FeniXX réédition numérique (Librairie des Méridiens)

  • Dernier-né, tard-venu des arts, le cinéma doit à sa qualité d'art mineur, ou populaire, la vitalité et la vivacité qu'il paye d'une certaine réputation de vulgarité. C'est pourquoi son univers ne relève ni de l'anthologie, ni même du musée imaginaire, qui consacrent les activités depuis longtemps embaumées en chefs-d'oeuvre, mais plutôt du florilège - pour ses séquences les plus dignes d'être remarquées - et de l'album de portrait de famille - pour ses acteurs et ses personnages momentanément les plus célébrés - où chacun est représenté dans ses activités les plus caractéristiques. Malgré tout, ces attitudes semblent à la fois inspirées par de plus vénérables antécédents artistiques, enracinées dans une culture qui précède de loin l'invention technique, et inspiratrices de comportements sociaux tout à fait usuels et débonnaires, que chacun peut rencontrer dans la vie courante. Parce qu'il s'origine dans la tradition de la fiction, et se prolonge dans les ritualisations de la vie quotidienne, le cinéma est un objet privilégié pour le développement d'une sociologie des circulations culturelles.

  • Dénoncer l'invisibilité du travail domestique et son attribution exclusive aux femmes, n'a plus à être fait. Mieux encore, le poids du travail domestique dans l'économie nationale a été reconnu et même mesuré, et on sait maintenant que les économies les plus développées s'appuient sur l'existence d'un secteur productif non marchand. Pourtant, dès qu'on va y voir de plus près, les paradoxes surgissent. L'activité domestique est bien un travail, et cependant celui-ci ne peut être défini au moyen des catégories de l'analyse économique. Les femmes s'occupent des enfants, de la maison, de la cuisine depuis des siècles, et, pourtant, il y a une histoire des formes familiales et de la division du travail entre les sexes. Le travail domestique s'exerce dans des rapports interindividuels au sein de la famille, pourtant c'est l'ensemble des femmes qui l'assure. Qu'hommes et femmes partagent les tâches domestiques, et un grand pas sera fait vers l'égalité des sexes, pense-t-on, mais le travail domestique se laisse-t-il découper en tâches, et est-ce bien du travail domestique que font les hommes lorsqu'ils y participent ? Par une analyse systématique des pratiques des femmes et des hommes, au sein de familles socialement différenciées, les auteurs dénouent ces apparentes contradictions, et font apparaître la spécificité socio-économique de l'activité domestique : forme de travail radicalement différente du travail salarié, mais néanmoins intrinsèquement liée à l'existence de celui-ci.

  • Dénoncer l'invisibilité du travail domestique et son attribution exclusive aux femmes, n'a plus à être fait. Mieux encore, le poids du travail domestique dans l'économie nationale a été reconnu et même mesuré, et on sait maintenant que les économies les plus développées s'appuient sur l'existence d'un secteur productif non marchand. Pourtant, dès qu'on va y voir de plus près, les paradoxes surgissent. L'activité domestique est bien un travail, et cependant celui-ci ne peut être défini au moyen des catégories de l'analyse économique. Les femmes s'occupent des enfants, de la maison, de la cuisine depuis des siècles, et, pourtant, il y a une histoire des formes familiales et de la division du travail entre les sexes. Le travail domestique s'exerce dans des rapports interindividuels au sein de la famille, pourtant c'est l'ensemble des femmes qui l'assure. Qu'hommes et femmes partagent les tâches domestiques, et un grand pas sera fait vers l'égalité des sexes, pense-t-on, mais le travail domestique se laisse-t-il découper en tâches, et est-ce bien du travail domestique que font les hommes lorsqu'ils y participent ? Par une analyse systématique des pratiques des femmes et des hommes, au sein de familles socialement différenciées, les auteurs dénouent ces apparentes contradictions, et font apparaître la spécificité socio-économique de l'activité domestique : forme de travail radicalement différente du travail salarié, mais néanmoins intrinsèquement liée à l'existence de celui-ci.

  • Dernier-né, tard-venu des arts, le cinéma doit à sa qualité d'art mineur, ou populaire, la vitalité et la vivacité qu'il paye d'une certaine réputation de vulgarité. C'est pourquoi son univers ne relève ni de l'anthologie, ni même du musée imaginaire, qui consacrent les activités depuis longtemps embaumées en chefs-d'oeuvre, mais plutôt du florilège - pour ses séquences les plus dignes d'être remarquées - et de l'album de portrait de famille - pour ses acteurs et ses personnages momentanément les plus célébrés - où chacun est représenté dans ses activités les plus caractéristiques. Malgré tout, ces attitudes semblent à la fois inspirées par de plus vénérables antécédents artistiques, enracinées dans une culture qui précède de loin l'invention technique, et inspiratrices de comportements sociaux tout à fait usuels et débonnaires, que chacun peut rencontrer dans la vie courante. Parce qu'il s'origine dans la tradition de la fiction, et se prolonge dans les ritualisations de la vie quotidienne, le cinéma est un objet privilégié pour le développement d'une sociologie des circulations culturelles.

  • On reparle du civisme, ce qui ne signifie pas qu'on le pense. Et pourtant, ce devrait être la première chose à faire, si l'on ne veut pas que les évidences du consensus (« les citoyens doivent avoir l'esprit civique ») l'emportent à trop bon compte sur celles de la critique (« l'appel à l'esprit civique est un masque de la domination »). Peut-on agir en société, sans faire légitimer son action par une communauté civile quelconque ? Et cette communauté légitimante se présente-t-elle toujours sous les mêmes aspects ? À ces deux questions, ce livre répond par la négative, ce qui permet à la fois de montrer que le consensus n'est pas un cas limite de la pratique civile, mais plutôt la condition de sa réalisation ; et d'expliquer pourquoi, cependant, le civisme des uns est, si souvent, l'incivisme des autres. La quête de légitimité, coextensive aux ententes qui assurent la conduite des affaires ordinaires de l'existence, est aussi au fondement de ses conflits les plus violents, Les effets extra-ordinaires de certains civismes particulièrement virulents, peuvent donc déjà être lus, dans les formes les plus ténues du civisme ordinaire.

  • On reparle du civisme, ce qui ne signifie pas qu'on le pense. Et pourtant, ce devrait être la première chose à faire, si l'on ne veut pas que les évidences du consensus (« les citoyens doivent avoir l'esprit civique ») l'emportent à trop bon compte sur celles de la critique (« l'appel à l'esprit civique est un masque de la domination »). Peut-on agir en société, sans faire légitimer son action par une communauté civile quelconque ? Et cette communauté légitimante se présente-t-elle toujours sous les mêmes aspects ? À ces deux questions, ce livre répond par la négative, ce qui permet à la fois de montrer que le consensus n'est pas un cas limite de la pratique civile, mais plutôt la condition de sa réalisation ; et d'expliquer pourquoi, cependant, le civisme des uns est, si souvent, l'incivisme des autres. La quête de légitimité, coextensive aux ententes qui assurent la conduite des affaires ordinaires de l'existence, est aussi au fondement de ses conflits les plus violents, Les effets extra-ordinaires de certains civismes particulièrement virulents, peuvent donc déjà être lus, dans les formes les plus ténues du civisme ordinaire.

  • La première image de l'Homme de gauche - de l'Homme sans péché, en termes idéologiques, de l'Homme systématiquement bon, en termes rousseauistes - apparaît, au cours de l'histoire, dans la polémique qui oppose durement le moine Pélage et saint Augustin. Depuis, elle a serpenté tout au long des siècles à travers les millénarismes et les prophétismes médiévaux, les utopies de la Renaissance et les idéologies du progrès, en suscitant une perception du Temps qui privilégie le seul futur, au détriment d'un présent irrémédiablement condamné. Ces deux facteurs - l'image pélagienne de l'Homme et la perception millénariste du Temps - expliquent, dans une large mesure, les espoirs de changement radical qui animent les hommes depuis toujours, les interprétations erronées du réel qui en découlent, et les déceptions inéluctables qui s'ensuivent. Ils expliquent aussi pourquoi tant d'intellectuels parmi les plus éminents ont pu se laisser piéger au mirage d'octobre 2017 - et que l'Auteur appelle « La nouvelle trahison des clercs » - et pourquoi la Gauche éprouve tant de peine, aujourd'hui encore, à rectifier la vision de l'Homme qui est la sienne.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Onze auteurs représentant un large éventail de spécialités mais également de sensibilités philosophico-politiques ont joint leurs efforts pour éclairer l'un des problèmes les plus importants et les plus préoccupants du temps présent, celui des clivages résultant des différences ethniques ou raciales et de leurs perceptions. Problème auquel l'évolution démographique (et notamment celle des flux migratoires) conférera probablement une durable actualité. Ces diverses contributions présentent l'intérêt de permettre des comparaisons entre la situation européenne et celle d'aires culturelles extra-européennes (l'Inde, l'Afrique et les États-Unis). De plus, elles ne se limitent pas à l'examen des définitions des « races » ou à l'auscultation du « racisme ». Plusieurs auteurs se sont, en effet, interrogés sur l'« antiracisme » dont le développement institutionnel, sinon doctrinal, est un phénomène significatif de notre temps. Le résultat est assez surprenant. En particulier, certaines convergences entre des auteurs d'orientations politiques divergentes ne laisseront pas d'interroger le lecteur. Le présent ouvrage devrait ainsi contribuer à une prise de conscience aussi sereine que possible des difficultés à résoudre, laquelle pourrait être la condition d'une action à la fois raisonnable et efficace.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Le texte du manuscrit de la Bibliothèque nationale, version française du XIIe siècle.

  • Une étude qui porte sur le rôle de l'individu en public, à travers l'analyse de mécanismes d'harmonisation entre le social et l'individuel.

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  • Le domaine propre aux récits de vie et les réflexions qu'ils suscitent quant au sens et aux stratégies d'approche deviennent l'occasion pour l'auteur de produire des analyses d'une étonnante fécondité. Une grande diversité notamment s'instaure dans le champ de ces discours où l'on rencontre des récits de pratiques limitées dans le temps ; des séquences biographiques (par exemple plusieurs moments insérés dans la chronologie personnelle) ; des entretiens biographiques impliquant une vision générale de l'existence du sujet ; des mini-histoires de vie et/ou autoprésentations, des reconstructions biographiques où le montage des informations est dû au chercheur ; des autobiographies dépourvues de la ritualisation propre à la transmission ; enfin des histoires de vie sociale où, cette fois, le récit comporte la comparaison et l'évolution des événements par un narrateur qui s'assume en tant que tel en fonction de valeurs. Tel est justement le cas de « Tante Suzanne ». [...] Voici donc un livre passionnant. À la fois par son apport théorique dont il faudra désormais tenir compte et pour la surprenante figure de Tante Suzanne qui laissera un souvenir inoubliable.

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  • Le monde de l'entreprise ne peut ignorer cette dimension fondamentale des rapports sociaux du travail à venir et le risque encouru : celui de l'irrationalité économique pour des raisons culturelles.

  • L'introduction dans les entreprises de nouvelles technologies transforme profondément le sens donné au travail. Une étude de cas : celui de l'évolution des transports urbains de masse parisiens permet de dégager plusieurs résultats. Les données antérieures reposaient sur des métiers aux caractéristiques précises, sur des pratiques et des représentations individuelles et collectives de groupes socioprofessionnels spécifiques et nombreux, sur des sociabilités endogènes fortes constituant des « blocs sociotechnologiques » induits, sur le long terme, par un certain croisement du technologique et du social. Les technologies nouvelles découpent ces données construites sur l'épaisseur historique pour susciter l'émergence d'autres blocs. Polyvalence et flexibilité tendent à remplacer les qualifications segmentées antérieures. La réduction des postes induit un certain dépérissement des sociabilités internes et un glissement vers les interactions extérieures à l'entreprise. L'analyse approfondie de ces mutations nécessite l'étude des pratiques et des représentations allouées au concept de travail. Pour aborder ce champ, la démarche « socioanthropologique » proposée croise des problématiques et méthodes sociologiques avec des résultats de l'anthropologie (immersion dans les milieux d'entreprise, symbolique et ritualisation des quotidiennetés...) appliquées aux sociétés industrielles.

  • L'attraction sociale décrit le rêve imparfait de toutes les époques. L'auteur s'interroge sur cette puissance par où la volonté de chacun rencontre le destin des autres au sein d'une aventure collective. Parce qu'il indique les frontières de nos souhaits, sans couvrir les risques conjugués du hasard et de l'Histoire, l'idéal politique du Progrès allume de ses feux incertains l'obscure mobilisation des masses humaines en lutte pour le dépassement de leur permanente étrangeté. L'ouvrage souligne ainsi comment les sociétés tendent à réduire leur horizon culturel sur l'autel de la rationalité solitaire de l'utile et de l'efficace. Toutefois, la gestion technique de la mémoire sociale ou le contrôle étatique de la vie quotidienne n'ont jamais interdit aux émotions d'irriguer discrètement une sensation lyrique de la socialité. À travers les avant-gardes littéraires et artistiques de ce siècle (expressionnisme allemand, surréalisme, Internationale situationniste...), P. Tacussel croit deviner l'affirmation d'un espace dans lequel la subjectivité et les désirs seraient enfin délivrés de la violence de l'inexorable fuite du temps. Le poétique désignerait dès lors une éthique sans projet.

  • Ce temps, apparu avec l'industrialisation, est un fait social, de plus en plus valorisé, créateur de nouveaux rapports sociaux.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La nostalgie, ce chemin voluptueux et douloureux qui relie l'adulte au pays de l'enfance est la part sans doute la plus intime de chacun, mais aussi, comme ce livre voudrait le montrer, la plus sociale... Cette « empreinte qui se date », ce passé qui fut un Actuel, sont faits des mille petits riens de la vie sociale ; blagues qui circulent, refrains qui se fredonnent, argot qui se renouvelle, affiches publicitaires, imageries de toutes sortes... Il faut interroger ces productions sans gloire pour retrouver l'essence d'une époque. Ici, la nostalgie s'attache au récit en images, histoires illustrées et bandes dessinées ; elle explore l'enfance historique du récit en images dans le goût populaire, retrouvant les mystères anthropologiques d'une mémoire collective, liée au récit et à l'image. Puis, se souvenant qu'elle appartient à chaque mémoire individuelle, la nostalgie navigue le long de la trajectoire des stéréotypes depuis leur célébration (hagiographie) jusqu'à leur crise (parodie) : trajectoire d'une sensibilité sociale, nostalgie narcissique.

  • L'auteur montre comment une certaine logique de l'inconscient rencontre d'autres logiques, sociales, pour modeler les manifestations corporelles.

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