Sciences humaines & sociales

  • Qui ignore le nom de Charlemagne ? L'école communale l'a à jamais figé en images d'Épinal : barbe fleurie, couronnement à Rome en l'an 800, création de l'école publique, Roncevaux. Mais vous-même, lecteur, en savez-vous beaucoup plus ? Cet homme a pourtant dominé l'histoire. Il a tenté d'unifier l'Europe, de l'arracher à l'anarchie. Dans ce bas Moyen-Age, il est le premier ferment de la renaissance. Mélange de puissance, de ruse, fort du pressentiment de la nouvelle civilisation qui nait, Charlemagne règne. Responsable de massacres inouïs, il impose dans le même temps, une nouvelle culture à l'Occident. Règne marqué par le sang et le fracas des armes. Règne prodigieux, plus grand encore qu'on ne l'imagine. Mais au-delà de la figure de Charlemagne, ce que Jacques Delperrié de Bayac, en historien moderne, a réussi, c'est à nous montrer, non seulement la vie de l'Empereur à la Cour, mais aussi la vie du peuple : serfs, paysans, artisans, et aussi la géographie, le climat, la faune d'une époque. L'Europe du 8e et 9e siècle renaît devant nous. Une Europe unie. Une Europe différente de la nôtre. Une Europe d'il y a seulement mille ans.

  • Les Mémoires de guerre du général de Gaulle s'achèvent sur son départ du pouvoir en 1946. Le dernier tome s'intitule "Le Salut". Ses Mémoires d'espoir commencent avec son retour en 1958. Le premier tome s'intitule "Le Renouveau". Sur les 1.400 pages de ces ouvrages, une seule évoque la période de 1946 à 1958. C'est "L'Oubli". L'auteur a vécu la plupart de ces années auprès du général de Gaulle, assurant la liaison avec l'immense réseau des "compagnons" qui participa à l'élaboration du "gaullisme" et contribua au retour du Général au pouvoir en 1958. Sur cette période si mal connue et si importante du gaullisme voici un récit sobre, précis, authentique. Les missions et les entrevues d'André Astoux avec le Général à Paris et à Colombey placent le phénomène gaulliste dans une optique tout à fait nouvelle. Une optique qui prend toute son importance à un moment où la pensée du général de Gaulle est oubliée.

  • « Amoureux fou de la nature, ce jeune chasseur est devenu le premier écologiste de l'histoire avant d'être président des États-Unis. C'est lui qui a inventé le "nounours", jouet culte des enfants du monde entier. Derrière son image d'Américain "winner" se cache une sensibilité frémissante, tout à fait actuelle. »

  • Un complot. Qui met-il en cause ? Les maîtres du jeu politique, économique, médiatique de Paris, de Bruxelles comme de Strasbourg. Leur credo ? Les États-Unis d'Europe. Pour les construire, ils veulent détruire la France. Ils s'y emploient « à petits pas », veillant à ce que chaque nouveau traité, tel celui d'Amsterdam, instille sa dose de supranationalité et dépouille un peu plus la France de ses souverainetés. Analysant ces dérives, dénonçant la boulimie des eurocrates, le tout-libéral, la mondialisation sans frein, François Guillaume, Européen convaincu, fort de sa pratique des institutions européennes, propose une autre voie : le retour à l'Europe des nations, étendue à tout le Vieux Continent, riche de la diversité de ses cultures, indépendante des États-Unis, ouverte aux attentes du Tiers-Monde. Il affirme, certain de la vocation universelle de notre pays, celui des Droits de l'homme, qu' « À bien des égards, l'Europe est trop petite pour la France ». Un livre qui informe, propose et qui est avant tout la parole d'un homme libre.

  • « De l'enquête sur les attentats au débat interdit sur le terrorisme, de la place de l'Islam dans notre société à la montée des extrémismes, de la réforme de l'État aux controverses sur l'immigration, voici ce que je pense en mon for intérieur. A ma place, je me suis efforcé de ne pas éluder les problèmes concrets auxquels sont confrontés les Français. Fort d'une conviction républicaine, je me refuse au pessimisme. Avec d'autres, je fais le pari de la France. » J.-L. D.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Et si nous étions fous sans le savoir ? Fous de sur-consommation, de surarmement, fous de décibels et de tranquillisants ? Et si l'exaltation laborieuse et commercialisée du sexe n'était que l'envers d'un cri de révolte contre une société castratrice ? Et si nous étions, depuis mai 68 et le quadruplement du prix du pétrole, tout simplement entrés dans l'avant-guerre ? Si Brejnev et Carter, au téléphone rouge, constataient avec des larmes rentrées, qu'ils sont impuissants et que le monde est prisonnier d'une force double et démoniaque : la technologie et sa soeur l'énergie ? Satire, fragments de nouvelles, dialogues imaginaires, le livre de Jean-Pierre Moulin, vibrant d'un humour lyrique et corrosif, échappe à tous les genres. Il dit combien les idéologies sont en miettes mais aussi que, par-delà le constat d'échec, demeure l'espérance d'une prise de conscience.... À moins que la folie ne gagne davantage encore, et que le nucléaire et le bactériologique, incarnations modernes du Mal, ne l'emportent sur la Terre et dans le ciel.

  • Elles voulaient tout : aimer, être aimées, des enfants, un métier passionnant. Tout cela en même temps ! Elles voulaient tout, comme toutes les femmes. La différence, c'est qu'elles ont toujours été deux, deux soeurs. Dans ce récit à deux voix, Catherine et Françoise Laborde interprètent, chacune avec ses mots, les moments forts de leurs destins parallèles. Avec humour et lucidité, elles racontent comment leurs rêves les ont conduites là où elles ne s'y attendaient pas : élever seule chacune deux enfants, être toujours là, l'une pour l'autre, malgré les rivalités éternelles. Un témoignage tendre et plein de drôlerie, qui réinvente les complicités de femmes lorsqu'elles se confient leurs bonheurs de mères, leurs colères, leurs souffrances et les rires dans l'escalier.

  • Les jeunes Soviétiques ressemblent-ils à ce que l'idéologie officielle voudrait qu'ils soient : disciplinés, travailleurs, communistes fervents ? Embrigadés depuis l'enfance, beaucoup d'entre eux n'aspirent qu'à une chose : vivre, vite et fort. Tous les moyens, même les pires, deviennent bons pour y parvenir : le rock, la vodka et ses succédanés, mais aussi la drogue ou ce qui en tient lieu, la violence, le marché noir. Longtemps niés par le régime, ces excès ont pris en U.R.S.S. un caractère spectaculaire et dramatique : bandes de Lioubéry écumant les rues de Moscou, vétérans de l'Afghanistan groupés en milices para-militaires, éthylisme grandissant chez les adolescents, etc. Fondé sur des enquêtes menées clandestinement par l'auteur, et sur un examen approfondi de la presse officielle, ce livre révèle - pour la première fois - la vie quotidienne de la "génération Gorbatchev", prise entre l'orthodoxie communiste et sa rage de vivre. Au moment où tout bouge à l'Est, un livre pour mieux comprendre les enjeux de demain.

  • Une capitale. Un portrait sur les dollars. Qui ne connaît le nom de Washington et son visage à l'expression sévère ? La vie et l'oeuvre de ce général plus que célèbre sont, en revanche, moins connues hors des frontières de son pays, comme si les symboles (la ville et la monnaie) avaient étouffé le personnage. Cette vie de George Washington est pourtant aussi passionnante qu'un roman d'aventures. Elle aide à comprendre comment s'est bâtie la plus grande nation démocratique des temps modernes, avec les traits qui la caractérisent encore aujourd'hui. Auteur d'une biographie de La Fayette - compagnon d'armes et plus cher ami de Washington - Jean Lessay restitue ici cette vie ardente et pathétique et les différents aspects de l'homme : l'explorateur de 16 ans, le jeune officier qui combat avec les forces britanniques contre Louis XV, le grand Planteur, l'amoureux, le notable provincial, le Franc-maçon, le commandant en chef d'une armée de rebelles qui coopère avec les responsables du corps expéditionnaire de son allié Louis XVI contre les Anglais, le parlementaire, l'homme d'État. Pourquoi ce vainqueur du roi le plus puissant de son époque, celui d'Angleterre, inspira-t-il tant d'admiration dans le monde, dont celle d'un monarchiste aussi inébranlable que Chateaubriand ? L'auteur de ce livre croit pouvoir parler, à propos de son héros, d'une grâce particulière...

  • « Je marchais sur la piste. Il faisait chaud et je venais de quitter ma mère pour aller à l'école. Le chemin était difficile et la distance à parcourir très longue : cent kilomètres à pied. Tel était le prix à payer, alors, pour continuer d'étudier. » Qui peut, comme cet enfant pauvre et sans relations, prendre la tête de son pays, bien des années plus tard ? Qui a la force, une fois chef d'État, d'installer la démocratie, de respecter ses principes et, le jour venu, de s'effacer devant le verdict des urnes ? Qui, enfin, possède le courage de tout recommencer pour revenir au milieu de ses compatriotes, et leur poser la seule question qui vaille : « Êtes-vous plus heureux qu'il y a cinq ans ? » À Brazzaville, les foules qui se pressent pour le retour de Denis Sassou N'Guesso, apportent la réponse. Président du Congo pendant douze ans, ami des plus grands chefs d'État, porteur d'un message forgé dans l'exil, il raconte et propose des solutions. Son livre est une réflexion éclairée sur le Congo, l'Afrique et son avenir. Il est aussi l'histoire d'un destin exemplaire. Celui d'un homme qui s'est consacré à son pays, et dont les convictions rencontrent à nouveau l'attente de tout un peuple. Le manguier, le fleuve et la souris ou l'itinéraire d'un enfant d'Afrique : une vie et une pensée qui feront également réfléchir ceux qui, en France, cherchent des raisons d'espérer.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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