coulisses de l'Assemblée Nationale, tout en pratiquant une analyse implacable de la gestion socialiste. Mais l'attrait de La Gauche à l'imparfait réside surtout dans la dimension humaine que Jean-Claude Gaudin a su donner aux problèmes les plus arides. Avant le grand rendez-vous des législatives, cet ouvrage a, aussi, le mérite de préciser le chemin dans lequel s'engagera l'opposition si, comme beaucoup l'espèrent, elle redevient la majorité.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet abécédaire regroupe des informations de tous ordres, sur tout ce qui touche à la beauté, depuis des rappels historiques, des allusions littéraires, des notes sur la chimie des cosmétiques, jusqu'à des précisions sur les méthodes, les indications, les résultats de la nouvelle médecine esthétique et de la désormais classique chirurgie esthétique, en passant par des articles d'une grande variété, consacrés par exemple à l'acné ou à la couperose, aux soins à donner aux mains ou aux cheveux, à l'action sur la peau du soleil et du froid, du sommeil et des régimes... Sans avoir la prétention d'être complet, ce petit livre adopte une formule qui permet une lecture attrayante : on peut aller droit à ce que l'on cherche, découvrir au détour d'un article un renvoi qui fait rebondir l'intérêt, ouvrir le livre au hasard sans jamais éprouver de lassitude. Surtout, les informations qu'il contient ont le mérite d'être sérieuses, sans complaisance et écrites dans l'intérêt du lecteur.

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