Littérature générale

  • «  Je suis orthophoniste. Je travaille avec les mots et avec le silence. Les non-dits. Je travaille avec la honte, le secret, les regrets. Je travaille avec l'absence, les souvenirs disparus, et ceux qui ressurgissent, au détour d'un prénom, d'une image, d'un mot. Je travaille avec les douleurs d'hier et celles d'aujourd'hui. Les confidences. 
    Et la peur de mourir.  
    Cela fait partie de mon métier.
    Mais ce qui continue de m'étonner, ce qui me sidère même, ce qui encore aujourd'hui, après plus de dix ans de pratique, me coupe parfois littéralement le souffle, c'est la pérennité des douleurs d'enfance. Une empreinte ardente, incandescente, malgré les années. Qui ne s'efface pas.  »
     
    Michka est en train de perdre peu à peu l'usage de la parole. Autour d'elles, deux personnes se retrouvent  : Marie, une jeune femme dont elle est très proche, et Jérôme, l'orthophoniste chargé  de la suivre.

  • « La douleur de Lucile, ma mère, a fait partie de notre enfance et plus tard de notre vie d´adulte, la douleur de Lucile sans doute nous constitue, ma soeur et moi, mais toute tentative d´explication est vouée à l´échec. L´écriture n´y peut rien, tout au plus me permet-elle de poser les questions et d´interroger la mémoire.  La famille de Lucile, la nôtre par conséquent, a suscité tout au long de son histoire de nombreux hypothèses et commentaires. Les gens que j´ai croisés au cours de mes recherches parlent de fascination ; je l´ai souvent entendu dire dans mon enfance. Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l´écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd´hui je sais aussi qu´elle illustre, comme tant d´autres familles, le pouvoir de destruction du Verbe, et celui du silence.  Le livre, peut-être, ne serait rien d´autre que ça, le récit de cette quête, contiendrait en lui-même sa propre genèse, ses errances narratives, ses tentatives inachevées. Mais il serait cet élan, de moi vers elle, hésitant et inabouti. »  Dans cette enquête éblouissante au coeur de la mémoire familiale, où les souvenirs les plus lumineux côtoient les secrets les plus enfouis, ce sont toutes nos vies, nos failles et nos propres blessures que Delphine de Vigan déroule avec force.

  • Les loyautés

    Delphine de Vigan

    «  J'ai pensé que le gamin était maltraité, j'y ai pensé très vite, peut-être pas les premiers jours mais pas longtemps après la rentrée, c'était quelque chose dans sa façon se tenir, de se soustraire au regard, je connais ça, je connais ça par coeur, une manière de se fondre dans le décor, de se laisser traverser par la lumière. Sauf qu'avec moi, ça ne marche pas.»Théo, enfant du divorce, entraîne son ami Mathis sur des terrains dangereux. Hélène, professeur de collège à l'enfance violentée, s'inquiète pour Théo  : serait-il en danger dans sa famille  ?
    Quant à Cécile, la mère de Mathis, elle voit son équilibre familial vaciller, au moment où elle aurait besoin de soutien pour protéger son fils.
    Les loyautés sont autant de liens invisibles qui relient et enchaînent ces quatre personnages. 

  • No et moi

    Delphine de Vigan

    Lou Bertignac a 13 ans, un QI de 160 et des questions plein la tête. Les yeux grand ouverts, elle observe les gens, collectionne les mots, se livre à des expériences domestiques et dévore les encyclopédies. Enfant unique d'une famille en déséquilibre, entre une mère brisée et un père champion de la bonne humeur feinte, dans l'obscurité d'un appartement dont les rideaux restent tirés, Lou invente des théories pour apprivoiser le monde.
    A la gare d'Austerlitz, elle rencontre No, une jeune fille SDF à peine plus âgée qu'elle. No, son visage fatigué, ses vêtements sales, son silence. No, privée d'amour, rebelle, sauvage. No dont l'errance et la solitude questionnent le monde. Des hommes et des femmes dorment dans la rue, font la queue pour un repas chaud, marchent pour ne pas mourir de froid. « Les choses sont ce qu'elles sont ». Voilà ce dont il faudrait se contenter pour expliquer la violence qui nous entoure. Ce qu'il faudrait admettre. Mais Lou voudrait que les choses soient autrement. Que la terre change de sens, que la réalité ressemble aux affiches du métro, que chacun trouve sa place. Alors elle décide de sauver No, de lui donner un toit, une famille, se lance dans une expérience de grande envergure menée contre le destin. Envers et contre tous.

    Roman d'apprentissage de Delphine de Vigan, No et moi est un rêve d'adolescence soumis à l'épreuve du réel. Un regard d'enfant précoce, naïf et lucide, posé sur la misère du monde. Un regard de petite fille grandie trop vite, sombre et fantaisiste. Un regard sur ce qui nous porte et ce qui nous manque, à jamais.

    Prix des libraires 2008

  • « Ce livre est le récit de ma rencontre avec L. L. est le cauchemar de tout écrivain.Ou plutôt le genre de personne qu'un écrivain ne devrait jamais croiser.» Dans ce roman aux allures de thriller psychologique, Delphine de Vigan s'aventure en équilibriste sur la ligne de crête qui sépare le réel de la fiction. Ce livre est aussi une plongée au coeur d'une époque fascinée par le Vrai.

  • Otages

    Nina Bouraoui

    «  Je m'appelle Sylvie Meyer. J'ai 53 ans. Je suis mère de deux enfants. Je suis séparée de mon mari depuis un an. Je travaille à la Cagex, une entreprise de caoutchouc. Je dirige la section des ajustements. Je n'ai aucun antécédent judiciaire.  »
    Sylvie est une femme banale, modeste, ponctuelle, solide, bonne camarade, une femme simple, sur qui on peut compter. Lorsque son mari l'a quittée, elle n'a rien dit, elle n'a pas pleuré, elle a essayé de faire comme si tout allait bien, d'élever ses fils, d'occuper sa place dans ce lit devenu trop grand pour elle.
    Lorsque son patron lui a demandé de faire des heures supplémentaires, de surveiller les autres salariés, elle n'a pas protesté  : elle a agi comme les autres l'espéraient. Jusqu'à ce matin de novembre où cette violence du monde, des autres, sa solitude, l'injustice se sont imposées à elle. En une nuit, elle détruit tout. Ce qu'elle fait est condamnable, passable de poursuite, d'un emprisonnement mais le temps de cette révolte Sylvie se sent vivante. Elle renaît.
    Un portrait de femme magnifique, bouleversant  : chaque douleur et chaque mot de Sylvie deviennent les nôtres et font écho à notre vie, à notre part de pardon, à nos espoirs de liberté et de paix.
    Prix Anaïs Nin 2020
    « Nina Bouraoui d'une écriture précise, finement ciselée, nous offre un texte délicat,  juste et libérateur sur les violences intérieures. »  Madame Figaro
    « Nina Bouraoui signe un roman social et politique fort »  L'Express
    «  Nina Bouraoui est une auteure salutaire.  »  Elle
    « Nina Bouraoui signe le portrait singulier et redoutable d'une femme qui porte en elle une révolte, celle des invisibles, otages d'une vie étouffante.» Le Parisien Week-End
    «  Ce fulgurant roman d'initiation. De transition.  » Télérama
    «  Nina Bouraoui signe un de ses plus forts livres, en phase avec notre société  »  Le Parisien
    «  Le talent de Nina Bouraoui est tel qu'elle nous rend imédiatement captifs de cette histoire d'une douloureuse réalité  »  Version Femina
    «  Un roman coup de poing  »  RTL
     

  • La chambre des officiers

    Marc Dugain

    « Dugain a le tact des grands guides, il nous entraîne là où nous n'aurions jamais eu le cran d'aller seuls. »
    Erik Orsenna, Le Point.
    « Le miracle des mots. »
    Jérôme Garcin, La Provence.
    « De la grâce, de l'élégance. »
    André Rollin, Le Canard enchaîné.
    « Poignant, à faire lire à tous. »
    Martine Laval, Télérama.
    « Une entreprise extraordinaire. Marc Dugain a écrit un roman universel, une leçon vécue de stoïcisme. »
    Eric Ollivier, Le Figaro.
    « Une densité de bout en bout. »
    Etienne de Montety, Le Figaro Magazine.
    Dans les premiers jours de 1914, Adrien, jeune lieutenant du génie est fauché par un éclat d'obus. Défiguré, il est transporté au Val de Grâce où il passera le reste de la guerre dans la chambre des officiers. Au fil des amitiés qui s'y noueront, lui et ses camarades, malgré la privation brutale d'une part de leur identité, révèleront toute leur humanité.
    Pour ce premier roman, Marc Dugain a notamment reçu le prix des Libraires, le prix Nimier, le prix des Deux-Magots. Aujourd'hui, ce grand livre est aussi un grand film réalisé par François Dupeyron et présenté en compétition officielle au dernier Festival de Cannes.

  • À la mort de sa grand-mère, une jeune femme hérite  de l'intrigante commode qui a nourri tous ses fantasmes  de petite fille. Le temps d'une nuit, elle va ouvrir  ses dix tiroirs et dérouler le fil de la vie de Rita, son Abuela,  dévoilant les secrets qui ont scellé le destin de quatre générations  de femmes indomptables, entre Espagne et France,  de la dictature franquiste à nos jours.
    La commode aux tiroirs de couleurs signe l'entrée en littérature  d'Olivia Ruiz, conteuse hors pair, qui entremêle tragédies  familiales et tourments de l'Histoire pour nous offrir une  fresque romanesque flamboyante sur l'exil.
    «  Un magnifique roman sur l'exil. Un petit bijou.  »  Le Parisien
    «  Une fresque familiale vibrante.  »  Version Femina
    /> « Un texte délicat, poétique et poignant.  »  RTL
    « Par la grâce d'un livre, les racines refleurissent.  »  Courrier de l'Ouest
    « Cette épopée ne s'oublie pas.  » Le Figaro
    « Le partage est la morale de ce récit ardent. »  Le Monde des livres
    « Un émouvant premier roman autour d'une lignée de femmes frondeuses, marquées par le déracinement. »  Elle
    « Un superbe premier roman. »  Europe 1
    «  Une réussite.  »  Causette
    « Racé comme du Almodóvar. Un coup d'éclat et un coup de maître. Une écrivaine démente. »  Le Point

  • Un sac de billes

    Joseph Joffo

    Un beau livre, émouvant et fort...
    Alphonse Boudard Ce livre qui est celui de la peur, de l'angoisse, de la souffrance aurait pu être aussi le livre de la haine, mais il est, en fin de compte, un cri d'espoir et d'amour.
    Bernard Clavel Parmi les témoignages sans nombre consacrés aux temps maudits, celui-là est unique, par la nature de l'expérience, l'émotion, la gaieté, la douleur enfantine. Et conté de telle manière que l'aventure saisit, entraîne, porte le lecteur de page en page et jusqu'à la dernière ligne.
    Joseph Kessel Un humour à la Chaplin, des souvenirs déchirants et cocasses. Il faut lire, en ce moment surtout, Un sac de billes.
    François Nourissier

  • Le premier souvenir de solitude  ? Un petit garçon coiffé en brosse qui réclame sa mère à l'accueil d'un grand magasin.Plus tard, c'est un enfant de 10 ans qui nage seul dans la mer du nord et qui lorsqu'il se retourne découvre la plage vide  : personne ne l'a attendu. Puis c'est la première danse refusée, la première rupture, le premier deuil, mais c'est aussi tous ces moments choisis, voulus, espérés, goutés  : seul avec un livre, avec une musique, seul à regarder les autres, seul en écrivant. Jean-Louis Fournier est toujours ce petit garçon, fils unique qui rêvait d'amitiés et d'une grande famille mais qui espérait aussi s'échapper, grandir, rester seul.Aujourd'hui dans un grand appartement, après la mort de sa femme, de ses amis, de son éditeur, ce désir des autres et ce besoin de solitude sont restés les mêmes et il passe de l'un à l'autre. Avec un mélange de douceur, de tristesse et d'espièglerie, il regarde les fenêtres toujours fermées de ses voisins (des gens seuls comme lui  ?), il observe ce monde où les hommes sont ultra connectés et semblent n'avoir jamais été aussi seuls, il attend la visite d'une jeune femme qui l'emmène au musée, qui le distrait, lui apporte sa jeunesse  : mais des deux qui est le plus seul  ?Un livre tendre, délicat, mélancolique parfois qui ressemble à une aquarelle de Turner et à un dessin de Sempé.«  Une plume alerte et incisive  »  Marie France  «  Un livre tendre, cocasse, drôle comme un dessin de Sempé.  »  Marie France  «  Jean-Louis Fournier se soigne par l'humour, les traits d'esprit, la provocation hilarante  »  La Croix 

  • Comédien de seconde zone, Pax Monnier a renoncé à ses rêves de gloire, quand son agent l'appelle : un grand réalisateur américain souhaite le rencontrer sans délai. Passé chez lui pour enfiler une veste, des bruits de lutte venus de l'étage supérieur attirent son attention - mais il se persuade que ce n'est rien d'important. À son retour, il apprend qu'un étudiant, Alexis Winckler, a été sauvagement agressé.
    Un an plus tard, le comédien fait la connaissance de l'énigmatique Emi Shimizu, et en tombe aussitôt amoureux - ignorant qu'elle est la mère d'Alexis. Bientôt le piège se referme sur Pax, pris dans les tourments de sa culpabilité.
    Qui n'a jamais fait preuve de lâcheté ? Quel est le prix à payer ? Quand tout paraît perdu, que peut-on encore sauver ? La domination du désir et de la peur, les vies fantasmées et le dépassement de soi sont au coeur de ce livre fiévreux qui met en scène des personnages d'une humanité bouleversante et vous accompagne longtemps après l'avoir refermé. 

  • Jocelyne, dite Jo, rêvait d´être styliste à Paris. Elle est mercière à Arras. Elle aime les jolies silhouettes mais n´a pas tout à fait la taille mannequin. Elle aime les livres et écrit un blog de dentellières. Sa mère lui manque et toutes les six minutes son père, malade, oublie sa vie. Elle attendait le prince charmant et c´est Jocelyn, dit Jo, qui s´est présenté. Ils ont eu deux enfants, perdu un ange, et ce deuil a déréglé les choses entre eux. Jo (le mari) est devenu cruel et Jo (l´épouse) a courbé l´échine. Elle est restée. Son amour et sa patience ont eu raison de la méchanceté. Jusqu´au jour où, grâce aux voisines, les jolies jumelles de Coiff´Esthétique, 18.547.301EUR lui tombent dessus. Ce jour-là, elle gagne beaucoup. Peut-être.

  • Chaque jour, Mathilde prend la ligne 9, puis la ligne 1, puis le RER D jusqu´au Vert-de-Maisons. Chaque jour, elle effectue les mêmes gestes, emprunte les mêmes couloirs de correspondance, monte dans les mêmes trains. Chaque jour, elle pointe, à la même heure, dans une entreprise où on ne l´attend plus. Car depuis quelques mois, sans que rien n´ait été dit, sans raison objective, Mathilde n´a plus rien à faire. Alors, elle laisse couler les heures. Ces heures dont elle ne parle pas, qu´elle cache à ses amis, à sa famille, ces heures dont elle a honte.

    Thibault travaille pour les Urgences Médicales de Paris. Chaque jour, il monte dans sa voiture, se rend aux adresses que le standard lui indique. Dans cette ville qui ne lui épargne rien, il est coincé dans un embouteillage, attend derrière un camion, cherche une place. Ici ou là, chaque jour, des gens l´attendent qui parfois ne verront que lui. Thibault connaît mieux que quiconque les petites maladies et les grands désastres, la vitesse de la ville et l´immense solitude qu´elle abrite.

    Mathilde et Thibault ne se connaissent pas. Ils ne sont que deux silhouettes parmi des millions. Deux silhouettes qui pourraient se rencontrer, se percuter, ou seulement se croiser. Un jour de mai. Autour d´eux, la ville se presse, se tend, jamais ne s´arrête. Autour d´eux s´agite un monde privé de douceur.

    Les heures souterraines est un roman sur la violence silencieuse. Au coeur d´une ville sans cesse en mouvement, multipliée, où l´on risque de se perdre sans aucun bruit.

  • «  Les histoires que je lis sont celles de femmes accusées d'avoir passé un pacte avec le diable parce qu'un veau est tombé malade. Les histoires que je lis sont celles de femmes qui soignent alors qu'elles n'ont pas le droit d'exercer la médecine, celles de femmes soupçonnées de faire tomber la grêle ou de recracher une hostie à la sortie de la messe. Et moi, je revois le cartable que m'a acheté ma mère pour la rentrée de sixième, un beau cartable en cuir, alors que j'aurais voulu l'un de ces sacs en toile que les autres gosses portent sur une seule épaule, avec une désinvolture dont il me semble déjà que je ne serai jamais capable. Je revois mon père tenant ma mère par la taille un soir d'été, je le revois nous dire, à mon frère et à moi, ce soir, c'est le quatorze juillet, ça vous dirait d'aller voir le feu d'artifice  ? Cette contraction du temps qui se met à résonner, cet afflux de souvenirs que j'avais d'abord pris pour un phénomène passager, non seulement ne s'arrête pas, mais est en train de s'amplifier.  »
    En trois siècles, en Europe, plusieurs dizaines de milliers de femmes ont été accusées, emprisonnées ou exécutées. C'est l'empreinte psychique des chasses aux sorcières, et avec elle, celle des secrets de famille, que l'auteure explore dans ce roman envoûtant sur la transmission et nos souvenirs impensables, magiques, enfouis.
    «  Roman-enquête dans l'histoire et l'imagerie de la sorcellerie, récit intime d'une adolescence douloureuse. Le complexe de la sorcière se révèle d'une grande finesse.  » Transfuge
    «  Ce livre est foisonnant et passionnant. Je mets au défi chaque lectrice et lecteur de ne pas être profondément bouleversé par ce texte.  » Psychologies Magazine

  • Cyril Avery n'est pas un vrai Avery et il ne le sera jamais - ou du moins, c'est ce que lui répètent ses parents adoptifs. Mais s'il n'est pas un vrai Avery, qui est-il ?
    Né d'une fille-mère bannie de la communauté rurale irlandaise où elle a grandi, devenu fils adoptif d'un couple dublinois aisé et excentrique par l'entremise d'une nonne rédemptoriste bossue, Cyril dérive dans la vie, avec pour seul et précaire ancrage son indéfectible amitié pour le jeune Julian Woodbead, un garçon infiniment plus fascinant et dangereux.
    Balloté par le destin et les coïncidences, Cyril passera toute sa vie à chercher qui il est et d'où il vient - et pendant près de trois quarts de siècle, il va se débattre dans la quête de son identité, de sa famille, de son pays et bien plus encore.
    Dans cette oeuvre sublime, John Boyne fait revivre l'histoire de l'Irlande des années 1940 à nos jours à travers les yeux de son héros. Les Fureurs invisibles du coeur est un roman qui nous fait rire et pleurer, et nous rappelle le pouvoir de rédemption de l'âme humaine.
    Traduit de l'anglais par Sophie Aslanides
     

  • Léon l'africain

    Amin Maalouf

    Cette autobiographie imaginaire part d'une histoire vraie. En 1518, un ambassadeur maghrébin, revenant d'un pélerinage à la Mecque, est capturé par des pirates siciliens, qui l'offrent en cadeau à Léon X, le grand pape de la Renaissance. Ce voyageur s'appelait Hassan al- Wazzan. Il devient le géographe Jean-Léon de Médicis, dit Léon l'Africain. Ainsi, après avoir vécu à Grenade, sa ville natale, à Fès, à Tombouctou, au Caire, à Constantinople, Léon passe plusieurs années à Rome, où il enseigne l'arabe, écrit la partie hébraïque d'un dictionnaire polyglotte, et rédige, en italien, sa célèbre "Description de l'Afrique", qui va rester pendant quatre siècles une référence essentielle pour la connaissance du continent noir. Mais plus fascinante encore que l'oeuvre de Léon, c'est la vie, son aventure personnelle que ponctuent les grands événements de son temps : il se trouvait à Grenade pendant la Reconquista, d'où, avec sa famille, il a dû fuir l'Inquisition; il se trouvait en Egypte lors de sa prise par les Ottomans; il se trouvait en Afrique noire à l'apogée de l'empire de l'Askia Mohamed Touré; il se trouvait enfin à Rome aux plus belles heures de la Renaissance, ainsi qu'au moment du sac de la ville par les soldats de Charles Quint. Homme d'Orient et d'Occident, homme d'Afrique et d'Europe, Léon l'Africain est, d'une certaine manière, l'ancêtre de l'humanité cosmo- polite d'aujourd'hui. Son aventure méritait d'être reconstituée, d'une année à l'autre, d'une ville à l'autre, d'un destin à l'autre.On pouvait difficilement trouver dans l'Histoire un personnage dont la vie corresponde davantage à ce siècle étonnant que fut le XVIe siècle. A cela s'ajoute le style d'Amin Maalouf, celui d'un grand écrivain.

    Amin Maalouf est l'auteur des Croisades vues par les Arabes, paru aux éditions Jean-Claude Lattès en 1983, devenu un classique en plusieurs langues.

  • Tous les hommes désirent naturellement savoir est l'histoire des nuits de ma jeunesse, de ses errances, de ses alliances et de ses déchirements.
    C'est l'histoire de mon désir qui est devenu une identité et un combat.
    J'avais dix-huit ans. J'étais une flèche lancée vers sa cible, que nul ne pouvait faire dévier de sa trajectoire. J'avais la fièvre.
    Quatre fois par semaine, je me rendais au Kat, un club réservé aux femmes, rue du Vieux-Colombier. Deux coeurs battaient alors, le mien et celui des années quatre-vingt.
    Je cherchais l'amour. J'y ai appris la violence et la soumission.
    Cette violence me reliait au pays de mon enfance et de mon adolescence, l'Algérie, ainsi qu'à sa poésie, à sa nature, sauvage, vierge, brutale.
    Ce livre est l'espace, sans limite, de ces deux territoires.
     

  • Fin des années trente : New York est en plein tumulte. Les nationalistes allemands célèbrent Hitler tandis  que le mouvement pro-guerre recommande l'intervention  des Américains en Europe.
    Josef Klein, lui, ne vit que pour ses deux passions : les échecs,  et la radio amateur. C'est ainsi qu'il rencontre Lauren, jeune activiste qui partage sa fascination des ondes.  Mais les compétences techniques de Josef en tant qu'opérateur  radio attirent vite l'attention d'hommes influents, et avant  même qu'il ne le réalise, il se retrouve au coeur du réseau  d'espionnage du renseignement militaire allemand.
    Des rues de Harlem à Buenos Aires en passant par l'Allemagne,  Ulla Lenze explore les multiples identités d'un héros, qui selon  le continent et l'époque se prénomme Joe, Josef ou José.
    Un roman brillant et haletant qui mêle archives familiales  et thriller d'espionnage pour offrir une réflexion sur les affres  d'une âme perdue en terre étrangère.
    Traduit de l'allemand par Pierre Deshusses
    «  Costa Rica, Argentine, États-Unis, de janvier 1925 à juin 1953, c'est tout un pan de l'histoire du monde qui défile sous nos yeux. L'auteur met ici l'art virtuose du romancier au service de la vérité historique.  »  Historia

  • Je n'ai plus le temps d'attendre Nouv.

    « Je ne voulais pas attendre plus longtemps pour vous écrire, vous parler de mon impatience, peut-être pour apprendre à attendre et ne plus être l'enfant gâté qui veut tout, tout de suite. En attendant, j'attends le bonheur et mon plombier. »
    Avec son ton unique, son humour, son esprit inimitable, Jean-Louis Fournier nous offre un récit plein de tendresse, de mélancolie et de rires sur la patience et son contraire : nos impatiences, nos urgences, notre rapport au temps.
     

  • Samarcande

    Amin Maalouf

    Samarcande, c´est la Perse d'Omar Khayyam, poète du vin, libre penseur, astronome de génie, mais aussi celle de Hussan Sabbah, fondateur de l'ordre des Assassins, la secte la plus redoutable de l'histoire. Samarcande, c'est l'Orient du XIXe siècle et du début du XXe, le voyage dans un univers où les rêves de liberté ont toujours su défier les fanatismes. Samarcande, c'est l'aventure d'un manuscrit né au XIe siècle, égaré lors des invasions mongoles et retrouvé six siècles plus tard.
    Une fois encore, nous conduisant sur la route de la soie à travers les plus envoûtantes cités d'Asie, Amin Maalouf nous ravit par son extraordinaire talent de conteur. A la suite d'Edgar Allan Poe, il nous dit : « Et maintenant, promène ton regard sur Samarcande ! N'est-elle pas reine de la Terre ? Fière, au-dessus de toutes les villes, et dans ses mains leurs destinées ? » Amin Maalouf est l'auteur de Léon l'Africain, ouvrage traduit aujourd'hui dans le monde entier. Son premier livre, Les Croisades vues par les Arabes, est devenu lui aussi un classique.

  • Matthieu Brin, quarante-cinq ans, publicitaire, une femme délicieuse et deux enfants. Il a écrit un livre, a connu un très grand succès et obtenu un prix. Il reçoit des lettres d´admirateurs mais n´arrive plus à écrire. Un jour, il découvre la lettre d´une femme, une lettre étrange, différente, qu´il relit plusieurs fois et ne range pas avec les autres.
    Un soir de décembre, c´est l´histoire d´une femme qui écrit à un homme qu´elle a aimé, et n´a jamais oublié.
    L´histoire d´une faille soudaine dans la vie d´un homme, d´un couple rattrapé par l´usure du temps.
    Un soir de décembre, c´est l´histoire d´un moment de fragilité où les certitudes s´estompent, où le passé resurgit, où la mémoire se recompose.


  • «  À quarante-sept ans, je n'avais toujours aucune ride du lion, du front, aucune patte d'oie ni ride du sillon nasogénien, d'amertume ou du décolleté; aucun cheveu blanc, aucune cerne; j'avais trente ans, désespérément.  »
     
    Il y a celle qui ne vieillira pas, car elle a été emportée trop tôt.
    Celle qui prend de l'âge sans s'en soucier, parce qu'elle a d'autres problèmes.
    Celle qui cherche à paraître plus jeune pour garder son mari, et qui finit par tout perdre.
    Et puis, il y a Betty.
     

  • Poupées Nouv.

    Poupées

    Eléonore Pourriat

    Joy rencontre Stella en 1986. Elles ont quinze et seize ans, la même silhouette, les mêmes nattes brunes, la même passion pour David Bowie. Ensemble, elles partagent tout. Les soirées Dallas avec la grand-mère de Joy, les nuits à faire le mur pour aller danser au Fantasia, les vacances à Long Island... Pourtant, après deux années idylliques et un dernier été, Stella disparaît sans un mot. Trente ans plus tard, Joy n'a pas oublié. Et elle veut comprendre.
    Porté par un souffle romanesque puissant et une écriture envoûtante, Poupées explore ces amitiés adolescentes qui marquent une vie. De Paris aux États-Unis, des années quatre-vingt à nos jours, Éléonore Pourriat nous entraîne dans une quête de vérité urgente où l'on découvre que les différentes versions d'une même histoire peuvent être irréconciliables.
    Car pour se sauver soi-même, sans le savoir, on sacrifie parfois ceux qu'on aime le plus.

  • Arsène Wenger est l'un des entraîneurs  les plus fascinants, mystérieux et respectés.  Il se raconte pour la première fois.
    Par son approche du jeu, sa rigueur, ses idées novatrices,  Arsène Wenger - que l'on a souvent surnommé « Le  Professeur » -, a marqué le monde du football et a transformé  le métier de l'entraîneur en art. Comment l'enfant  de Duttlenheim, en Alsace, a-t-il réussi à devenir l'un des  entraîneurs les plus admirés ? Comment a-t-il bâti la fabuleuse  équipe des Invincibles à Arsenal ? Comment a-t-il  orchestré la transformation de ce club ancien et traditionnel  qui est passé de 70 à 700 salariés et a célébré tant de titres ?
    Arsène Wenger évoque chaque rencontre décisive,  chaque club qu'il a entraîné - de l'AS Cannes à Arsenal  en passant par Nancy, Monaco et Nagoya au Japon -,  les joueurs qu'il a pu recruter et accompagner à leur meilleur  niveau : George Weah, Lilian Thuram, Emmanuel  Petit, Thierry Henry, Anelka et tant d'autres. Il partage les  moments les plus importants, les victoires fameuses et les  défaites terribles, ses valeurs face à un monde du foot qui a  connu des années noires et tant de démesure. Il nous offre  une vie de passion et de précieuses leçons.
    Le livre incontournable d'un entraîneur mythique,  d'un manager hors-pair, d'un homme qui est entré dans la légende.

empty