Littérature générale

  • « J'aimais tellement la défonce. Et je l'aime toujours. C'est précisément pour ça que je n'y touche plus. Effectivement comment vivre lorsque, par amour, on est prêt aux humiliations et aux tortures les plus raffinées, pour une minute, une seconde d'espoir que ça sera comme la première fois ? » Un jeune auteur de Saint-Pétersbourg raconte le quotidien tragi-comique d'un camé. Sans illusion, sans la moindre sentimentalité inutile, ces récits noirs en grande partie autobiographiques, tragiques et pleins d'humour, font de la grande ville du Nord une métropole anonyme à la beauté lépreuse et dont les palais tant vantés cachent d'innombrables taudis. Andreï Doronine, né en 1980, est un ancien toxicomane. Poussé à décrocher par sa femme Olga Marquez - chanteuse du groupe Oili Aili, célèbre en Russie et en Ukraine -, elle a aussi fini par le convaincre de publier ses textes. La résignation existentielle de Transsiberian back to black a séduit toute une génération de lecteurs russes. Il est considéré comme une importante voix nouvelle de la littérature russe.

  • De 1946 à 1954, la France traverse la guerre d'Indochine. Faut pas rire avec les barbares est, sous une forme romancée, l'un des rares témoignages hérités de ce conflit. Albert Spaggiari, engagé volontaire à dix-sept ans et  plus tard célèbre cambrioleur, écrira ce livre pendant ses années en prison. Autobiographe infidèle, narrateur empruntant tour à tour la voix de ses différents compagnons d'armes, il nous fait découvrir le quotidien de quelques soldats, jeunes Français apprenant à être des hommes à l'autre bout du monde, au milieu de la chaleur et de la barbarie de la guerre.

  • Au crépuscule, le vol MU 729 a quitté Shanghai pour rejoindre Kyoto. Mais tandis que l'appareil survole la mer de Chine, un missile balistique nord-coréen prend le Boeing 777 pour cible. L'information est transmise au pilote. Dans quelques instants, l'appareil sera détruit. Aucune échappatoire. À bord de l'avion, trois cent seize passagers vivent leurs derniers instants. Il ne leur reste que 3 minutes et 7 secondes pour savoir quel sens donner à ces ultimes moments.

  • C'est le matin de son mariage et la Petite se réveille avec en elle une colère sourde, une colère venue de passé et qui ne s'efface pas. Peu lui importe le compte à rebours des préparatifs, les fleurs, la robe... Ce qui a de l'importance pour elle, c'est sa famille rassemblée et surtout ce dernier invité, le cousin, qui réapparait avec sa rancoeur d'un héritage perdu. Mais même si l'on partage le même sang, il y a des choses qui ne se disent pas. Quoique l'on ait fait, quoique l'on ait dit, certaines vérités doivent rester ensevelies car l'ordre de la famille, ça se préserve.
    Anne Bourrel, dans ce nouveau roman poétique et poignant, nous livre page à page les secrets d'une famille dont l'apparence ordinaire cache les plus sombres fureurs.

  • Aux dires de Nicolas, ça allait être une virée sympa entre potes jusqu'à Paris, histoire de faire la fête et de récupérer une petite cargaison de shit. Et puis voilà que, sitôt l'équipée de retour, Nicolas disparaît et des types louches cherchent ceux qui l'ont accompagné dans cette expédition. Car à Paris, Nicolas aurait fait quelque chose qui n'était pas prévu. Seulement notre héros n'a rien d'un caïd et n'a aucune idée de ce qu'il faut faire face à des tarés qui ont tout de la bande de mafieux. On est en 1978, il a dix-sept ans, il vit seul avec sa mère qui lutte contre le cancer, il joue de la guitare dans le garage de ses potes et adore Zoé, petit singe capucin. Il va devoir apprendre vite, très vite, compter un peu sur les copains et beaucoup sur la chance. Mené tambour battant, Un couple de singes, est un roman noir aux allures de comédie.

  • Blanchiment d'argent, liens avec le crime organisé, fraude fiscale, deals aux montants indécents : pour la première fois, le président d'une banque suisse de gestion de fortune témoigne. Et pas n'importe lequel : François Rouge. Issu d'un milieu modeste, il devient très vite « broker » et fait fortune. Sollicité par les autorités suisses, il rachète à 36 ans la Karfinco, la banque de l'affaire Mani Pulite en Suisse. Elle est rebaptisée Banque de Patrimoines Privés Genève (BPG) et il réalise alors son rêve : créer une plate-forme pour d'autres opérations plus ambitieuses. À bord de son jet privé, il gère les comptes de ses riches clients européens, notamment français, il dirige des hôtels de luxe, administre des sociétés dans le monde entier, et supervise - entre autres - les fonds pétroliers du pouvoir angolais, des Bahamas aux États-Unis en passant par Zurich. Mais l'univers compassé de la gestion de fortune genevois l'ennuie. Alors François Rouge s'associe à des « hommes d'affaires » corses pour mettre la main sur des restaurants et le Cercle de jeux Concorde, rapidement devenu l'enjeu de violents conflits entre deux clans liés au grand banditisme. C'est la descente aux enfers : arrêté, mis en examen et incarcéré aux Baumettes, à Marseille, François Rouge est aussitôt banni de la bonne société genevoise. Certains appuis le lâchent et ses associés lui tournent le dos, il doit brader sa banque. Condamné à dix-huit mois de prison, il ne souhaite pas maintenant régler ses comptes, mais plutôt raconter de l'intérieur le vrai pouvoir, celui de la finance. Ian Hamel est journaliste français, correspondant du Point à Genève et collaborateur de l'Agefi, le quotidien suisse de la finance. Depuis deux décennies, il croise les principaux acteurs politiques, économiques et financiers de la Confédération helvétique.

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