Littérature générale

  • A la tête de Médecins sans frontières pendant douze ans, l'auteur dresse le paysage humanitaire international et décrit les rôles et les obligations de chaque acteur. Il parle des enjeux de ces actions, de la récupération par les politiques, du rôle des médias, etc. Pour lui, il est essentiel de savoir suspendre une action humanitaire lorsqu'elle se retourne contre l'objectif attendu.

  • « Il était une fois au coeur du vieux monde un étrange pays dont l'Histoire était si longue qu'on l'avait oubliée. Ce n'était qu'un immense désert de cailloux et d'épines qui venait mourir sur la rive des Syrtes. Sous le linceul de sable et de chardons reposaient des richesses inconnues et des ruines grandioses de cités de légende. Tous les chevaliers d'aventure qui avaient erré en ces lieux étaient passés comme de mauvais songes dans le bruit des canons et l'écho des batailles puis s'étaient évanouis dans les lointains de cendre. La ronde du soleil rythmait sans espérance la misérable vie des troupeaux et des hommes, lorsqu'un enfant naquit au foyer d'un berger. Un être hors du commun qui rêvait de changer le monde, de libérer ses frères de toutes les contraintes, de rappeler aux méchants la parole de Dieu et de restaurer la justice. Le ciel le gratifia de fleuves de pétrole, la fortune s'attacha à ses pas, la "baraka" le prit sous son aile. En quelques années, il bouscula les disciples d'Allah, provoqua l'Occident, inquiéta l'Orient, se joua de l'Afrique. Ses discours véhéments mobilisaient les foules, ses foucades déclenchaient sarcasmes et anathèmes. La rumeur l'accusa des pires turpitudes. Apôtre ou démon, poète ou démiurge, vers quel destin Moammar el Kadhafi, le berger des Syrtes, conduit-il son troupeau ? »

  • Née avant la Révolution et morte sous la présidence du futur Napoléon III, Juliette Récamier, la Belle des Belles, est la pure incarnation de l'intelligence et du charme féminins. Par sa beauté, son raffinement, son sens de l'amitié, elle sut, tout au long de sa vie, rassembler ce que l'Europe comptait de mérites politiques, artistiques, littéraires et faire de son salon un lieu d'échange d'une qualité inégalée. Riche, avenante, d'une élégance discrète, vouée au blanc, Juliette connaît très tôt la renommée. Mariée à 15 ans, sa relation purement affectueuse avec le banquier Récamier, dont elle apprendra qu'il est son père, fait d'elle une femme célébrée sinon heureuse. Elle règne sur le Paris consulaire mais, sous l'Empire, elle lutte inlassablement en faveur de ses amis opposants au régime, notamment Mme de Staël et Benjamin Constant. Elle ne faiblit jamais et sa fidélité aux proscrits lui vaudra les rigueurs de l'exil. Sous la Restauration et la monarchie de Juillet, son rayonnement s'étend sur la brillante société qui se retrouve chez elle, à l'Abbaye-aux-Bois. Elle encourage la création et favorise l'éclosion de la pépinière Romantique, sous l'égide de Chateaubriand, qu'elle a su s'attacher et avec lequel elle forme, pendant trente ans, un couple éblouissant, légendaire : il la fera entrer dans l'immortalité en lui consacrant des pages inoubliables des Mémoires d'outre-tombe. « Celle qui fut la star de son temps méritait ce livre passionnant et peut-être définitif qui fait revivre toute une époque. » Jean d'Ormesson. Grand prix des lectrices de Elle 1987. Nouvelle édition revue et augmentée.

  • Une introduction à la culture chinoise classique replacée dans son cadre historico-géographique et décrite dans ses aspects les plus originaux : Etat non politique, idéologie confucianiste, vision du monde recomposée à travers le prisme de l'idéographie. L'essai se termine par un questionnement sur l'avenir de la sinité.

  • « Bouba est immobile au centre de la pièce, interdit. Il effectue deux pas en retrait et s'assied sur sa couche. En un mouvement de rage contenue, ses mains réduisent à rien le papier de la missive recommandée. Mêlée à cette rage sèche, une manière de désespoir, qui vient brûler ses lèvres, ses joues, son front. Bouba, en slip sur son lit-couche. Contemplant son habitation-cage. Ses mains continuent de froisser le chiffon de la lettre. Il vit dans une cage, en effet, et lui, peau noire, s'y accorde merveilleusement. Et lui, avec son odeur africaine, en est l'habitant rêvé, choisi. Bouba le Noir sur dix mètres carrés de logement indigne. Quatre murs qui suintent d'humidité pendant six mois de l'année, tandis que l'été, cela devient pareil à un marais : évaporations intenses, chaleurs lourdes, touffeurs malsaines accompagnées de pullulements d'insectes, haleines maladives descendant des étages pour se concentrer en épaisseurs presque palpables. »

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • « Chez moi, c'est à dire chez les Soninkés du Mali, le soleil est très piquant. Il fait bien plus chaud qu'en France, mais on n'est pas mal, il y a du vent, et dans mon village il y a beaucoup plus d'eau qu'à Négali. On a des arbres et la terre est noire, on peut y cultiver le riz, car ça ne sèche pas. Les montagnes sont du côté de Mogarenio, un peu plus loin. Je pensais que c'étaient les montagnes les plus hautes du monde, et quand on m'a dit qu'en France il existait des montagnes plus hautes que chez moi, je n'ai pu le croire. La première saison est celle des cultures parce qu'il pleut. La deuxième saison n'a pas de pluies mais la terre reste un peu mouillée, et il fait toujours frais. Là où je suis née, la sécheresse n'est jamais terrible. C'est différent de Yélimané qui est bien plus connu, mais qui n'est pas un endroit pour construire une maison. Nous, on ne parle pas de Sahel, mais les Français en parlent souvent. Je viens de là, je suis une Soninké du Mali. » Cette femme qui parle est à Paris depuis seize ans. Elle correspond avec son village natal au moyen de cassettes vidéo. Elle organise chez elle des réunions Tupperware. Grâce à elle, deux mondes tentent de dialoguer. Sa parole, naïve, savoureuse, tient de la fable et de l'avertissement. Sa vie, dit-elle, ressemble à un film. Nous en sommes, plus que les témoins, les acteurs. Par le truchement de Catherine Vigor, elle s'adresse à nous, en direct, jusqu'au coeur.

  • Derrière quelques brides d'autobiographie, Marianne Kohler raconte son parcours spirituel. Elle explique son cheminement vers la conquête de la spiritualité à travers le récit des différentes expériences humaines qu'elle a vécues, des voyages qu'elle a fait en Inde, de son initiation au bouddhisme et des gourous célèbres qu'elles a rencontrés.

  • Plutôt que l'histoire d'une permission au bord de l'eau, davantage que la vie d'un appelé au temps de la guerre d'Algérie, « Frédéric hors les murs » est vraisemblablement un roman topographique, un jeu d'orientation. Toute action, jadis, qu'elle fût civile ou militaire, amoureuse ou guerrière, s'accompagnait d'un siège. Qu'il s'agît de découvrir une île, de se concilier une femme, d'emporter une place, d'établir son camp ou de fonder la cité, il fallait, très cérémonieusement et très exactement, faire le tour de l'objet promis à la violence. Dans ce récit on suit une démarche inverse. L'homme commence par s'enfermer en soi-même et, ainsi protégé, il pallie les ravages de l'inaction en portant le siège, très cérémonieusement et très exactement, à des places imaginaires. Il se pourrait que, chassé de ces prisons successives par les circonstances extérieures, il fût poussé à vivre. C'est toute la grâce qu'on lui souhaite.

  • Raoul Follereau qui a fait, en quarante ans, trente-deux fois le tour du monde, pour porter aux lépreux secours, espoir, amour, fustige durement, mais sans haine, ceux qui disent : "Moi, je ne m'occupe pas des autres ou :" Moi, je paie : par conséquent...". Il met en accusation ce qu'il appelle la civilisation des feux rouges :" Pas le temps d'aimer. " Et, dénonçant l'atroce misère qui écrase les deux tiers de l'humanité, il s'écrie : "Caïn, c'est toi. Caïn, c'est moi." Ce livre sensible, ironique parfois, douloureux souvent, fait suite à "Si le Christ demain frappe à votre porte" qu'il publia en 1954 et fut traduit en dix langues. Il en est à la fois le prolongement et le complément, adapté aux heures incohérentes et tragiques que nous vivons. "S'aimer ou disparaître", dit Raoul Follereau, "il faut choisir. Tout de suite. Et pour toujours." Mais l'auteur de "La seule vérité, c'est de s'aimer" ne renie pas son idéal. Le message à la jeunesse du monde qui termine et couronne cet étrange et passionnant petit livre en est le témoignage : « Devenez quelqu'un pour faire quelque chose. Le monde va, se déshumanisant : "Soyez des hommes" ».

  • Le déterminateur répond au nom : Jacques Jules Langa. Il est appelé à une vengeance, par les siens. Il invoque, il appelle. Il trouve le moyen de l'invasion. Il marche, il se fait pur animal de mouvement. C'est ainsi que les pensées lui viennent. Il détermine les pays : la côte langéenne, son trou au bord de la côte, la cité de ses pairs ; et en face, à midi et quart, les îles ancien-chrétiennes, où Chrysostôme domine. Voilà. Ceci fait, le geste s'explique. Le récit se dénouera par épuisement du sujet. Les choses se produisent. Il faut les croire. La croyance vient du corps de Jacques Jules Langa. Elle forme la langue du geste. C'est la seule clef. À la fin, il l'a reconnu. Il n'a plus rien à faire. C'est pris. Il a fait tout son possible. Jacques Jules Langa n'a plus rien, dessous, ni derrière, ni devant lui. L'ennemi s'est lancé en l'air, emportant les fils. C'est la seule clef.

  • Machiniste : celui qui transforme le décor, au théâtre. Pourquoi pas celui qui machine jusqu'à la transformer sa réalité quotidienne ? Cette suite de quatre récits est d'abord un grand jeu. Chaque fois le narrateur exorcise le dieu qui n'en finit pas de se débattre en lui, flanqué de sa progéniture. Mais qui est Dieu ? Un oiseau ? Un parti ? Un cow-boy ? Le machiniste joue, s'anéantit dans le jeu, livre bataille à son dieu. Et ce jeu, cette passion, c'est aussi une guerre totale que le machiniste têtu mène contre lui-même. Quatre volets d'une même chronique en fin de compte, relatant quelques-uns des aspects de cette lutte insensée pour en finir avec Dieu, non du point de vue de l'historien, insistons là-dessus, mais de la victime, parfois consentante, parfois en rébellion. Alain Rais est né à Bordeaux en 1932. Homme de théâtre, il dirige la compagnie des Spectacles de la vallée du Rhône qui, à partir de Valence, rayonne sur toute la région. Metteur en scène, adaptateur, il a aussi publié « Mauvais sang », roman, en 1959 (Buchet-Chastel) et « La nuit manque de main d'oeuvre », poèmes, en 1970 (P.J. Oswald). Alain Rais habite Crest, dans la Drôme.

  • La vie en famille, c'est indéfiniment le jeu de nuages qui se dessinent, se dissipent, disparaissent, réapparaissent sur un ciel trop connu, exempt de saisons. On ne les remarque même plus, on s'habitue. On respire l'atmosphère de famille. Elle colore notre sang, elle est plus forte que tous les souvenirs. C'est la vie comme elle vient. Une mère dans l'ombre, "notre mal nécessaire" comme l'appellent les siens dans leurs bons jours, est au centre de ce récit. C'est à travers elle que la famille prend corps ; sans elle, tout se défait, et c'est le drame. Dans un style réaliste, coupé de monologues qui jettent d'étranges lueurs sur tel ou tel comportement, Flora Dosen nous fait vivre avec intensité les efforts contradictoires de quatre personnes pour atteindre ensemble un certain bonheur, que le destin tout à coup met en miettes.

  • Les instants les plus significatifs - du meilleur au pire - du théâtre des dix dernières années ; portraits d'acteurs, pièces analysées, auteurs "croqués"... la vie de la scène, le film dramatique de Paris ; de la tragédie au vaudeville, du T.N.P. aux Boulevards, des petites salles d'avant-garde à la Comédie française... Montherlant, Anouilh, Achard, Roussin ou Ionesco, Beckett, Adamov ? Un éventail complet, coloré, chatoyant ; une palette aux mille nuances... De la plume de Gautier au crayon de Sennep. Beaucoup d'amour, autant d'esprit. Deux fauteuils pour le prix d'un seul.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Le 31 juillet 1972, quatre-vingt-douze motos descendent les Champs-Elysées dans un bruit d'enfer. C'est le départ du premier Raid Orion, Paris-Ispahan, organisé par la Guilde Européenne du Raid et le journal Moto-revue. Le lundi 14 août, soixante-dix-neuf motos arrivaient à Ispahan. Le Raid était fini. Pourtant, onze motos ont continué sur Kaboul, quatre sont allées jusqu'à Rawalpindi. Quand octobre est arrivé, tout le monde était rentré, à l'exception de trois motos, qui continuaient à se promener en Cappadoce. Quand je suis revenue à Paris, le vendredi 13 octobre, sur ma 750 Guzzi (trois cents kilos, avec les bagages), le monde était devenu immense, et moi, j'étais toute petite (sans parler des cinq kilos que j'avais perdus). Je n'essaie pas de raconter le Raid Orion, ni de faire le trente-troisième guide touristique des pays que j'ai traversés. Ce n'est pas un livre de moto non plus : j'ai fait vingt mille kilomètres, à peu près, mais je conduis toujours aussi mal. Je voudrais simplement vous faire sentir ce que j'ai senti, et vous faire vivre ce que j'ai vécu. Pourquoi ? Parce que, pendant les deux mois et demi qu'a duré mon voyage, je n'ai pas connu une seule seconde d'indifférence, ni d'ennui. Et ça, c'est important.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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