La Librairie Vuibert

  • Pourquoi le Y est-il « grec » ? Cadet, aîné et benjamin... quel est le bon ordre ? Peut-on rencontrer un chevau au singulier et des oeils au pluriel ? Quel est le rapport entre Robin des Bois et un robinet ? « Tire la chevillette et la bobinette cherra », ça veut dire quoi ?
    Amis des mots, si comme Muriel Gilbert vous vous régalez des bizarreries de la langue française sans jamais être rassasiés, préparez-vous à un festin avec ce nouveau recueil des chroniques de la plus sympathique des correctrices.
    Avec elle, vous partirez à l'aventure pour découvrir d'où vient le tréma (et surtout où il va !), vous apprendrez à vous méfier des « gens » (on n'est jamais trop prudent...), et vous saurez enfin s'il faut écrire fabriQUant ou fabriCant.
    Allez, vous reprendrez bien un bonbon sur la langue ?

  • Bobards ! une brève histoire des plus gros mensonges Nouv.

    La vérité, toute la vérité, rien que la vérité ? À l'heure où les grands de ce monde usent à tout-va du mensonge assumé et où circulent tant de fausses informations, il était temps de rétablir la vérité : les fake news ne datent pas d'aujourd'hui.
    En 1835, déjà, le New York Sun relatait sans vergogne la découverte d'une vie extraterrestre sur la Lune, l'attribuant au plus grand astronome de l'époque. Quelques décennies auparavant, le meilleur cartographe de son temps, James Rennell, imagina une immense chaîne de montagnes en Afrique, les fameux monts de Kong, que nombre d'explorateurs jureront avoir traversée.
    Réécriture de l'histoire, propagande, approximations, fausses découvertes, omissions, folklore, arnaques en tout genre... Il y a mille façons de mentir et finalement très peu de manières de rester dans le vrai.
    Tom Phillips explore les siècles pour dénicher journalistes peu scrupuleux, escrocs, politiciens et autres explorateurs mythomanes... Un voyage à travers les mensonges les plus spectaculaires et les plus brillants de l'histoire.

  • Mussolini aurait inventé la retraite pour tous et donné un toit à chaque Italien, tout en redressant l'économie du pays. Défenseur de la justice et féministe dans l'âme, il aurait finalement été un grand dirigeant et un « bon » dictateur, quasi humaniste. C'est en tout cas l'image que continuent de véhiculer une partie de la presse italienne et les nationalistes : le fascisme avait ses bons côtés.
    À l'heure où le populisme gagne du terrain partout en Europe, il était temps de rétablir la vérité. Jeune historien à la plume aiguisée, Francesco Filippi s'attaque à tous les mythes entourant le fascisme, décryptant les lois de l'époque et dénonçant une à une les affabulations nées de la propagande.
    Un manuel d'autodéfense pour en finir avec les raccourcis de la pensée actuelle, un passé fantasmé qui crédite le régime fasciste de réalisations sociales et économiques bénéfiques à l'Italie qui, dans les faits, sont inexistantes.

  • Comme le chat aime les souris, moi, j'aime les fautes. Les attraper, c'est mon plaisir - et mon gagne-pain : je suis correctrice au journal Le Monde.
    Les fautes, elles sont partout car tout le monde en fait. Beaucoup sont drôles ou instructives, certaines sont belles comme des bijoux précieux.
    Avec ce livre, j'ai voulu vous ouvrir la porte du bureau des correcteurs, lieu mystérieux où l'on tutoie les dictionnaires et où l'on s'interroge sur la couleur des vaches, la différence entre une mitraillette et une mitrailleuse, les noms des fromages et les accords du participe passé.
    Mais je partage aussi mes trucs et astuces pour déceler les fautes en un clin d'oeil et vous verrez qu'à l'heure des logiciels de correction rien ne remplace un bon vieux stylo rouge...
     
    Muriel Gilbert nous transmet avec humour et érudition son amour de la langue et nous entraîne dans les coulisses d'un grand journal.

  • Dans le ghetto de Varsovie, les enfants juifs s'amusaient à imiter les gardiens SS quand les petits Polonais jouaient aux interrogateurs de la Gestapo. À Berlin, en 1945, des adolescents furent envoyés combattre les chars de l'Armée rouge avec des armes de fortune...

    Qu'ont vécu et ressenti les enfants, aussi bien en Allemagne que dans les territoires annexés, au cours de la Seconde Guerre mondiale ?
    Les plus jeunes incarnant l'avenir racial du Reich, les nazis commencèrent rapidement à écarter ou à tuer ceux qui le compromettaient : maisons de redressement pour délinquants ou supposés tels, stérilisation puis élimination des handicapés, extermination des indésirables...
    Si un sort privilégié était réservé aux représentants de la « race aryenne » - qui, dans leurs jeux, recréaient les victoires de la Wehrmacht -, ces derniers apprirent à grandir sous les bombardements avant, pour certains, d'être entraînés dans une fuite éperdue pour échapper à l'avancée des Alliés.
    Les liens familiaux explosant, les déracinements se multipliant, les enfants découvrirent l'impuissance et la vulnérabilité de leurs parents, le mensonge et la violence de la société, tout en devant assumer des responsabilités d'adultes pour survivre.
    À partir d'archives inédites - devoirs d'écoliers, dessins, journaux intimes, lettres envoyées depuis les maisons de correction, témoignages rapportés par les travailleurs sociaux... -, Nicholas Stargardt livre une analyse novatrice et puissante des vies d'une poignée d'enfants de tous horizons que la barbarie nazie a fini par dévorer.

  • Amis des mots, phobiques de l'orthographe et amateurs de la langue de Molière vont se frotter les mains : Muriel Gilbert est de retour avec un livre malin, ludique et désopilant pour tous les amoureux du français.
    En une centaine de chroniques, la plus célèbre des correctrices distille ses petits conseils et déchiffre les excentricités de notre langue.
    Elle tente par exemple de nous réconcilier avec la ponctuation, fait le point sur ce qu'on appelle les signes diacritiques, ou lève le voile sur les mystères de l'impératif. Le tout en répondant à un tas de questions que l'on n'oserait jamais se poser : comment accorder le pronom « on » ? Faut-il dire « c'est les vacances » ou « ce sont les vacances » ?
    Pourquoi écrit-on « finiS ta soupe », mais « mangE ta soupe » ?
    Des textes aussi courts qu'éclairants qui mettent la langue française et ses mystères à la portée de tous.

  • Comment les peuples qui ne connaissent pas les mathématiques font-ils pour compter ?
    Pourquoi y a-t-il davantage de morts par noyade lorsqu'un film avec Nicolas Cage sort sur les écrans ?
    Peut-on contester une amende pour excès de vitesse grâce aux mathématiques ?

    Il y a plusieurs milliers d'années, les habitants de la Mésopotamie utilisaient des chiffres pour la première fois. Dès lors, rien n'a pu arrêter les mathématiques.
    De nos jours, elles sont partout : des sondages électoraux aux régulateurs de vitesse, des machines à café aux plans de métro sans oublier les nombreux algorithmes que nous utilisons sans nous en rendre compte quand nous regardons Netflix ou faisons une recherche sur Internet.
    Si nous n'avons pas besoin d'effectuer nous-mêmes les calculs requis par ces outils, il n'en est pas moins capital de comprendre leur fonctionnement pour mieux les maîtriser.
    C'est ce que nous explique Stefan Buijsman, mathématicien prodige, en combinant histoire, philosophie et vulgarisation. Avec humour et clarté, il dévoile à quel point les mathématiques influencent concrètement notre vie quotidienne.
    Un café avec Archimède raconte un monde insoupçonné et fascinant, bien loin des leçons rébarbatives apprises sur les bancs de l'école.


    Stefan Buijsman est né en 1995. Après avoir obtenu un master en philosophie à l'âge de 18 ans, il a achevé son doctorat en seulement un an et demi. Il étudie actuellement la philosophie des mathématiques. Un café avec Archimède est son premier ouvrage.

  • En 1870, rien ne s'est passé comme prévu...
    La guerre devait voir le triomphe de la France contre son ennemi prussien. Mais, rapidement défaite, l'armée française ne put empêcher la reddition de l'empereur et l'invasion du territoire national alors que le Second Empire laissait place à la République.
    Pendant ces quelques mois, George Sand s'inquiète et souffre de la chaleur ; Paul Déroulède reçoit son baptême du feu et découvre la fraternité des armes ; Hector Malot imagine son grand roman ; Victor Hugo chante la gloire d'un pays qui n'existera bientôt plus, tandis que Flaubert croit vivre la fin des temps et que le général américain Sheridan prend la mesure de la puissance allemande.
    Ce sont leurs voix, et celles de bien d'autres témoins, que nous fait entendre Thierry Nélias au fil de cette vaste fresque aussi précise que vivante.
    Dans une troublante préfiguration de l'« étrange défaite » de 1940, la guerre franco-prussienne de 1870 a marqué toute une génération, au point de faire basculer l'Europe entière dans une soif de revanche sans fin. Écouter ceux qui l'ont vécue nous permet de comprendre pourquoi.
    Thierry Nélias est l'auteur à La Librairie Vuibert de L'Adieu à l'Empire. Napoléon, de Leipzig à l'île d'Elbe (2016).

  • « Ils me reçoivent souvent chez eux. Plus rarement, sur leur lieu de travail, ou dans leur café préféré. Certains sont en robe de chambre, d'autres sont très empruntés. Je les sens à la fois impatients et inquiets. Ils savent qu'ils vont replonger, dans leur enfance, que les souvenirs vont surgir, avec leur part d'émerveillement et de souffrance.
    « Car s'ils sont devenus des acteurs du monde culturel, intellectuel ou scientifique, des personnalités reconnues, tous ont en commun cette part d'enfance durant laquelle ils devaient faire leurs preuves, étaient rêveurs, désiraient être les meilleurs de la classe. D'autres, en revanche, furent victimes de violence scolaire ou familiale, mauvais élèves, écrasés par l'ennui. Egarés par la guerre et les déménagements successifs de leur famille. Jouant avec des codes culturels multiples.
    Avec notamment les témoignages de : Philippe Besson, Jane Birkin, Geneviève Brisac, Jeanne Cherhal, Mona Chollet, Philippe Delerm, Marie Desplechin, Yvon Jablonka, Douglas Kennedy, Denis Laferrière, Catherine Meurisse, Mona Ozouf, Michel Pastoureau, Riad Sattouf, Delphine de Vigan, Bastien Vives,...

  • Une visite guidée pour découvrir l'histoire de ce lieu incomparable, dont les tableaux ne sont pas les seules richesses...

    On connaît le prestigieux musée, qu'aujourd'hui le monde entier nous envie. On connaît moins l'histoire du lieu, reflet de l'histoire de France, tour à tour forteresse, palais et symbole républicain. Depuis la fondation du Louvre de Philippe Auguste au XIIe siècle jusqu´à l´internationalisation du musée au XXIe, le Louvre se révèle ici à travers des épisodes marquants de son histoire (une visite nuptiale de Napoléon Ier et de Marie-Louise, le rapt de la Vénus de Milo, l´incendie des Tuileries, le vol de la Joconde, etc.) ou les oeuvres les plus emblématiques (le Grand Sphinx de Tanis, les Chevaux de Marly, Le Sacre de l´Empereur de David, etc.) qui l´ont fait tel qu´il est aujourd´hui : le palais des rois et de l´art-roi. Suivez le guide pour la plus étonnante des visites !

  • L'invention du mètre, la création du cadastre et des départements, le développement des statistiques ou de la chimie moderne, l'éducation des sourds, mais aussi l'ouverture du Muséum d'histoire naturelle ou encore la fondation de l'École polytechnique... Durant la Révolution française, la science a fait des pas de géant.
    Si le tribunal révolutionnaire a pu considérer que « la République n'a pas besoin de savants », Jean-Luc Chappey, en nous emmenant sur les traces de Condorcet, de Lavoisier et des grands scientifiques de l'époque, nous montre que, sans eux, rien n'aurait été possible. Il a fallu faire la guerre et inventer de nouvelles armes, dresser l'inventaire des richesses de la France (les plantes, les livres, les oeuvres d'art...) et notamment celles saisies aux nobles ou au clergé, recenser la population pour mieux la connaître afin de repenser son éducation, se donner les moyens de forger un homme nouveau... Pour toutes ces tâches, les savants furent en première ligne.
    Classer, informer, réglementer, combattre, soigner, voyager : les scientifiques, au lendemain de la Révolution, ont à la fois oeuvré à la construction politique et sociale de la France et légué au monde des avancées qui traverseront les siècles.

     
    Jean-Luc Chappey est professeur d'histoire des sciences à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Ses recherches portent sur l'histoire politique, sociale et culturelle des savoirs aux xviiie et xixe siècles, avec une attention privilégiée portée à la période de la Révolution française.

  • Quoi de plus simple - et de plus génial - qu'une roue ?
    Il aura toutefois fallu des centaines de milliers d'années après l'invention des premiers outils pour que l'homme ait l'idée de concevoir cet objet qui allait changer sa vie...
    Et pourtant les Égyptiens négligèrent la roue pour construire les grandes pyramides. Plus étonnant encore, aucune civilisation du continent américain ne l'a jamais utilisée avant le débarquement des Européens - alors qu'on a retrouvé de nombreux jouets à roulettes en Amérique centrale, preuve que la roue n'y était pas inconnue.
    Et si la maîtrise de la roue, bien plus qu'une question technique, était une question politique ? Grâce à la roue s'est construit un modèle de développement dans lequel l'homme peut abolir les distances et le temps. Avec l'ajout du moteur, la fuite en avant ne s'est plus arrêtée, au risque d'emporter l'homme vers sa propre destruction.
    C'est cette histoire que raconte Raphaël Meltz en nous montrant que, sans la roue, un autre monde aurait été possible.
    Raphaël Meltz est écrivain et a dirigé plusieurs revues littéraires et de curiosité.

  • Pourquoi les Bourbons prennent-ils un « s » quand les Macron n'y ont pas droit ? Pourquoi le nom de Charles de Gaulle est-il un aptonyme ?
    Amis des mots, vous le savez, le français est une langue compliquée mais elle est aussi savoureuse, acidulée, colorée, sucrée... comme un bonbon ! Toutes ses bizarreries, ses règles alambiquées et ses exceptions sans fin sont autant de friandises.
    Au fil de ce livre, je vous raconte ces erreurs qui sont entrées dans le dictionnaire et lève le voile sur des accords qui causent bien des désaccords. Vous apprendrez aussi à résoudre le casse-tête des prépositions et percerez le secret des calembours.
    Régalez-vous, la boîte de bonbons est ouverte !
     
    Chaque semaine, sur RTL, Muriel Gilbert partage son amour du français et de ses délices. Correctrice au Monde, elle est l'auteure d'Au bonheur des fautes (La Librairie Vuibert, 2017).

  • En 1939, les Allemands, encore traumatisés par le souvenir de 1918, ne voulaient pas d'une nouvelle guerre. Pourtant, leur détermination aveugle fit durer les combats jusqu'en 1945.
    Comment ont-ils pu tenir si longtemps sous les bombardements, malgré les privations et l'accumulation des défaites ? Les Allemands avaient-ils conscience de mener une guerre génocidaire ? Dans quelle mesure crurent-ils aux mensonges d'un régime qui les menait à leur perte ?
    Dans La Guerre allemande, Nicholas Stargardt raconte pour la première fois la Seconde Guerre mondiale telle que l'ont vécue les Allemands. Pour cela, il brosse une vaste fresque d'histoires personnelles nourrie des journaux intimes, des lettres échangées entre les soldats et leur famille ainsi que des rapports de surveillance de la population.
    Ces voix jamais entendues auparavant, celles des Allemands ordinaires - qu'ils soient adolescents, cheminots ou femmes au foyer ; nazis, chrétiens ou Juifs ; à Berlin comme sur le front de l'Est -, racontent l'Allemagne entre 1939 et 1945 comme on ne l'a jamais fait.
    Mêlant magistralement la grande et la petite histoire, La Guerre allemande nous fait pénétrer dans l'intimité d'un peuple en armes, un peuple déterminé à se battre, envers et contre tout, pour une cause perdue.
     
    Nicholas Stargardt est professeur d'histoire à l'université d'Oxford. La Guerre allemande est son premier ouvrage traduit en français.

  • Du plus petit au plus grand, par couleur, par auteur, par genre, par collection ? En bas les beaux-livres et les bandes dessinées, en haut les poches ? Ceux qu'on a aimé d'un côté, ceux qu'on doit lire de l'autre et, bien mis en évidence, les ouvrages qu'il est de bon ton d'avoir mais que l'on n'ouvrira jamais ? Faut-il garder ses livres d'enfance ? Comment cacher les « inavouables » au regard des autres ?
    Chacun a sa façon de trier, de ranger ses livres, ou au contraire de les laisser en désordre. D'aucuns les disséminent partout chez eux quand d'autres les regroupent méthodiquement. De nombreuses personnalités ont accueilli chez elles Nicolas Carreau, pour explorer ces objets intimes que sont leurs bibliothèques. Celles d'Enki Bilal, de Clémentine Célarié, de Valérie Damidot, de Nathalie Dessay, de Douglas Kennedy, de MC Solaar, d'Anne Sinclair ou encore de Bruno Solo ressemblent à leurs propriétaires, même si elles réservent bien des surprises...! Et la vôtre ?

  • Joie, chagrin, jalousie, colère, amour... et si nos émotions étaient aussi celles des animaux ?
    Pour répondre à cette question, Carl Safina s'est rendu au Kenya, afin d'observer des troupeaux d'éléphants ; dans le parc naturel américain de Yellowstone, où des meutes de loups vivent en liberté ; et sur une île de la côte Pacifique, point de rassemblement de nombreux bancs d'orques.
    Dans ces lieux encore sauvages, où la nature s'exprime sans fard, il a vu des animaux porter le deuil, apprendre à leurs petits comment survivre, partager joies et peines, s'unir ou se faire la guerre, distinguer les humains bienveillants des chasseurs...
    En racontant la vie des éléphants, des loups et des orques avec un luxe de détails extraordinaire, Qu'est-ce qui fait sourire les animaux ? nous dévoile un univers insoupçonnable, où la frontière entre l'humain et le non-humain s'estompe.
    Carl Safina nous conduit ainsi à réfléchir sur notre place dans la nature.
     
    Spécialiste de la vie marine, Carl Safina est l'auteur de nombreux livres et documentaires télévisés. Qu'est-ce qui fait sourire les animaux ? est son premier ouvrage traduit en français.

  • « Crétin des Alpes ! » Avant d'être l'une des insultes préférées du capitaine Haddock, l'expression désigne un état prononcé de dégénérescence physique et mentale, éradiqué depuis les années 1920.
    Le crétinisme est l'objet d'un débat de santé publique essentiel au XIXe siècle, suscitant une « science de l'Alpe » qui pose exemplairement la question du « grand renfermement des corps » hantant le travail de Michel Foucault. Le crétin est aussi une victime, dont le sacrifice est un scandale silencieux. Il devient le cobaye de toute sorte d'expériences, pédagogiques et chirurgicales, généralement inutiles, et a été longtemps laissé dans un état débile et difforme.
    Sa revanche - une forme étonnante de fierté crétine - advient peu à peu par le travail de l'imaginaire collectif, qui en fait désormais l'un des emblèmes paradoxaux de l'identité alpine. C'est ainsi que les crétins ont, de multiples façons, tendu un miroir à la bien-pensance, ce que dévoile ce brillant essai d'histoire sur le pathétique ordinaire des « anormaux ».
     
    Antoine de Baecque, professeur à l'Ecole normale supérieure, a publié récemment La Traversée des Alpes (Gallimard), Les Godillots (Anamosa, Prix Lucien Febvre 2017) ou En d'atroces souffrances. Pour une histoire de la douleur (Alma).

  • Conspirations, débauche et jeux de pouvoir... Une période clé de notre Histoire reprend vie sous la plume enlevée du grand Dumas.

    Paru en 1849, ce récit oublié et introuvable d´Alexandre Dumas témoigne de son irrésistible attrait pour les destins épiques et les grandes figures de notre histoire.
    On retrouve ici les principaux dignitaires du Royaume en 1715, au lendemain de la mort du Roi Soleil : Madame de Maintenon en bigote calculatrice et sans coeur, le régent, Philippe d´Orléans, et bien sûr le cardinal Dubois, ce diable noir, pervers et parvenu. Conspirations et jeux de pouvoir, moeurs dissolues, portraits hauts en couleurs, aventures du bandit Cartouche... Dumas fait à nouveau oeuvre d´historien, parcourant les archives, recoupant actes et dires de cette période 1715-1723.
    L´esprit de ses grands romans souffle entre les lignes et le miracle Dumas opère : l´histoire reprend vie sous sa plume, l´une des plus vives de notre littérature.

  • La Révolution française fut aussi une révolution sexuelle.
    La fin de l'emprise de l'Église sur la société permet aux désirs de s'exprimer et l'Empire, en ce domaine comme en bien d'autres, achève de bouleverser la vie quotidienne des Français.
    La mobilisation d'une armée de jeunes gens change la sexualité : recours à la prostitution, apparition du préservatif, augmentation des viols, banalisation des rencontres de passage...
    Le Code civil tente bien d'encadrer les nouvelles moeurs mais les esprits, notamment parmi les élites, sont davantage enclins au libertinage qu'à la moralisation outrancière.
    Que reste-t-il entre 1799 et 1815 des libertés conquises à l'époque de la Révolution ? Plus généralement, comment et avec qui fait-on l'amour sous l'Empire ? Quel amant fut Napoléon ? Quelle place occupe l'homosexualité, au-delà de quelques figures connues comme Cambacérès ou Fiévée ? Que révèle la littérature érotique de l'époque ?
    En mettant bout à bout les histoires intimes des Français, Jacques-Olivier Boudon dévoile ainsi le revers inattendu de l'ère napoléonienne.

  • L'histoire de Vichy ne s'arrêtera jamais. Trop de dissimulations et de mensonges ont fini par engloutir les mémoires.
    Yves Pourcher a fouillé au coeur de cet entrelacs. Il a traqué des personnages et reconstitué leurs parcours. Les flashs claquent sans cesse tout au long de son enquête :
    - Pétain a-t-il voulu faire assassiner Laval le 13 décembre 1940 ?- Combien gagne Simone Signoret quand elle travaille au journal collabo Les Nouveaux Temps ?- Que fait Paul Morand au cabinet Laval ?- À quoi joue Gaston Bergery à Ankara ?- Qui est Wladimir Sokolowsky, cet agent double à la solde des nazis et des Soviétiques ?- Comment, après sa condamnation à mort, Laval a-t-il pu obtenir une ampoule de cyanure pour mettre fin à ses jours ?- Et pourquoi sa fille est-elle reçue, après la guerre, à l'ambassade d'Israël ?
    Toutes ces révélations nous intriguent ou nous bouleversent. Comme si, dans ce théâtre crépusculaire, les ombres s'étaient soudain mises à parler.

  • Que savons-nous vraiment des mots que nous utilisons chaque jour ?
    Est-il imaginable de conter ses sous sans faire de faute ? Peut-on porter une calvardine tout en restant élégant ? Comment dénommer la femelle du boa ? Et si je verlanise, c'est grave docteur ?
    Magicien des mots, Jean Pruvost nous fait partager sa passion et dévoile un univers méconnu, celui des mots-valises, des antonomases et des anagrammes, et foule d'autres particularités, un univers où des mariages de mots, des résurrections, des changements de sexe et force voyages au long cours façonnent une langue et forgent notre quotidien.
    « On ne se méfie jamais assez des mots » disait Céline. On peut en effet être étonné sans se rendre compte que l'on vient d'être frappé par le tonnerre et moudre une vache sans lui faire de mal...
    Il y a les mots des dictionnaires, il y a ceux qui volent de bouche en bouche et n'y sont toujours pas recensés, il y a ceux qu'on invente qui y laisseront peut-être une trace ou jamais.
    C'est leur merveilleuse histoire, pleine de surprises et de découvertes, qui est racontée ici.


    Jean Pruvost est professeur émérite de lexicologie, d'histoire de la langue française à l'Université de Cergy-Pontoise et chroniqueur de langue. Il est entre autres l'auteur de Nos ancêtres les Arabes. Ce que notre langue leur doit (J.-C. Lattès, 2017).

  • A quelle heure s'allument les réverbères ?Une minute de 61 secondes, ça existe ?Pourquoi parle-t-on de canicule quand il fait (trop) chaud ?D'où vient la vie ?Et au fait, quel jour sommes-nous ?
    Les réponses à ces questions se trouvent dans les étoiles dont dépend une grande partie de notre vie quotidienne.
    C'est ce que nous explique Pascal Descamps en nous racontant une folle journée au cours de laquelle nous apprendrons comment naissent les Schtroumpfs, célébrerons à la fois Pâques et le Ramadan tout en décorant notre sapin de noël, marcherons dans les pas de Christophe Colomb et rencontrerons Vincent Van Gogh en plein travail.
    Grâce à une approche aussi concrète qu'amusante, il parvient à rendre limpides les mystères de l'astronomie et à retisser le lien entre la vie sur terre et l'immensité du cosmos.


    Pascal Descamps est astronome à l'Observatoire de Paris et responsable du service de calculs astronomiques et de renseignements de l'Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides. 

  • Entre 2017 et 2019, La Croix a publié une série de reportages sur « les parlers français d'ailleurs » pour comprendre comment la langue française s'était implantée dans plusieurs pays d'Asie, d'Amérique, d'Europe et d'Afrique, et comment vivent ceux qui la parlent bien loin de Paris.
    Réunis ici en un volume, ces articles montrent que parler français à Montréal, à Kinshasa ou à Bruxelles, c'est d'abord un mode de vie qui dépasse la simple question du vocabulaire.
    Les langues s'imprègnent de leur environnement, elles plongent leurs racines dans l'histoire des peuples et se nourrissent de leur milieu et des imaginaires pour forger une vision du monde. On découvre ainsi des français bien différents du français de France, souvent pour le meilleur.
    Un voyage qui dévoile des facettes méconnues de notre langue, bien plus surprenante qu'on ne pourrait l'imaginer.

  • « Le livre le plus intelligent et le plus vif jamais écrit sur cette famille. » (Dominique Fernandez)
     
    Ils ont donné deux reines à la France, deux papes à la Chrétienté... et Florence leur doit ses heures les plus glorieuses. Princes prodigieusement populaires, riches et puissants, grands mécènes, les Médicis ont durablement marqué leur temps.
    Depuis l'avènement de Côme l'Ancien, le « Père de la patrie », au début du xve siècle, jusqu'à l'extinction de la lignée avec la mort de Jean-Gaston en 1737, leur histoire n'est que révoltes, exils, assassinats, trahisons, jeux de pouvoirs et amours violentes... Digne des meilleurs romans, elle inspire la verve de l'historien Dumas. Et l'histoire selon Dumas est une histoire où le sang coule, des complots se trament, des têtes tombent...
     
    Menacé de faillite, Alexandre Dumas se réfugie à Florence en 1840, où il est chargé d'écrire le texte de la Galerie de Florence, renfermant gravées les oeuvres conservées aux Offices. Ce superbe ouvrage s'ouvrait sur Les Médicis, hommage à la famille qui avait fondé l'un des plus beaux musées du monde. Un hommage enfin réédité.

empty