Sciences humaines & sociales

  • Ancien patron de la Brigade de Répression du Banditisme, Pierre Folacci est LE policier qui connaît par coeur Marseille et son évolution récente.
    Loin des clichés habituels, il se raconte et raconte son métier. La formation de policier qui ne prépare pas aux premières autopsies, les cris des familles de victimes qui ne s'oublient pas.
    La peur qui demeure avec l'expérience. Il n'est pas dans la culture de la police de prendre en compte cette souffrance subjective insupportable.
    Il parle aussi de la violence des jeunes est le produit d'intérêts occultes, d'une lutte de territoire pour occuper la place laissée libre par le milieu, du grand banditisme qui a vu éclore les réseaux de trafic de stupéfiants des quartiers Nord, qui les a laissé faire,
    les utilisant parfois et faisant, auprès d'eux, office de juge de paix.
    Il démontre que, si les grandes figures du banditisme sont toutes tombées, incarcérées ou mortes, leurs investissements financiers sont toujours en place.
    Blanchis depuis longtemps, ils représentent une manne financière colossale et tentaculaire. La culture, les repères ont changé : après les femmes et l'alcool, la barbe.
    Endoctrinés par un islam radical, les voyous reprennent leurs trafic tout en payant leur dîme à des réseaux terroristes, forts de cette idée que la vie des autres ne compte pas puisque le paradis les attend.
    L'autre changement important tient à la complexité extrême de la nouvelle procédure pénale, nouvelle lourdeur administrative qui empiète de moitié sur le temps consacré aux résolutions d'enquêtes.
    Il est arrivé, comme à d'autres, à Pierre Folacci d'être en marge du code : il en parle sans tabou. Et il évoque alors ce fameux lien avec un informateur, l'histoire d'une vie.

  • De ses débuts dans le quartier de la Cayolle dans les années cinquante à sa fin mystérieuse dans sa cellule des Baumettes en 1984, voici le récit de l'ascension au firmament du milieu de Gaétan Zampa, dit « le Grand » au coeur des mystères d'une ville où la pègre fait partie du décor. Le destin tragique de cet homme fut émaillé de liens troubles avec le pouvoir politique et d'épisodes sanglants. Durant sa carrière, Zampa croisera le chemin des Guérini, affrontera Francis « Le Belge » dans une guerre interminable avant de s'opposer à Jacques Imbert, dit « Le Mat », qui sera laissé pour mort. En 1981, le meurtre du juge Michel, parti seul en croisade contre Gaëtan Zampa, finit par exaspérer les autorités. Traduit devant le tribunal correctionnel de Marseille, « Tany » Zampa sera retrouvé pendu dans sa cellule en août 1984. Spécialisé dans l'investigation judiciaire, José d'Arrigo a été grand reporter au Méridional, à Marseille, puis correspondant du Figaro. Roger Grobert est né à Marseille, « sa ville », où il a dirigé plusieurs entreprises.

  • « Nous ne serons un État normal que lorsque nous aurons la première prostituée juive, le premier voleur juif et le premier policier juif ». Haim Nahman Bialik Les organisations mafieuses israéliennes comptent parmi les plus violentes et les moins connues. Elles sont le produit d'une société profondément divisée, parcourue de violentes secousses sociales, et en guerre depuis bientôt soixante-dix ans. Si certaines se contentent d'opérer à l'intérieur des frontières de l'État Hébreu, la plupart étendent leurs activités sur tous les continents. Serge Dumont retrace pour la première fois leur histoire depuis 1948. Loin des élucubrations antisémites propagées par les partisans d'un « complot mondial » dont Israël serait le centre, la « mafia israélienne » n'est pas une structure comme Cosa nostra. Pas de hiérarchie, pas de stratégie commune : les mafieux « blancs et bleus » passent leur temps à essayer de se détruire, et, à l'étranger, leurs relations avec les communautés juives de la Diaspora sont inexistantes, ou glaciales. À la fin des années 2000, l'escroquerie à la taxe carbone a permis d'amasser un pactole d'au moins 1,6 milliard d'euros. Racket, blanchiment d'argent, prostitution, trafic de drogue et d'armes, contrebande de diamants... les activités de ces clans génèrent tellement de cash que la police, bien qu'efficace contre l'activisme palestinien, semble désarmée face à un crime structuré militairement et qui a réussi à corrompre des personnalités politiques de premier plan. Journaliste belgo-israélien, spécialiste des affaires judiciaires, Serge Dumont vit et travaille à Tel-Aviv. Il est le correspondant permanent des quotidiens Le Soir, Le Temps et La Voix du Nord.

  • « J'ai écrit ce livre pour ceux qui pensent que nous sommes toujours la matraque à la main, le front bas, à chercher un immigré sur qui soulager toute la haine que notre vie de misère nous inspire. Pour eux, et pour que soit reconnu notre travail. » La garde à vue ? Au moment où le sujet fait couler beaucoup d'encre, un officier de police des stups témoigne, loin des clichés et des discours officiels. Aux antipodes d'un manuel formel et technique, le capitaine Chaigneau parle avec passion de la garde à vue, de son métier, de ceux qui le font et de « ceux d'en face ». Stéphane Chaigneau est un flic de la Brigade des Stups de la P.J. Versailles. Diplômé de l'Institut de Criminologie de Paris, il est entré dans la Police en 1993, au Commissariat de Police de St Germain en Laye. En 1998, il a intégré la Police Judiciaire de Versailles, puis la Brigade de Répression du Banditisme (B.R.B.). Lors de la parution de ce livre, il est chef de Groupe à la Brigade des Stupéfiants.

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