FeniXX réédition numérique (Société d'éditions générales)

  • Grégor Patoff gisait sur son lit, un poignard au manche très curieux planté dans sa poitrine. Sa veste était ouverte et sa chemise, à l'origine blanche, paraissait écarlate tant l'homme avait perdu de sang. Eddie White, sans pouvoir arracher son regard de cette terrifiante vision, recula vers l'entrée. Soudain, il buta contre quelqu'un et sursauta violemment. - Joli travail ! murmura une voix derrière lui. Le romancier se retourna vivement et aperçut un Japonais qui le contemplait, l'air ironique, tout en braquant un revolver dans sa direction.

  • « Holly est une ganache comme j'en ai rarement rencontrée. Quand il fonce sur moi, j'ai l'impression que je vais faire un round de boxe avec un bulldozer. Je lui place une droite au menton à m'en faire péter les jointures. Ça ne produit pas plus d'effet qu'un sinapisme sur une jambe de bois. Je sens que je vais dérouiller vachement, et que pour me sortir de là, ça va être coton... »

  • « Le type est vaguement bossu, il a la gueule en biais et un oeil qui dit zut à l'autre, avec ça un tic étrange lui fait tressauter la lèvre supérieure. Il est chouette le frère ! Ajoutez à cela que moi, je le contemple, attaché sur une chaise avec des bandelettes pour ne pas laisser de traces sur ma peau... - « Regarde-le mon petit crotale, Dolegan ! Il va se faire les dents sur toi... On croira que tu as été victime d'un accident de pique-nique ! Le crotale me fixe de ses yeux glacés, à travers le grillage. Et ce sale type va ouvrir la trappe à distance... À faire frémir... ! »

  • « Le type qui est étendu à mes pieds a l'air de rigoler. En réalité, ce n'est pas un sourire qu'il fait, mais une grimace. Il y a de quoi ! Il est mort depuis deux heures au moins et on dirait que son corps a servi de cobaye à un charcutier qui donnerait des leçons particulières. Quel gâchis ! »

  • « Les requins caracolent autour du steamer. L'océan est calme. On voit les ailerons qui fendent l'eau à une vitesse vertigineuse ! Moi, notez-le bien, les bains de mer, je ne suis pas contre... Mais pas dans ces conditions-là ! D'autant plus qu'on me colle un pétard dans le dos pour m'inviter à plonger tête première !... Ah... Mer, alors ! Je ne suis pas partant ! Pas partant pour un rond, ni même pour deux... »

  • « Il y a des types consciencieux dans tous les métiers. Jeff Swanson en est la preuve. Ce gars-là a la plus haute notion de l'honnêteté dans l'exécution de son travail. Quand on lui a bien expliqué ce que l'on voulait et qu'il a été payé pour le faire, il se transforme en robot d'exécution. D'autant plus que le métier de Jeff Swanson est de tuer sur commande, dans les meilleurs délais et de la façon la plus discrète qui soit. Quand la machine est en marche, il est trop tard pour changer d'avis. Alors, ça pose des cas de conscience in extremis... »

  • « Piloter une voiture au moment des Fêtes, alors qu'il y a un tas de gars excités au volant, et que l'on roule en files de quatre, avec tout juste un papier à cigarettes entre chaque aile, ça n'est déjà pas drôle. « C'est encore plus coton quand on a derrière soi une bagnole conduite par un type qui veut vous mettre les tripes en l'air et qu'on le sait ! Moi, je suis le quatrième de file. Il y a un océan de bagnoles devant moi. Derrière moi, il n'y a que la bagnole du type qui veut me buter. Son coup fait, il pourra virer sur l'autoroute puisqu'il est le dernier dans la queue... moi je suis marron, marron glacé, comme à Noël... »

  • La Belle Nantaise, un des derniers trois-mâts de la Marine française, vogue vers les côtes d'Afrique. Et, à son bord, vogue l'amour, l'amour de Jean, le Capitaine, pour Anne, la « clandestine ». Et, pour cette jeune femme troublante, mystérieuse, téméraire, voguent aussi les amours des autres officiers. Le drame couve, se précise, s'enfle sous les passions déchaînées, comme s'enflent les voiles sous la tempête. Il éclate ce drame, en même temps que la plus effrayante des révoltes ; celle des 500 esclaves entassés dans les cales de La Belle Nantaise. De ce drame, un lointain descendant, va voir surgir à travers ses amours, la fatale évocation. Se verra-t-il, à notre époque, refuser le droit au bonheur. Vous le saurez en lisant "Et vogue l'amour", un roman qui vous envoûtera comme un sortilège.

  • Lorsque nous arrivons dans la pièce où se trouve le coffre-fort, Flaming cherche encore un peu partout avec une assiduité de chien de chasse sur une piste, tombe en arrêt devant le tableau, le tâte, le fait pivoter et glousse de satisfaction en apercevant le coffre mural. - Voulez-vous m'ouvrir ce coffre ? demande-t-il à Pamela en la lorgnant avec un petit air triomphant. - Mais, bien volontiers ! murmure la belle enfant. Moi, j'en ai les jambes en flanelle. Mais elle a l'air tellement calme que je ne réalise pas très bien. Ma parole, cette fille-là doit être complètement inconsciente. Alors, elle fait pivoter les boutons de la fermeture de sûreté du coffre et puis elle tire tout doucement la porte...

  • « Il y a des types consciencieux dans tous les métiers. Jeff Swanson en est la preuve. Ce gars-là a la plus haute notion de l'honnêteté dans l'exécution de son travail. Quand on lui a bien expliqué ce que l'on voulait et qu'il a été payé pour le faire, il se transforme en robot d'exécution. D'autant plus que le métier de Jeff Swanson est de tuer sur commande, dans les meilleurs délais et de la façon la plus discrète qui soit. Quand la machine est en marche, il est trop tard pour changer d'avis. Alors, ça pose des cas de conscience in extremis... »

  • « Piloter une voiture au moment des Fêtes, alors qu'il y a un tas de gars excités au volant, et que l'on roule en files de quatre, avec tout juste un papier à cigarettes entre chaque aile, ça n'est déjà pas drôle. « C'est encore plus coton quand on a derrière soi une bagnole conduite par un type qui veut vous mettre les tripes en l'air et qu'on le sait ! Moi, je suis le quatrième de file. Il y a un océan de bagnoles devant moi. Derrière moi, il n'y a que la bagnole du type qui veut me buter. Son coup fait, il pourra virer sur l'autoroute puisqu'il est le dernier dans la queue... moi je suis marron, marron glacé, comme à Noël... »

  • La Belle Nantaise, un des derniers trois-mâts de la Marine française, vogue vers les côtes d'Afrique. Et, à son bord, vogue l'amour, l'amour de Jean, le Capitaine, pour Anne, la « clandestine ». Et, pour cette jeune femme troublante, mystérieuse, téméraire, voguent aussi les amours des autres officiers. Le drame couve, se précise, s'enfle sous les passions déchaînées, comme s'enflent les voiles sous la tempête. Il éclate ce drame, en même temps que la plus effrayante des révoltes ; celle des 500 esclaves entassés dans les cales de La Belle Nantaise. De ce drame, un lointain descendant, va voir surgir à travers ses amours, la fatale évocation. Se verra-t-il, à notre époque, refuser le droit au bonheur. Vous le saurez en lisant "Et vogue l'amour", un roman qui vous envoûtera comme un sortilège.

  • « J'aime l'imprévu, mais il y a des limites ! Elle m'avait donné rendez-vous chez elle à minuit, et je comptais bien la trouver dans une pose voluptueuse. Elle était renversée dans un fauteuil et m'offrait une très belle vue plongeante dans son décolleté. Malheureusement, je pouvais admirer en plus, bien enfoncé sous le sein gauche, un poignard qui n'était pas placé là pour l'aider à respirer. La meilleure preuve, c'est qu'elle était tout ce qu'il y a de plus morte. Sur le tapis, un petit chat blanc en peluche me lorgnait en tirant une belle langue rouge. En moins de huit jours, c'était le troisième que je trouvais et toujours près d'un cadavre. Alors je me suis barré en vitesse... »

  • « Le type qui est étendu à mes pieds a l'air de rigoler. En réalité, ce n'est pas un sourire qu'il fait, mais une grimace. Il y a de quoi ! Il est mort depuis deux heures au moins et on dirait que son corps a servi de cobaye à un charcutier qui donnerait des leçons particulières. Quel gâchis ! »

  • « J'aime l'imprévu, mais il y a des limites ! Elle m'avait donné rendez-vous chez elle à minuit, et je comptais bien la trouver dans une pose voluptueuse. Elle était renversée dans un fauteuil et m'offrait une très belle vue plongeante dans son décolleté. Malheureusement, je pouvais admirer en plus, bien enfoncé sous le sein gauche, un poignard qui n'était pas placé là pour l'aider à respirer. La meilleure preuve, c'est qu'elle était tout ce qu'il y a de plus morte. Sur le tapis, un petit chat blanc en peluche me lorgnait en tirant une belle langue rouge. En moins de huit jours, c'était le troisième que je trouvais et toujours près d'un cadavre. Alors je me suis barré en vitesse... »

  • Rudolf poussa un hurlement. L'ongle de la jeune fille lui avait meurtri la paupière, et probablement crevé le globe oculaire. Aveuglé, il se rejeta en arrière, d'un mouvement si prompt qu'il tomba à la renverse. Sa tête vint heurter un montant de métal et il demeura immobile sur le dos, à demi-conscient. Maj-Britt se releva, enjamba son adversaire, et sortit de la cabine. L'air frais lui fit l'effet d'une douche froide et elle recouvra immédiatement sa maîtrise de soi. À l'arrière du canot, la corde d'amarrage était enroulée. Elle s'en saisit et revint précipitamment à la cabine, où Rudolf était toujours immobile, les mains sur les yeux, haletant de douleur. Elle commença à l'attacher aux poignées de cuivre. Rudolf comprit ce qui lui arrivait juste au moment où il avait déjà les jambes entravées. Ses bras furent à leur tour paralysés, avant qu'il ait pu esquisser une résistance quelconque. "Petite garce, tu vas me le payer !" grommela-t-il en tirant sur la corde de tous ses membres. Mais les noeuds de Maj-Britt étaient solides, il était à sa merci.

  • Dans son lit, l'interprète était toujours immobile. Wollberg lui prit le bras droit, et commença à lui retrousser la manche de son pyjama jusqu'au coude. Puis, il porta la main à sa poche revolver pour y saisir la boîte contenant la seringue. - Ne bougez plus ! fit soudain une voix sèche derrière Nick. Et le jeune homme sentit qu'on lui appuyait un objet dur dans le dos, tandis que Wollberg, les yeux fixés sur quelque chose qui se passait derrière Nick, levait lentement les bras. Nick fut prestement poussé contre la cloison. Il leva les bras à son tour. C'est alors seulement, qu'il reconnut les deux nouveaux venus, les deux hommes qu'il avait aperçus dans le hall de l'hôtel, somnolant dans des fauteuils !

  • Salut Gaspar ! dit-il. Comme piqué par un serpent, Gaspar se retourna, faisant virevolter Estelle. Il aperçut Malran, le visage en sang, remarqua que son bras gauche pendait. Mais le 7,65 restait fermement braqué sur lui. Qu'est-ce que ça veut dire ? demanda-t-il un peu pâle. Dorfeuil est mort, annonça Malran. Alors, vous laissez la fille et vous caltez. Sinon, je vous descends tous les deux ! Dorfeuil est mort ! Ça, je veux le voir ! s'écria le Gros. Tu peux me croire sur parole. Il a reçu une balle de 7,65 dans le crâne et une autre dans l'estomac. Même pour toi, ce serait suffisant !

  • Rudolf poussa un hurlement. L'ongle de la jeune fille lui avait meurtri la paupière, et probablement crevé le globe oculaire. Aveuglé, il se rejeta en arrière, d'un mouvement si prompt qu'il tomba à la renverse. Sa tête vint heurter un montant de métal et il demeura immobile sur le dos, à demi-conscient. Maj-Britt se releva, enjamba son adversaire, et sortit de la cabine. L'air frais lui fit l'effet d'une douche froide et elle recouvra immédiatement sa maîtrise de soi. À l'arrière du canot, la corde d'amarrage était enroulée. Elle s'en saisit et revint précipitamment à la cabine, où Rudolf était toujours immobile, les mains sur les yeux, haletant de douleur. Elle commença à l'attacher aux poignées de cuivre. Rudolf comprit ce qui lui arrivait juste au moment où il avait déjà les jambes entravées. Ses bras furent à leur tour paralysés, avant qu'il ait pu esquisser une résistance quelconque. "Petite garce, tu vas me le payer !" grommela-t-il en tirant sur la corde de tous ses membres. Mais les noeuds de Maj-Britt étaient solides, il était à sa merci.

  • Dans son lit, l'interprète était toujours immobile. Wollberg lui prit le bras droit, et commença à lui retrousser la manche de son pyjama jusqu'au coude. Puis, il porta la main à sa poche revolver pour y saisir la boîte contenant la seringue. - Ne bougez plus ! fit soudain une voix sèche derrière Nick. Et le jeune homme sentit qu'on lui appuyait un objet dur dans le dos, tandis que Wollberg, les yeux fixés sur quelque chose qui se passait derrière Nick, levait lentement les bras. Nick fut prestement poussé contre la cloison. Il leva les bras à son tour. C'est alors seulement, qu'il reconnut les deux nouveaux venus, les deux hommes qu'il avait aperçus dans le hall de l'hôtel, somnolant dans des fauteuils !

  • « Holly est une ganache comme j'en ai rarement rencontrée. Quand il fonce sur moi, j'ai l'impression que je vais faire un round de boxe avec un bulldozer. Je lui place une droite au menton à m'en faire péter les jointures. Ça ne produit pas plus d'effet qu'un sinapisme sur une jambe de bois. Je sens que je vais dérouiller vachement, et que pour me sortir de là, ça va être coton... »

  • Lorsque nous arrivons dans la pièce où se trouve le coffre-fort, Flaming cherche encore un peu partout avec une assiduité de chien de chasse sur une piste, tombe en arrêt devant le tableau, le tâte, le fait pivoter et glousse de satisfaction en apercevant le coffre mural. - Voulez-vous m'ouvrir ce coffre ? demande-t-il à Pamela en la lorgnant avec un petit air triomphant. - Mais, bien volontiers ! murmure la belle enfant. Moi, j'en ai les jambes en flanelle. Mais elle a l'air tellement calme que je ne réalise pas très bien. Ma parole, cette fille-là doit être complètement inconsciente. Alors, elle fait pivoter les boutons de la fermeture de sûreté du coffre et puis elle tire tout doucement la porte...

  • « Le type est vaguement bossu, il a la gueule en biais et un oeil qui dit zut à l'autre, avec ça un tic étrange lui fait tressauter la lèvre supérieure. Il est chouette le frère ! Ajoutez à cela que moi, je le contemple, attaché sur une chaise avec des bandelettes pour ne pas laisser de traces sur ma peau... - « Regarde-le mon petit crotale, Dolegan ! Il va se faire les dents sur toi... On croira que tu as été victime d'un accident de pique-nique ! Le crotale me fixe de ses yeux glacés, à travers le grillage. Et ce sale type va ouvrir la trappe à distance... À faire frémir... ! »

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