Fleuve éditions (réédition numérique FeniXX)

  • Et comment l'amnistie ! Après le procès de Bordeaux, où avaient été condamnés des Alsaciens ayant, de force, été embrigadés dans la Division "Das Reich", de Strasbourg à Mulhouse on avait failli rentrer en révolte. L'Alsace protestait, hurlait : messieurs les bons Français qu'avez-vous fait de nous pendant la guerre, jérémiades politiques ou pas, Résistance ou non ? 30 ans après la reddition allemande, Henri Ermayer se disait qu'il y avait des problèmes qu'il fallait regarder en face. On l'appelait "Bourreau". Il n'aimait pas. Du fond de son abri de l'ex-Ligne Maginot, racheté aux Domaines, il l'aurait bien parfois reprise tout seul, la guerre. Et puis, il y eut cette insolite petite annonce, toute cette horreur et ce sang au bord du Rhin. C'était pourtant l'époque des Présidentielles, mais c'est pour tout de bon, malgré tout, qu'on faillit faire donner les tanks, l'artillerie et l'infanterie contre sa petite forteresse personnelle !

  • Pétrole ! Mot qui met désormais en transes n'importe quel homme politique ou financier. Aussi le responsable d'une compagnie pétrolière travaillant au Pérou a-t-il un sérieux motif d'inquiétude en apprenant qu'un dossier est constitué sur sa société au Ministère de l'Industrie, à Lima. Autre raison de préoccupation majeure, le dossier comporte des documents hautement confidentiels connus de rares initiés. Quand le responsable de la compagnie est enlevé avec les photos du dossier, quand les personnes l'ayant aidé à se renseigner disparaissent, c'est au tour du Délégué de s'alarmer et de se lancer dans une course mouvementée et sanglante afin de savoir qui agit et pourquoi.

  • La lèpre végétale dévora les forêts, puis les cultures. La famine menaça le monde. D'où venait la "Maladie Blanche" ? Apparemment vaincue, l'épidémie resurgit : cette fois elle s'attaquait à ce que l'homme a de plus précieux : son cerveau ! Et la civilisation sombra lentement...

  • La noyade d'un miséreux au fond d'un port africain n'intéresse personne. Par contre la noyade d'un officier DGSE déguisé en miséreux au fond d'un port africain passionne une foule de monde ! Surtout s'il porte ce que l'on appelle pudiquement "des traces"...

  • Tchad - 1988 - Après Faya-Largeau, les forces libyennes ont perdu un matériel considérable et plusieurs "conseillers" soviétiques se trouvent en fâcheuse posture. Monclar, agent du service "action", réussira-t-il à exfiltrer un de ces "conseillers" avant qu'il ne soit capturé par les forces tchadiennes ?

  • Thomas se leva d'un bond et la saisit par les poignets. - Tu es capable de tout, Julia. De jouer la comédie, d'assommer un homme d'une manchette et d'un tas d'autres choses aussi rocambolesques. Mais qui es-tu, bon sang ?

  • Le sourire de Sophie se fit malicieux. - ... Dans dix minutes, mon cher Adrien, si Marek n'est pas arrivé, ce qui est infiniment probable, c'est moi qui ferai cette opération... et tu seras mon assistant. O.K. ? - Mais... tu es complètement folle... ! Le patron va nous virer aussi sec !

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Il s'exclama en colère : - Mais c'est insensé ! Il s'agit tout de même de tes affaires, de ton fric, non ! Sylvie se tourna vers lui sans répondre à sa question. - Marc, j'ai besoin que tu m'accordes quelque chose, c'est très important... !

  • « Véronique fit un nouveau pas. - N'avancez plus ou je tire ! - Pourquoi tirer sur moi ? Je m'efforce d'éviter le pire et de... - Faux ! Vous êtes comme eux. Pour moi vous n'êtes pas une femme, mais un juge d'instruction. »

  • Après avoir quitté la Nouvelle-Orléans, Charlotte Beaulieu, 26 ans, ne pensait pas que la guerre de Sécession se poursuivrait à Cherbourg ! Installée chez son oncle français, Pierre Debois, directeur de la Gazette, Charlotte réalise un vieux rêve : devenir journaliste. Elle rencontre Adrien Wilcott, correspondant du Times en France. Ils tombent amoureux au moment où la France et l'Angleterre décident de ne plus soutenir les sudistes. Après la guerre, l'horizon s'éclaire... Adrien, blessé lors d'une mission, revient. L'amour ne connaît plus alors ni les sudistes, ni les nordistes, ni les frères ennemis. La paix va-t-elle leur permettre de s'aimer librement ?

  • L'Ours ? Un général nommé Harold C. Buckler, surnommé irrévérencieusement « Gros Nounours » par ses subalternes. Rien moins que le chef incontesté du Service Action de la C.I.A. ! Incontesté ? Du moins jusqu'au jour où il commet le genre d'erreur qui pardonne rarement à un haut fonctionnaire des services secrets. On peut imaginer de A jusqu'à Z comment se déroulera une prise d'otages en Tunisie, et s'apercevoir tout à coup qu'un adversaire bien renseigné a chamboulé l'alphabet, pour transformer une opération montée de toutes pièces en un drame sanglant aux conséquences imprévisibles. On peut aussi estimer sa carrière irrémédiablement brisée, et réaliser un peu plus tard que des gens comme Frank Warden persistent à croire qu'ils peuvent sauver la peau de l'Ours ! Une peau qu'un monsieur trop ambitieux a peut-être vendue un peu vite ! Et certainement pas assez cher !...

  • « Les Français s'illusionnent en croyant avoir le monopole du conservatisme et de l'entêtement », disait la fille. Elle l'avait dit bien avant d'être découverte hachée à coups de chaîne, et pas de bicyclette... Aux États-Unis, en 1978, le Sud n'a pas encore perdu la guerre de Sécession, et le Républicains refusent la défaite paraphée par Watergate. Aucune lutte politique, aucune guerre des polices, aucun affrontement intérieur français ne peuvent donner la moindre idée de ce sauvage combat de géants qui se poursuit dans l'ombre, surtout depuis un certain 22 novembre... La MACHINATION débute insidieuse dans un camp de réfugiés vietnamiens de Washington, se développe dans les bars interlopes de la capitale fédérale, touche le ghetto noir et file en cent tentacules qui tous frôlent le parc Lafayette et la Maison-Blanche. Ordinateurs truqués, hauts fonctionnaires corrompus, et même fréquences centimétriques des satellites militaires de la C.I.A. interceptées par « l'ennemi héréditaire », le F.B.I., et un soir tout explose au milieu d'un feu d'artifice d'apocalypse dans une sorte de fjord norvégien qui se trouve pourtant entre Norfolk et Baltimore, léchant la super Académie Navale d'Annapolis.

  • En 1967, il y avait encore dix millions de cas de variole dans le monde, dont deux millions de cas mortels. Grâce à un programme qui a coûté 313 millions de dollars et employé deux milliards quatre cents millions de doses de vaccin, dix ans plus tard, plus un seul cas de variole n'était signalé et l'on abandonnait la vaccination antivariolique. Mais il reste encore des stocks de virus dans le monde, officiels ou clandestins. Que se passerait-il si un État, un régime ou même un groupe terroriste décidaient d'employer la variole comme arme bactériologique ? Soixante pour cent de l'humanité pourrait disparaître... Cauchemar ou réalité ? C'est ce que va tenter de savoir Jonathan Kern, de la C.I.A.

  • Plus la matinée s'avancerait, plus le terrain deviendrait brûlant pour moi à Genève. Il me fallait espérer deux choses : que le Russe fasse la grasse matinée (mais il m'avait dit qu'il partirait tôt !) et que les femmes de chambre n'aillent pas faire ma chambre dès patron-minet, car elles y découvriraient le cadavre de Nina.

  • En 1966 déjà, Che Guevara avait tenté de neutraliser les deux Congo, traversant le fleuve afin d'y instaurer une république populaire (cubaine). Dans l'ombre, l'état-major de La Havane décide de ressortir le plan « Lider Maximo 2 » des cartons militaires. Mais il y a un grain de sable : des morts par centaines, et absolument pas par balles : juin 86, le grand rêve du « Che » est une fois encore réduit à néant.

  • Une combinazione énorme, un imbroglio colossal qui rappelle à la fois le krach Sindona, l'affaire Lockheed et le scandale du Banco Ambrosiano : une magouille gigantesque où l'on retrouve pêle-mêle la C.I.A., le F.B.I., la Mafia, la loge P2, l'Opus Dei, le Tout-Rome... et, aussi, le Tout-Vatican. Plus une barbouze tous azimuts dont on n'a jamais su très bien si elle travaillait pour l'Est ou pour l'Ouest ou encore pour les deux à la fois. Pour voir clair dans un embrouillamini pareil, il fallait un Jonathan Kern. Mais il fallait aussi qu'il endosse, comme « couverture », un costume qu'il n'avait jamais porté de sa vie.

  • - Mes amis et moi apprécions peu que vous ayez accepté de renseigner un service étranger. J'en possède la preuve. Voyez plutôt... Tout en parlant, l'inconnu avait sorti trois photographies de sa poche. Quand il les découvrit, Slimane Jebar sentit un frisson glacé courir au long de son échine. - Vous comprenez maintenant pourquoi votre maîtresse a été enlevée. Jusqu'ici, nul ne l'a touchée. Je tenais à sauvegarder notre future entente. Désormais, j'exige d'être tenu au courant de tout ce qui se passe sans que personne soit au courant. A vous de choisir ! Si vous faites la mauvaise tête, les autorités marocaines sauront très vite que vous êtes à la solde des Américains. Quant à votre amie, évidemment, je ne chercherai plus à dissuader ses gardiens de s'amuser un peu avec elle...

  • Des filles à l'agonie violées, des femmes accouchent en se traînant comme des bêtes, des centaines de milliers de misérables transformés en chiens nauséabonds... Auschwitz ou Treblinka, 1944 ? Et si ça se passait de nos jours ? Et s'il arrivait encore à notre époque de rayer d'un trait de plume un million d'hommes ou de femmes de l'espèce humaine ? Par exemple s'ils sont hindous en cachant l'imminence d'un raz de marée, s'ils sont musulmans en défoliant leurs cultures, s'ils sont noirs en les parquant, s'ils sont blancs en les massacrant par terrorisme interposé.

  • Quand une équipe d'amateurs rencontre une équipe de professionnels, c'est souvent la raclée... C'est valable en matière de football et à plus forte raison en matière de Renseignement. Kern essayera de comprendre, d'abord, et de découvrir ensuite qui est à l'origine de « la raclée ». Cela le conduira au Brésil, de Rio à Manaus ; cette ville qui connut la Ruée vers l'Or, pas en pépites, ni en pétrole, mais en latex, au temps où le caoutchouc ne se récoltait pas en Extrême-Orient, avant de sombrer dans l'oubli et de ressurgir lorsque des « Dingues » conçurent Brasilia et ouvrirent la Transamazonienne.

  • De certaines grèves françaises télécommandées par la subversion à celle qui éclate dans la plus grande mine de cuivre du monde, près de Salt Lake City : la distance qui sépare deux opérations « d'agit-prop », dont les responsables sont les mêmes. D.S.T. et F.B.I. alliés, par le biais de la Force M., entrent en guerre : arrêter les coupables, certes, mais si possible, et mieux : les liquider sans bruit. Cependant il y aura du bruit ; beaucoup de bruit. Et un troisième larron inattendu : les nouveaux services « d'Action » créés, depuis la carence de la C.I.A. aux États-Unis, par les Major Companies, encore appelées « Multinationales ». Davantage lorsqu'elles transportent ailleurs, avec leurs investissements en milliards de dollars, leurs équipes de tueurs internationaux spécialisés.

  • Être amoureuse d'un pilote d'essai n'est pas de tout repos lorsque ce dernier teste un appareil instable qui doit voler à Mach 6, surtout si cet avion est le fameux chasseur invisible - botte secrète de l'Air Force - auquel s'intéresse de près l'attaché de l'Air soviétique...

  • Lorsqu'on parle couramment de science-fiction, il s'agit pour nous d'envisager des problèmes qui ne nous touchent pas et auxquels on a du mal à croire, tant ils sont lointains et tant ils mettent en scène des personnages qui nous ressemblent peu ! Or, avec « Lendemains retrouvés », je me suis donné pour tâche de prouver à la plupart de nos contemporains que tout est possible. Dans cet ouvrage, ne vous fiez pas trop aux apparences, car tout vous guette et tous les éléments s'ingénient à vous prouver que les temps décrits ici ne sont pas si éloignés qu'on se plaît à le croire.

  • Ils auraient pu acheter n'importe quelle vieille ferme délabrée : ce n'était pas ce qui manquait. Mais le hasard avait voulu que leur choix se porte sur celle-là, perdue, isolée dans un creux de la montagne vosgienne. Le hasard ?... « Ils », c'était Paul et Delphine, et puis Bert. Un couple à la dérive, plus un ami. Un vrai, un véritable ami. Ils avaient donc acheté la maison, en commun. Ce devait être un havre de paix, une sorte de refuge, un point de chute quand l'envie vous prend de respirer de l'air pur, quand vous êtes fatigué de vivre à cent à l'heure. C'était précisément pour travailler en paix à la préparation d'un reportage télévisé que Bert avait décidé de passer quelques jours dans cette « maison de campagne ». Sujet du reportage : Satan et la sorcellerie en France... Un reportage qu'il ne devait jamais réaliser : on le retrouva mort, un crochet de jardinier planté dans la poitrine... Pour tout le monde, c'était un accident. Enfin... on fit comme s'il s'agissait d'un accident...

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